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 Sors de l'ombre...[PV Adrian]

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Chale Jenson
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MessageSujet: Sors de l'ombre...[PV Adrian]   Jeu 16 Juil - 18:33

(HJ : Enfin ! Adrian sort de son trou !)

La journée était sur le point de bien s’achever, j’étais partie chasser en forêt afin de compenser le jour entier de la veille passé sans rien avaler.

En effet, en temps que louve louant un studio et employée à mi-temps dans une petit restaurant à l’entrée de la ville, je me devais de mettre une maximum d’argent de côté pour subsister (entre autre pour les achats de vêtements et le paiement de mon loyer). Ainsi, au lieu de me nourrir tous les jours de produits que j’aurais payés dans un magasin, je me rendais en forêt pour quérir mes repas.

Aujourd’hui donc, j’avais terminé ma journée au restaurant vers 17h30 et je sortais respirer de bon cœur un peu d’air frais après avoir passé toute la journée à inhaler des vapeurs de frites trempées dans l’huile mélangées à la fumée des cigarettes. Vers 11h30, le shérif [HJ : le chef Swan], dont la tête m’était familière, était venu pour engloutir un énorme burger avec un bon paquet de frites que je lui servais prestement pour ne pas qu’il puisse s’attarder sur ma mine (manque de chance, mes gestes avaient dû être trop peu naturels pour qu’il laisse passer et ce fut avec un regard scrutateur qu’il acheva son repas. J’avais retenu mon souffle jusqu’à ce qu’il s’en aille, espérant qu’il ne me prendrait pas à part pour me poser quelques questions…). Heureusement pour moi, ce policier avait gardé quelques règles de bonne conduite et ne m’avait pas interpellé (contrairement à d’autres agents qui n’hésitaient pas une seconde à venir vous interroger parce que votre visage ne leur revenait pas). J’avais donc quitté le restaurant d’un pas actif, le ventre toujours vide, et me dirigeai vers mon immeuble. Je tournai la clé dans la serrure et déposai mes affaires sur le sofa. Après quoi je retournai dehors et me dirigeai vers la forêt.

Arrivée à l’orée, j’entamai une longue promenade entre les arbres puis flairai l’odeur d’un cerf. Je me stoppai près d’un conifère qui poussait droit vers le ciel et, après avoir vérifié les alentours, déposai mes affaires au creux de deux racines. Je me transformai et sentis monter en moi une bonne dose d’adrénaline lorsque la traque de ma proie commença. Cette dernière ne dura pas et je pus vite me nourrir, sans laisser le temps à ma proie d’avoir peur car je bondis dans son dos et lui brisai la nuque d’un coup sec. Je revins ensuite près de mes vêtements pour me rhabiller. Mais je me stoppais net, captant de lointaines pensées. On m’observait ? Elles étaient très floues et confuses, je ne pouvais pas deviner de qui il s’agissait mais je restai sur mes gardes, le temps de me retransformer et de me rhabiller. Il s’agissait peut être d’un chasseur en proie à une quelconque colère envers son incompétence (?) ou envers sa future victime qui aurait pu lui échapper…Je ne fis pas plus attention et repris ma promenade, contente d’avoir enfin pu me nourrir. J’humais à pleins poumons les senteurs de la forêt après la pluie et des autres végétaux, comme un air pur, acceptant de m’égarer dans les bois.

Au hasard, mes pas me menèrent à une rivière, dont les eaux grondaient et chantaient à la fois, roulant sur les pierres polies qui composaient son lit. Je regardai quelques secondes cette puissance naturelle couler puis je me déchaussai et sautillai habilement sur des pierres qui dépassaient de l’eau et dont la surface était sèche. Je me perchai sur un gros rocher émergé et tentai de voir jusqu’ou elle coulait : elle rejoignait la ville et passait sous un pont avant de redisparaître derrière une végétation luxuriante.

Alors que j’avisais le cours d’eau d’un œil admiratif, une odeur s’immisça brusquement dans mes narines, interrompant mes rêveries et mettant tous mes sens en alerte. Adrian, lui, encore et toujours, était sur mes traces. Je bondis sur la terre ferme pour ne pas être prise au dépourvue. Je n’eus malheureusement que le temps de le voir arriver sur moi et fut plaqué violement contre un rocher. Je poussais un gémissement de surprise et de douleur. Ma tête heurta la paroi et je dus prendre une seconde pour retrouver mes esprits.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
Chale Jenson

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Adrian
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MessageSujet: Re: Sors de l'ombre...[PV Adrian]   Dim 19 Juil - 20:10

Au début, c’était un devoir, ensuite ça devint un jeu, un palpitant jeu de piste. Traquer mes proies, traquer Chale, c’était devenu le plus formidable passe-temps que j’ai jamais connu. Me cacher, l’observer, la suivre, où qu’elle aille, pouvoir m’approcher et presque la toucher alors qu’elle se perd dans mon odeur et qu’elle me tourne le dos…J’ai traqué et tué beaucoup de vampires durant ma petite existence, mais j’avais toujours l’image de Chale en tête, toujours l’envie d’être auprès d’elle, la voir effrayée - entendre son cœur marteler sa poitrine, voir ses yeux emplis de frayeurs rien qu’en sentant ma présence - la voir aux aguets et enfin la tuer de mes griffes. Je l’avais aimé comme un garçon aime une fille durant ma « jeunesse » mais maintenant je comprends les véritables sentiments que j’ai pour elle, je l’aime, certes, mais je l’aime comme un chasseur aime sa proie parce qu’elle lui procure ces petites poussées d’adrénaline nécessaire à son plaisir. Le temps que j’avais passé à traquer et tuer des vampires (en partie pour ne pas qu’elle se fasse tuer) n’était rien par rapport aux années que j’avais passé à la suivre, elle. Je poursuivais un des miens, je poursuivais le loup que j’avais éveillé en elle et c’était le plus formidable jeu auquel je m’était prêté. Chasser les vampires était un vrai plaisir mais traquer une louve, aussi jeune et inexpérimentée soit-elle était bien plus palpitant !
Si je ne l’avais pas encore tué, c’était pour la simple raison que je voulais tout savoir d’elle, ses forces, ses faiblesses, en temps qu’humaine mais aussi en temps que louve, pour connaître quelles pouvaient être aussi les miennes, celles des loups-garous en général. Je voulais connaître tous ses secrets, ses peines et ses joies. Je voulais voir clair en la personnalité de la personne que je traquais, savoir précisément où je pouvais frapper pour que ça la fasse souffrir, et quelle serait la meilleure façon de la tuer à petits feux. J’aimais beaucoup faire durer le jeu, surtout avec Chale, lui faire passer quelques épreuves qui l’endurcissent. La rendre plus forte pour mieux la faire déchoire, l’affronter dans la plus palpitante de rencontre…et l’abattre enfin sans qu’elle ne puisse réagir. Etre le maître de ses mouvements, lui laisser l’illusion de s’en sortir et l’achever.

Je l’avais suivi toute la journée, jusqu’à son travail à mi-temps au restaurant à l’entrée de la ville puis en forêt lorsqu’elle était partie chasser. Je passai assez près d’elle pour lui annoncer la présence de quelqu’un mais elle ne sembla pas y prêter attention et avait continué sa route. Je l’observais à travers les fourrés, dissimulé dans les talus, me confondant avec le tapis brun de la forêt. J’avais eu de multiples occasions de la tuer, si facilement, si silencieusement et discrètement que j’avais dû résister pour ne pas surgir et l’égorger. De nombreuses fois, je m’étais représenté le moment ou je sauterais hors de ma cachette pour faire couler son sang sur mes mains. J’imaginais, alors que je la pistais, mille et une façon de la surprendre et de la détruire. Je voulais le prendre par surprise, voir la peur et l’étonnement, ainsi que l’incompréhension se mêler dans ses yeux puis voir son agonie, sa fin. Je voulais sentir son âme s’échapper de son corps, la voir mourir à mes pieds, je voulais ressentir cet ultime sentiment de maîtrise totale lorsque je choisirais de prendre sa vie, lorsque je déciderais de couper le fil fragile de son existence…C’en était trop. Je voulais la voir, m’approcher d’elle et sentir son odeur, je voulais savoir ce qu’elle ressentait rien qu’en entendant son cœur battre, la toucher, faire couler son sang entre mes doigts. Je voulais inhaler sa fragrance lorsqu’elle avait peur, ça me rendait confiant et heureux, c’était une sorte de drogue, je commençais à avoir du mal à m’en passer. Je voulais entendre sa voix faussement assurée, je voulais l’entendre et la sentir trembler sous me griffes. Impuissante. Je craquai. Alors qu’elle était perché sur un rocher émergé au milieu d’un cours d’eau qui rejoingait la ville, je décidai de sortir de l’ombre. Elle me sentis approcher, ses yeux commençant à trahir son affolement fouillaient les environs. Je sortis de derrière un talus brusquement la plaquai contre un gros rocher qui bordai la rivière. Elle laissa échapper un cri d’étonnement, le genre de cri que j’aime entendre de la part de mes victimes, lorsque son dos percuta la pierre grise et humide. Je soutenai un moment son regard bleu azur, admirant la peur qui se déchiffrait dans ses iris.

- Bonsoir Chale, ça faisait longtemps n’est-ce pas ?dis-je avec un large sourire aux lèvres.

Alors qu’elle me répondait, je réfléchis à un moyen lent et horrible pour la tuer à petit feu comme j’adorai le faire, fixant son visage de mes yeux verts. Le murmure de la rivière m’offrit la possibilité de la noyade que je n’avais encore jamais essayé, mais je me dis qu’il serait extrêmement dommage pour moi de ne voir aucune goutte de sang ruisseler sur les pierres…je fixai la rivière puis reportai mon regard sur son cou, recouvert d’une écharpe.
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MessageSujet: Re: Sors de l'ombre...[PV Adrian]   Mar 21 Juil - 1:14

Ses yeux me dévisageaient, incontournables. Une lueur on ne peut plus sadique les allumait.

- Bonsoir Chale, ça faisait longtemps n’est-ce pas ? me dit-il, un grand sourire fendant ses lèvres.

- Bonsoir Adrian, effectivement, ça fait un bail qu’on s’était pas vu…répondis-je avec un semblant d’assurance.

Mais son regard était ailleurs et avisait à présent la rivière, luisant toujours plus intensément. Je déglutis difficilement en essayant de savoir à quoi il pensait puis essayai de me dégager mais je fus rapidement et complètement immobilisée. Dans ce même geste, je sentis s’enfoncer dans mes bras de longues griffes qui vinrent percer ma chaire et je ne pus retenir un long cri de douleur intense. Je rejettai la tête en arrière, haletante, tout le corps contracté et tremblant. Je réprimai un sanglot et reportai mon regard sur mon adversaire qui avait toujours ses griffes fichées dans mes muscles. Je vis alors que j’avais devant moi un puissant loup gris qui tenait debout sur ces pattes arrières. Ses pattes avant ressemblaient plus à des bras, terminés par de longues griffes. Sa gueule était béante et je regardais hébétée et effrayée ses longs crocs qui saillaient dans sa bouche ruisselante de bave. Je perçus un vague grognement parmis la douleur qui commença à s’accaparer tout mon esprit puis sentis une incommensurable douleur venir de mon épaule droite. J’écarquillai les yeux vers le ciel en sentant chaque centimètre de crocs s’enfoncer rageusement et pourtant lentement dans mon corps, près de ma clavicule et sur mon omoplate, voulant hurler toute ma douleur mais n’arrivant même pas à expirer. J’entendis le craquement sinistre d’un de mes os puis mon épaule s’incendia d’une douleur encore plus insupportable. Un son trouva le chemin de l’extérieur de ma gorge et un cri perçant s’échappa de ma bouche, haché par la douleur mais puissant. J’haletai alors que je sentis les plaie béantes et son museau tout près d’elle. Ma vue se brouilla, jamais je n’avais subi un tel martyr. Je laissais encore échapper quelques cris car mes nerfs étaient encore à vif puis je me sentis trainée par le col sur le sol cahoteux, le souffle presque coupé.

- Adrian, soufflai-je, Adrian…Non…non arrête…Ad…dis-je en voulant crier bien que le souffle me soit coupé, alors que le cours d’eau réapparaissait devant mes yeux.

- Si, si, ça va être marrant…grogna-t-il de joie.

- Non…Adrian, arrête…Adrian, no…

Je ne trouvai la force dans mes bras meurtris pour l’empêcher de me plonger la tête dans l’eau glacée. Sous l’effet du froid, je repris presque totalement conscience de moi-même et cherchai à me débattre, ignorant la douleur. Mes mains se fermèrent autour de ses poignets et mes ongles s’y plantèrent avec acharnement mais cela ne le dissuada pas. Au bout d’une longue minutes de peur sans nom, alors que j’allais ouvrir la bouche sous l’eau, sentant que mes poumons allaient exploser, je revins à l’air mais ne pus y rester longtemps, le temps d’inspirer une légère goulée d’air en montrant les dents au vide, car je fus replongée dans l’eau immédiatement. Je recommençais à me débattre mais rien à faire, j’avais beaucoup trop mal pour lutter de toutes mes forces. Je fus torturée comme ça pendant dix bonnes minutes, peut être, par tranche d’une minute d’horreur intense qui me nouait l’estomac et recommençait sans cesse le défilement de ma vie devant mes yeux. Chaque fois je m’attendais à toucher la mort, chaque fois je me voyais avaler l’eau qui viendrait inonder mes poumons, causant une mort lente. Chaque fois…

La dernière fois que mon visage fut immergé, je pris la résolution de faire le mort. Je fus plongée dans l’eau une énième fois par mon bourreau et au bout de trente longues secondes que je m’efforçai de compter, je fis mine de cesse de me débattre et laissai mes bras retomber dans l’onde, le sang ruisseler sur ma peau et toucher l’eau pour danser avec elle dans son lit en de gracieuses volutes pourpres. Ma tête fut relevée, je retenais mon souffle…

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MessageSujet: Re: Sors de l'ombre...[PV Adrian]   Jeu 30 Juil - 1:13

Ca y est ! Après de longues secondes de réflexion, j’avais enfin trouvé une manière amusante de la faire périr. Mais on ne fait pas couler de sang lorsqu’on noie quelqu’un. Non. Il devait couler, ce serait la preuve de ma réussite, la preuve de sa souffrance, le preuve que j’avais gagné !

Elle tourna une mine inquiète vers la rivière et je riai intérieurement de ce à quoi elle pouvait bien penser. Savait-elle seulement à quel sort je la réservais ? Non. Pas comme ça, c’était seulement lorsqu’elle était métamorphosée qu’elle pouvait savoir. Je n’avais donc aucun souci à me faire. Son corps entier était à moi, son être, son esprit aussi. Tout, tout était à moi car je l’accaparais. Lorsqu’elle me savait près d’elle, toutes ses pensées se fixaient automatiquement sur moi, je le sentais, il n’y avait pas besoin d’être devin pour s’en apercevoir.

J’exerçai ma transformation dans le plus grand silence et enfonçai jusqu’au toutes entières, mes griffes dans ses bras, presque sur ses épaules. C’est un plaisant air de surprise mêlé à un rictus de douleur qui s’empara de son visage lorsque ses yeux implorant se retournèrent vers moi. Trop heureux, j’aurais aimé sourire, rire, rire aux éclats tellement son visage déformé par la douleur me faisait plaisir. Elle poussa un cri de douleur exquis et rejeta la tête en arrière, haletante. Elle tremblait de tous ses membres, les muscles bandés. Je croyai voir une biche agonisante dans mes griffes : si jeune et innocente, si fragile et fugitive…Le prédateur attrapait sa proie et jouait avec elle. Je n’avais pas l’intention de la manger mais quelque chose m’intriga, tant et si bien que je commençai à flairer et à lécher les filets de sang qui s’échappaient de ses blessures. Jamais je n’aurais deviné que le sang de loup-garou pouvait être aussi succulent ! C’était par pure gourmandise évidement que je faisais ça, loin de moi l’idée de la dépecer ! Mais curieusement, emporté par le délice de ce liquide que m’offrait Chale, je décidai de rompre d’autres veines. Mes crocs se refermèrent sur sa clavicule que je fis craquer avec un malin plaisir et léchai encore quelques centilitres de ce liquide rouge, alors qu’elle hurlait avec peine tellement la douleur lui était inupportable. Moi, penché sur son coup, jubilai à l’entendre subir les souffrances que je lui infligai. Elle était totalement impuissante et sous mon contrôle. Je sentais sous mes griffes que son corps était tendu, contracté mais totalement faible. J’adorais.

Je relachai rapidement ma prise sur ses bras et la saisis par le col de son tee-shirt pour la traîner sur le sol de la rive. Mon excitation augmentait au fur et à mesure que je m’avançais vers le puissant cours d’eau.

- Adrian, souffla-t-elle au lieu de crier, Adrian…Non…non arrête…Ad…dit-elle, le souffle me soit coupé, alors qu’on approchait du lit de la rivière.

- Si, si, ça va être marrant…grognai-je en cherchant à retenir mon euphorie.

- Non…Adrian, arrête…Adrian, no…supplia-t-elle.

Je dus me retenir de la plonger toute entière dans l’eau gelée pour la voir implorer de ne pas la lâcher. Je la saisis ensuite par les cheveux et lui fourrai la tête dans l’eau. Elle chercha tout d’abord à se libérer en prenant appui sur le rocher puis ses doigts vinrent se serrer autour de mon poignet, griffer mes mains mais je ne cédai pas. Elle était tellement effrayée, tellement faible que je ne voulais pas la libérer sans en avoir profité au maximum. Je relevai sa tête au bout de presque une minute. Je fixai ses prunelles bleues dans lesquelles je voyais se noyer la peur elle-même. En cet instant, je me sentais grand, puissant. J’étais conscient que cette fille était encore faible, mais je ne savais pas pourquoi j’aimais m’acharner sur elle, et je n’y refléchissais pas beaucoup, quelque chose chez elle attisait en moi un désir irrésistible de la traquer et de l’attaquer. Mon cœur battait la chamade alors que je lui glissai la tête sous l’eau une deuxième fois pui la relevai au bout d’une minute, lui faisant voir la mort sans pour autant lui laisser y accéder. Je répétai mon manège pendant dix minutes, m’obligeant à maîtriser mon bras pour ne pas la laisser se noyer. Je m’apprêtai à la relever encore une fois lorsque soudainement, ses bras retombèrent dans l’eau, inerte, laissant les minces filets de sang, qui suintaient de ses blessures, s’écouler dans l’eau de la rivière. Sa tête ne bougeait plus, ses muscles étaient détendus…et je pestai ! J’y avais été trop fort pour son petit corps et elle n’avait peut être pas suivi la cadence de mes mouvements. Pourtant chacun de mes gestes avait été mesuré avec précision. Je ne comprenais pas. Je relevai sa tête : ses yeux étaient fermés, sa bouche entrouverte remplie d’eau. Elle avait un air si calme, si apaisé…J’en étais presque malade.

La mort pour moi était la fin du jeu, et généralement je ne voulais pas arrêter de jouer. Là, j’avais provoqué la fin du jeu avec Chale, j’étais l’unique coupable de cette brusque terminaison. Je me maudissai intérieurement mais me promettai une autre proie que je ne tarderai pas à trouver.

J’ai cru comprendre qu’il y avait tout un clan de vampires dans le coin…

J’étais soulagé d’un certain point de vue. Le devoir que mon père m’avait demandé de remplir il y a de cela cinq ou six ans, celui de tuer celle qui m’avait vu me transformer, était accompli désormais. Je m’apprêtai à jeter sa dépouille encore chaude dans le courant mais un mauvais coup me cueuillit à la tempe et j’allai m’écraser au sol sans comprendre qu’elle m’avait joué un tour.

Je me relevai finalement, à quatre pattes, avec une bouffée de joie que le jeu reprenne mais également enragé contre cette petite idiote qui pensait me filer entre les griffes. Son tee-shirt était déchiré la où je l’avais blessé, ce qui dévoilait une partie de sa peau mat, comme une toile vierge sur laquelle j’avais une nouvelle fois envie de passer rageusement mes griffes. Son jean était encore intact et je n’avais pas retiré son écharpe qui s’était bien usée depuis son arrivée. La rage l’emportant, je partis à l’assaut sur elle à toute vitesse. Je sentis de la chair sous mes griffes et une hurlement déchira l’air. Elle était coriace malgré le temps passé dans l’eau et je ressentis bientôt un puissant coup sur mon épaule. Sa jambe se déroba sous mes mains et une faible douleur naquit dans mon dos. Je bondis de nouveau et attrapa une de ses jambes avec mes griffes. Le sang coula encore mais elle ne sembla pas décontenancée. Le vide se fit sentir une seconde plus tard et je la vis trop loin, sur une pierre émergée de la rivière, pieds nus, m’attendant, sa caillasse levée. Je sentais qu’au fond elle avait peur, ca se voyait dans ses yeux, ça se sentait dans l’air ambiant. Jamais sa peur ne m’avait échappé et ce n’était pas maintenant que ca allait commencer. Je bondis au milieu des eaux grondantes sur un rocher tout proche de celui de Chale et la dévisagea, elle et sa ridicule petite pierre. J’entonai un rire puis bondis sur d’autres rochers, aidé par mon agilité surhumaine. Apparaissant et disparaissant comme un spectre, je tournai en rond autour d’elle, attendant le moment propice pour la cueillir dans mes griffes.
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MessageSujet: Re: Sors de l'ombre...[PV Adrian]   Dim 2 Aoû - 11:19

Il m’avait mise sur le dos et s’apprêtait à me jeter dans le courant. Je me saisis d’une grosse pierre que ma main allait heurter et avant qu’il n'aia pu me jeter dans l’eau, je le frappai du plus fort que je le pouvais à la tempe. Il me lacha immédiatement et alla s’écraser au sol. Moi je me relevai. L’effet de surprise avait finalement joué en ma faveur et je me dressais à présent sur mes deux jambes, surveillant mon adversaire qui se relevait.

Je détectai une mimique d’amusement et il se jeta de nouveau sur moi presque sans que je puisse le voir. J’allais le frapper de nouveau en sentant sa présence près de moi mais mon avant-bras fut profondément griffé et je ne retins pas un hurlement de douleur. Je ripostai néanmoins immédiatement en le frappant à l’épaule. Il fit mine de tomber et je ne pus compter que sur ma prévenance pour ne pas qu’il s’accroche à ma jambe et me la morde. Tout de suite je me penchai en avant et lui assénai un nouveau coup de pierre dans le dos, plus puissant que les autres. Il réussit tout de même à attraper une de mes jambes. Il la griffa profondément et je me retins de crier encore. Mon sang coula de nouveau sur ma peau sous mon jean. Je gardai contenance et bondis sur un rocher émergé, au milieu du cours de la rivière. Il franchit la distance qui nous séparait en un bond souple et entreprit de sauter successivement sur les rochers pour me tourner autour. Je le suivai tant bien que mal du regard en pivotant sur la surface humide. Il attendait. Je le voyais parfois apparaître sur un rocher près de moi puis disparaître et, la plupart du temps je devais deviner sa position pour ne pas me faire surprendre.

Je me rapprochai dangereusement du bord du rocher, de l’eau…Tant et si bien que mes pieds glissèrent et que je tombai à la renverse dans l’eau gelée. Le courant m’emporta à une vitesse folle et je percutai plusieurs rochers implantés dans le lit de la rivière. L’eau cherchait à entrer dans ma bouche. Je paniquai. Mes bras et mes jambes me semblaient d’un affolante inutilité et mon coeur commença à percuter ma poitrine, réclamant de l’air que je ne lui offrais qu’à moitié. Je bus la tasse plusieurs fois. Mes yeux étaient presque aveuglés par l’eau dont le froid pénétrait sous mes vêtements, glissait sur ma peau. J’entrevoyais les berges de chaque côté, si proches et si lointaines à la fois. Je tentai de respirer mais rien à faire, l’eau me submergeait alors que j’inspirai. Mes bras trouvaient la forces de s’accrocher à un roc près duquel je passai. Là encore il ne me fut possible de rester que le temps d’une semi inspiration car les flots me décrochèrent et je repartis, dos à l’aval de la rivière. Je me sentais lourde dans mes vêtments, attirée vers le fond. Mes blessures me faisaient atrocement souffrir et entravaient mes mouvements, bien que j’essayai de passer outre la douleur. Peur. J’avais peur. Dès que j’avais été complètement immergée, j’étais effrayée de ne plus jamais retourner sur terre. Mes pensées semblaient se noyer avec moi, mes instincts s’affolaient sans pour autant me donner une marche à suivre afin de m’en sortir. Je me voyais déjà morte sur une berge.
Je continuais ma descente infernale lorsque, arrivant de nulle part, une rocher me percuta très violement à l’arrière du crâne. Ma vue se brouilla, les sons s’estompèrent en de lointains échos, je ne sentais plus que le froid sur mon visage puis je perdis connaissance, délaissée aux capricex de la rivière…

Adrian, lui, avait disparu.

(HJ : Fin du rp avec Adrian, suite à l’Hôpital avec devinez qui !)

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