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| | Rencontre dangereuse [PV: Eli, Edward, Bella, Carlisle] | |
| | Auteur | Message |
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Carlisle Cullen Famille Cullen: Admin

Messages: 665 Date d'inscription: 12/04/2009 Age: 369 Localisation: Forks
Carte d'identité Condition: Vampire Don: Résistance à l'attrait du sang et compassion
 | Sujet: Rencontre dangereuse [PV: Eli, Edward, Bella, Carlisle] Dim 17 Jan - 4:33 | |
| Voilà quelques jours qu’Elisabeth était rentrée à la maison. Nous avions eu si peur lors de sa fugue que mes enfants avaient tenter de me convaincre d’envisager de répondre favorablement aux incessantes propositions de vacances du directeur de l’hôpital. J’avais toujours refusé car je détestais l’oisiveté et me sentais bien plus utile à l’hôpital que chez moi. Et puis, soyons honnête je n’avais pas besoin de vacances. J’en étais donc arrivé à un compromis. Je travaillerais la nuit et resterais avec Elisabeth le jour. Cela semblait satisfaire ma famille et mes collègues, mais avait fait tiquer le directeur qui pensait que j’allais encore plus me tuer à la tâche. Cependant, les demandes de gardes de nuit ne se bousculant pas à la porte de son bureau, il avait accepté en grommelant, me faisant promettre de changer lors de la prochaine remise à jour du planning. Soit. C’était dans plusieurs semaines… Bien assez pour faire confiance à Elisabeth de nouveau. Et voilà la fin de la première semaine de mon nouvel emploi du temps. Je regardais furtivement le soleil se lever, avec lenteur au dessus des arbres, en faisant le dernier tour des malades en soin intensif. Je rajustais quelques doses, demandais aux infirmières de refaire les pansements d’un grand brûlé et discutais quelques minutes avec une jeune femme en phase terminale d’un cancer de la peau. 8 h, ma garde était finie. Pas d’urgence. Tant mieux pour moi disent-ils… Je pris une rapide douche, me changeais rapidement et rentrais à la maison. Nous étions Samedi, les enfants étaient déjà partis vaquer à leurs occupations. Probablement aller chasser. Sauf, Edward.. Hum, je savais tout à fait où il était. Esmée était enfermée dans son bureau, travaillant sur un projet qui lui tenait à cœur : la maison d’Edward et Bella que nous leur offrirons pour leur mariage. Elle y mettait toute son énergie et il était bon de la voir si absorbée. Je ne voulais pas la déranger aussi, j’entrouvris juste la porte pour lui faire passer un baiser de loin et la refermais aussitôt alors que nous échangions le même sourire complice. Même si j’avais envie de la prendre dans mes bras, je savais que je ne devais pas la couper dans son travail. Et puis même dans la pièce à côté, je sentais sa présence, et cela m’emplissait juste de joie. Je passais dans la chambre et m’allongeais sur le lit. Comme tous les jours ou presque je pensais que j’aurais aimé m’endormir. Juste reposer mon esprit et ses pensées qui tournaient encore et encore dans ma tête. Pour le moment, mon esprit se concentrait à essayer de comprendre la fugue d’Elisabeth. Nous en avions parlé, mais sa réaction me laissait un sentiment de doute. Avais-je mal fait avec elle ? Si oui, qu’avais-je mal fait ? Etait-ce parce qu’elle était une adolescente ? - ce qui était, avouons le, connu pour être l’age rebelle – Avais-je été trop dur avec elle, en la surveillant trop ? Je soupirais. Ce n’était pas le moment de répondre à ses questions. Et même s’il y avait des réponses, ce dont je doutais, cela ne servirait à rien. Je ne pouvais changer le passé. Mais je pouvais m’améliorer. Voilà pourquoi ces questions me torturaient autant. Parce qu’elle était de retour et que je voulais m’améliorer… Et pour Bella… Soupirant de nouveau, je me relevais et allais jusqu’à mon bureau. Je sentais l’odeur d’Elisabeth dans sa chambre. Je prévoyais de l’emmener chasser dans la journée, mais j’avais pas mal de choses à faire auparavant. Je regardais l’heure sur mon ordinateur, mes doigts tapant toujours à la même vitesse irréelle, le cours sur l’histoire de la médecine que je devais envoyer dans trois semaines à l’Université de Washington. J’aimais les cours d’histoire, même si je savais que les étudiants détestaient cela, pensant que cela ne leur serait pas utile. J’essayais de les rendre ludiques, et je rajoutais quelques notes personnelles, puisque j’avais vécu une grande partie de la découverte de la médecine moderne. Je n’étais pas professeur bien entendu, mais cela leur servait de polycopiés additionnels. Et moi ça me faisait passer mon temps libre. Et justement il filait quand j’étais aussi concentré sur ce que j’écrivais. Il était déjà près de 15h ! Je sauvegardais mon travail sur le disque dur et un autre externe avant d’éteindre mon ordinateur. Je me rendis aussitôt à la chambre d’Elisabeth et toquais doucement mais n’ouvris pas la porte. Je savais qu’elle y était. - On y va Eli ? J’entendais les enfants, qui étaient rentrés, rire dans le salon. Je souris faiblement. - Je t’attends en bas.
J’allais rapidement prévenir Esmée de mon départ, ne résistant pas cette fois à l’envie de l’embrasser. Après un dernier baiser sur le front, et une caresse sur la joue, et descendis l’escalier, et m’appuyais nonchalamment sur le dossier sur canapé pour regarder quelques secondes du match de football américain devant lequel s’extasiait Emmett et Jasper. Et j’attendais Elisabeth… |
|  | | Elisabeth Heley Vampire: admin

Messages: 235 Date d'inscription: 06/08/2009 Age: 15 Localisation: Forêt de Forks
Carte d'identité Condition: Vampire Don: Occultation. (faculté à faire "oublier" sa présence aux autres.)
 | Sujet: Re: Rencontre dangereuse [PV: Eli, Edward, Bella, Carlisle] Jeu 28 Jan - 19:46 | |
| Cela faisait quelques jours que j'étais revenu chez les Cullen. On avait eu une grande conversation avec Carlisle. Je m'étais rendue compte de mon erreur. Tout était encore confus en moi. Je ne savais pas trop quoi penser de tout ce qui était arrivée. Les Cullen m'en voulaient-il ? Est-ce que j'allais réussir à gagner de nouveau leur confiance ? Depuis mon retour, Carlisle avait changé son emploi du temps afin de rester avec moi. Depuis le début de la semaine, il travaillait de nuit à l'hôpital de Forks et passait ses journées à la villa.
On était samedi et le mariage approchait. Esmée passait ses journées enfermées dans son bureau. Je ne savais pas ce qu'elle y faisait et n'osait pas vraiment demander. Durant cette semaine j'avais essayé de me faire le plus discrète possible. Je ne sortais qu'en compagnie de Carlisle et seulement pour chasser. Le médecin n'attendait jamais que j'ai soif pour m'emmener en forêt. J'étais dans ma chambre lorsque j'entendis Carlisle rentrer. Je me doutait qu'on sortirait plus tard. Les enfants Cullens étaient surement sortis. Je restais donc dans ma chambre à écouter de la musique allongée sur mon lit. Bizarrement la journée passa vite. Lorsque je regardais mon réveil il était déjà 15h00. J'éteignis la chaine hi-fi lorsque j'entendis Carlisle m'appeler derrière la porte. "J'arrive Carlisle."Je me dirigeai vers la penderie et pris ma veste. On avait beau de pas craindre le froid, mais il fallait faire illusion auprès des humains et il y avait souvent des chasseurs dans la forêt de Forks. Une fois prête, j'ouvris la porte de la chambre et descendit dans le salon. Carlisle était appuyé contre le dossier du canapé et semblait regarder le match de football américain devant lequel s'extasiait Emmett et Jasper. Je regardais le médecin et lui dit :"Je suis prête. On peut y aller."Je me dirigeait vers la porte d'entrée et sortit de la villa. Il était quand même bien agréable de pouvoir sortir respirer un peu d'air frais. Lorsque Carlisle m'eut rejoints, je me mit à courir vers la forêt, m'éloignant ainsi de la maison. J'aimais cette vitesse que l'on possédait. Je sentit bien vite l'odeur de plusieurs animaux. Surement un troupeau de cerfs. Il y en avait beaucoup ici. J'espérais que cette fois je n'allais pas tomber sur une louve noire qui m'attaquerait parce que je me nourrissais. Malgré ma soif, cette appréhension restait vivace. J'arrivais très vite près du troupeau de cerf et m'arrêta net. Il y en avait une petite dizaine rassemblait. Je voyais quelques cerf et de nombreuse biche. Bon cela ne valait pas le goût du sang humain, mais je voulais changer. Cela serait encore plus difficile que la première fois et je le savais. J'attendis que Carlisle me rejoigne avant d'attaquer le troupeau. †•´*¤*' •††•´*¤*' •†  |
|  | | Bella Swan Humain

Messages: 131 Date d'inscription: 27/05/2009 Age: 19 Localisation: Forks
Carte d'identité Condition: Humain Don: Incapacité à Edward de lire mes pensées
 | Sujet: Re: Rencontre dangereuse [PV: Eli, Edward, Bella, Carlisle] Sam 20 Mar - 9:20 | |
| Doucement.. Tout doucement, le regret, la peine, la douleur, le stress, reprenaient possession de moi. Je n’aimais pas le laisser mais ça je ne lui avouais jamais. Je préférai être forte devant lui mais malgré cette force, je n’étais qu’une humaine éperdument amoureuse et souffrant du manque intense qui s’accrut à chaque au revoir aussi banal furent ils. Je ne m’y habituais pas. Bientôt ne cessai-je de me répéter. Ou bientôt je ne le quitterai plus, jour et nuit je serais à lui. Même si le chemin pour en arriver à ce but me terrifiait, je m’efforçais à garder mon calme et à me répéter que tout serait vite passer et que j’aurais enfin ce que je désire depuis le début.
Me trouvant dans la cuisine je tournai légèrement en rond. Edward venait de me quittait pour je ne sais plus trop pourquoi, ses baisers m’ayant légèrement déboussoler. J’aimais cette perte, si je puis appeler cela ainsi, avec lui. M’abandonner à des baisers plus prononcer et avec moins de retenue était si agréable. Cela, j’avoue, ne se produisait pas si souvent, mais cela arrivait et je ne m’en privais pas de le faire durer, même si il trouvait toujours que c’était trop risqué. Je savais que ma vie n’était néant sans lui, alors je me devais d’en profiter avec lui. Il me reprochait souvent de ne pas assez profiter des chose humaines, mais ce qu’il s’entêtait à ne pas comprendre c’est que rien d’autre à part lui ne comptait dans ma vie d’humaine.
Je marchais dans la cuisine de long en large. Le stress n’était pas au point nul dans ma vie. Il ne faisait que s’accroire de jour en jour. Le mariage… Voilà l’origine de toute cette nervosité. Ces derniers jours j’étais telle une boule de nerfs, une bombe à retardement qui allait exploser sous la pression, la nervosité et le stress. Alice, jubilait à me kidnapper, Edward, était ravie que j’ai accepté, quand à moi… une part en était heureuse du but premier de cet événement : lui appartenir, mais une grande majorité ne pensais qu’au nombres d’inviter, connaissant Alice, elle serait capable d’inviter toute la ville, même si la villa ne serait pas assez grande. Cette grande partie de moi ne cessait de penser à la malchance qui s’acharnait, si je puis dire, sur moi, je m’imaginais marchant sur un pant de la robe la déchirant tombant dans les escaliers, m’écorcher assez profondément dans une salle avec des vampires… Cela était certes très poussé mais très logique aussi. Ne ditons pas que le fou des homme tint en sa parole un raisonnement plus que logique? De plus c’était plus que probable en connaissant mes antécédents. J’avais réussi à me trouver sur un terrain de baseball en compagnie de vampires nomades, à me faire traquer par l’un d’entre eux, à me faire mordre par lui, tout en me blessant à la cuisse avec un morceau de miroir qui me sectionna mon artère; je réussi même à me couper avec du papier cadeau dans un pièce remplie de vampire, ma belle famille, et à être à deux doigts de passer sous les crocs de mon beau frère; ou encore à me faire traquer par l’amante d’un vampire nomade, qui constitua une armée de nouveau nés afin de me tuer… Et si Edward était là il rajouterai que j’ai réussi à m’éprendre d’un vampire, d’un « monstre sanguinaire », ce qui je lui aurais tout de suite rétorqué, ne supportant pas qu’il se dénigre ainsi. On ne peut pas dire par la suite de ces connaissances que mon raisonnement ne fut pas logique sur les choses que j’imaginais.
Je soupirai, m’adossant à la table, je regardai au dehors. Je devais ressembler à un lion en cage quand j’étais seule. La lecture ne réussissait plus à me détendre, sa berceuse ne marchait que quand il était près de moi. Je ne demandais bien comment je réussissais à ne pas hurler quand j’étais seule, sous cette pression que je me mettais toute seule. Et pourtant, je n’en parlais pas de cette angoisse, je connaissais bien trop Edward qui aurait mis son nez dans tout ça d’une quelconque manière et aurait annulé le mariage, ce que je savais parfaitement lui aurait vraiment couté, et à moi aussi.
Ne supportant plus l’air renfermé de la maison, ni cette angoisse qui me rongeait dans tout mon être, je filai dans l’entrée et enfilai à la va vite mon coupe vent ainsi que mes chaussures. Je me dirigeai par la suite vers la porte arrière et sortis de la maison. Une légère brise soufflait, caressant mon visage froidement, me permettant d’aérer mes pensées. Ne réfléchissant pas à ce que je faisais réellement, je laissais mes pieds décider de mon chemin. Il me fallait me dégourdir les jambes et l’esprit. Ne prêtant guère attention de la direction que je prenais, je prenais quand même garde à là où je mettais les pieds, tout en cherchant dans mon I pod ma berceuse. Après avoir trouvé mon trésor, je plaçai doucement les écouteur dans mes oreilles et déclenchai les premières notes de la mélodie. Je m’appliquais à ne pas fermer les yeux sous la douceur des notes, et le désir d’apaisement qu’elles me procuraient, et de deux à être vigilante aux endroits où je déposais mes pieds.
Mes pas m’emmenèrent bien vite au devant d’un tronc à terre. Je regardai autour de moi, je me trouvais à la lisière de la forêt, un endroit dont j’étais « interdite » de séjour si je puis dire. Même si James, Laurent et Victoria étaient morts, je n’avais pas le droit de m’y promener seule, ordre d’Edward. Même si en temps normal je n’y avais pas le droit d’y flâner, depuis la bataille, j’avais interdiction formelle et autoritaire de ne pas y mettre un pied. Pour lui c’était encore plus dangereuse, car la nouvelle née que la famille hébergeait, à l’encontre de l’avis d’Edward (à ce que je pus comprendre), rendait Forks un lieu pas sur pour moi selon mon fiancé. Il était constamment sur la surprotection quand nous allions à la clairière tous les deux, ce qui se produisait… hum… Je puis les compter sur mes doigts, depuis l’annonce officiel du mariage, nous n’y sommes allés que deux fois.
Mais là je n’enfreindrais pas cette règle vu que j’avais nulle intention de m’y aventurer, bien trop peur de me fouler une cheville et d’avoir Alice me reprochant ma maladresse. Je grimpai sur le tronc imposant de l’arbre à terre se trouvant devant moi, prenant garde à ne pas me mettre une écharde dans la paume. Une fois dessus je m’assis correctement, en m’adossant à un tronc d’arbre qui se tenait debout. Je ramenai mes jambes contre moi, me permettant de déposer mon menton entre mes genoux, je fermais les yeux, laissant la légèrement brise caressait mon visage, et faisant virevolter mes cheveux. Je m’abandonnai à la réflexion des musique qui passaient aléatoirement dans mon I pod, essayant de trouver un brin de calme intérieur. |
|  | | Edward Cullen Famille Cullen

Messages: 132 Date d'inscription: 12/04/2009 Age: 108 Localisation: Forks
Carte d'identité Condition: Vampire Don: aptitude à lire dans les pensées
 | Sujet: Re: Rencontre dangereuse [PV: Eli, Edward, Bella, Carlisle] Hier à 23:34 | |
| Paisible. C’était le mot qui correspondait le mieux. Lorsqu’elle dormait, ses traits se relâchaient la plupart du temps, et alors, enfin, elle avait l’air paisible. C’était malheureusement trop rare à mon goût. Mais en cet instant, elle était là. J’avais eu peur en début de nuit lorsqu’elle avait murmurait « Jacob », même si je comprenais. Je n’aimais pas la voir comme ça. Il lui manquait. Mais après quelques agitations, elles s’étaient apaisées. J’avais pu entendre sa voix prononcer mon nom, d’une voix qui m’était réservée et que je chérissais. Plus que quelques jours avant le mariage. C’était difficile. Difficile de la voir. Difficile de parler. Elle était stressée. Enervée. Agitée. La moindre réflexion et elle partait au galop. C’était dur pour elle. Mais nous nous aimions, et bientôt, nous ne ferions plus qu’un. Aujourd’hui devait avoir lieu une des interminables séances d’essayages avec Alice. Ce serait une des dernières. Je n’aimais pas ça, car je ne pouvais pas rester auprès d’elle. Et ça la faisait souffrir, presque autant que ça me faisait souffrir. Allongé sur son lit, son corps contre le mien, je sentais son souffle réchauffait mon flanc. Sa tête tournait vers moi m’offrait un magnifique tableau. J’avais envi de la toucher, de l’embrasser, mais pour l’instant elle dormait. Pourtant, par la fenêtre, je voyais le jour se lever, peu à peu l’obscurité faisait place à la lumière. Pas vivace cependant. Le ciel était nimbé de nuages, obscurcissant la lumière du soleil. Une journée banale à Forks. Le réveil à côté de son lit indiquait 7h49. Il était rare qu’elle dorme jusqu’à cette heure, elle était très matinale. Profitant de la paix de son sommeil, j’appréciais qu’elle s’offre ce moment. Malheureusement, ma sœur viendrait bientôt y mettre fin. Alice ne semblait pas voir les grasses matinées comme convenable, et débarquée toujours aux environs de 8h30. Je soupirais. Je ne voulais pas la réveiller. Entourée de sa couverture, elle s’était nichée contre moi, ses cheveux détachés en désordre autour de son visage. J’aimais tellement ce tableau. 8h arriva trop vite. Cependant Bella devait ressentir que la fin de cet instant était proche, elle commençait à s’agiter dans son sommeil. Je devais partir. Alice ferait encore une scène si j’étais là à son arrivée. Et Bella devait se préparer. Quant à moi, je pourrais peut être me plonger sur mes vœux. Tache impossible à mener à bien selon moi. Doucement, je me décalais, de manière à désolidariser son corps du mien. Elle s’agita encore un peu plus. Si j’attendais plus longtemps, nous nous retrouverions aux douloureux adieux qui n’en finissaient pas, ce qui mettrait Alice de mauvaise humeur. Et alors, elle ne montrait plus aucune indulgence envers Bella. Il ne valait mieux pas. Je me levais doucement du lit et me penchais sur elle. Gravant cette image en moi, je caressais doucement son front, et y déposais un baiser plus léger qu’une brise. Puis je me penchais à son oreille et lui murmurais un « je t’aime ». Je n’aurais pas du, mais comment résister à cet appel. Ses yeux s’ouvrir et je lui souris. Avant qu’elle n’ait le temps de dire quoique ce soit, je me penchais sur elle et baisais son front. Son nez. Ses lèvres. J’aimais son corps. J’aimais son contact. Je l’aimais elle, dans son entier et dur était de résister. Je lui souris désolé. - Bonjour mon Amour. Ne dis rien s’il-te plait. Alice ne devrait pas tarder à arriver je crois. Je te laisse, je reviendrais plus tard. Je t’aime mon Amour.Je ne voulais pas voir ses yeux emplis de déception. Je ne voulais pas entendre sa voix pleine de la peine que me criait mon cœur. Alors je cherchais l’oubli dans le feu de ses lèvres. Un peu trop peut être. Je m’y laissais emporter, mon cœur brulant d’un amour bien plus puissant que la douleur dans ma gorge. Une caresse sur sa joue et je m’évanouissais, sortant par la fenêtre. Dehors, je pris un moment pour respirer. Une brise légère emplit des senteurs de la forêt. Rien d’aussi délicieux que son odeur malheureusement. Je devais prendre mon mal en patience. Ce soir je la reverrais. Ce soir. Je pris la direction du sud. Je courrais. Longtemps. De toute façon, j’avais du temps devant moi. Il était hors de question que je rentre chez moi pour me retrouver face à Elisabeth. Je courrais ainsi des heures, gardant en moi l’image de cette fille endormie, paisible, entre mes bras. Qui l’aurait cru ? Au bout d’un moment, je tournais légèrement vers l’est pour me retrouver en bord de mer. Apercevant une falaise à environ deux kilomètres, je décidais d’en prendre le chemin. Cet endroit était dépourvu de monde. Je n’entendais personnes aux alentours. Le ciel perçait parfois les nuages ici, mais ce n’était pas grave. Arrivé à destination, je m’approchais du précipice et regardais les vagues se jeter avec force contre les parois rocheuses. L’eau était d’un bleu profond. Une couleur qui allait si bien à Bella. Elle faisait ressortir son teint. Je souris. Même ici, à des centaines de kilomètres, elle ne me quittait pas. Je m’assis au bord, les pieds dans le vide et réfléchis. Mes vœux. Pour moi cette tache était impossible car aucun mot ne pouvait décrire ce qui nous unissait. Peut être pourrais-je créer un mot pour l’occasion ? Je passais ainsi quelques heures à réfléchir à la nature de notre union, comment la qualifier. Mais cette réflexion ne fit que souligner le manque de sa présence. Il n’était que 13h. Après une trop longue attente, je décidais qu’Alice avait eu assez de temps pour ses préparatifs. C’était mon tour de passer du temps avec mon Aimée. Je repris donc rapidement le chemin du retour. Après des heures qui me parurent infini, je pus voir Forks apparaitre devant moi. Je décidais d’aller me changer avant de retourner chez Bella, laissant quelques derniers instants à ma soeur. Passant en vitesse à la maison, j’eu le plaisir de constater qu’Elisabeth n’était pas là. Les autres étaient là. A priori, Carlisle était parti chasser avec la femelle. Alice aussi était là. Elle avait fini plus tôt que prévu semblait-il. Je me maudissais d’être parti si loin, j’aurais pu déjà être auprès de Bella …. Je me dépêchais, attraper ce qui me tombait sous la main pour m’habiller. Un pantalon noir et un polo bleu pâle firent l’affaire. Quelques minutes après être rentré, j’étais dehors, et je courrais entre les arbres vers la maison du chef de la police. En arrivant, je compris rapidement qu’il y avait un problème. Pas de pensées. Le chef de la police n’était pas là. Mais pas de bruit non plus. J’entendais toujours le son mélodieux de son cœur en arrivant, ce qui me ravissait au plus au point. Mais là, rien. Pas le moindre soubresaut. Je décidais de m’en assurer en montant dans sa chambre. Personne. Son odeur était partout, mais bien moins prononcée que si elle avait été là. Où était-elle ? Sa voiture était toujours là en bas. Redescendant, je tournais autour de la maison. Elle m’aurait prévenu si elle avait eu une sortie de prévue. Son odeur m’entourait. La maison. Le jardin. Je me laissais guider par sa flagrance. A chaque instant, chaque pas que je faisais, mon inquiétude grandissait. Mais où était-elle ? Bien assez tôt, je compris vers où ses pas l’avaient mené. La forêt. Pourtant je lui avais interdit. Non, elle ne devait pas. C’était trop dangereux. En plus, Elisabeth était partie chasser … Je savais que Carlisle ne l’emmènerait pas à proximité de chez les Swan, mais comment être sur … Mon corps se rétracta, mais mon pas se fut lent, prenant toutes les précautions pour suivre son chemin. Je laissais mon odorat se développer, capter chaque saveur. Je ne comprenais pas. Qu’est-ce qui s’était passé ? Aucune autre odeur alentour, ni loup, ni vampire, rien de tout ça. Pourtant, cette pensée ne me rassura que faiblement. Pourquoi ? Pourquoi était-elle partie ? Qu’est-ce qui n’allait pas ? Et si elle tombait ? Si un animal l’attaquait ? Elle avait toujours le don pour se mettre dans des situations pas possibles. Non, non, non et non. Il ne lui arriverait rien. Je m’étais promis de la protéger. Je lui avais promis.Alors que je m’affolais rapidement, je sentis son odeur se faire plus forte. Déjà, ma gorge se resserrait, éprouvée par cette odeur miraculeuse. Quelques instants plus tard, j’entendis son cœur battre. Comme il m’avait manqué … Il semblait battre à une allure normale. Je ne comprenais pas ce qui s’était passé. Je la vis enfin. Elle était là, debout, dos à moi, en bordure de forêt. Elle n’avait pas été trop loin finalement. Peut être avait-elle garder ma mise en garde en tête. Elle ne m’avait pas encore remarqué et ne semblait pas blessée. Bella, l’appelais-je, soulagé de la retrouver et pourtant inquiet. Je me retrouvais face à elle. Son visage n’exprimait rien. Ses pensées se taisaient comme à leur habitude. Elle ne laissait rien paraitre de son état. Pourquoi ? - Tu vas bien ?Puis, avant qu’elle ne puisse répondre, mon inquiétude éclata et je repris d’un ton où se mêlait inquiétude, empressement: - Qu’est-ce que tu fais là ? Tu sais bien que c’est dangereux de t’approcher de cette forêt! Tu m’avais promis de ne pas y aller… En plus, sans prévenir personne je suis sur ! Et s’il t’était arrivé quoique ce soit ? Je ne veux pas te perdre.Je me dirigeais vers elle, et la serrais contre moi. J’avais eu si peur. Il fallait que je sache. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Elle ne s’était pas écarté du bord mais malgré tout … De grands arbres lancés leurs ombres menaçantes sur nous. †•´*¤*' •††•´*¤*' •†  |
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