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 1921 [PV Esmée et Carlisle]

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Carlisle Cullen
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MessageSujet: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Ven 11 Sep - 16:17

Ashland - Wisconsin - Etats Unis - fin Avril 1921

Les doubles portes de l'hôpital s'ouvrirent à la volée. Aussitôt résonnèrent sur le sol parfaitement propre, le bruit de deux paires de roues et de jambes.
J'étais en train de m'occuper d'un patient qui venait tout juste de mourir. Arrêt cardiaque.
On ne savait pas encore soigner les dysfonctionnements de cet organe lorsque s'en était arrivé à ce point.
Je me retournais à l'arrivée des ambulanciers. J'allais aller vers eux pour aider la jeune femme que je voyais allongé là quand ils m'arrêtèrent.

- Laissez, elle est morte... Je vous la descend ?


- Oui, merci...

Encore un décès... Il y avait des jours comme ça, où quoique vous fassiez, les gens mourraient autour de vous.
Je les laissais descendre ce corps, alors que je finissais de préparer le mien.

Quelques minutes plus tard, je descendis à la morgue et installais mon patient dans un coffre mortuaire. Soudain, je m'arrêtais. J'entendais un cœur battre. Il y avait quelqu'un de vivant dans cette pièce !
Je suivis les faibles battements jusqu'à leur origines. C'était la femme qui venait d'arriver. Elle était encore vivante !
J'ouvris le sac et la regardais. J'en reculais de surprise. Je la connaissais !

- Mon dieu, mais... !

Pris d'un sentiment d'urgence, je la pris contre moi. Je ne réfléchis pas plus et m'enfuis, passant par les toits pour rentrer.
L'air frais aurait pu me ramener à la réalité mais il n'en fut rien.
A ce stade, j'en étais déjà à pensé que c'était le destin qui se jouait de moi.
Pourquoi ramener vers moi, la seule humaine qui m'eut jamais troublé ? Pourquoi ce devait être elle ? Esmée...

La serrant plus fort contre moi pour ressentir les battements de son cœur, j'accélérais. J'arrivais toutefois rapidement et fus rassuré lorsque j'ouvris la porte de chez moi.
Je tombais aussitôt sur un Edward qui, ayant perçu mes pensées, me regardait avec un air incrédule sur le visage...
Je déposais Esmée sur le canapé, et constatais avec horreur que son cœur luttait pour battre une fois encore... Et une autre...
N'y tenant plus, je me penchais sur elle, et avec toute la douceur dont j'étais capable, je la mordis dans le cou.

Ce fut comme une décharge électrique. Soudain je pensais que je n'aurais pas dû le faire en présence d'Edward. Il était encore si jeune pour voir cela... Mais le temps pressait et je n'avais pas le loisir de réfléchir clairement. Des éclats de mémoire me revinrent. Ses sourires.. Ses réflexions sur le bonheur d'une femme... Apparemment sa vie ne s'était pas améliorée pour qu'elle aie envie de se tuer.
Elle était si jeune alors... Et elle me fascinait. J'aimais les fossettes qui se formaient quand elle souriait. J'aimais ses yeux émeraudes qui brillaient quand elle me voyait...
Et je m'étais enfuit pour ne pas la faire souffrir. Pour ne pas nous faire souffrir...

Je ne fuirais pas deux fois.

J'ouvris les yeux, me rendant compte que je buvais toujours son sang. Aussitôt je m'écartais et allais à l'autre bout de la pièce.
Je me tournais vers Edward, mais je ne savais pas quoi dire.. Il y avait-il même quelque chose à dire...

Trois jours passèrent ainsi, alors que j'étais rongé par le doute et la souffrance qui irradiait tout le corps d'Esmée.


Dernière édition par Carlisle Cullen le Dim 25 Avr - 18:50, édité 4 fois
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Esmée Cullen
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Sam 12 Sep - 3:02

Je me souviens de mon coeur qui battait trop rapidement contre ma poitrine, et des larmes qui coulaient sur mes joues. Je me souviens de mon coeur brisé entre mes seins et de la douleur qui semblait se diffuser dans toutes les cellules de mon corps, jusqu'aux ongles de mes orteils. C'était trop. Le vent soulevait mes cheveux alors que mon esprit luttait pour tenter de trouver un raison de rester vivante. Je n'avais plus rien. Tout ce que j'ai pu avoir un jour s'était évaporer comme une goutte d'eau contre des braises. Mes joues rougissaient par le froid, alors que les larmes laissent des marques plus pâles de chaleur.

J'ai eu un espoir d'une vie meilleure, loin des abus de Charles, loin de la pression de mes parents. Et cet espoir, mon fils, n'a pu respirer l'air que Dieu a mis à notre disposition plus que quelques jours. Je sentis un ricanement soulever ma poitrine, echapper mes lèvres. Dieu ne semblait pas être de mon côté.

Je me souviens de mes sanglots s'étaient estompés, alors que mon idée s'était fixé dans mon esprit. Et que j'ai fait le pas en avant pour tomber vers une autre vie. Une vie, espérai-je, meilleure. Et tout fut noir. Je me sentais absente, mais pourtant tout semblait flou dans ma tête. La vie ne semblait pas vouloir quitter mon corps. Mais dans ma tête, j'entendais résonner tous les battements de mon coeur qui semblaient devenir de plus en plus faibles. Je me sentis soudainement enveloppé de froid et tout devint noir.

Je ne sentais plus rien, ne me souvenait plus de rien. Tout était simplement noir. Puis, où quelques instants plus tôt je sentais les battements de mon coeur, une grande chaleur m'envahit. Chaleur qui, au lieu de rester agréable et confortable, continua de grandir pour venir brûler l'intérieur de mon corps entier.

J'avais envie de me tordre pour me défaire de cette chaleur, mais mes membres n'arrivaient pas à bouger. Je n'arrivais pas à en donner l'ordre! C'était l'enfer? Je brûlais en enfer. Toute la douleur que j'avais ressentit pendant ma vie sous les coups de Charles, ou lorsque je m'étais fracturé la jambe. Toute la douleur de ma vie entière réunit n'arrivait pas à la cheville de celle que je ressentais. Seigneur! Comme je priais pour simplement mourrir!

Inutile de demander si c'était des secondes ou des mois qui s'étaient écoulé avant que je me ressente prendre contrôle de mon corps. Mon esprit semblait pouvoir recommencer à penser. Mais je me sentais tellement plus forte. Mes sens commençaient à sentir ce qui se passait autour de moi, mais je ne pouvais pas bouger plus...

Et c'est ce qui se passa jusqu'à cette seconde précise. Maintenant, la chaleur remontait jusqu'à ma gorge, devenant encore plus chaude. Étais-ce possible? Mon estomac était en feu, réclamait à manger. Non, pas vraiment. C'était plus... à boire? Mon coeur se mit à s'accélérer dans sa poitrine. Ce coeur que je ne sentais plus depuis si longtemps, il s'emballe. Il semble vouloir sortir de ma poitrine. La douleur, comme si elle n'avait pas été suffisante, sembla s'accentuer d'un coup.

Je cambrai mon corps sous cette nouvelle douleur, une nouvelle bataille dans ma poitrine. Le feu, contre mon coeur. Puis tout s'arrêta. Mon coeur en même temps que le feu. Si quelqu'un dit que mourrir n'était pas douloureux, je les traite de menteur immédiatement! Mais... il y a juste quelque chose qui ne marchait pas. J'étais morte; mon coeur ne battait plus. Mais... pourtant, je suis encore présente dans mon corps...

Je décidai donc d'ouvrir les yeux.

Et j'étais vivante. Je me sentais presque plus que vivante. Tout était si précis, si clair; je voyais la vie d'un oeil entièrement nouveau. De la moindre poussière aux reflets de lumière. Et j'entendais tout. Si je tendais l'oreille, je pouvais entendre une mouche voler dans ce qui semblait être une pièce complètement différente de celle où j'étais. Et les odeurs... La pièce était enveloppé d'une odeur si douce, si plaisante. Je connaissais ces odeurs, sans pouvoir mettre un nom sur chacune d'entres elle.

Tout était...trop. Je me sentai tellement confuse, tellement submergé par tant de chose en même temps. Tous semblait différent mais si commun à la fois. Mes yeux étaient partout en même temps, jusqu'au moment où je posai les yeux sur la personne qui se trouvait pas loin de moi. Je n'étais pas seule.

En une fraction de seconde, j'étais à l'autre bout de la pièce, le dos cambré et la lèvre retroussé dans une grimace menaçante alors qu'un grognement s'élevait de ma gorge. Je devais savoir s'il y avait du danger. Si cet homme représentait un danger. Mes yeux le fixèrent. Et mon coeur le reconnut. Oui, et non à la fois. Je connaissais cet homme, mais seulement une version médiocre de celle qui se trouvait devant moi. Je semblais redécouvrir entièrement ce visage pourtant commun.

Et il était beau.
Encore bien plus beau.

Mon corps resta dans sa position de défense, les yeux partout en même temps, alors qu'une magnifique voix douce et chantante quitta mes lèvres;

"Carlisle..?"
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Sam 12 Sep - 16:40

Elle souffrait… Elle souffrait tellement... Et moi je me haïssais…

Elle se contorsionnait sur ce lit depuis dieu sait combien d’heures, par ma faute !
En moi, son sang, doux comme du miel, teintait ma peau d’un léger rose. Il faisait vibrer mes sens et aiguisait mes pensées.
J’étais simplement assis dans le fauteuil face à elle, à la regarder mourir. Je ne pouvais rien faire d’autre qu’attendre, essuyant parfois la sueur qui perlait à son front. Et je n'étais même pas sûr qu'elle survivrait, car son sang avait été si délicieux que je ne pouvais me souvenir de la quantité que j'avais prélevée.
Les cris des premières heures, s’étaient calmés, comme si résignée, elle acceptait chaque salve de douleur. Elle se contentait juste de gémir par moment, lorsque, pour une raison que j’ignorais, la douleur semblait plus forte.

Parfois je me levais, incapable de rester assis plus longtemps.
Je faisais les cents pas, en me traitant de tous les noms. Comment avais-je pu faire subir cela à une femme qui n’avait rien demandé ! Pire, si comme je le croyais, elle avait tenté de se tuer - les ambulanciers m'avait informé l'avoir trouvé en bas de la falaise - je venais de lui offrir un aller simple pour l’enfer éternel…
Être obligé de rester sur terre alors que l’on voulait la quitter.

Je n’étais qu’un imbécile d’égoïste. Je n’avais pas le droit de faire ça ! Je n’étais finalement pas mieux que le vampire qui m’avait transformé et que je haïssais tant. Il m’avait volé ma vie et maintenant je volais celles des autres.
J’arrivais à vivre avec la transformation d’Edward sur la conscience, car c'étaient les dernières volontés de sa mère... Mais pour Esmée… Quelles excuses avais-je ?
Je la connaissais et je ne voulais pas qu’elle meure ?
Non, si je me mettais à transformer tous ceux que j’avais soigné un jour, la ville ne serait plus qu’une armée de vampire.
Non, il n’y avait qu’une raison pour laquelle je l’avais emmené ici… Je…

Mes pensées furent soudain stoppées, car au moment ou je me retournais pour une nouvelle ligne droite fenêtre-porte, je vis un mouvement. Elle venait de bouger. J’en étais sûr !
Je m’approchais lentement, et m’accroupis près d’elle avant de tremper une éponge dans de l’eau fraîche pour essayer de diminuer le feu qui la rongeait, ou tout du moins, tenter de lui apporter un peu de confort.
Elle se cambra soudain, et aux pulsations de son cœur, je sus que ce serait bientôt leurs derniers battements.
Le soleil se couchait, et bien qu’elle souffrait terriblement, une partie de mon cerveau ne put s’empêcher d’admirer l’éclat cuivré de ses cheveux, rendu presque doré par l’astre orangé.
Je la regardais toujours quand dans un dernier sursaut, suivit d’un râle discret, mais que j’entendis distinctement, elle mourut.

Je m'’attardais, l’éponge sur son front, juste assez longtemps pour voir des mouvements palpébraux. Elle se réveillait. J'avais réussi.
Une seconde plus tard, je me levais lentement, avec regret. J’avais appris, au réveil d’Edward, qu’il valait mieux être loin d’un vampire nouveau né lorsqu’il ouvrait les yeux. Je m’installais donc de nouveau dans le fauteuil, pour paraître le moins menaçant possible.

Elle ouvrit les yeux, d’un seul coup et je ne bougeais pas.
Dans un mouvement d’une perfection extrême, elle se retrouva de l’autre côté du canapé, adossé au mur qui l’éloignait le plus de moi. Elle me montrait les crocs, mais je ne réagis toujours pas.
Elle était si belle… Je crois que si elle avait voulu me tuer, là, tout de suite, je me serais laissé faire, rien que pour qu'elle puisse poser la main sur moi.

"Carlisle..?"

Je me raidis. C’était impossible. Elle ne pouvait pas me reconnaître. Les humains ne gardent en mémoire que les choses importantes de leur vie. Et un médecin que l’on a vu une fois et qui n’a fait que soigner une jambe cassée, ne fait pas partie de cette catégorie.

Impossible….

Je restais toujours immobile, profitant de ce statu quo pour la laisser se calmer, et reprendre ses repères.

«- Je suis surpris que vous vous souveniez de moi Mlle Platt. »

Surpris, et superbement heureux. Je ne pus que lui sourire. Sa transformation l'avait irrémédiablement changée. Elle était magnifique... Et très dangereuse en ce moment même.

- Essayez de respirer calmement, je ne vous veux aucun mal.

Je n'osais pas faire le moindre mouvement par crainte de l'effrayer. J'espérais de tout cœur qu'Edward ne se déciderais pas à revenir maintenant. D'ailleurs pour prévenir cela je lui envoyais un message mental, lui demandant de rester à distance.
Je voulais régler cela avant toute chose... Et sans me l'avouer, rester un peu seul avec elle...
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Dim 13 Sep - 2:39

J'étais plongée dans un rêve. Ce ne pouvait être que cela. Sinon, pourquoi serait-il devant moi? Je sentais son odeur si enivrante, celle qui m'avait tant déstabilisé la première fois. Son visage si beau que je ne vois que dans mes rêves depuis mon adolescence. Depuis ce moment où, m'ayant cassé la jambe, il m'avait soigné, je vois son visage dans mes rêves et dans mes fantasmes les plus torrides. Après les crises de Charles, je me consolais en pensant à ce que serait d'être dans ses bras à lui, qui semblaient si tendres...

Mais je ne bougeais toujours pas. Même si mon esprit me disait que je n'avais rien à craindre avec cet homme qui vivait en moi depuis si longtemps, mon corps semblait mené par des instincts qui n'existaient pas avant. Un instinct de survi si grand et si puissant que je me demandais presque... si j'étais toujours humaine.

"Je suis surpris que vous vous souveniez de moi Mlle Platt."

À sa question, ma tête pencha un peu sur le côté. Me souvenir de lui? Comment est-ce que j'aurais pu l'oublier. Il a été l'homme qui a fait battre mon coeur pour la première fois. Ses mains étrangement froides contre ma jambe avait déclenché une drôle de sensation dans mon corps entier. Sensation que je n'avais jamais pu renouveller, même pendant les temps heureux avec mon ex-mari. Et la mention de mon nom de jeune fille me troubla; il se souvenait de moi? Depuis toutes ses années, avec toutes les personnes qu'il avait rencontré...

Un cloche sonna dans mon esprit, alors que je réalisai quelque chose. Ce n'était pas un rêve. Je me sentis soudainement mal à l'aise; je l'avais appelé par son prénom comme lorsque je le retrouve dans mes rêves. Ma position de défense se relaxa un peu, alors que cette voix étrangement séduisante quitta à nouveau mes lèvres;

"Je suis encore plus surprise que vous vous souveniez de moi. Je ne suis certainement pas la seule personne à s'être cassé une jambe dans votre pratique."

Mais quelque chose n'allait pas. Dans mes souvenirs, l'homme qui se trouvait devant moi était exactement pareil. C'est comme si.. Comme s'il n'avait pas vieillit. Un vent de panique monta en moi alors que ma position de défense se raidit. Que se passait-il à la fin! Pourquoi mes sens sont-ils si aiguisé? Pourquoi était-il toujours aussi jeune? Et surtout.. pourquoi n'étais-je pas morte!

"Je veux plus que tout croire que vous ne me voulez aucun mal, Dr Cullen. Mais en cet instant, trop de questions me traversent l'esprit pour que je crois ce que vous dites sur parole."

Je regarda rapidement autour de moi pour tenter de repérer le meilleur moyen de partir d'ici, inconsciemment, menée seulement par ces drôles d'instincts primitifs.

"Par exemple, pourquoi êtes-vous aussi jeune que dans mes souvenirs? Et je suis désolée, mais je ne crois pas aux miracles de la médecine..."

...Surtout depuis la mort de mon enfant...

Soudainement, je me redressai. Mon nez renifla une odeur alléchante qui envoya dans tout mon coeur une onde de faim intense, ravivant le feu dans ma gorge. Qu'étais-ce?
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Dim 13 Sep - 12:59

Je semblais l’avoir surprise. Sa tête se pencha adorablement sur le côté alors que je prononçais son nom. Moi, je l’observais sans pouvoir détacher mes yeux.
Ses yeux en amandes me frappèrent par leur beauté et l’esprit torturé que je voyais derrière. Il y avait encore trois jours, ils auraient pétillé d’une magnifique émeraude. Aujourd’hui, ce n’était que deux rubis foncés, presque ébène, certes magnifiques, mais reflétant la soif et l’envie de sang.
Ses cheveux mi-longs et d’un beau caramel doré, ondulaient sur ses épaules comme si elle venait tout juste de sortir de chez le coiffeur. A chaque souffle, une petite mèche se balançait, et je n’avais qu’une envie, la remettre à sa place.
Son teint était devenu comme le mien, d’une pâleur extrême, presque translucide. Elle n’avait jamais été très bronzée, préférant un teint laiteux et distingué. Mais je ne doutais pas que si elle devait revoir des amis, il remarquerait le changement.
Je m’attardais sur son visage avec une admiration effrontée.
Elle avait un visage en forme de cœur, parfois décoré de petites tâches de rousseur presque invisible pour les humains. Je l’imaginais en train de sourire, et me rappelais les adorables fossettes qui se formaient sur ses joues.
Les ailettes de son nez fin frémissaient sous la tension qui l’habitait, et je ne doutais pas qu’elle sentirait bientôt les odeurs des humains dans la rue. Heureusement, je vivais dans une rue peu fréquentée et proche de la forêt. Une chance.

"Je suis encore plus surprise que vous vous souveniez de moi. Je ne suis certainement pas la seule personne à s'être cassé une jambe dans votre pratique."

Je ne bougeais toujours pas, et un sentiment d’avoir une attitude de rustre m’envahit. On ne dévisageait pas les dames comme cela. C’était malpoli. Mais Dieu, ce qu’elle était belle. Certes, elle n'avait pas été la seule à qui j'avais soignée des fractures... Mais la seule à avoir attiré mon attention pour une raison que j'ignorais encore.
Le son de sa voix m’avait aussitôt fait pensé au plus pur des carillons. Elle était douce, et chaude à la fois, propice à de longues conversations juste pour pouvoir l’entendre. C’était de ces voix qui pouvaient calmer aussitôt un cheval fougueux ou même le bébé le plus malheureux.
Ses lèvres n’invitaient qu’aux baisers, pulpeuses, et fines à la fois… Avec cette petite moue quand elle était contrariée… La même que dans mes souvenirs…

Elle réfléchissait. Elle avait des questions. Bien sûr, qui n’en aurait pas en ce réveillant après avoir souffert pareil tourment et en ayant tout fait pour ne jamais rouvrir les yeux ?
Il était temps de lui avouer que j’étais un vampire. Et qu’elle faisait parti de mon monde maintenant.
Détruirais-je tout le bien qu’elle pensait de moi ?

- Vous avez raison, la médecine n’a rien à voir avec ma longévité. Mlle Platt, croyez vous aux vampires ?

Je ne savais pas comment lui annoncer. J’avais si peur de sa réaction. Si peur qu’elle ne s’enfuit, qu’elle me repousse.
Mais, soudain, elle se redressa, repoussant mes réflexions et mes craintes au second plan. Un instant j’avais oublié qu’elle était une nouvelles née assoiffée.
Je me raidis et fis un pas en avant avec le sourire le plus enjôleur que je possédais.

- Ne faîtes pas attention aux odeurs. Concentrez vous sur moi. Nous allons faire en sorte de calmer cette soif, je vous le promets.

Je tendis ma main, espérant, non, souhaitant de tout cœur pouvoir la toucher. Sentir sa peau tiède contre la mienne…

- Voulez vous bien me suivre ?
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Dim 13 Sep - 22:12

"Mlle Platt, croyez vous aux vampires ? "

D'un mouvement brusque, je retournai la tête vers l'homme qui se trouvait non loin, les sourcils froncés. Les vampires? Ces créatures morte-vivantes légendaires qui buvaient sans pitié le sang de leur victime et restaient en vie pour l'éternité? Je ne comprenais pas de quoi il voulait parler. Puis j'observa son visage parfait, d'une beauté pure, qui n'avait pas vieillit d'une seule seconde depuis pratiquement 7 ans.

"Pourquoi me posez-vous une question aussi farfelue..."

Mes yeux restaient fixé dans ceux de l'homme. C'était impossible. De telles créatures ne pouvaient exister. Et si elles existaient, elles ne seraient pas aussi humaines et charitables, aussi belles et majestueuses que l'était le Docteur Cullen. Avec ses yeux dorés captivants, et son visage, que j'avais si souvent contemplé dans mes rêves. Pourtant, pour la première fois, je réalisai que sa poitrine ne se soulevait plus pour respirer... Ma propre main vint subitement se poser contre ma propre poitrine, qui ne se soulevait pas non plus.

Et j'entendis au loin un coeur battre. Un coeur rattaché à ce que je désirais... manger?

Un vent de panique me submergea alors que je me collais contre le mur derrière moi, les deux mains à plat sur ma gorge. Je regardais partout autour de moi; mes yeux bougeaient trop rapidement. Je voyais trop clairement. Ce n'était pas normal! Et je n'aimais pas cela! Je me forçais à respirer, mais au bout de quelques secondes, je sus pertinament que je n'en avais pas besoin. Et j'avais envie de manger un être vivant! De tuer un être vivant! Je savais que la peur se lisait dans mes yeux, alors que cette soif intense me rongeait de l'intérieur.

"Que m'arrive-t'il..? Que ce passe-t'il..?", raconta ma jolie voix.

Je me mis à renifler encore l'air ambiance. Cette odeur... Si alléchante... Qu'étais-ce? Plus je respirais cet odeur, plus le feu dans ma gorge s'accentuait, plus mon estomac se contractait. C'était comme si mon corps était en manque de quelque chose. Toutes les fibres musculaires de chacuns de mes membres étaient prêt à se bander pour obtenir ce que je voulais. Ce que je désirais. Et ce que je désirais en ce moment, c'était la source de cette odeur troublante... Un grognement montait lentement dans ma poitrine, alors qu'avec un lenteur infinie, je me recourbais dans une position d'attaque féline.

"Ne faîtes pas attention aux odeurs. Concentrez vous sur moi. Nous allons faire en sorte de calmer cette soif, je vous le promets."

Mon attention se détourna vers Carlisle, que je regardais d'un air surpris. Mais comment ne pas faire attention aux odeurs. À CETTE odeur en particulier. Mon corps se projetta encore plus contre le mur lorsqu'il fit son pas vers moi. Non! J'avais besoin de cette odeur! Il ne pouvait pas me l'enlever! Tout mon coeur semblait tourné vers cette odeur précise, incapable de se détourner. Je me remis à grogner, les sourcils à nouveau froncés cette fois.

Reniflant une autre fois, je réalisa quelque chose à mon plus grand désespoir. Cet odeur! Elle s'en allait! Le coeur battant! Il s'éloignait! Mais j'étais prise au piège dans cette pièce! Je me sentais toujours brûlante de l'intérieur. Cette sensation ignoble ne voulait donc pas s'en aller. Et je devais m'emparer de cette personne! Je devais atteindre ma proie!

"Voulez vous bien me suivre ?"

"Non!", lança ma nouvelle voix, si brusquement qu'elle sortit de mes lèvres sans que je m'en rende compte. "Non! Je dois l'avoir! Elle est à moi!"

Je ne me reconnaissait plus derrière ces instincts brutaux et sauvages. Mais je ne pouvais faire autrement. C'était plus fort que moi. Mes yeux fixèrent la main tendue de Carlisle, alors que mon esprit luttait pour lui tendre la main. Mais les instincts me rammenaient à l'ordre; c'était un danger potentiel, et je devais être sur mes gardes! Il me fallait cette proie!

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Lun 14 Sep - 1:24

"Pourquoi me posez-vous une question aussi farfelue..."

Je la vis hésiter, réfléchir. Je pouvais deviner les rouages de son cerveau qui fonctionnaient à pleine allure pour essayer de comprendre. Je savais que j’aurais dû le lui dire directement. Mais « je suis un vampire » était bien plus dur à dire qu’il n’y paraissait.
Voilà plusieurs siècles que je parcourais cette Terre, et je ne l’avais encore jamais dit à part Edward. C’était si dur à avouer… Et je faisais tellement d’effort pour paraître humain que je m’y laissais prendre, parfois, à l’hôpital lorsque je soignais une personne sans ressentir la moindre envie. Ces moments étaient rares et fugaces, mais j’y tenais comme à la prunelle de mes yeux.
Je la vis poser une main sur sa poitrine. Je me mordis la lèvre, devinant ce qu’elle ne sentait plus. Un cœur qui bat.

Et oui, c’est de ta faute…

Elle s’était recroquevillée encore plus contre le mur quand j’avais fait un pas. Je m’immobilisais la main tendue, la laissant décider. Je voyais dans ses yeux la faim affreuse qui brûlait son âme. Et je savais comment l’aider… Si elle me faisait confiance.
Elle voulait savoir ce qu’il se passait… Il fallait que je sois honnête avec elle si je voulais l’amadouer.
Elle avait peur. Peur de ce qu’elle était devenue par ma faute. Et je ne pouvais que la comprendre.
Je me souvenais de cette peur affreuse qui m'avait étreint lorsque je m'étais réveillé dans ce cageot de pomme de terre. La terreur lorsque j'avais compris que dorénavant, seul la vie d'un homme pouvait me sustenter.
Sauf qu’elle n’était pas toute seule… J’étais là pour la soutenir. Mais elle ne voulait pas de moi…

"Non! Non! Je dois l'avoir! Elle est à moi!"

Elle ne prenait pas ma main, trop concentrée sur l’humain. Et bien que je puisse le comprendre, son comportement m’irrita plus que je ne l’aurais dû. Mais que m’arrivait-il ? Pensais-je vraiment que juste en me voyant, elle serait apte à me suivre ?

- Faites moi confiance. Je vous jure que je ne vous ferai aucun mal… Et je vais tout vous expliquer.

Voyant qu’elle ne bougeait toujours pas, je me décidais à agir. Je devais attirer son attention pour ne pas qu’elle pense trop à l’humain qui heureusement ne faisait que passer dans la rue.
Je refis un pas. Un tout petit pas vers elle. Je savais que je prenais des risques. Elle pouvait me sauter à la gorge en un millième de seconde, et elle était plus forte que moi. Mais était-ce ma culpabilité, ou sa beauté captivante, mais je me disais que sa en valait le risque.

- Esmée…
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Lun 14 Sep - 3:44

Accroupie au pied du mur, je grognais sur Carlisle. Montrant mes dents, la lèvre repoussée vers le haut, je me sentais comme un animal. Et je n'aimais pas cette sensation. J'avais l'impression d'avoir été réduit à la forme la plus primitive de mon être, d'avoir perdu ma personne. Mais c'était plus fort que moi! Et j'étais prise au piège. Carlisle n'était pas menaçant en soi, mais il m'empêchait d'arriver à mes fins! Et j'avais faim! J'avais SOIF! Et ça me rendait furieuse!

"Je ne veux pas d'explications! Je meurs de faim!", rugissai-je.

Et plus ces instincts remontaient en moi, plus je réalisais le sens de la question de Carlisle. Il était un vampire. C'était pour cela qu'il avait le teint pâle, qu'il ne respirait plus et qu'il ne vieillissait pas. Et mon propre coeur ne battait plus... Et je voulais boire le sang d'une personne! Est-ce que ça voulait dire que j'étais un vampire également..?

Non, c'était impossible...
Arrête de te dire que c'est impossible! Avec tout ce qui t'arrive maintenant!
Accepte le fait!


Il fit un pas vers moi. Un grognement encore plus profond quitta mes lèvres alors que je me redressais de tout mon long pour faire face à Carlisle. Je me tenais droite, le regardant de tout mon haut. Il était plus grand que moi, mais j'étais imposante dans ma stature. J'étais si furieuse que j'avais l'impression que le moindrement battement d'aile d'un moucheron trop près de mon oreille libérerait toute la rage que contenait mon petit corps. Il disait qu'il ne voulait pas me faire de mal en plus! Mais il empêchait le feu de partir! Il me faisait encore plus souffir! S'il était un vampire, pourquoi ne voulait-il pas me laisser boire du sang! Mes entrailles semblaient se liquéfier en moi, consummés par les flammes!

- Esmée…

Entendre mon prénom sortir de sa bouche eut une réaction que je n'aurais pu deviner. Mes yeux s'adoucirent, plongés dans les mystères de ses yeux dorés, alors que mon nez oublia quelques instants l'odeur du sang pour capter les effluves qui émanaient de Carlisle. Des odeurs subtiles qui venaient stimuler mon cerveau d'une manière étrange, créant une agréable chaleur dans mon ventre. L'odeur n'était pas plus agréable que celle de l'humain, mais certainement différente...

Mais la faim reprit le dessus.

Sans crier gare, mon visage se retransforma en celui d'un prédateur avant de me jeter contre l'homme dans un rugissement bestial. La vitesse était hallucinante! La liberté de mouvement, infinie! Je me sentais au ralenti dans le monde qui défilait autour de moi. Et ce fut dans une fraction de seconde que je percutai Carlisle violemment avant de nous projeter les deux dans le mur qui se trouvait derrière, qui trembla sous l'impact.

Et au moment exact du contact avec le mur, mes dents s'enfoncèrent dans son épaule.

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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Lun 14 Sep - 17:45

Elle grogna lorsque je m’approchais. C’était plus que normal, et je dus refouler mes instincts pour ne pas reculer aussitôt. Mais alors que je prononçais son prénom, j’eus une lueur d’espoir de la ramener à la raison.
Je vis avec soulagement ses yeux s’éclaircir sensiblement, et je crus même qu’elle allait me sourire. Nous nous dévisageâmes une seconde qui dura presque une éternité et je me perdis dans le tréfonds de son âme. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait en moi. Je n’avais jamais ressenti ça.
Mais alors qu’une partie de moi me commandait de faire attention, son regard vira de nouveau au noir et elle me sauta dessus.

Je me sentis traverser la pièce sans que je ne pusse rien y faire. Je n’avais d’yeux que pour le regard fou qui enchaînait le mien. Tellement différent que celui dans lequel je venais de sombrer.
Une pointe lancinante de culpabilité me percuta. Et dans cette envolée qui ne dura même pas une seconde, je me maudis plusieurs fois.

Le choc fut rude contre le mur, et si je ne me savais pas plus dur que du marbre, j’aurais cru que le craquement qui résonna à mes oreilles était ma colonne vertébrale. Mais c’était le mur, que j’entendis se fissurer sur toute sa longueur. Cependant, je n’eus pas le loisir de me demander combien de temps le mur allait tenir, qu’une douleur fulgurante envahit mon épaule.
Le venin s’écoula dans ma bouche en même temps que le sien pénétrait dans mes chairs. Je me retins de crier mais pas de gronder et je dus prendre une grande inspiration pour ne pas la repousser de toutes mes forces. J’avais commis une erreur. Je m’étais approché trop. Pourquoi devrait-elle en subir les conséquences ?
Et puis, elle ne pensait plus à l’humain ainsi…
Et puis, je l’avais tout contre moi…

Mais la douleur faisait bouillir mes veines encore plein de sang humain. Je luttais contre moi-même, cherchant la meilleure façon de la calmer sans lui faire de mal. Je sentais le venin engourdir mon épaule et mon bras, d’une langue de feu ardente qui excitait mon instinct de préservation. Il aurait été si facile de la mordre en retour ou de l’envoyer contre la plafond.
Tout mon corps ne souhaitait que la repousser pour s’extraire de cette douleur, mais une petite voix dans ma tête me disait que je ne pouvais pas lui faire de mal. Pire, si je l’envoyais valser, elle pourrait m’échapper et rattraper aisément l’humain dans la rue qui se laisserait tuer en voyant cette beauté venue du plus lointain de ses songes.

Je fis donc la chose la plus idiote que je n’avais jamais faite jusqu’ici.
Grondant, je me relevais, en maintenant sa tête contre mon épaule d’une poigne de fer. Elle me mordait toujours et la douleur me transperça. Mais je serrais les dents et la pris dans mes bras pour me mettre à courir. Je sautais par la fenêtre et atterris, grimaçant de douleur. Sans attendre, je repris ma course vers la forêt. Je devais la faire boire ! Et pas du sang humain ! Elle ne pourrait jamais comprendre l’utilité de boire du sang animal si elle goûtait le sang humain en premier repas…

- Je vais vous montrer…
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Mer 16 Sep - 3:30

Qu'étais-je en train de faire?

J'avais sauté sur le docteur. Je l'avais envoyé valser contre le mur avec une force exceptionnelle. Mes dents étaient enfoncés dans l'épaule de l'homme. Je venais de mordre la personne qui venait de me sauver la vie. Oui, sauvé la vie... Mais à quel prix je le payais? Je n'étais plus en contrôle de ma personne, je me sentais inhumaine. J'avais l'impression d'être un... un monstre, voilà quoi! D'être une bête sauvage... J'étais sans doute en train de rêver... Du moins, je l'espérais. Après tout, cette histoire de vampire était sans doute une partie de rigolade!

Mon coeur se serra en pensant à se ce que je venais de faire, mais je n'arrivais pas à me détacher de l'homme. Mes instincts étaient trop fort; je le voyais comme une menace à ma survie. J'ignorais à quel point je faisais mal à Carlisle, et je ne me sentis pas en sécurité de retirer mes dents de sa peau, me méfiait de sa réponse physique. Après tout, c'était un homme. Beaucoup plus grand, beaucoup plus musclé que moi. Sans doute avais-je réussis le triste exploit de l'attaquer en le prenant par surprise.

J'étais paniquée. Je sentais que j'avais la voie libre pour aller chercher ce pourquoi je venais d'attaquer Carlisle, mais quelque chose en moi avait honte de ce que je venais de faire. Et, en même temps, j'avais peur de l'avoir blessé... Une partie plus humaine en moi, je crois, qui tentait de reprendre le contrôle sur la bête.

Mon dilemne se termina assez brusquement lorsque je sentis une main contre ma tête. Je m'attendais à me faire projeter vers l'arrière. Mais au contraire, la poigne colla encore plus ma tête contre l'épaule de Carlisle, enfonçant mes dents encore plus loin. Et je n'arrivais plus à bouger la tête, sans risque de lui arracher la peau, ce que je ne désirais pas non plus.

Je voulais me dégager! Je bougeais, me tortillait pour me déloger de sa prise, mais en vain. Et l'odeur s'éloignait... Non! Non! Un grognement résonnait dans ma gorge, alors que je bougeais toujours autour. Pourtant, j'avais l'impression dans mes muscles pouvait se bander plus et me tirer des bras que l'homme. Mais à quel prix? Je refoulais cette rage qui m'avait pris, tentant au maximum de me contrôler car, étrangement, je me sentais en sécurité dans ses bras... Je voyais défiler le paysage derrière nous à une vitesse affolante, alors que l'odeur s'évanouissait...

- Je vais vous montrer…

Mais montrer quoi? Comment pouvais-je même espérer lui poser la question alors que son épaule me baillonnait... Lorsque je sentis sa vitesse ralentit, je me repoussait vivement de ses bras, en faisant gaffe pour ne pas partir avec un morceau de son épaule. Aussitôt fait, je me retrouvais par terre, accroupie, à la fixer en grognant. Je ne voyais pas mon visage, mais je l'imaginais soucieux et effrayé, en même temps d'avoir toujours cette lueur sauvage et furieuse, que je sentais toujours en moi. Ma voix était plus sombre et plus menaçante lorsque je dis;

"Pourquoi vous ne me laissez pas! Vous ne comprenez pas! Je brûle en dedans de moi, j'en ai besoin!"

C'est alors que de nouvelles odeurs s'offrirent à moi. Je reniflai, une fois... plusieurs fois. Le feu rageait toujours en moi. Et il devint soudain plus intense en détectant une odeur. Mes sourcils se froncèrent en fixant Carlisle. Elle était moins agréable que la dernière, mais très appétissante.

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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Mer 16 Sep - 19:13

Le venin continuait à faire son effet alors que je l’emmenais dans la forêt. Bientôt, je n’aurais plus aucune sensibilité de mon bras gauche. Mais étrangement, je ne m’étais jamais senti aussi bien.
Alors que j’étais si proche d’elle, je pouvais sentir toutes les subtilités de son odeur. Elle avait perdu cette flagrance humaine qui émoustillait mes sens. Seul restait ce parfum de bois de sapin, rehaussé d’une touche sucrée de feuille d'érable et du vent automnal.
Malgré moi, j’inspirais profondément, oubliant pendant une seconde combien le venin me faisait mal.
Je ralentis, me demandant si je ne devenais pas fou. Elle en profita pour se débattre plus encore, et ma concentration s’étant relâchée, je ne pus l’empêcher de s’échapper de mes bras.
La douleur fut fulgurante. Le fait qu’elle relâche sa pression causa un important afflux sanguin dans la plaie et avec lui, la douleur. Grimaçant, je portais ma main droite à la blessure pour appuyer dessus. Je ne saignais pas et c’était là un avantage notable d’être vampire, mais je savais que c’était profond.
Je continuais d’appuyer avec ma main valide, tout en plongeant mon regard dans le sien. J’y vis la soif. J’y vis la colère. Mais j’y décelais aussi une petite lueur… Comme un appel à l’aide et un soupçon de culpabilité.

"Pourquoi vous ne me laissez pas! Vous ne comprenez pas! Je brûle en dedans de moi, j'en ai besoin!"


Elle était paniquée et je lui souris pour la rassurer. Mais alors que j’humais l’air pour confirmer ce que j’avais senti en courant, je vis ses narines frémir. Elle les sentait aussi.
Deux magnifiques élans broutaient à plusieurs centaines de mètres de nous. Deux jeunes mâles qui je n’en doutais pas, auraient pu provoquer le chef de la harde et lui causer de sérieux problèmes.

- Je sais, et je ne vais pas vous empêcher d’assouvir votre soif. Regardez…


Je m’approchais d’elle à nouveau. Je voulais lui montrer que je ne lui en voulais pas de m’avoir mordu. J’avais conscience encore une fois que je risquais une nouvelle morsure, mais au fond de moi, je lui faisais confiance…

- Je ne me nourris pas d’humain… Les animaux comblent nos besoins, alors je préfère cela plutôt que prendre une vie… Si vous le voulez bien, je préférerais que vous vous nourrissiez sur eux…


Je lui montrais les deux élans de la tête. Nous nous étions légèrement rapproché, mais étant sous le vent, ceux-ci ne nous avaient pas encore repéré.

- Sentez leur odeur… Concentrez vous… Vous verrez plus clair après, vous verrez…


Dernière édition par Carlisle Cullen le Sam 20 Mar - 6:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Jeu 17 Sep - 20:40

D'une manière beaucoup moins intense que précédemment, je sentais tout de même mon estomac qui tiraillait au désir de l'odeur qui flottait dans les airs. Mon regard se tourna vers la forêt dans la direction d'où provenait l'odeur que j'avais senti et presque aussitôt mes oreilles s'ajustèrent aux bruits lointains. Un bruit faible mais distinct se fit entendre; deux battements de cœur, simultanés mais différents de celui que j'avais entendu précédemment.

Il s'approchait de moi. Je me tournai vers lui, le fixant, le regard méfiante malgré moi. Mais je ne bougeai pas. Il n'était pas menaçant, au contraire. Plus les pas s'approchaient, plus je me sentais en sécurité. Une fois à portée de main, je détournai les yeux vers la direction des élans.

- Je ne me nourris pas d’humain… Les animaux comblent nos besoins, alors je préfère cela plutôt que prendre une vie… Si vous le voulez bien, je préférerais que vous vous nourrissiez sur eux…

Mon regard se tourna alors lentement vers l'homme, alors que la vérité pénétrait durement dans mon esprit. Alors c'était vraiment un vampire. Et... J'en étais également un. Je tentais de percevoir quelque chose dans ses yeux dorés, comme une réponse supplémentaire... une réponse quelconque. Mais à quelle question?

Son sourire me déstabilisait encore plus, alors que ma partie humaine prenait à nouveau le dessus. Le contrôle de moi-même ressemblait à une mer agité. Les deux nouvelles parties de ma personne se battaient pour prendre le dessus; soit Esmée, soit l'animal. Qui allait reprendre le dessus ensuite, je ne pouvais pas le savoir...

Mais son sourire... Il évoquait des souvenirs, plus tristes comme plus heureux, des moments où je l'imaginais dans mon esprit ou que je le voyais en rêve. Ou quand j'espérais le revoir un jour briller dans son si beau visage. Mon estomac se serra sous l'étrange sensation qui traversait mon corps, réveillant ma faim par la même occasion. Encore une fois, mes yeux se détournèrent de son regard.

- Sentez leur odeur… Concentrez vous… Vous verrez plus clair après, vous verrez…

Autant j'avais envie de me jeter sur l'humain précédemment, autant je me retenais maintenant. Avant je ne pensais qu'à cela, qu'à cette odeur enivrante qui s'accaparait de mes sens et me contrôlait complètement. Maintenant, la cible était moins appétissante mais la douleur d'autant plus présente. Puis il y avait Carlisle. Si j'avais toujours été de celles qui réfléchissaient trop, même transformée je ne semblais pas avoir perdu cette habitude. Et j'avais presque honte, j'étais gênée de suivre mes instincts brutaux ainsi, devant l'homme qui avait peuplé mes rêves.

Fronçant les sourcils, indécise, je m'avançai lentement vers les élans. Ma voix était faible, presque inaudible quand je dis;

"Je... Je ne comprend pas... Je ne suis pas certaine de savoir comment... Je vais essayer... "

Puis, prenant une grande inspiration, je fermai les yeux, m'immobilisant. Et je me concentrai; cette fois, pour refaire prendre le dessus à mes instincts. Oublier le malaise. Et ce ne fut pas dur que le feu reprit le dessus, envahissant mon cerveau, et qu'un grondement fit trembler ma gorge... L'odeur devenait de plus en plus alléchante; n'importe quoi aurait fait l'affaire. Sans comprendre comment, mon corps se projeta contre l'une des bêtes, traversant les mètres comme des centimètres. Je fus collé contre elle, mes bras enlaçant son immense cou pour venir enfoncer mes dents contre la chair de son cou, où j'entendais son cœur battre.

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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Ven 18 Sep - 17:45

Je la vis hésiter et je ne le compris que trop bien.
Pour moi c’était si simple à présent de me nourrir à la gorge même d’un animal… De sentir son pouls battre encore alors que je le vide de son fluide vital.
Je comprenais que pour une dame du nouveau monde, ce serait loin d’être facile. Elle avait dû être habituée à manger de la viande bien cuite… Et là, je lui demandais de se laisser aller à ses plus vils instincts.

J’allais prendre la décision de lui montrer comment procéder, quand je la vis s’élancer en grognant. Je ne pus que rester un instant ébloui par la fluidité de ses mouvements. Elle semblait dompter ce nouveau corps comme si elle l’avait toujours eu. Encore une fois, je me surpris à la trouver belle… Et ce n’était pas bienséant…

Je fis quelque pas pour me rapprocher et m’appuyais un moment contre un arbre pour l’admirer.
Elle semblait si frêle, accrochée à ce cou immense… Si petite et pourtant si puissante, alors qu’une patte de l’orignal touchait le sol, manquant soudain de force à mesure que son sang quittait son corps.
L’odeur de l'hémoglobine fusa dans l’air, et le venin emplit ma bouche. C’était bien la première fois que je m’empêchais d’attaquer un animal… Je n’avais pas l’habitude…
Pour me changer les idées, je me forçais à regarder autour de nous. Je ne sentais aucune présence humaine dans les environs mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être angoissé. Nous étions assez éloigné de la voie routière, mais toujours trop proche compte tenu de notre vitesse de déplacement.

Voyant son compagnon se faire égorger, le deuxième élan brama si fort que je crus qu’il allait nous arracher les tympans. Comme au ralenti, je le vis partir au triple galop, laissant son ami ou son frère à la mort.
Je le rattrapais bien vite cependant, et l’obligeais, juste en me mettant devant lui, à rester dans un cercle proche d’Esmée. Je ne voulais pas le tuer, même si tout mes sens ne voulaient que cela.
Je savais qu’Esmée aurait besoin de plus d’un élan pour ce premier repas… Je chasserais plus tard.. Quand j’aurais le temps…
Cependant, le contrer devint vite lassant, d’autant que si Esmée avait un problème, j’en perdrais la proie. Je montais donc aisément sur son dos et lui assénais un coup puissant sur la nuque. Celle-ci craqua sous l’attaque et il s’effondra aussitôt, tout près de son frère d’infortune.
Je me mordis la lèvre en me relevant. Je ne voulais pas le tuer.. Juste l’étourdir… Il faudrait que je revoie la puissance de mes coups…

Je retournais à « mon » arbre pour ne pas déranger Esmée. La chasse est une activité qui révèle le plus les instincts... Elle pourrait me prendre pour un ennemi voulant sa proie et m'attaquerait si je restais près d'elle.
Cependant, alors que je passait près d'elle, je ne pus m'empêcher de lui murmurer pour l'encourager.

- Vous vous débrouillez très bien…

Elle n’avait qu’à se pencher pour continuer à se nourrir, alors que de mon côté, je reniflais déjà l’air pour localiser de nouvelles proies.
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Dim 20 Sep - 5:10

C'est alors que je sentis le sang contre mes lèvres. Ce liquide chaud qui emplissait ma bouche, chatouillait ma langue. Ce goût si particulier, si étrange, mais si savoureux à la fois. Mes mains se crispèrent autour de l'élan, alors que j'avalais goulument ce dont mon corps avant tant besoin. Il était sans vie, je le sentais. J'avais sentie sa vie quitter son énorme corps, alors que je me nourrissais de lui. Mon corps entier se réchauffa, alors que les flammes dans mes entrailles se calmaient.

Je n'étais pas capable de séparer ma bouche du cou de la bête, aspirant toujours et toujours plus le sang qui quittait ses veines. Mes sens étaient tous obnubilés par ce flot continue qui descendait dans ma gorge, en recherchant un peu plus et un peu plus. Je ne sentais rien autour, je ne voyais rien autour. J'entendais que le bruit du sang qui coulait dans ma bouche. Je ne sentais que l'odeur de cet animal qui s'évanouissait rapidement. Je ne voyais que la fourrure douce que je serrais dans mes mains.

- Vous vous débrouillez très bien…

Puis plus rien. Il n'y avait plus rien.
Plus le sang dans ma bouche.

Sa voix m'aida à revenir à moi-même. Retrouvant mes sens, je me redressai lentement, fixant le cadavre de l'immense bête devant moi. Mes yeux s'écarquillèrent d'effroie. Je reculai alors lentement d'un pas... puis un autre... puis un autre... Mes mains se posèrent contre ma bouche, réalisant ce que j'avais fait. Je venais de tuer à moi seule un immense élan. Moi, la petite, frêle, faible Esmée...
Et j'avais bu son sang...

Je me penchais pour toucher le sol sous mes pieds, et m'assoir dans l'herbe. J'étais incapable de détacher mes yeux de la dépouille de l'élan au cou ensanglanté.Ma soif était moins intense, mais elle était encore présente. Je la sentais me tirailler légerement le ventre, brûlant faiblement ma gorge. Comparé à la douleur d'avant, ce n'était rien. Mais elle était quand même présente, venant m'agaçer. Mon regard se tourna vers l'autre élan. Je n'entendais plus son coeur, mais je sentais l'odeur de son sang.
Et elle me donnait envie...

Avec un gémissement plaintif, je me pris la tête entre les mains, la secouant d'un côté et de l'autre.

"Mais qu'est-ce qui m'arrive... C'est impossible..."

L'odeur me tirallait, m'attirait. J'avais envie de sauter sur l'animal et de recommencer à boire tout son sang. Mais je ne voulais pas! Je joignis mes mains derrière ma tête, penchant le visage. Je voulais me réveiller... Ou m'endormir à jamais. Mes genoux vinrent se coller contre ma poitrine, appuyant mon front sur le sommet. Je voulais résister! Je voulais résister!

Je levai alors mes yeux vers l'homme qui se trouvait derrière moi. Je le fixai, le regard emplit de désespoir et de questions. Je me tournais vers lui pour de l'aide, pour une solution. Cet homme qui avait su me sauver dans mes cauchemars. Que pouvait-il pour moi? Il m'avait sauvé de la mort. Mais je ne voyais pas ce qu'une nouvelle vie pouvait m'offrir. Je voyais mon existence comme vaine... Mes yeux bougeaient rapidement sur son visage, observant le moindre de ses traits. Sa peau pâle, son nez fin, ses yeux si doux... Il semblait venir d'un autre monde, monde où la perfection règnait. Mais s'il avait déja caché sa nature, que pouvait-il cacher d'autre...

Je détournai alors le regard, fixant l'herbe juste devant mes pieds quelques secondes avant de reprendre ma tête entre mes bras, recroquevillée.

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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Lun 21 Sep - 17:34

Le vent m’apporta la confirmation de ce que mes oreilles avaient entendus. Le premier élan venait de lâcher son dernier souffle. De nouveau ma gorge me brûla mais je l’ignorais comme je pouvais.
Je la vis se redresser et je crus tout d’abord qu’elle allait enchaîner directement avec le deuxième. Mais non, elle prit sa tête entre ses doigts, en proie à des tourments que je ne connaissais que trop bien. Je me souvenais de ma première proie… La panique qui m’avait étreint en croyant avoir tué un homme.. Puis, le soulagement profond lorsque ouvrant les yeux, j’ai découvert une biche à mes pieds.
Pour elle, se devait juste être affreux de se rendre compte qu’elle avait tué…
Elle souffrait… Elle souffrait tellement.. A cause de moi.

"Mais qu'est-ce qui m'arrive... C'est impossible..."

Je m’approchais lentement, le regard triste. J’aurais voulu qu’elle se nourrisse encore, car je savais qu’elle ne reprendrait une complète conscience d’elle-même qu’à cette condition. Cependant, je devais lui faire comprendre que se nourrir de cette façon n’était pas « mal »
Elle se recroquevilla sur elle-même. J’hésitais. Je savais qu’il fallait que je l’aide, mais j’avais peur qu’elle me repousse. Peur qu’elle me prenne pour un monstre, moi qui l’avais obligé à devenir ainsi.
Alors, je restais là, incertain. Elle leva les yeux sur moi. Il y avait tant de peine dans ce regard que j’en chancelais.
Pendant ces quelques secondes, je dus me maudire une centaine de fois. Edward avait raison… Elle avait voulu la paix… Je ne lui avais apporté que du tourment.

Je déglutis difficilement alors qu’elle baissait les yeux à nouveau. Il fallait que je l’aide. Son regard me posait aussi des tas de questions. Même si elle l’avait sûrement deviné, je ne lui avais toujours pas confirmé ce qu’elle était devenue. J’avais tellement honte de ma nature… C’était tellement difficile à avouer…
Je la rejoignis en quelques pas, et m’assis près d’elle. Le silence devint oppressant au bout de quelques minutes. Je m’efforçais de trouver quelque chose d’apaisant à dire, en vain. Ce fut donc d’une voix enrouée, presque un murmure que je lui dis, fixant l’arbre devant moi comme s’il allait m’aider.

- Vous devez avoir des tas de questions n’est ce pas ?

Je voulais la faire parler. Si je pouvais savoir ce qu’elle avait dans la tête, je pourrais peut être l’aider. Un élan de protection m’envahit. Je n’avais jamais connu cela aussi fort. Mon bras fit un mouvement pour l’attirer à moi, mais je me retins avant de la toucher. Si elle me prenait pour un monstre, la toucher pourrait empirer les choses…
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Mar 22 Sep - 15:12

Je n'avais rien vu dans ses yeux pour répondre à mes questions. Et je ne me sentais plus capable de tenir son regard plus longtemps. Je pouvais me tromper, mais j'ai presque eu l'impression qu'il y avait autant de détresse dans ses yeux qu'il pouvait y en avoir dans les miens. Je ne pouvais pas le croire, cependant... J'étais persuadée que c'était impossible. Mais la tristesse que je voyais dans son regard me rendait presque coupable... Après tout, il m'avait sauvé la vie. Il avait fait cela pour moi... Et je n'arrivais pas à me sentir reconnaissante... Au contraire; il m'avait rammener à la vie que je voulais quitter... Ou une mauvaise caricature de cette vie, à ce qui m'aparaissait pour l'instant.

Je le sentis s'approcher, tendant les muscles de mes épaules inconsciemment. Je ne le détestais pas. Je n'avais pas envie de le détester. Je ne me sentais pas capable. Je n'avais pas assez d'énergie pour cela... Et puis, après tout, il ne me voulait pas du mal. C'était pour m'aider... Je grogne alors, serrant encore plus ma tête dans mes bras. Il m'avait transformé en vampire, et je n'arrivais pas à être furieuse contre lui! Il m'avait sauvé d'une tentative de suicide, et je n'arrivais pas à transformer ce désespoir en colère! Tout aurait été tellement plus facile, si seulement j'aurais pu le détester!

Il s'asseya près de moi et je me redressai. Je sentais toujours cette faim me tirailler le ventre et l'odeur du sang m'attirer vers la bête morte devant moi. Je me contentais de me contrôler. Mes muscles tremblaient parfois pendant plusieurs secondes, alors que d'autres fois j'entendais ma gorge gronder, les dents serrées. À certains moment, j'aurais ressenti le besoin de pleurer, mais j'en étais incapable. Était-ce ma nouvelle nature, ou bien le mélange compliqué et incompréhensible d'émotions dans mon corps? Je ne bougeais pas. Dans le silence.

- Vous devez avoir des tas de questions n’est ce pas ?

Je me tourne alors vers lui, pour plonger mon regard rouge au plus profond du sien. Il n'était pas très à l'aise, ça se voyait. Et ma posture aussi tendue ne devait pas aider à le mettre confortable. Mais c'était le moindre de mes soucis. Ma voix était plus dure que je ne l'aurais voulut;

"J'aimerais savoir ce qui se passe. Qui êtes-vous... qu'êtes-vous? Pourquoi suis-je devenue.... un animal..."

Je fis une pause, évaluant son regard, avant de poursuivre la voix plus faible;

"Je n'ai plus l'impression d'être en contrôle de mon corps. Et tous mes sens se sont décuplés. C'est un peu comme s'il y avait quelque chose de primitif qui s'était réveillé dans mon esprit et qui se battait pour prendre le dessus... Et cette douleur..."

Mon corps fut traverser d'un frisson violement alors que mes yeux se reposèrent sur le corps inerte de la bête.

"Et cette odeur plus tôt... Et l'odeur du sang de l'élan... Ca rend cette douleur encore plus terrible. Comme si c'était le seul moyen de la faire partir..."

Une dernière question traversa mon esprit, mais je n'avais pas envie de la poser. Je me tû, et attendit.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Mar 22 Sep - 23:02

Elle grognait mais je l’ignorais. J’étais sûr qu’elle ne m’attaquerait pas… Je devais être son seul moyen de comprendre ce qui lui arrivais.. Et même dans ces yeux, je ne voyais plus la même colère qui l’avait étreinte lorsqu’elle était assoiffée. L’élan avait déjà calmé partiellement sa soif.
Je me forçais cependant à rester immobile, ce qui pour ma nature était simple, mais pas juste à côté d’un autre vampire qui grondait. Mon instinct me commandait de m’éloigner pour prévenir une attaque. Mais je n’en avais pas envie.

Elle me regarda, et pendant quelques secondes je tombais dans l’abîme de ses yeux. Ils n’étaient plus noirs de soif. Non, ils ressemblaient maintenant à deux purs rubis, lui donnant un air étrange, comme s’ils ne lui correspondaient pas. Mais encore une fois je ne pus que me faire la remarque qu’elle était vraiment belle.
Je la laissais se confier sans l’interrompre, l’admirant juste, alors qu’elle m’exposait toutes les questions qui la torturaient depuis qu’elle avait rouvert les yeux. Et même une fois qu’elle eut fini, je laissais le silence s’installer. Je cherchais un moyen de lui avouer sans que ce soit trop dur… Sans qu’elle se déteste autant que je me méprisais.

"J'aimerais savoir ce qui se passe. Qui êtes-vous... qu'êtes-vous? Pourquoi suis-je devenue.... un animal..."


Voilà ce qu’elle avait dit et sa phrase résonnait en moi. Et elle avait tellement raison. Au fond nous n’étions que des animaux… Pire même…
Je baissais les yeux observant plusieurs minutes, comme avec une loupe, des fourmis en train de transporter de la nourriture jusqu’à leur nid. Ils prenaient soin les un des autres… Je devais faire la même chose. Je devais lui avouer, pour pouvoir la protéger.

- Je suis un vampire….

Je déglutis difficilement. Ça elle avait dû le deviner… Mais maintenant, par quoi commencer ? Comment lui expliquer ce qu’il m’avait pris de la sauver.. De la transformer… Comment pourrait elle comprendre ?

-… Mais je ne suis pas comme ceux de mon espèce.

Je n’osais pas la regarder. Je m’attendais à ce qu’elle se mette à courir à tout moment. J’aurais peut être dû lui dire chez moi, où elle ne pouvait pas me semer parmi les arbres. Mais m’aurait elle seulement suivi ?

- Je suis médecin… C’est comme ça que je vous ai trouvé. Je n’ai pas pu m’empêcher… De vous sauver. Je suis désolé.


Enfin, je tournais la tête vers elle. J’espérais qu’elle pourrait voir combien j’étais attristé de lui faire subir ça. Combien je lui en voulais de l’avoir égoïstement attiré dans mon monde alors qu’elle aurait pu avoir la paix éternelle.
Je ne tins pas son regard bien longtemps cependant et baissais rapidement les yeux. Elle semblait encore avoir soif… Il fallait qu’elle se nourrisse.

- Nous sommes.. Remplis de pulsion. Le sang nous calme.. Vous devriez finir… De.. Boire… Je répondrais à toutes vos questions ensuite...

Je me mordis la lèvre. Je me sentais honteux de lui dire cela ainsi. Mais le sang d’élan froid, ce n’était vraiment pas bon.
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Mer 30 Sep - 19:51

- Je suis un vampire…

Je fixais toujours l’élan le regard fixe, sans aucune réaction. Aussi étrange la réponse pouvait paraître, aussi surréaliste cette affirmation avait l’air à première vue, je n’étais pas surprise. Malgré tout, je le savais. Mais mon ventre se serra cependant un peu plus, comme si la confirmation du doute avait changé quelque chose à ma nouvelle nature. Je sentais soudainement une plus grande rage en moi, que je me surpris à bien contrôler. Je pris quelques secondes pour bien réfléchir à ce que je venais d’entendre avant d’acquiescer presque imperceptiblement. Au moins, je savais clairement maintenant. Je l’entendis avaler sa salive avec plus de difficulté, sans pour autant le regarder immédiatement. Il était inquiet? Je ne pensais pas au pourquoi qu’il venait de faire ce bruit, mais plus au comment je l’avais entendu… Aussi bien m’y faire…

Je n’avais pas envie de rester assise là, à ne pas bouger. Tout physiquement me poussait à partir. La proximité de cet homme, la méfiance, la peur. Le sang de l’élan qui brûlait toujours mes narines, et le souvenir de l’odeur humaine qui me revenait en tête. Et je savais qu’elle n’était pas à proximité. Mais je savais également que je pouvais facilement retrouver cette odeur de par mon odorat si fine et ma vitesse si rapide. Que mon oreille pourrait percevoir rapidement des battements de cœurs humains. Mais je ne laissais pas mon corps aller. Ma raison me retenait. Je le retenais.

Il m’avait écouté sans bouger, et est resté longtemps près de moi sans faire un mouvement pour me faire du mal. Quelque chose me disait que s’il voulait faire quelque chose, il l’aurait déjà fait. Il m’avait aidé à ne pas tuer un être humain, et m’avait aidé à me retrouver, moi, au milieu de toutes ces pulsions. Je lui devais bien au moins cela… Et d’ailleurs, sa deuxième réponse m’intrigua. En une fraction de seconde, mon regard était sur lui, interrogatif. Comment pouvait-on être différent alors que nos corps étaient aussi contrôlés par quelque chose d’aussi… incontrôlable.

Mon regard que j’avais gardé inconsciemment presque agressif se radoucit légèrement en le regardant et en l’écoutant. Mon humanité remonta en flèche en moi. Si quelques envies bestiales avaient encore un peu le dessus, je ne les sentais plus. J’étais responsable de moi-même maintenant. Et je me sentais horriblement mal de voir que cette tristesse dans son regard doré était de ma faute. Il avait voulut me sauver la vie. Comment pourrais-je lui en vouloir? Rien ne disait quelque part sur mon corps laissé pour mort que je tentais de me suicider… Il m’avait redonné une chance de vivre. Et pourtant, je voyais qu’il s’en voulait de ce qu’il m’avait fait. Il s’en voulait, lui-même. Je ne me sentais plus encline à lui en vouloir… Je sentais que c’était Esmée, qui ne pouvait plus lui en vouloir. Et à cet instant précis, je me sentais humaine. Du moins, pour l’instant.

Je balayais son visage encore du regard lorsqu’il me conseilla d’aller boire encore. Son air honteux m’aurait amusé.. en d’autres occasions. Mais je voulais avoir des réponses auxquels il était le seul à pouvoir répondre. Et puis, il avait probablement plus d’expérience pour savoir ce qui était…adéquat de… faire… Je me levai en silence pour me diriger vers la cadavre encore plein de sang. Ce fut à mon tour de me sentir gênée. Je n’avais pas les pulsions pour me pousser à le faire, je devais le faire de ma volonté d’humaine… Et…Je n’avais pas vraiment envie de laisser mon instinct reprendre le dessus... pas maintenant...

Lentement, je me penchai sur le dessus de l’animal. Posant une main délicate sur la fourrure douce de son cou, je le caressa quelques secondes. Ce n’était pas la première fois que j’en touchais le pelage, mais le contact était différent maintenant sur ma peau. Fermant les yeux, j’incline la tête vers lui, guidée vers l’odeur de ses veines. Ma gorge brûlait de plus en plus d’anticipation, mais je ne voulais pas me presser. Et, toujours aussi lentement, j’enfonce mes dents dans sa peau encore chaude, me laissant envahir par le goût si libérateur de son sang.

Quelques secondes passèrent où je ne pensais à rien d’autre que ce liquide qui glissait dans ma gorge. Je me délectais de cette sensation comme si c’était il y a si longtemps la dernière fois, et que la prochaine sera très éloignée. Et puis, plus rien. Sauf que je me sentais moins nerveuse, moins excitée. Il avait raison; cela nous calmait.

Avec une dernière caresse, je me relève et me tourne vers Carlisle pour le regarder. Mon regard n'était plus méfiant, plus inquiet. Il semblait normal, avec cette lueur de tristesse qui y brillait depuis quelques temps déjà. Aucune précision n'était vraiment nécessaire dans les questions, je voulais simplement tout savoir ce que je pouvais savoir. Tout savoir ce qui pourrait arranger ma situation, me donner un peu d'espoir;

"Je vous écoute. Expliquez-moi. Tout ce que vous pouvez me dire... Je vous prie."

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†


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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Jeu 1 Oct - 4:40

Pendant le long silence qui suivit ma déclaration, mon cerveau émit plusieurs hypothèses.
Elle allait partir. Elle allait crier pour me dire que je n’aurais jamais dû la transformer en monstre et puis elle allait courir loin de moi… Elle allait probablement chercher à se suicider à nouveau et connaîtrait les mêmes souffrances que moi-même lorsque j’avais essayé, jadis. Vouloir mourir mais ne pas le pouvoir… Voilà ce à quoi pourrait ressembler l’enfer.
Ou alors, elle allait se renfermer, sous le choc et ne plus parler pendant des jours voire des mois… Le traumatisme d’avoir été privé du paradis.
Ou alors elle allait se lever, et calmement m’annoncer qu’elle voulait vivre avec sa nature, et se nourrir d’humain puisque c’était le régime normal d’un vampire.

Je ne pus m’empêcher de frémir. Pourquoi avais-je tant peur de la perdre ?
Nos regards se croisèrent un instant et je pus y voir de l’interrogation. Fusse t-il possible que j’aie attiré son attention ?
Je vis ses yeux lentement s’éclaircir à mesure que je parlais, et mon cerveau commença à envisager différentes options.
Serait-ce possible qu’elle veuille rester un peu avec nous le temps que je lui apprenne comment résister assez au sang humain ?
Serait-ce possible qu’elle ne m’en veuille pas trop, pour pouvoir supporter ma présence ?

Et puis soudain elle se leva. J’allais la retenir, quitte à prendre sa main s’il le fallait, quand je vis qu’elle se dirigeait vers l’élan. Ainsi, elle faisait le choix de m’écouter ? Elle allait essayer de suivre ma voie ?
Je me tournais pour l’observer discrètement. Je fus sidéré de la voir caresser l’animal. Tant de gentillesse émanait de cette femme que j’en fus troublé.
Je la vis se nourrir comme jamais je n’avais vu un vampire le faire. Elle rendait le geste presque beau. Ses petites mains agrippaient à peine la fourrure de la bête. Elle prenait son temps, comme si elle dégustait un bon plat.
Son corps s’arc-boutait gracieusement au dessus de l’élan et je me surpris à penser que l’ange de la mort n’aurait pu avoir de plus belle apparence.
Et elle se tourna vers moi…
Et je vis la tristesse briller dans ses yeux. Je me levais et m’approchais malgré moi. Ma main voulait caresser son visage pour retirer ce voile de chagrin… Mais je serrais les poings… Ce serait mal élevé de toucher une femme que je connaissais à peine.

"Je vous écoute. Expliquez-moi. Tout ce que vous pouvez me dire... Je vous prie."

Encore une fois, je me perdis dans ses yeux. Derrière la tristesse il y avait tant de douceur que j’avais du mal à croire que ce regard fût celui d’un vampire.
Je mis plusieurs minutes à répondre, alors que je l’observais avec curiosité et une tendresse paternelle – bien que je n’aie jamais eu d’enfant –
Elle avait soif d’apprendre. Et je pouvais lui enseigner.
Lui souriant, je baissais les yeux, gêné de m’être permis de la dévisager ainsi, et me mis à marcher.

- Je suppose que vous avez remarqué comme vous êtes plus lucide n’est ce pas ?

Je fis une pause. Je voulais qu’elle réflechisse. Qu’elle prenne le temps de découvrir ses nouvelles sensations.

- C’est le secret. Au début, plus vous serez nourrie, moins vous serez attiré par les… Humains. Enfin les Hommes.

Je me raclais la gorge. Il y avait tellement longtemps que je ne me considérais plus comme humain… Et je n’avais expliqué ces choses là qu’à une personne, qui lisait tout en moi bien avant que je ne trouve les mots. Cela avait bien simplifié les explications.

- Les animaux… ne sont pas la nourriture naturelle du vampire. Vous serez tentée… Mais je vous aiderais.

Je me tournais vers elle. Je ne voulais pas aller trop vite. Il y avait tant de choses à dire que je ne savais pas par où commencer.

- Dans tout les cas… La priorité absolue c’est de ne pas être vu. Les hum… Hommes, ne doivent pas savoir que nous existons… Pas en tant que vampire en tout cas.

Je lui souris en me souvenant de notre première rencontre. Elle avait le même air intéressé qu’aujourd’hui. Etonnant était le destin parfois, de nous avoir réuni à nouveau… Mon sourire s’élargit. Etrangement j’étais heureux. Mais pourquoi ?
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Lun 5 Oct - 3:32

Il me regarda pendant plusieurs minutes, me laissant perplexe. Je ne savais pas trop où me mettre, quoi faire. Je me contentais de rester immobile sous son regard, me sentant de plus en plus gênée. Et je pus le regarder encore à mon tour. Je ne pouvais m'empêcher de m'emerveiller devant sa beauté. Et il était exactement comme dans mes souvenirs; alors que nos souvenirs sont majoritairement plus beaux que la réalité, celui la ne lui arrivait même pas à la cheville.

La situation était presque ironique. La dernière fois que j'avais écouté cet homme, j'étais une petite gamine. Une adolescente face à son premier coup de foudre. Ce qui n'était pas vraiment étonnant. Avec sa beauté et sa gentillesse, il m'apparaissait comme l'homme parfait, l'homme de mes rêves. Et pour le plus grand désespoir de cette petite, il resta l'homme de ses rêves. Je n'eus qu'une seule relation amoureuse; mon ex-mari. Cherchant trop le bon en lui, je tentais de taire ces mauvais côtés afin de trouver la perfection que j'avais rencontré plus tôt. Mais j'échouais minablement, me rendant simplement encore plus malheureuse.

Et pourtant, cette perfection était-elle si parfaite? Son visage et son corps si magnifiques laissaient paraître une nature effrayante... Quoique contrairement à moi, il semblait bien en contrôle de lui-même; normal il devait avoir plus d'expérience. Et je l'écoutais comme cette petite fille l'avait écouté; buvant ses paroles avec crainte. Avant de ne pas pouvoir remarcher normalement, maintenant de faire confiance. Après tout, il ne me montrait pas comment utiliser des béquilles. Mais bien les règles d'un peuple qui m'était inconnu, comment me nourrir de sang d'animaux et comment contrôler une bête enfermée dans mon corps...

Mes yeux le quittèrent pendant ses explications et je regardais par terre, un peu perdue... C'était beaucoup trop en même temps. Je lève la main pour... je ne sais pas trop. Lui dire d'arrêter un moment? Me gratter le front? Me frotte les yeux? Peut être un peu toutes ses réponses. Dans un petit soupire, je laisse tomber ma main. Puis, remontant les yeux vers les siens, j'oublie complètement le mouvement que je venais de faire. Il me souriait. Un sourire immense. Et ce sourire me coupa le souffle.

Je ne sentais plus de coeur battre dans ma poitrine, mais je n'aurais pas été étonné que ce soit à cause de ce sourire. Il remonta en moi des sentiments que j'avais cru ne jamais ressentir à nouveau dans ma vie, que j'avais enfermé quelque part au creux de mon coeur pour ne plus jamais avoir mal... Des sentiments qui n'avaient été que signe de malheur dans ma vie... De mon vivant, pour être plus précise.

Embarassée par ces émotions contradictoires, je me détourne pour regarder... peut importe ce que je regardais; ce n'était plus lui...

"Oui, je suis plus lucide. Et vous êtes... Nous sommes donc immortels.."

Ce n'était pas tant une question qu'une constatation... Je prend mon courage a deux mains pour me retourner vers lui et le regarder, le même regard qu'avant. J'avais besoin de savoir plus, mais je ne savais pas quoi poser comme questions.

"Comment avez-vous... Pourquoi ne tuez-vous pas les humains comme votre nature vous l'exige?"

Entendant ces mots étranges de ma - nouvelle - voix, je précise précipitament;

"Je n'ai pas envie de tuer les humains non plus, mais j'imagine que vous... nous... vous n'êtes pas tous aussi... disciplinés."

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†


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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Mer 7 Oct - 15:26

Lorsque je lui souris, elle leva les yeux et j’entendis son souffle avoir des ratés. Je m’en demandais encore la raison quand elle détourna les yeux, gênée. Je n'arrivais pas à imaginer que c'était moi qui lui faisait cet effet.

"Oui, je suis plus lucide. Et vous êtes... Nous sommes donc immortels.."

Je réfléchis une seconde. Je m’étais souvent interrogé sur notre immortalité. Au final nous ne l’étions pas vraiment puisqu’il y avait un moyen de nous détruire.

- Disons que le temps n’a plus d’impact sur nous.

Nos regards se croisèrent à nouveau, alors qu’elle levait vers moi des yeux interrogateurs et inquiets. J’avais envie de la rassurer, de lui prendre la main pour lui dire que tout allait bien aller. Que je resterais avec elle pour l’aider tant qu’elle voudrait de moi.
Je souris en baissant les yeux lorsqu’elle me posa la question que beaucoup de vampires m’avaient déjà posée. Chez les Volturi, je devais y répondre à chaque fois qu’un des nôtres visitait la superbe demeure d’Aro.

- Ce n’est pas parce que tout me poussait dans une voie, que j’étais obligé de l’accepter.

Je marchais encore quelques pas, nous enfonçant plus encore dans la forêt.
J’avais été élevé dans la haine des êtres surnaturels: vampire, loups garous, sorcières… ils étaient pour moi des démonstrations de Satan même si j’avais moins de ferveur que mon père pour les détruire. Lors de ma transformation, j’avais cru fermement être devenu moi-même un démon. J’avais rejeté si longtemps ma nature… Je m'étais tant détesté...

- J’ai mis du temps avant de trouver le petit chemin qui me permettait de m’accepter.

Je souris tristement en pensant à la réaction de la plupart de mes « confrères ». Pour l’essentiel ils me traitaient de fou et essayait de me faire changer d’avis. Le reste m’ignorait, croyant probablement que je perdrais ma force et mourrais de ne pas m’être nourri correctement.
Je crois qu’au début, l’intérêt d’Aro avait été de voir combien de temps je tiendrais… Un siècle plus tard, c’est moi qui partais pour essayer de trouver des vampires qui me ressemblaient.

- En effet, ce n’est pas l’inclinaison naturelle. Il faut avouer que c’est plus simple de se laisser aller à ses instincts que de les contrecarrer. C’est moi qui ne dois pas être normal.

Je me mis à rire ironiquement en frappant doucement dans un caillou qui fusa du sol pour aller faire un trou bien net dans une branche 100 mètres plus loin. Je gardais les yeux rieurs alors que je me tournais vers elle. Son expression était indéchiffrable. Tout cela lui donnait bien trop à réfléchir.

- Mais il y a des bons côtés à être vampire. On rencontre des gens, on voit passer les âges.. Nous avons une force et une vitesse immense. Notre peau est aussi dure que du marbre et nos réflexes sont incomparables.

Enjoué, je fis décoller un bout de bois que je frappais ensuite avec le plat de ma main pour lui envoyer. La branche fusa a une vitesse impressionnante vers son thorax, mais je ne doutais pas qu’elle parviendrait à la rattraper.
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Dim 11 Oct - 5:16

- Ce n’est pas parce que tout me poussait dans une voie, que j’étais obligé de l’accepter.

Une réponse si simple. Comme si par cette courte phrase, le pourquoi de la chose était évident et si facile à comprendre. Il me donnait l'impression d'avoir répondu des milliers de fois à cette même question que je venais de poser. Il avait baissé les yeux et s'éloignait de moi. Et aussitôt, je ne pus me sentir autrement qu'idiote d'avoir posé cette question. Alors que, pourtant, j'avais l'impression au fond de moi que c'était une question légitime et impossible à deviner; après tout, j'avais eu envie de tuer quelqu'un... et je n'avais jamais pu faire de mal à personne volontairement. Et même involontairement, je me sentais mal.

Je le voyais s'éloigner de moi alors que mon esprit s'emballait; pourquoi s'en allait-il si loin? Voulais-je le laisser partir? Bien sûr que non... Je ne pouvais simplement pas le laisser s'éloigner de moi. Je me mis donc à le suivre sans vraiment le rejoindre, un peu honteuse, mais l'écoutant quand même. Trouver le chemin pour s'accepter? Je regardais son dos, fronçant un peu les sourcils. Se considérait-il aussi comme un animal monstrueux... C'était en effet plus difficile de vivre avec une telle nature si on... assassine des êtres humains.

Je laissai échapper un simple "Hmm..." distrait. Je crois que je commençai à comprendre un petit peu comment c'était de contrecarrer ses instincts. Tout cela était bien nouveau pour moi, je ne pouvais pas affirmer comprendre autant que lui. Mais je me sentais plus en contrôle qu'avant. Si l'envie pressante de m'enfouir en courant s'estompait tranquillement, je ne pouvais que camoufler le plus possible cette méfiance au plus profond de moi.

-C’est moi qui ne dois pas être normal.

Mon coeur s'était resserré d'un coup dans ma poitrine. Je m'immobilisai à son dernier commentaire, son rire me figeant sur place. Mes sourcils se froncèrent à nouveau, alors que je distinguais avec une précision inhumaine chacun de ses cheveux brillants descendre derrière sa nuque. Mes yeux se tournèrent rapidement vers la pierre qu'il envoya contre une branche avant de plonger dans les siens.

Mon visage restait impassible. Seuls mes yeux brillaient étrangement. Si j'avais du être surprise en tant normal, je me sentais presque immunisé en ce moment précis aux choses étranges. Après tout, j'étais une vampire ce qui était déja assez difficile à croire... Petite comme je suis, je n'aurais jamais été capable d'envoyer aussi violemment et aussi rapidement le vampire contre le mur... Et comme si avait deviné mes pensées, il me confirma ces doutes.

Et je n'eus pas le temps de réfléchir à autre chose qu'un morceau de branche morte volait dans ma direction. Je sentais mes poils se dresser dans mon dos alors que je contemplais, les yeux écarquillés, la branche filer dans l'air dans un frisson d'admiration. Je savais qu'elle venait a une vitesse incroyable, et pourtant, je voyais en détails le bois trembler contre la résistance de l'air et les petits morceaux d'écorce se détacher. Et ce fut si facile de juste lever la main, sans même avoir l'impression de me dépêcher, pour attraper entre mon pouce et mon index, le projectile. C'était comme s'il était venu se poser délicatement dans ma main à l'endroit où je le voulais.

Je regardais le bout de bois, presque fascinée... mais en même temps appeurée. Je gardai le silence pendant plusieurs secondes, le faisant tourner lentement entre mes doigts. Je réfléchissais en même temps à ce commentaire qui m'avait fait réagir aussi rapidement. Puis ma voix s'éleva doucement dans l'air;

"Si c'est normal pour vous de vouloir tuer des gens, alors vous n'êtes pas normal... Et ce n'est pas plus mal ainsi..."

Je relevai les yeux pour les plonger dans les siens, dorés. Je retenais mon souffle, me sentant m'enfoncer dans son regard comme dans le plus doux des sables mouvants du plus lointain désert. Dans un souffle, j'ajoutai;

"Perdre votre nature ne veut pas dire perdre votre humanité... La preuve; vous êtes docteur... et vous m'avez sauvé la vie."

Rapidement, je détournai les yeux en regardant les dernières lueurs du soleil se couchant à l'horizon, donnant l'impression que la forêt était en feu. Je ne voulais pas trop m'attacher à ce regard qui réchauffait mon corps.

"Il ne me manque plus qu'à ne pas perdre mon humanité à mon tour."

Mes cheveux tombaient mollement sur mes épaules, dépeignés. J'étais sale, et encore moins maquillée. Ma robe avait souffert de la chute, sans aucun doute, et je ne portais même pas de chaussures... Je devais être dans un état pitoyable, je n'osais pas me demander ce qu'il pensait de moi... Comme je n'osais pas le regarder.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†


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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Lun 12 Oct - 22:52

Je me rendis compte qu’elle n’était pas à côté de moi mais plus en arrière lorsque j’envoyais le bâton. Mon instinct avait fait le réglage tout seul, envoyant le bout de bois parfaitement pour qu’il retombe dans sa main. Mais mon esprit se rendit alors compte que nous ne marchions pas à côté l’un de l’autre comme je l’avais imaginé sans le vérifier cependant.
Il était sûrement trop tôt pour une promenade dans les bois en conversant…
Cependant, j’étais flatté qu’elle veuille me remonter le moral – qui pourtant n’était pas bas… J’avais fait le deuil de mon humanité depuis bien longtemps –
Mon choix de vie me convenait tout à fait, même si en son temps, j’avais dû être des plus convaincants pour que l’on me respecte.
Je me tournais vers elle et mon regard glissa sur le sien. Je m’y perdis aussitôt. Je croyais n’avoir jamais contemplé d’yeux si expressifs.
Je me rendis compte soudain qu’elle et moi retenions notre souffle.

"Perdre votre nature ne veut pas dire perdre votre humanité... La preuve; vous êtes docteur... et vous m'avez sauvé la vie."


Je ne savais pas si c’était audible mais mon ventre fit un looping de joie. Je n’aurais su expliquer pourquoi mais le fait qu’elle prenne mon geste – le fait de la mordre.. De lui faire subir ces tourments.. – comme un sauvetage était plus qu’inespéré. Si tôt du moins.
Je regrettais qu’elle détourne les yeux, alors que moi je continuais de la contempler. Les dernières lueurs du soleil qui venaient juste d’apparaître rendaient presque ses cheveux d’un rouge - orangé éclatant. Sa peau blanche luisait doucement, lorsque quelques rayons osaient la toucher… Et j’enviais ces rayons de soleil…
Je ne voyais pas les traces de terre ni les déchirures de son vêtement, totalement envoûté par sa beauté.

"Il ne me manque plus qu'à ne pas perdre mon humanité à mon tour."


Mon geste fut plus fort que moi, et sans y réfléchir je pris ses mains dans les miennes pour attirer son regard. Je restais silencieux quelques secondes dans ce qu’elle dû prendre comme une réflexion alors que je l’admirais juste, incapable de prononcer le moindre mot.

- Nous allons travailler ensemble pour que ça n’arrive pas.


Je gardais ses mains dans les miennes plus que de raison alors que son regard m’accrochait. Mais qu’est ce qu’il m’arrivait nom de Dieu, a ne pouvoir me détourner de ses prunelles couleur pourpre. Soudain, je remarquais enfin qu’elle avait une petite trace de terre sur la joue..
Lentement, je levais ma main vers son visage, et passais mon pouce sur sa joue pour enlever la trace de poussière. Ce ne fut qu’un frôlement, mais de nouveau mon souffle s’arrêta. Je lui souris doucement pour cacher mon trouble comme je pouvais.

- Nous devrions rentrer. Je pense que vous apprécierez de pouvoir prendre un bon bain chaud…
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Jeu 15 Oct - 6:20

Dans une inspiration bruyante et brusque, mon souffle se coinca quelque part entre mes côtes. L'alerte sonna dans ma tête, la panique me submergea alors que je restais aussi immobile qu'un petit gibier fixant la mort en face, le bout de l'arme à quelques centimètres de son visage. Toutes les fibres de mes muscles semblaient sur le point de se tendre afin de défiler à toute vitesse, comme un petit lièvre. Et pourtant, j'étais figée. Incapable de respirer. Mes grands yeux étaient écarquillés, fixant sans ciller ceux du docteur. Je n'aimais pas cela... Et pourtant, j'étais incapable de bouger...

Non! Je n'aimais pas cela! Je n'aimais pas ce qui se passait en moi. Je n'aimais pas aimer ce regard posé sur moi qui éveillait tant de choses en moi. Je n'étais plus une adolescente emouraché! J'étais une adulte. Une femme ayant vécu assez de malheurs conjugaux pour tirer un trait sur l'amour indéfiniment. Une femme qui avait espéré qu'une seule chose, qui l'avait perdu aussitôt reçu. Une femme qui avait tenté de s'enlever la vie. Pour mettre un trait à jamais sur tout mon passé. Je ne voulais plus rien savoir de sentiments...

Alors comment, en fixant ses yeux dorés, je ne pouvais pas m'empêcher de me sentir comme revivre, prise entre deux tourments. Celui si tendre de l'amour de jeunesse toujours aussi beau, toujours aussi magique. Et celui horrible de la réalité de l'amour que j'avais vécu et haineux des mensonges. Mon coeur était serré, ma gorge brûlait. Je le regardais, le regard presque suppliant.. Non, s'il vous plait.. Je ne veux plus souffrir... Je ne veux plus tant souffrir...

- Nous allons travailler ensemble pour que ça n’arrive pas.

Sa voix me tira de mes pensées, mon coeur se déchirant un peu plus dans ma poitrine. Mes yeux se mirent a briller un peu plus. Prise au milieu de ces émotions contradictoires, je ne savais plus à quoi il répondait. Mon esprit fit le lien avec la dernière pensée qui avait traversé mon esprit. Mais je savais bien qu'il ne répondait pas à cela. Ne pas perdre mon humanité... Il fallait d'avoir que je ne perde pas la raison. Je ne voyais rien. Il y avait seulement ses mains autour des miennes... Et son regard dans le mien.

Mes lèvres s'entrouvrirent pour dire quelque chose, mais son regard me bloqua sur place. Que voulais-je dire? Que devais-je penser? J'avais l'impression d'être plus que subjuguée par l'homme. Et il levait la main pour me toucher. Le geste aurait été facilement bloquable si j'avais eu le contrôle sur mon corps. Et si j'en avais vraiment eu envie. Seigneur... Aidez-moi... Donnez-moi la force... Ou alors, donnez-moi la foi...

Sa caresse vint sur ma peau comme une plume qui tombe du ciel. Si douce, si légère... Je n'aurais jamais su qu'il m'avait touché si je n'avais pas sentit mon souffle reprendre dans ma poitrine. Je n'avais même pas réalisé que je ne respirais plus. Mes yeux se fermèrent lentement sous la sensation qui traversait mon corps entier. Mes jambes devinrent tellement molles que je ne sus pas comment je pouvais encore rester debout. Même après leur passage, je sentais toujours des picotements où ses doigts m'avaient touchés, comme s'ils avaient laissé une cicatrice dans mon âme même.

- Nous devrions rentrer. Je pense que vous apprécierez de pouvoir prendre un bon bain chaud…

Sans un mot, j'ouvre les yeux pour le regarder à nouveau, le regard douloureux. Je ne comprenais pas. Et je ne savais pas si je voulais vraiment comprendre. Comme si le soulagement que j'aurais pu ressentir en sentant mon coeur rebattre (façon de parler) dans ma poitrine s'était transformé en une vraie torture... Je ne pouvais pas rentrer chez moi. Ils allaient bien voir que je n'étais pas morte si je me pointais. Et puis, avec les vêtements et accessoires pour enfants qui y trainaient... Non, je n'en avais pas la force.
Pourtant, je savais qu'il parlait de chez lui; il n'allait sans doute pas risquer de me laisser succomber seule à mes instincts qui risquaient de remonter à tous moments.

Je lui rend son sourire, me voulant sincère et l'étant derrière ce voile de tristesse, avant d'aquiescer lentement et de détourner les yeux. Mes mains glissèrent hors des siennes. C'était pour le mieux...à contrecoeur. Et je le suivis où il voulait.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†


Dernière édition par Esmée Cullen le Dim 22 Nov - 20:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Dim 18 Oct - 3:05

L’instant sembla durer une éternité. J’avais l’impression que nous nous sondions mutuellement. Comme si deux vieilles âmes se retrouvaient, et vérifiaient qu’elles se reconnaissaient compétemment.
Elle semblait réfléchir alors que je regrettais déjà mon geste. Ma main avait bougé sans que je ne m’en rende compte avant de toucher son visage.
Toucher sa peau si douce, si parfaite, avait déclenché des picotements tout le long de mon bras. Je m’étais retenu à grande peine de ne pas déployer ma main entièrement pour mieux appréhender la forme de son visage.
Et elle avait fermé les yeux sous la caresse… Etait ce du dégoût ? Du plaisir ?

J’eus la réponse alors qu’elle ouvrait les yeux. Je me reculais doucement frappé par la douleur profonde que ne pouvait cacher le sourire qui venait d’apparaître sur ses lèvres. Je laissais ses mains m’échapper. Je la sentais hésitante, et je m’interrogeais. Qu’avais je dis ? Soudain cela me frappa et je me traitais de nigaud.

Tu viens d’inviter une femme que tu connais à peine à prendre une douche chez toi… Avant ça tu lui caresses à moitié la joue.. Niveau immoral, c’est gagné Cullen.


Je me mordis la lèvre et me mis à marcher, accélérant de plus en plus pour finir par courir à vitesse vampirique. Courir me faisait du bien. J’avais l’impression d’avoir les joues en feu alors que cela m’était impossible. Le vent fouettait mon visage, et mes pensées. J’avais besoin d’une bonne claque pour m’enlever ces sentiments qui me prenait. Pourquoi mon cœur se serrait ainsi ? Pourquoi l’envie de me retourner pour la regarder encore était si forte ? Pourquoi rien que le fait de penser qu’elle pourrait ne pas vouloir venir chez moi retournait mon ventre ?

J’allais si vite que je ne vis pas le temps passer, et je sortis du couvert des bois à pleine vitesse. Je freinais rapidement, attendant qu’Esmée me rejoigne. Je voulais la rassurer avant que nous arrivions chez moi, alors que la maison se dessinait au loin.

- Je vous invite chez moi, jusqu’à ce que vous vouliez en partir. Je pense que vous devez avoir des tas de questions.

Je ne voulais pas lui dire que c’était le mieux si elle voulait être sûr de ne pas attaquer quelqu’un… Et encore moins que c’était le mieux pour que je mette mes sentiments au clair…
Je rentrais dans la maison, fermais les volets. La nuit finissait d’étendre son ombre. Edward était toujours absent et j’espérais qu’il ne lui était rien arrivé de grave. Je montais à l’étage pour aller lui chercher des serviettes et des vêtements propre que j’avais achetés pour elle. Je les déposais dans la salle de bain.

- Je me suis dit que vous auriez besoin de nouveaux vêtements. J’espère qu’ils vous iront…

Je la regardais entrer dans la salle de bain, avant de retourner dans le salon. Je me penchais, cherchant un disque qui serait à même de nous calmer tout les deux, car je ne doutais pas qu’elle pourrait l’entendre dans la salle de bain. Je choisis un tout nouveau disque de Phil Napoleon : Mean to me et le plaçais dans le phonographe.

Découvrez la playlist jazz avec Phil Napoleon


Dès les premières notes, je me laissais aller dans le fauteuil, les yeux fermés, et plein de question dans la tête.
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