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 1921 [PV Esmée et Carlisle]

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Carlisle Cullen
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Lun 3 Oct - 23:29


Si ma réponse s'était faite attendre sous l'émotion du moment, celle d'Esmée fusa comme si elle n'attendait que ce moment pour passer ses lèvres. Moi qui l'aurait cru hésitante ou apeurée, lança ces mots vers Dieu d'une voix forte et magnifique. Ma main se resserra légèrement sur la sienne alors que mon sourire s'agrandissait si c'était encore possible.

- Oui, je le veux...Et même plus longtemps.

Nous aurions pu passer pour deux statues de cire tant nous étions immobile à nous sourire l'un à l'autre. Il n'existait plus que nous.
J'avais entr'aperçu le trouble du prêtre devant le sourire éblouissant d'Esmée mais je ne pouvais décidément pas lui en vouloir. Comment résister à la perfection même ? Moi-même perdait toute contenance en ce moment, me laissant aller dans la contemplation de ce visage que je ne cessais de redécouvrir. Je ne m'en lasserais jamais, aussi longtemps que la vie me portera.
Je ne pouvais simplement pas me détourner d'elle même en voyant du coin de l'œil, Edward approcher. Je ne pouvais pas faire le moindre geste, ni écouter le moindre sermon tant mon attention était focalisée sur elle.
Jamais la terre n'avait portée d'hommes plus heureux que moi en ce moment. Par sa main elle me donnait tout ce dont j'avais rêvé pendant des siècles entiers. Si grâce à Edward j'avais trouvé un ami, presque un fils, avec Esmée je fondais ine famille. C'était un désir que j'avais appris à ignorer depuis longtemps et le voir assouvi en cet instant était un choc que je ne m'étais pas préparé à affronter. Une boule d'euphorie explosait en moi et je devais me retenir pour ne pas l'embrasser sur le champs pour lui montrer combien je l'aimais. Mais bientôt... Bientôt...
Mes yeux remontaient lentement le long de sa mâchoire finement dessinée, vers ces pommettes que j'adorais voir quand elle souriait. Je continuais ma remontée lentement, m'attardant longuement sur ses yeux magnifiques. Je devait avouer que je préférais ses yeux d'humaine, d'un vert d'eau magnifique, à ceux presque dorés maintenant qu'elle arborait. Ce n'était qu'un détail cependant, et l'amour que je voyais dans ces prunelles ambrées valait toutes les couleurs du monde. Qu'on puisse m'aimer moi, restait une énigme que je n'avais pas résolue. Et elle, elle m'aimait sans condition. Juste pour moi. Trouverais-je seulement le moyen de la remercier un jour ?

Mon regard termina sa course dans sa chevelure retenue par une magnifique pince décorée de muguet frais.
Et puis un mouvement, son mouvement, attira mon attention. Enfin. Je ne compris pas d'abord ce qu'elle faisait tant mon esprit était ailleurs. Puis, mon sourire se transforma en quelques secondes en mine déconfite. Mais bien sûr ! Les alliances !
Comment voulez-vous aussi qu'avec une femme si magnifique devant les yeux, je pense à des alliances ? Je ne pouvais tout simplement pas m'arrêter de la regarder.

"Moi, Esmée Anne Platt, te prend, Carlisle Cullen, pour mari et, de cet anneau, t'épouse."

Ses doigts glissèrent comme de l'eau sur les miens avant de mettre en place l'anneau d'or blanc frappé au sceau de ma famille. Je ne pouvais qu'être profondément touché par la confiance qu'elle me témoignait car il n'y avait aucune appréhension dans sa voix. Aucune peur. Et pourtant Dieu savait combien son premier mariage l'avait détruite...
L'aimer, la chérir et la protéger... Je gravais ces mots en moi aussi profondément que mon amour. Plus qu'un devoir, ils allaient être ma devise.
A son soupir, je sus que c'était mon tour.

-Tel un pacte avec cette femme et notre Seigneur, répétez ces mots: Moi, Carlisle Cullen, te prend, Esmée Anne Platt, pour femme et, de cet anneau, t'épouse.

Etonnement ce fut mes doigts qui tremblaient légèrement sous l'émotion qui m'étreignait. Je sentais mes yeux piquer étrangement et je me félicitais de ne plus pouvoir pleurer car je n'aurais pas été surpris de sentir une larme couler le long de ma joue. Je saisis doucement l'alliance en or blanc elle aussi marqué au blason des Cullen mais plus fine, et rehaussée de plusieurs diamants qui étincelaient de milles feux.
Alors que je lui passais au doigt, lentement, j'entendis ma voix prononcer les mots demandés par le prêtre.

- Moi, Carlisle Cullen, te prend, Esmée Anne Platt, pour femme et, de cet anneau, ai l'immense honneur de t'épouser.

J'eus un petit regard d'excuse pour le prêtre d'avoir changé légèrement la phrase, mais il hocha la tête d'un air d'approbation. Et alors qu'il prenait son souffle pour nous unir officiellement, j'arrêtais de respirer. Il allait se passer quelque chose d'affreux. Je n'avais pas le droit d'être aussi heureux sans en subir les conséquences. Ce n'était pas possible. Ce n'était pas ma vie...

- Désormais, vous êtes unis par Dieu et par le sacrement du mariage.

J'expirais discrètement en sentant couler dans tout mon corps toute l'indicible joie qui me prit alors. Nous étions unis. Nous ne formions plus qu'un. Pour toujours. En prendre conscience était un sentiment merveilleux. Je me sentais invincible.

- Vous pouvez embrasser la mariée.

Ah, oui, le moment que j'attendais depuis, me semblait-il, une éternité. Je pris quelques secondes, savourant le moment le plus possible. Après avoir soulevé le voile avec une lenteur exagérée, mes doigts montèrent jusqu'à ses joues pour s'y poser fébrilement. J'ancrais mes yeux aux siens, y laissant exploser toute ma joie et mon amour. C'était si simple d'être heureux quand je la regardais. Si simple de lui donner ma vie entière. Je me penchais lentement jusqu'à ce que mes lèvres touchent les siennes, ravivant mes sens comme si c'était notre premier baiser. Je ne le laissais pas durer car je savais que je ne pourrais plus m'arrêter de l'embrasser. Déjà, ne faire que la serrer fort contre moi était une véritable épreuve car, je n'avais qu'une envie, la faire tourbillonner dans les airs avec un éclat de rire pour expulser toute cette allégresse.
Cependant, je mis dans ce baiser plus que l'amour que j'éprouvais pour elle. Y était mêlé, toute ma tendresse, mon allégeance et tout ce que je lui donnais. J'eus du mal à recouvrer mes esprits alors que par un effort que je n'aurais pas cru possible, je me reculais mollement.
Le prêtre mit quelques secondes pour reprendre la parole également. Du coin de l'œil je voyais Edward qui ne pouvait cacher un sourire énigmatique. Que lisait-il donc dans nos esprits ?

- Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous
- Et avec votre esprit... Murmurais-je mécaniquement.

Mais déjà mon esprit partait loin de l'Eglise... Vers une destination lointaine que je m'étais acharné à trouver. Notre chez nous. Et elle ne le savait pas encore, mais dans quelques heures nous serions au paradis même...

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Esmée Cullen
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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Mar 18 Oct - 23:38

Il y a de ces moments que nous oublions jamais. Qui restent gravés dans la mémoire jusqu'à notre dernière pensée lucide. Qui nous reviennent en tête dès que nous voyons quelque chose qui ressemble ou nous fait penser au moment. Et dans les souvenirs de la majorité des gens, les mariages sont l'un des évènements les plus important sinon le plus important de leur existence. Pour ma part, les deux l'ont été. Le premier, parce que je jouais le tout pour le tout. Mes rêves qui avaient été aussi immenses et infinis que les dunes de sable du plus grand désert n'étaient plus qu'un petit château sur le bord de la mer. Si fragile, mais si désespéré de rester entier. Avais-je vraiment eu le choix de ce que j'avais fait à ce moment là? Ou étais-ce la seule solution qui se dessinait devant moi? Une décision qui venait de la plus haute tour du château, mais qui ne partait pas de son coeur. Je n'avais pas non plus deviner que les vagues éternelles de la mer allait bientôt venir engloutir mon petit château. Destruction.

Et maintenant, celui-ci. Mon deuxième mariage, mais le seul qui voulait vraiment dire quelque chose. Contrairement au dernier, il était création. Il était espoir. Depuis le tout début de cette nouvelle vie, je voyais le château se reformer des vestiges qu'il avait laissé jadis. Mais il était plus grand, plus large. Magnifique. Il prenait toute la plage au complet, surplombait l'eau turquoise qui, respectueusement, le contournait. Infini. Je sentais l'avenir que ce mariage pouvait réellement avoir, alors que l'autre n'était qu'une pauvre chimère. Je sentais l'amour dans cette union. La paix dans mon coeur. La bénédiction de Dieu.

Avec un sourire serein, je regardais Carlisle prendre à son tour mon alliance. Dans ses gestes ne reflétaient pas la certitude que j'avais ressenti dans mon coeur. Il semblait nerveux, comme un enfant qui devait parler devant la classe mais qui avait le courage d'un lion et qui ne s'arrêterait pas avant la tâche terminée. Ses doigts tremblaient en venant prendre les miens. Était-il inquiet de faire le bon choix ou pas? Ou de ne pas être à la hauteur? J'avais tellement envie de le rassurer. Car, après tout, nous savions tout deux ce que nous voulions. Et ce n'était pas maintenant que nous allions arrêter. Mais nous avions chacun eu ces inquiétudes. La réponse ne venait seulement pas au même moment.

Mais lorsque sa voix s'éleva et qu'il glissa l'anneau à mon doigt pour me prendre pour épouse, je sus que ce n'était que l'émotion qui faisait trembler sa main.

- Moi, Carlisle Cullen, te prend, Esmée Anne Platt, pour femme et, de cet anneau, ai l'immense honneur de t'épouser.

Aussitôt que le métal frôla ma peau, je sentis ces mêmes émotions prendre la place de la sérénité qui occupait mon coeur. Il se serra d'un mélange d'amour et de joie que je ne peux décrire autrement. L'immense honneur... S'il savait seulement l'honneur était pour qui. Je me contentai alors de lui sourire, visiblement émue, les yeux brillants. Je n'arrivais pas à faire autre chose tant la boule d'émotion dans ma poitrine menaçait d'exploser. Je ne pouvais pas pleurer comme Mrs Walsh qui était restée au fond de la salle, mais rien ne m'empêchait de sangloter.

Je serrai alors tout doucement ses doigts dans les miens, gardant le contact avec sa peau si douce pour me garder en contrôle, et bien encrée à cette réalité. Il ne manquait plus qu'une petite seconde. Une toute petite phrase et nos vies changeaient à jamais. J'entendis la respiration de Carlisle se bloquer, et la mienne s'accéléra. Ma gorge se serra, se contracta, alors que mes pensées ne faisaient qu'un tour en entendant la voix de l'homme d'Église;

- Désormais, vous êtes unis par Dieu et par le sacrement du mariage. Vous pouvez embrasser la mariée.

Je ne pus m'empêcher alors de laisser échapper un petit rire en voyant le soupir visiblement soulagé de Carlisle. Peut être s'attendait-il à ce que le ciel lui tombe sur la tête? Ou que le prêtre allait soudainement changer d'idée? Ou qu'il avait mis l'alliance sur le mauvais doigt? Peu importait maintenant. Car la nervosité de Carlisle s'était transformé en un bonheur encore plus grand que celui qui l'occupait plus tôt.

Et le mien? Je le lisais dans ses yeux, dans mon petit rire étouffé d'un sanglot d'émotion. Dans la boule dans ma gorge qui ne voulait pas partir, et dans la joie infinie qui avait formé un nuage tout autour de nous. Et je compris à ce moment là la réelle puissance de l'amour. L'amour était tout. De la passion à l'euphorie. De la nervosité à l'impatience. De l'extase à la douleur. Tout n'était qu'amour à un degré ou à un autre. Toutes ces sensations en moi qui se bousculaient, qui s'entremêlaient..

Et ce désir alors qu'il soulevait mon voile en me regardant avec une intensité qui donnait envie à mes genoux de se dérober sous mon poids. Le voyait-il? Voyait-il tout cet amour, tout ce que j'étais, dans mes yeux? Autant que je voyais la lueur étincelante que donnait son amour débordant dans ses prunelles. La caresse de ses doigts gelés brûlèrent contre mes joues, comme s'il ne les avait pas touché depuis beaucoup trop longtemps. Mes narines s'emplirent de son parfait odeur alors qu'il se penchait de plus en plus vers moi, enivrant complètement les derniers sens qui était encore sous mon contrôle.

Et quand ses lèvres touchèrent les miennes, le monde se mit brusquement à tourner dans le sens inverse. Je ne sentais plus le sol sous mes pieds, mais seulement sa bouche chaude et délicate contre la mienne, qui se voulait plus exigeante. Je voulais maitriser ce besoin de lui, mais avec cette promesse silencieuse qui voulait dire bien plus que tous les mots du monde, il m'était dur de ne pas me laisser engloutir complètement par la fusion de nos âmes et de notre amour.

Je restai les deux fermés quelques secondes alors qu'il se détachait de moi. Ce baiser, qui sembla durer des heures, s'était terminé beaucoup trop vite. Mais qu'à cela ne tienne... Je soulevai les paupières pour regarder mon... mari. Et un immense sourire se dessina sur mes lèvres en sentant le frisson que cette pensées fit naitre dans mon ventre.

"Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous.", souffla le prêtre.

Revenant au moment présent, je répondis en choeur avec Carlisle et Edward;

"Et avec votre esprit."

Quelques secondes plus tard, le vieil homme se tourna vers l'autel et referma un immense livre qui fit résonner un son sourd dans l'Eglise. Au même moment, l'orgue résonna et les cloches se mirent à sonner. C'était donc terminé maintenant. Je me tournai vers mon mari qui serrait la main de l'homme, avant de tendre à mon tour la mienne en le remerciant de tout coeur.

La seconde suivant, je me tournais vers Edward qui avait toujours ce petit sourire sur les lèvres. Lui lançant un sourire éclatant, je m'approchai de lui pour le serrer tendrement dans mes bras. Il avait été le seul invité, mais il était tout ce dont ils avaient besoin. Un ami, un frère. Une famille. Rallongeant l'accolade encore d'une seconde, je lui soufflai doucement;

"Merci pour tout. Merci d'être là. Merci."

Puis, avec un dernier sourire, je reculai pour me tourner vers Carlisle qui me tendit la main. Ce qu'il pouvait être beau, me rappelant à lui. Car je lui appartenais maintenant. Officiellement. Corps et âme. Et coeur aussi. Avec un sourire amoureux, je me rapprochai de lui jusqu'à appuyer mon corps contre le sien puis grimpai sur le bout de mes orteils pour l'embrasser avec toute la douceur que mon état pouvait permettre. J'avais conscience que le baiser était sans doute trop long pour être décent, mais la caresse délicate de ses lèvres enflammait mon coeur et me rendait la séparation tellement difficile.

Je ne pourrais dire si ce fut lui ou moi qui recula en premier, mais je fus la première à lui souffler;

"Je t'aime."

Tournant la tête vers mon bouquet que Edward me tendait, je le pris de ma main libre avant de rajouter;

"Venez, monsieur mon mari. Allons voir de quoi à l'air le monde maintenant."

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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Dim 20 Nov - 21:45

Je ne vis pas le prêtre refermer le livre et c'est avec un petit sursaut que je retombais sur terre. Le baiser avait laissé un goût d'inassouvi sur mes lèvres. Mon corps entier en désirait plus. J'avais l'impression de ne jamais l'avoir autant désiré qu'en ce moment. Le monde nous appartenait maintenant que nous étions unis. Mais pour le moment, nous devions encore rester sur terre pour quelques temps.
Je me retournais vers l'homme d'église au son des orgues et le remerciais chaleureusement pour cet office magnifique. Il me souhaita une vie de bonheur. Je me contentais d'un sourire en réponse. L'éternité nous attendait et il ne m'était pas encore familier de l'envisager avec satisfaction.
Je me tournais vers Edward et lui serrais la main avant de lui taper affectueusement sur l'épaule.

- Merci d'être venu. On se revoit dans quelques mois, en Alaska.

Il acquiesça et je lui rappelais mentalement où nous nous rendions pour qu'il puisse nous retrouver au moindre problème. Je m'en voulais un peu de le laisser seul encore si jeune. Mais il m'avait assuré que tout irait bien. Il avait entamé des études de médecine et de musique et allait y consacrer l'essentiel de son temps.
Je fus remplacé par Esmée que je regardais sans trop y croire alors que l'émotion retombait pour laisser place à un calme béat. J'étais serein. Plus serein que je ne l'avais jamais été de toute ma vie. Cette quiétude ne me quitterait plus jamais, j'en étais persuadé. Tant que je l'aurais à mes côtés, rien ne pourrait m'atteindre.

Lorsqu'elle se tourna vers moi, je lui tendis la main, pressé de sentir de nouveau sa peau contre la mienne. Il me semblait que j'avais souris l'équivalent d'une vie entière rien qu'en cette journée.
Si le sourire qu'elle m'offrit en retour manqua de me faire tomber, son baiser m'acheva. Je le lui rendis sans pouvoir me retenir, ma main plongeant dans sa coiffure pour coller un peu plus nos visages l'un contre l'autre. Mon esprit s'envola et j'oubliais jusqu'à l'existence même d'un sol sous mes pieds, de gens qui souriaient autour de nous, puis détournaient les yeux, gênés de la longueur du baiser. Et je me serais laissé engloutir tout entier si elle n'avait pas eu la force de cesser la magie.
Car c'est définitivement elle qui eut le plus de volonté.

"Je t'aime."

Mon coeur tomba d'un coup dans mon ventre et je me mordis lentement les lèvres pour me retenir de les poser de nouveau sur les siennes. Seigneur, comment pouvait-elle être si tentante, si parfaite ?
Je laissais glisser ma main le long de son dos, les yeux rivés dans les siens avant de répondre.

"Je t'aime madame Cullen."

Nous nous sourîmes et elle prit son bouquet avant que nous ne commencions à marcher vers la sortie de l'église, les cloches résonnant toujours pour annoncer à tous le début d'une nouvelle union.

"Venez, monsieur mon mari. Allons voir de quoi à l'air le monde maintenant."

Le monde allait être merveilleux, passionnant et plein d'amour. Je ne voyais rien d'autre que cela. Nous sortîmes de l'église et découvrîmes Mrs Walsh qui se mit à crier.

- Maintenant !

Il me semblait que tous les enfants de la ville s'étaient rassemblés pour nous lancer des pétales de fleurs blanches et du riz. Nous fûmes bientôt submergés mais continuâmes à marcher en riant. Je fis un sourire éblouissant à l'instigatrice de cette surprise et celle-ci nous souhaita ses meilleurs voeux.

Nous nous engouffrâmes dans la voiture sous les cris des enfants. Je ne voulais plus lâcher la main d'Esmée et la pris dans mes bras dès qu'elle se fut installée près de moi. Pendant que le chauffeur nous menait à l'hôtel, je pensais au chemin que nous devions parcourir pour rejoindre notre prochaine destination. J'avais choisi le mode de transport le plus simple. Le notre. Une course à pied qui nous ferait parcourir près de 10 000 km. Même avec notre vitesse nous mettrions plusieurs jours à arriver. Malheureusement il n'existait pas de moyen plus rapide. En voiture ces jours se transformeraient en semaine. Tout organiser avait déjà été tellement compliqué. Je préparais notre voyage de noce depuis des mois.

J'eus un sourire béat à cette pensée. J'avais tellement hâte de voir sa réaction lorsqu'elle verrait l'endroit. Moi même, je ne l'avais vu que sur plan, puisque je n'avais pas pu me rendre récemment là bas. J'avais déjà parcouru ces terres et connaissais les lieux, mais jamais je n'avais été précisément là où nous allions nous rendre.
Nous rentrâmes à l'hôtel et pour une fois je ne me raidis pas en m'attendant à sentir l'odeur de Charles. Plus rien n'avait d'importance autre qu'Esmée.
Nous nous changeâmes et terminâmes d'empaqueter nos affaires qu'Edward allait faire rapatrier en Alaska. Là où nous allions, de nouvelles gardes robes nous attendaient pour pouvoir voyager léger...

****

5 Mai 1922 - Rio de Janeiro, Brésil.

Les rues animées malgré l'heure tardive de la nuit nous étonna. Depuis que nous étions arrivés dans le sud des Etats Unis, nous voyagions la nuit sauf si ce que nous traversions était désert d'humains, comme lorsque nous avions parcouru la forêt amazonienne. Il y avait deux jours, pour la journée, nous avions loué un hôtel à Manaus, puis avions couru toute la nuit qui suivit. Arrivé à Uberaba, nous n'avions pu attendre plus longtemps que la fin d'après midi dans l'hôtel pour repartir. Rio était trop proche pour attendre la nuit.
Et nous voilà donc dans les rues de la ville, où les gens chantaient et dansaient. Il y avait du monde, bien plus que je ne l'aurais cru.
J'étais émerveillé par l'architecture typique brésilienne et l'ambiance qui régnait ici. Les lieux avaient particulièrement changé en un siècle. L'Amérique du Sud étant très ensoleillé et, par ailleurs, le terrain de guerre de plusieurs clans vampires, je n'avais fait que passer par ce pays. D'ailleurs, l'odeur des vampires était présente en ville. C'était assez perturbant, aussi proposais-je à Esmée de rejoindre notre destination au plus vite. J'avais hâte de retrouver la quiétude d'un foyer rien que pour nous deux.
Un voilier du nom d'Esperança nous attendait au port. Je nous fis embarquer, et mis les voiles bien avant que le soleil ne se lève. Nous voguâmes plusieurs heures jusqu'à ce qu'un point à l'horizon se montre enfin, se détachant sur un ciel mauve d'aurore. J'avais eu peur de m'être trompé de navigation et poussais un léger soupir de soulagement. Je baissais une voile pour ralentir l'allure et pouvoir profiter de la vue avant de prendre Esmée tout contre moi. Je l'embrassais dans le cou avant de lui murmurer.

- Merci de m'avoir suivi jusqu'au bout du monde. Voilà l'endroit où nous allons passer tout le temps que tu souhaiteras...

L'île était d'une taille modeste et recouverte d'une dense forêt primaire. Elle était bordée de plage de sable fin de tous les côtés. Notre vision de vampire nous permettait de deviner le ponton qui n'attendait que notre bateau. Mon coeur se gonflait de fierté et d'impatience de mettre les pieds sur cette terre. Notre terre. Un monde rien qu'à nous où nous étions libre de faire ce que nous voulions.
La forêt était assez grande pour avoir une population d'herbivore et de carnivore et il serait aisé de chasser même si nous devrions faire attention pour ne pas en prélever trop. Rien ne nous empêcherait de retourner sur le continent une ou deux fois, si nous restions longtemps.

La distance qui nous séparait de la plage diminua en un rien de temps et le soleil nous accueillit, déjà chaud, dès que nous atteignîmes le rivage. Je repliais toutes les voiles et amarrais le bateau avant de tendre la main à ma douce pour l'aider à descendre.

- Si ma dame, veut bien me suivre.

Main dans la main, nous arrivâmes sur la plage et fûmes accueillit par des cris de singes et d'oiseaux divers. L'île semblait déborder de vie.
La maison en elle-même profitait d'une entrée et d'une baie vitrée sur la plage. Elle était toute en bois ambré et semblait assez grande pour accueillir un groupe d'une dizaine de personnes. A l'entrée un patio couvert, au plancher blanc, abritait deux chaises longues et une petite table sur laquelle un vase de fleurs exotiques était posé.

Je sortis une petite clé de ma poche et ouvris la porte.
Sans prévenir je pris Esmée dans mes bras, passant ma main sous ses genoux pour la porter. J'éclatais d'un rire profondément heureux avant de tourner sur moi même puis entrais dans la maison. Je redéposais Esmée en douceur tout en la gardant contre moi. Mes yeux émerveillés parcouraient la demeure.

L'entrée était un grand espace ouvert donnant sur la cuisine d'un côté et le salon de l'autre. Trois portes donnaient sur des chambres et une quatrième sur la salle de bain. J'avais fait installer jusqu'à l'eau courante pour que nous soyons parfaitement à l'aise, tout en ayant conscience que la plupart des brésiliens ne l'avaient même pas encore.
Nous parcourûmes toutes les pièces jusqu'à la dernière chambre: la notre. J'avais pris particulièrement soin à la décoration de celle-ci, aussi, je laissais Esmée ouvrir la porte. Nous découvrîmes une chambre simple aux murs blanc beige. Le plancher était blanc, accueillant un lit à baldaquin en bois de noyer d'une dimension plus que respectable. Le tour de lit de couleur brune était bordé d’un ruban couleur aurore. Les rideaux retombant de chaque côté en un drapé élégant étaient en lin doré donnant au tout l'aspect d'un lit sans âge.
De chaque côté de celui-ci, deux tables de chevet à deux tiroirs en noyer, supportaient chacun une lampe décoré d'un oiseau perché sur une branche de cerisier. La monture en bronze doré de style Louis XVI mettait en valeur un décor de perles et feuilles d'acanthe.

J'avais essayé de lui faire remonter le temps pour cette pièce alors que le reste de la maison était assez moderne et simpliste. Une cheminée trônait face à la tête de lit et une large baie vitrée, seul élément contemporain, était entourée de lourdes tentures beiges et prenait la moitié du mur adjacent. Le reste de la chambre comprenait une grande armoire qui réunissait nos nouvelles garde-robes et une petite bibliothèque d'époque.
J'étais heureux de voir cette chambre, telle que je l'avais imaginé. J'allais devoir remercier plus que chaudement les ouvriers qui avaient fait ce chef-d'œuvre. Je me sentais presque revenu à l'ère où je parcourais les terres italiennes.
Pendant qu'Esmée admirait la décoration, j'allais allumer un feu, malgré la chaleur montante au dehors, pour intimer à la chambre un côté chaleureux puis je me retournais vers elle. La voir dans un tel décor, me remplit d'une nostalgie étrange. J'aurais tant aimé pouvoir la rencontrer à cette époque et traverser toutes ces années à ses côtés.

La visite était terminée et j'étais impatient de savoir si la maison lui plaisait. Je la pris contre moi pour déposer un doux baiser sur son front avant de laisser mes yeux se plonger dans les siens.

- L'endroit vous sied-t-il, madame Cullen ?

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MessageSujet: Re: 1921 [PV Esmée et Carlisle]   Mer 28 Aoû - 20:41

Alors que je marchais au bras de mon bien-aimé le long de l'allée, la douce mélodie des cloches qui chantaient notre amour vers le ciel me fit l'effet d'une vraie bénédiction. Les carillons ne m'avaient jamais semblé aussi beaux et puissants, alors qu'ils entonnaient leur louange. C'était comme si Dieu lui-même les faisaient résonner encore et encore plus, bénissant notre union à jamais. Mon corps collés contre celui de Carlisle, je me sentais prête à affronter tout ce qui pouvait arriver de l'autre côté de ses immenses portes. Je les regardai s'ouvrir devant nous, nous baignant dans la lumière tamisée du jour, un courage sans égal dans le coeur. Tous les problèmes que j'avais pouvaient revenir en même temps, je serais prête. Que Charles viennent, qu'ils viennent tous. Plus rien ne pouvait m'arriver. Nous arriver.

Une toute autre surprise, au meilleur goût, nous accueillit. Mrs Walsh et des dizaines d'enfants formaient la plus belle haie d'honneur que j'ai pu voir jusqu'à présent. Sous des averses de fleurs et de riz, mon rire se joignit à celui de mon époux alors que je me tournais vers la vieille dame en même temps que lui. Touchée par son geste, je la remercia d'un baiser envoyé du bout des doigts avant de suivre Carlisle dans la voiture. Et dans un grand soupir, je me laissai aller dans la tendresse de son embrassade. La tête appuyée contre son épaule, une main contre son torse, plus rien ne m'importait. Que ce soit qui nous croiserions ou bien où nous allions, je n'en avais que faire. Tout ce qui m'importait était d'être avec lui. Aucun mot n'était nécessaire. Notre bonheur se sentait à des milles aux alentours. Même le chauffeur ne pouvait s'empêcher de tourner de temps à autre les yeux vers nous, comme ému par tant d'émotions.

Je ne peux toutefois pas nier qu'une fois à l'hotel, lorsque Carlisle me laissa gracieusement sortir, en vrai gentleman, avec une petite courbette adorable et un immense sourire aux lèvres, je commençai alors à me demander ce qu'il avait mijoter. Il semblait particulièrement fier de son coup... Je ne m'étais pas vraiment intéressé à l"après-mariage", la cérémonie à elle-seule m'accaparant beaucoup de mon attention jusqu'à présent. Et puis, une lune de miel dans une caverne miteuse sur l'Himalaya m'aurait autant convenu qu'un séjour romantique à Paris. Tant que j'étais avec lui.

Dans ma chambre, je découvris des vêtements beaucoup plus confortable pour un long voyage. Je doutais que, de l'autre côté du mur, Carlisle avait également prévu une tenue similaire pour lui-même. Et ma curiosité en fut que plus titillée. Je me changeai alors, sortant de la magnifique robe pour en enfiler une plus légère et agréable. Je me mordais la lèvre pour ne pas poser une question sur notre destination, certaine que mon époux entendrait de l'autre côté du mur.Je gardais mes cheveux attachés comme lors de la cérémonie, la jolie coiffure étant assez solide pour tenir encore de nombreuses heures, mais j'en enlevai toutefois les fleurs.

Il me rejoint assez rapidement pour que nous puissions mettre toutes nos affaires ensemble pour leur voyage de retour vers l'Alaska. Et la tentation devenait presque insoutenable. Avec de petits regards plus ou moins discrets, je cherchais le bon moment pour l'interroger. Mais je me retins à la vue de son sourire satisfait. Je savais qu'il allait rien me dire, alors à quoi bon. Aussi bien jouer à son jeu... et continuer à sourire béatement de bonheur.

*****

Le voyage se passa à merveilles et à une vitesse incroyable. Voir autant de paysage différents défiler autour de nous était incroyable. La végétation et la faune changeait tellement rapidement à chaque heure que ça en était épatant. Nous passions les heures en discutant de tout et de rien, en rigolant ici et là. Il nous arrivait parfois de faire la course jusqu'à la prochaine montagne, ou de celui qui trouverait le premier un cerf ou autre animal pour se nourir. J'adorais l'écouter m'expliquer dans quel coin du monde nous étions rendu, parlant à la fois des différences et ressemblances avec ce que j'avais toujours connu. Il semblait connaitre tellement tout, et je buvais ses paroles en posant parfois quelques questions. Ce simple voyage aurait suffit pour me combler. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'il m'annonça que nous étions au Brésil.

Je n'en croyait pas mes yeux. Nous avions courru aussi longtemps? Le temps avait filé... Nous étions presqu'à destination, car nous arrivions dans des villes. D'abord Manaus puis Uberaba, puisque nous arrêtions dans des hotels pour la journée. Il en profitait alors pour me demander ce que j'imaginais comme destination, et nous passions la journée à rêvasser. Plutot, je rêvassais puisqu'il connaissait la réponse. Mais nous étions les deux à divaguer dans des histoires plus loufoques les unes que les autres.

Rester la journée entière avec lui dans ces chambres suffit pour réveiller un besoin de lui que j'avais, étrangement, réussi à oublier lors de nos courses effrénées. Le voir ainsi, de légers rayons de soleil caressant son visage scintillant lorsqu'il passait devant les rideaux, ou bien lorsqu'il me regardait en souriant doucement, me donnaient continuellement l'envie de me blottir contre lui. Bien que nous restions toujours en contact d'une manière ou d'une autre, je ne voulais rien précipiter entre nous. Mes lèvres appelaient les siennes, mais je sais qu'un baiser pourrait nous entrainer plus loin. Ils déclenchaient une sensation insatiable d'en avoir plus et de les éterniser. Puis mes lèvres voudraient gouter la saveur de la tendre peau de son cou. Mes doigts voudraient toucher son dos, puis ensuite glisser sur sa peau. En une seconde d'inattention, mon corps pourrait devenir maître de moi et je ne saurais plus m'arrêter, voulant toujours plus.

Puis, sans m'en rendre compte, nous étions en plein coeur de la ville de Rio de Janeiro, admirant sa splendeur et cette foule colorée qui la gardait réveillée même au beau milieu de cette nuit étoilée. Partout où nous regardions, des gens dansaient. Partout où nous écoutions, de la musique jouait. On se serait cru en plein milieu d'un rêve collectif de millier de personnes ensemble. C'était magique.
Mais plus nous avançions en ville, plus l'odeur distincte de vampire se faisait présente. Carlisle me proposa assez rapidement de poursuivre notre route, nous dirigeant vers le port.

Un voilier nous y attendant. Intriguée, j'interrogeai Carlisle du regard, mais n'eut en réponse qu'un sourire enigmatique. Je ne demandai rien de plus, profitant de cette magnifique balade. Les étoiles brillaient sur la mer avant de se refleter dans ses yeux, rendant son regard plus éblouissant que jamais. Le levé tout en douceur du soleil finit de me charmer. Je vivais un rêve, tout simplement.

Soudainement, je remarquai mon époux qui s'affairait à baisser la voile, me tirant de mes songeries. Je vins tout près, et retrouvai le paradis de ses bras. Mes yeux se fermèrent seuls lorsque ses lèvres se posèrent contre mon cou, sa voix près de mon oreille décuplant les frissons de plaisir qui couvraient déja mon corps.

- Merci de m'avoir suivi jusqu'au bout du monde. Voilà l'endroit où nous allons passer tout le temps que tu souhaiteras...

J'ouvris alors les yeux, remarquant finalement au loin notre destination finale. Une magnifique île verdoyante qui se dessinait devant nos yeux, se définissant de plus en plus que les vagues nous menaient à son rivage. Le sable fin appelait déja mes orteils, sa forêt criait aux promenades. Et nous étions seuls au monde, les rayons chauds du soleil me le rappelant alors que notre peau devenait diamants. Personnes pour nous voir, personne pour nous empêcher de profiter du magnifique temps.

"Oh Carlisle! C'est sublime!..."

Une fois sur la terre ferme, je le laissai ammarer l'embarcation alors que je profitais de mon manque de savoir en la matière pour admirer la magnifique flore.

- Si ma dame, veut bien me suivre.

Je le regardai avec un sourire, attrapant sa main sans me faire attendre pour le rejoindre.

"Jusqu'au bout du monde, n'est-ce pas?"

Un peu plus loin se dessina une magnifique maison. Sublime. Avec ses baies vitrées lumineuses, d'une couleur harmonieuse, elle semblait directement tirée d'un rêve. Mais que ne l'était pas?

J'admirais toujours son extérieur quand Carlisle ouvrit la porte et me souleva de terre. Avec un petit rire, je m'aggripai à lui avant de franchir, dans les bras de mon bien-aimé, le pas de la porte. Même de retour au sol, je ne pus me resoudre à quitter ses bras. Nous avançames alors ensemble dans la demeure, les deux abasourdies devant tant de beauté. Pièce par pièce, nous avons alors fait le tour pour tout découvrir, bouche-bées. Puis vint la dernière pièce, que je découvrai en premier.

"Oh mon Dieu...", soufflai-je au premier regard à l'intérieur. "Que c'est beau..."

Je laissai Carlisle à la porte, faisant le tour en laissant glisser mes doigts sur les rideaux, le bois des meubles, la douceur des draps, le pied des lampes. Je me sentais comme projeter dans un monde sans temps, d'une beauté inouie et atemporelle.

Il me retrouva rapidement, m'emprisonnant dans cette etreinte hypnotisante et calmante dont lui seul avait le secret. Mon coeur se serra si fort d'un bonheur sans borne, comme si le petit nuage sur lequel j'étais s'étendait jusqu'au bout du ciel. Je levai le visage alors pour rencontré son regard, le mien empreint de tant d'amour qu'il en aurait fait rougir plus d'un.

- L'endroit vous sied-t-il, madame Cullen ?

Un doux sourire étira mes lèvres alors que je croisais mes bras autour de sa nuque, appuyant mon front contre le sien.

"Oh Carlisle, c'est un vrai paradis. Comment as-tu trouvé un pareil endroit? C'est... magique."

Je reculai légèrement la tête pour jeter un coup d'oeil autour de nous, puis quelques secondes de plus sur la magnifique vue de la plage que nous offrait la fenêtre de la chambre.

"Être ici... Avec toi... "

Je revins poser les yeux dans les siens, me collant un peu plus contre lui.

"... C'est encore plus fou et magnifique que le plus incroyable des rêves..."

Mon sourire s'étira encore un plus, puis je posai mes lèvres contre les siennes. D'abord léger et timide, je laissai nos peaux se frôler délicatement comme pour s'habituer. Mais rien ne me semblait plus naturel que ce contact. Chaque effleurement embrasait la peau qu'il venait de toucher, me faisait trembler de délice. J'accentuai un peu plus la pression, cherchant maintenant sa saveur. Je goûtais l'arôme enivrant de sa bouche, embrassant toujours un peu plus comme pour en capturer chaque effluves. Mes mains se resserrèrent autour de ses omoplates, mon ventre s'appuyant encore plus contre le sien. Mon être entier appelait le sien, et je sentais qu'il ne cherchait qu'à y répondre. J'avais envie de fusionner mon âme à la sienne, mais je pris le dernier onze de volonté qui me restait pour retirer, dans un soupir, mes lèvres de ce baiser brûlant.

J'eus soudainement peur d'aller trop vite, de ne pas pouvoir contrôler la passion une fois lâchée, maintenant que nous n'avions aucune raison de la conserver. Toutes mes émotions étaient toujours plus fortes. Le bonheur, l'amour, la rage. Le besoin, l'envie. J'avais encore beaucoup de peine à contrôler toutes cette intensité. Lui qui était si posé, toujours en contrôle de lui-même...
Surtout qu'il faisait encore grand jour...

"Veux-tu... hum.. Visiter le reste de la propriété...", soufflai-je avec une petite voix.

Je me mordais toutefois la lèvre, résistant difficilement à l'embrasser de nouveau. J'ouvris lentement les yeux pour le regarder amoureusement, mes mains remontant doucement le long de sa nuque pour ensuite glisser mes doigts dans ses cheveux.

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1921 [PV Esmée et Carlisle]
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