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 1701 [Pv Lyra]

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Carlisle Cullen
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MessageSujet: 1701 [Pv Lyra]   Dim 8 Nov - 1:58

14 Mars 1701

Le vent déjà chaud pour moi, de la mi Mars, m’accueillit dès que je sortis du souterrain. Je levais les yeux au ciel, vérifiant que le temps était bien couvert avant de faire un seul pas dehors. J’avais revêtu une longue cape noire et remonté mon capuchon par précaution, car je ne voulais pas m’attirer d’ennui en me montrant au soleil. Heureusement, c’était une des rares journées couvertes, et je souris en me promenant dans les rues de la ville que j’habitais depuis maintenant près de quarante ans.
J’étais arrivé un soir d’automne dans cette ville italienne, attiré par les odeurs de mes congénères. J’étais resté méfiant, me souvenant que trop bien des rustres qui constituait la communauté vampirique de Londres. Ce n’étaient que des êtres assoiffés sans aucun savoir vivre. C’était d’ailleurs une des raisons de mon désir de quitter mon île natale.

Débarqué en France, j’avais passé les quarante premières années de ma vie de vampire à errer, loin des humains et de tous. Je passais la plupart du temps, juché sur les toits de l’Université de Paris, changeant de bâtiment au gré de mes envies, passant de la théologie à la médecine, sans oublier le droit. Au bout de quelques mois, j’étais déjà devenu bilingue anglais français et m’intéressais de plus en plus à la médecine.
L’immense forêt de Rambouillet, me permettait de chasser à ma soif, et je pouvais alors, retourner sur les toits, où les odeurs des humains m’atteignaient sans être trop tentantes. Je passais mon temps « libre » dans le clocher d’une chapelle, sans qu’aucun humain de m’ait jamais remarqué. J’étais comme un fantôme silencieux et solitaire.
Mais je me lassais bien vite au fil des années, d’entendre les mêmes cours et de vivre cette routine isolée. Au bout de trois ans, je me mis à errer sur les routes de France, descendant peu à peu vers le Sud, m’arrêtant dans les villes que je trouvais intéressantes notamment Reims qui jouissait d’une énorme Université. Au fur et à mesure que je descendais, je m’étais ensuite établi quelques temps à Dole, ou bien Avignon pour la même raison.
La difficulté consistait à présent d’éviter le soleil qui était de plus en plus présent à mesure que je descendais dans le bas de la France.
J’étais sans cesse recouvert d’une longue cape noire qui ne laissait pas passer les rayons du soleil. Ainsi,je pouvais parfois passer plusieurs années dans une ville que j’appréciais. J’étais avide de connaissance. Chaque information que j’entendais était enregistrée dans mon cerveau, ce que je trouvais hallucinant. Le cerveau vampirique semblait pouvoir contenir des tonnes et des tonnes de données. Fascinant.

Sans tout à fait m’en rendre compte, je passais la frontière franco italienne. La misère et la faim étaient partout dans ce pays qui ne parvenait pas à se relever de l’épidémie de peste qui l’avait ravagé cinquante ans auparavant.
Cela dit, j’étais attiré par la puissance culturelle de ce pays qui recelait plus de peintres, d’écrivains et de philosophes que je n’en avais jamais vu. Le contrôle de ma soif, commençant à être meilleure, j’allais parfois jusqu’à m’inscrire dans des bibliothèques pour emprunter des livres que je dévorais en une nuit. Je découvrais les joies de l’architecture, et du raffinement, et cela ne faisait qu’augmenter alors que je continuais ma descente inexorable vers le Sud.
La langue italienne, ne fut pas bien difficile à apprendre. Je passais toujours la plupart de mes journées sur les toits mais descendais dans les rues de plus en plus fréquemment. J’aimais particulièrement la ville de Venise qui rayonnait alors dans tout ces domaines et supplantait toutes les villes que j’avais pu visiter jusque là. J’y découvris notamment le théâtre publique, chose que je n’avais jamais vu. Je passais alors de longue soirée à les voir jouer, perché sur la bâtisse en face de la scène, les observant comme si j’étais au premier rang.
Laissant avec regret cette ville merveilleuse, trop curieux de découvrir de nouvelle chose pour y rester plus longtemps, j’atteignis rapidement la ville de Bologne où je m’extasiais devant le nombre d’établissement religieux. J’étais toujours profondément croyant, et ce fut pour moi une période où je redécouvris les messes en latin, et l’abnégation à Dieu.
Je trouvais dans ma foi, une certaine explication à ma vie actuelle. Ce n’était qu’un test de ma croyance. Si je ne l’abandonnais pas, Dieu me guiderait et me protégerait toujours. J’en étais persuadé.

Continuant mon périple, sans avoir de but précis, je m’arrêtais quelques temps à Florence avant d’arriver à Volterra. Je ne voulais pas particulièrement m’arrêter dans cette ville, mais j’étais étonné de sentir autant d’odeurs de vampire en pleine ville et en pleine journée. Ce fut eux qui me trouvèrent cependant.
C’est alors que l'année passée, je rencontrais les Volturi. La méfiance laissa rapidement place à l’admiration.
Je découvrais une nouvelle façon de vivre. Plus raffinée. Plus facile. Ils vivaient dans les souterrains de Volterra, comme les vampires londoniens que je connaissais. Mais ils ne pataugeaient pas dans les égouts… Non… Ils avaient construits des espaces incroyables sous terre. D’immenses salles de bals, des quartiers pour chacun. Une véritable ville souterraine.
Alors qu’ils m’emmenaient voir leur chef, je m’émerveillais devant le sol en marbre, les colonnes démesurées et les tableaux de toutes époques qui ornaient les murs. Et puis, soudain, je découvris une pièce énorme, comme une salle de trône, au milieu de laquelle, trois sièges, dominaient l’assistance.
J’avais aussitôt apprécié les trois vampires qui étaient assis sur chacun des fauteuils finement ouvragés.
Je les admirais pour leur manière de vivre, pour leur richesse et leur éducation. Ils semblaient sans âge, comme s’ils étaient sur Terre depuis la nuit des temps.
Après de longues heures d’entretien, la conversation porta essentiellement sur mes dogmes. J’intéressais Aro, pour ma conviction à ne pas tuer d’être humain. Il n’avait jamais vu de vampire avec les yeux dorés comme les miens. Si je savais que je n’avais pas les yeux habituellement rouges de cette espèce, je pensais que c’était là comme une chose naturelle, comme l’humain a les yeux bleus plutôt que marrons. Apparemment, ce n’était pas le cas, mais plutôt une spécificité inhérente à mon régime alimentaire. Etonnant.

Ainsi, j’avais été accepté parmi eux. Nous trouvions chacun notre compte.
Lui, pouvait m’interroger sur les raisons de mes choix.. Sur ma vie, bien qu’il connusse mes pensées grâce à son don. Et surtout, il était curieux de savoir si c’était un don, ou juste de la volonté.
Moi, je trouvais de la compagnie et apprenais à mieux connaître l’être que j’étais devenu et les règles que j’avais suivi sans la connaître : Ne pas se montrer aux humains. Ne pas qu’ils sachent que nous existions. Je profitais aussi de leur culture, et de leur raffinement pour évoluer.

Aujourd’hui, cela faisait déjà un an que je vivais dans cette petite ville italienne. Je n’étais jamais resté autant au même endroit, mais je m’y plaisais.
Je m’occupais de diverses manières, apprenant l’escrime, la danse de bal et profitant à fond de la bibliothèque immense de Caius. Je dévorais tous les livres avec une prédilection pour les sciences et je commençais à me demander si je ne pouvais pas faire de réelles études de médecines pour aider les gens. Cela avait le don de faire rire Marcus, qui trouvait que ce serait un comble qu’un vampire devienne médecin.
Ils avaient essayé plusieurs fois de me faire goûter au sang humain, alors qu’ils prenaient leur repas en amenant des groupes entiers d’hommes et femmes dans leur antre, pour assouvir leur soif.
J’étais resté une seule fois, pour leur faire plaisir. Ça avait été une telle torture que j’avais détruit une table en marbre en la serrant pour ne pas sauter à la gorge d’une femme tandis que son sang coulait devant moi. Je n’avais pas craqué, mais j’en gardais une rancœur à Aro de m’avoir fait subir cela. Depuis, je refusais catégoriquement de participer à leur tuerie bimensuelle et ils l’acceptaient.
Je pense qu’Aro était très curieux de savoir combien de temps je tiendrais mes principes. Aussi me gardait-il auprès de lui.

Aujourd’hui, je voulais profiter du temps couvert pour aller chasser tranquillement et faire quelques passes à l’épée, seul.
Je chassais rapidement, ayant repéré un Lynx dans les hauteurs qui bordaient la ville. Une fois cette obligation accomplie, je me trouvais une clairière bien cachée et posais mon sac qui contenait mon attirail. Lentement, je sortis une des deux épées que j’avais emmené, mis mon gant, et saluais avant de prendre la position de départ.
Je me mis à virevolter dans l’herbe haute, feintant, coupant, me fendant à chaque fin de séquence. J’aimais l’escrime pour la liberté de mouvement qu’elle offrait, qui me permettait de faire jouer tous les muscles de mon corps.
Je me laissais de plus en plus aller, augmentant ma vitesse quand soudain, je sentis une présence…

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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Lun 9 Nov - 0:12

Que d’affrontement avais-je fuis en effectuant ce palpitant tour d’Europe ! Mon éternité et ma résistance inhabituelle aux climats les plus rudes me permettait de voyager n’importe où pourvu que le soleil ne soit pas trop clément. De la Grande-Bretagne j’avais voyagé jusqu’aux Pays-Bas, curieuse de connaître tous les secret du Vieux Continent. J’avais vagabondé des années durant dans ce magnifique pays au temps peu clément qui me laissait la liberté de marcher en pleine rue sans me faire remarquer. Je parcourrais les landes en admirant le paysage qui se dévoilait à mes yeux. J’avais ensuite été en France où le soleil était déjà plus radieux et plus surprenant. Je passais mes jours à l’ombre des clochers. La nuit, je descendais pour étancher ma soif. J’errais ainsi dans toute l’Europe, dans le Saint-Empire, en Prusse. J Se succédaient ensuite la Pologne l’Epire Russe, une partie de l’Empire Ottoman, puis l’Autriche. J’aimais voyager, me sentir me mouvoir à travers le temps et l’espace. Je rencontrais des hommes passionnants, des femmes également. Je comptais les années comme le sablier écoulait les minutes. Berlin, Varsovie, St-Pétersbourg… Que de magnificences qui illuminaient mon regard ! J’étais immortelle et libre comme le vent, allant où bon me le semblait…

Et puis il y eut l’Italie. J’y parvenais par l’est et descendis le long de la Méditerranée. J’apprenais vite les langues et je possédais déjà de grandes connaissance en allemand, polonais, russe…et anglais, cela allait de soit puisqu’il s’agissait de mon pays natal. Je fus donc vite capable de disputer en italien sur des sujets qui relevait de la philosophie. J’étais fascinée par cette langue si aisée à apprendre pour moi ! Je visitais avec beaucoup d’intérêt Gênes, Venise et Rome. Le soleil restait une épreuve de tous les jours et je remerciai le Ciel de nous le dissimuler de temps à autres. Je déambulai dans le monde depuis le XIVème siècle et chaque jours que faisait Dieu m’offrait des trésors de connaissance. Mais jamais encore un pays tel que l’Italie m’avait tant fasciné. Je partais pour le Sud, traversant les Etats de l’Eglise pour parvenir au Royaumes des Deux Siciles. Là, à l’extrême Sud du pays, je venais des fois à me demander s’il ne m’était pas possible de marcher à travers les rues pendant la journée, lorsque le soleil faisait fuir les habitants dans leurs logis. Mais prudence était mère de sûreté et je ne préférais pas attenter à mon image. Le soir, je me mêlai à la foule des hauts quartiers afin de pouvoir trouver de quoi me nourrir. J’approchai de la ville de Volterra en la sainte année de 1737.

Le jour était par chance couvert alors que je déambulais dans la ville, le capuchon de ma robe rouge relevé sur mes cheveux noirs. J’ouïs l’existence d’une forêt au sud de la ville. Je désirais savoir à quoi elle pouvait bien ressembler, quelle était la différence avec les autres forêts où j’avais bien pu m’égarer. Après un quart d’heure d’errance à l’orée du bois, je décidai de m’enfoncer dans les bois. Pas après pas, je parvenais sous le couvert d’épais feuillus sans âge et je m’abandonnai à l’errance insouciante et douce dans ces lieux. Les hauts arbres formaient de hauts piliers comme il en existait dans les églises où j’aimais à rester pour prier Dieu. Je m’enfonçai au sein de la forêt jusqu’à entendre des bruits, des éclats de voix. Parallèlement, quelque chose fendait l’air et le faisait vibrer, imperceptiblement. Ma curiosité l’emporta sur mon inquiétude naissante et je m’approchais de l’individu en plein exercice, sous le couvert de mon don qui me faisait disparaître de la vue de tous. Je ne pouvais nier être également guidée par une enivrante odeur dans laquelle se mêlaient plusieurs arômes floraux, dont je reconnus le chèvrefeuille. Autrement, c’est un parfum de sel que je sentais émaner de lui. Je le sus rapidement : il n’était pas humain. Ce ne pouvait être qu’un vampire. Et il était là, dans une clairière non loin. Il s’exerçait à l’escrime. Un sourire s’épanouit sur mon visage invisible et je m’approchais lentement de lui. Devais-je le craindre ? Quelque voix au fond de moi me disait que non. Je fis encore quelques pas, j’avais envie de le surprendre, non pas violement, juste l’étonner. Son regard était fixe, ses gestes d’une grâce et d’une perfection que jamais encore je n’avais pu voir. Il virevoltait dans les airs, sans retenue, ses fentes n’étaient ni trop grandes, ni trop étroites, quant à sa garde, elle ne pouvait contenir de défaut. La pointe de son arme était toujours bien fixe comme si on l’eût tenue droite alors qu’il mouvait son poignet vivement. L’expérience de cet homme était visible dans chacun de ses mouvements. Nombreux furent mes professeurs d’escrime et je m’étais souvent prise à admirer leur grâce et leur maîtrises, aussi humains avaient-ils pu être. Mais ici, dans cette clairière, ce n’était pas un humain mais un vampire qui s’exprimait par la lame, et la beauté qu’il rendait inondait la clairière et débordait dans la forêt alentour. Je remarquai que ses yeux, d’une étrange et fascinante couleur dorée jetait des regards furtifs alentour. Probablement ma fragrance le préoccupait-elle. Je souris encore, le voyant me chercher du regard. Se doutait-il que j’étais presque à la portée de sa lame ?

J’eus soudainement le désir de le jauger, de savoir ce dont il était capable. Je me glissai près de son sac et en sortis la seconde arme en silence. Ce que je touchai alors que j’étais invisible disparaissait avec moi. Le fil brillant de la lame disparut et j’attendis mon heure en le regardant achever un enchaînement sur une fente, encore une fois magnifique. Placée juste à distance respective, je laissais réapparaître soudainement mon corps, et l’arme empruntée, en garde et parée à engager le duel. Mon bras libre se courbait derrière ma tête, mes doigts en éventail, tandis que mes jambes prenaient place comme il m’avait été enseigné.

Mes iris rouges se braquèrent sur les siennes, alors qu’un léger sourire fendait mes lèvres.

[HJ : A cette époque je suis encore chaussée : des bottes de cuir brun…Je me demande d’ailleurs pourquoi j’ai décidé de la déchausser… - Je m’appuie sur une carte de 1750...]
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Jeu 12 Nov - 2:42

Je m’arrêtais une seconde. Cette sensation d'être observé me rendait nerveux. Cependant, je ne sentis rien de particulier autre qu’une impression d’être regardé, aussi je repris mes mouvements.
Me remettant en garde, le regard droit sur un arbre au loin, j’ajustais rapidement l’épée de telle sorte qu’il n’y ait aucune faille. Puis. Un pas. Deux pas. Touche. Je reculais rapidement, tendant l’arme devant moi pour me protéger. Je recommençais plusieurs fois le même pas, et au bout de la cinquième fois, je me fendis, la pointe mon épée rencontrant tout à fait l’endroit où se posait mon regard. Tout mon poids était sur ma jambe droite, l’autre étant tendue derrière moi. Avec un sourire satisfait, je me redressais vivement, comme si l’adversaire contre- attaquait et reculais.

De nouveau je me sentis observé. Je regardais furtivement autour de moi, humant l’air le plus discrètement possible. Je ne sentis rien de particulier sauf une odeur de lys, mais peut être y en avait-il dans les environs.
Je décidais de ne pas y porter attention. A force d’être chez les volturi j’avais sûrement pris l’habitude d’être surveillé.
Je me remis en garde, cette odeur de lys ne voulant pas sortir de mon esprit. J’essayais de me concentrer de nouveau sur mon arbre, de retrouver les sensations que je venais d’avoir. Je fis deux pas et feintais. Je la trouvais moins réussie. J’étais troublé. Cette sensation de présence commençait à m’obséder.

Je me remis en garde et alors que j’allais attaquer, une femme d’une beauté stupéfiante apparut devant moi.
A la vue de son arme, mon regard effaré alla aussitôt à mon sac, où je découvris que ma deuxième épée avait disparu.
Je relâchais ma garde – je m’étais arrêté à temps – pour la regarder de haut en bas. Manifestement elle avait déjà pratiqué. Sa position était parfaite, la garde haut placée. Mes yeux cherchèrent en vain une faille par réflexe avant de remonter vers son visage.
Elle avait un visage effilé, joliment dessiné avec des lèvres pulpeuses et des iris d’un rouge éclatant. A présent qu’elle était devant moi, je sus que l’odeur de lys venait d’elle et en inspirant, je remarquais une pointe de rose et de sang humain. Elle devait s’être nourri il y avait peu. Car son odeur de vampire était plus que reconnaissable.
Ses longs cheveux noirs descendaient le long de son visage, bouclant gracieusement au niveau de ses yeux. Un large capuchon cachait son visage mais je le voyais aussi bien que s’il avait été en pleine lumière.
Elle portait une longue robe rouge, légèrement resserrée sur les hanches.

Un sourire illumina son visage alors qu’elle semblait m’inviter à jouter. Je fronçais les sourcils en me demandant si je devais y répondre. Je ne me battais pas avec des femmes. C’était contre mon éthique personnelle. Mais, elle, elle avait su m’approcher sans que je la remarque, ou presque. Ce n’était pas une femme –ou une vampire – comme les autres. Je ne pus m'empêcher de penser qu'Aro apprécierait ce don.
Je répondis à son sourire, plongeant un regard rieur dans ses yeux.

- Je ne me bats pas contre des femmes…

Puis, me mettant en garde, mon sourire s’élargissant, je continuais :

- Mais je vais faire une exception…

Je repliais mon bras en arrière, renforçais ma garde avant de faire deux pas en avant pour la tester. Puis je me reculais vivement, dans une longue glissade qui me ramena à ma place.
Je me mis alors à faire des pas sur le côté pour voir son jeu de jambe.

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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Jeu 12 Nov - 18:45

Il avait stoppé son geste avant que sa pointe ne m’atteigne. Superbe réflexe pour quelqu’un qui se pensait seul. Je ne bougeai pas et lui envoyais un regard un peu rieur mêlé de défi, un léger sourire aux lèvres. Il fronça un instant les sourcils avant de prendre la parole, déjà plus relâché :

- Je ne me bats pas contre des femmes…

J’aurais presque été déçue si j’avais bougé. Mais je persistai dans ma position, je tenais absolument à tirer avec lui et cela aurait m’aurait été une grande offense s’il s’était arrêté là. Je l’aurais attaqué par surprise de toute manière…Néanmoins je n’en eu pas l’utilité car il se replaça, un large sourire aux lèvres :

- Mais je vais faire une exception…

Mon sourire s’élargit également. Je n’avais jamais eu l’occasion de tirer dans un véritable duel, cela promettait d’être fort intéressant. J’avais pour règle de ne pas ouvrir la bouche durant une joute, j’aimais à laisser « s’exprimer la lame », ce fut pourquoi je ne lui répondis pas. Il se replaça dans une garde toujours parfaite, la pointe de son arme dirigée vers ma poitrine. Enfin, nous commencions…

Je me redressai avant qu’il ne bouge et le saluai selon les règles : je tendis la pointe de mon épée vers lui lentement, la ramenai vers moi, la lame parallèle au corps puis rabaissai le bras pour revenir en garde. Il fit deux pas en avant. J’exécutai une double retraite. Il recula à sa position initiale, je me ravançai tout aussi bien. Il effectua ensuite quelques pas sur le côté, je le suivis sans me déconcentrer, sans détourner le regard ni me défaire de cette expression malicieuse qui occupait mon visage. Voulait-il tester mon jeu de jambe ? Possible, bien que je pus comprendre qu’il puisse percevoir mes mouvements sous ma robe… Pointe dirigée vers le cœur, je décidai de le tester également. J’effectuai trois pas en avant puis reculai de deux. Prise de fer, je feintai sur la gauche, contournai sa lame et tenta d’attaquer par la droite. J’exécutai une vive retraite la seconde d’après, reculant par une longue glissade sur l’herbe. Je parai une de ses tentatives et me fendit en avant pour tenter de le touche à l’épaule. Vain essai, je reculai de nouveau.

Ce jeune homme était très impressionnant, très doué. Je prenais grand plaisir à tirer contre lui et cela maintenait sur mes traits ce léger air amusé et souriant.
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Jeu 12 Nov - 18:51

Je lance le dé pour savoir qui touche.
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Jeu 12 Nov - 18:51

Le membre 'Carlisle Cullen' a effectué l'action suivante : Roue du destin

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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Jeu 12 Nov - 23:03

Je l’observais. Étrangement, je ne me formalisais pas qu’elle reste muette. J’avais un tempérament joueur et elle m’intriguait.
Je la saluais rapidement en faisant des pas de côtés en me donnant une claque mentale. Quel manque de fair-play j’avais fait preuve à ne pas la saluer avant !

Pour le moment elle suivait mes mouvements parfaitement. Une escrimeuse habile, sans aucun doute. Elle suivait mes pas, alors que je tournais lentement selon un cercle que moi seul imaginais. Puis je fis quelques pas dans l’autre sens, les yeux rivés aux siens.
Soudain, elle fit trois pas en avant. Je reculais de deux par des petits bonds, en tendant la lame devant moi. Elle recula aussi, et sa lame toucha la mienne dans un tintement de métal. Je tins bon, et suivi son mouvement de feinte, tordant légèrement mon poignet pour repasser ma lame au dessus de la sienne. Parfois, forcer ne servait à rien, il fallait juste laisser couler. En suivant son mouvement, et en me replaçant directement, je conservais ainsi ma garde.
Elle tenta une attaque à droit, et je reculais vivement, tendant ma lame qui frôla son bras.
Elle se retira, et de nouveau nous nous regardâmes. Je m’amusais. C’était la première fois que je joutais avec une femme, et j’aimais la grâce avec laquelle elle exécutait ses mouvements.
Je fis de nouveau deux pas rapides et attaquais à la hanche, attaque qu’elle para avant de se fendre. Je me tordis, lançant mon bras loin en arrière pour éviter sa lame, tout en reculant. C’était passé près…
Nous nous retrouvâmes à distance respectable, nos deux lames se touchant presque. Soudain, sans prévenir, en faisant un pas, je frappais sa lame fortement, ce qui eut pour effet de décaler son bras un bref instant. Je me fendis aussitôt et ma lame alla se planter au dessus de la clavicule. La lame plia vers le haut, et mon sourire s’élargit.

Cependant, un crac sonore se fit entendre. J’avais mis trop de force et de vitesse dans mon attaque et la lame craqua pour voltiger dans les airs et retomber dans l’herbe quelques centimètres plus loin.
J’éclatais brusquement de rire en me redressant :

- Ah… Trop de zèle… Ces lames sont si fragiles…

Toujours riant, j’allais ramasser mon bout de lame et me retournais vers elle. Je ne lui demandais même pas si je lui avais fait mal… Comment aurais-je pu la blesser avec une épée d’entraînement ?
Je cessais de rire, et m’approchais d’elle, plongeant un regard brillant dans ses prunelles rouge. Lentement je pris sa main et fis un baisemain sans toucher la peau.

- Carlisle Cullen, enchanté…

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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Dim 22 Nov - 16:57

Je fixais des yeux rieurs sur mon adversaire. L’attaque n’était pas passée loin. C’était amusant, rare avaient été les fois ou j’avais jouté contre un homme et le fait qu’il accepte le duel l’avait propulsé assez haut dans mon estime. Beaucoup d’autres se seraient contentés de ranger leur arme en prétextant que j’étais trop fragile et que les lames n’étaient pas pour les dames comme moi.

De nouveau en garde, tout deux intrigués par la maîtrise de l’autre, nous voulions absolument savoir quelle serait l’issue du duel. Qui toucherait le premier ? Le jeune homme en face de moi pouvait parfaitement gagner, il en était capable, cela se voyait dans la grâce de ses mouvements, la perfection de ses gestes. Mais cela se jouerait-il sur un coup de destin ? J’osais croire que non. Après une nouvelle tentative à l’épaule, nous nous retrouvâmes à distance de lames. Nous nous jaugions avec détermination, comme lisant dans les yeux de l’autre. Soudain, et ma surprise me perdit, il s’avança d’un pas, dégagea ma lame sur la droite. Occasion trop belle, il se fendit et sa lame vint me toucher au-dessus de la clavicule. Incroyable, absolument incroyable. Je ne l’avais vu venir. Son sourire s’élargit, je ne pus en retenir un en réponse.

Soudain, la lame qui avait butté contre ma peau de marbre plia au point de se briser en deux morceaux. La lame brisé vola dans les hautes herbes. Nous nous redressâmes en riant tout deux.

- Ah… Trop de zèle… Ces lames sont si fragiles…

Il s’en alla ramasser la partie brisée sans s’arrêter de rire. L’impact de la pointe n’avait été qu’un frôlement sur ma peau. Il n’y avait aucune trace de son geste et j’aurais été bien plus embarrassée de voir ma robe déchirée devant lui que mon corps blessé. Son rire ne fut plus qu’un écho quand il m’approcha. Son regard doré plongea dans le mien. Sa main attrapa la mienne dans un geste doux et lent et il l’approcha de ses lèvres.

- Carlisle Cullen, enchanté…

Un sourire aux lèvres, j’effectuai une révérence et ouvris enfin la bouche :

- Moi de même. Je me nomme Lyra Broomwich.

Je le laissai récupérer son sac puis nous quittâmes la clairière. Là, la conversation fut un peu plus vive.

- J’ai été très impressionnée par votre prestation, cher. Vous m’avez touché malgré le fait que je pratique depuis des années. Je ne puis que vous féliciter…

Nous avancions entre les arbres centenaires. Et dire que j’étais déjà vampire qu’ils n’étais encore que des graines ! Je retins un petite rire.

- Pour ma part, je pratique depuis la création de cette arme sous sa forme actuelle, soit près de 330 ans…

Sa réaction laissa paraître un nouveau sourire sur mes lèvres. Un main posée sur son avant-bras, nous continuâmes notre avancée vers la ville en disputant de nos expériences.

- Qu’en est-il de vous ?

Je marchais à ses côtés en regardant fréquemment dans sa direction, attentive à ses mots. J’étais encore surprise qu’il ai tiré à la loyal et n’ai pas eu l’hypocrisie de me laisser gagner. Je préférais perdre dignement que de gagner sur une tricherie de mon adversaire…Je ne manquerais pas de l’en remercier…
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Jeu 26 Nov - 2:13

Je l’observais, alors que je lui tenais la main, toujours figé dans mon baiser. Elle me sourit et me fit une des plus belles révérences qu’il m’ait été donné de voir. Elle ouvrit enfin la bouche et une voix légère comme le chant d’un pinson prononça son nom :

- Moi de même. Je me nomme Lyra Broomwich.

Je lui souris de nouveau en lâchant sa main. Je tendis la main pour reprendre ma deuxième épée et allais ranger les armes dans le sac que je mis aussitôt en bandouillère sur mes épaules. Je lui offris mon bras et nous nous mîmes à marcher d’un commun accord silencieux. Elle me félicita pour ma performance. Pou moi qui pratiquais les armes depuis ma plus tendre enfance, ce n’était vraiment pas grand-chose.

- Je n’ai pas vraiment de mérite, je pratique depuis que je peux tenir un sabre de bois.

- Pour ma part, je pratique depuis la création de cette arme sous sa forme actuelle, soit près de 330 ans…

Ma bouche s’ouvrit malgré moi et je restais ainsi une seconde, peut être deux. Elle sourit et je répondis à son sourire en tournant la tête pour la regarder. Je me demandais quelle était son histoire. Qu’est ce qui l’avait amené jusqu’ici ?

- Si on compte que j’ai tenu ma première arme à six ans… Nous dirons 90 ans environ. Je suis un enfant par rapport à vous.

Une soif de connaissance me prit comme souvent. Je voulais connaître comment était la vie avant. Un des rares avantages que je trouvais à la condition de vampire c’était de pouvoir voir passer les âges de ce monde. D’apprendre toujours et encore de nouvelles choses. De rencontrer de nouvelles personnes. Depuis que j’étais parmi les Volturi, Aro avait su cultiver cette soif en moi. J’appréciais énormément d’avoir accès au savoir sans devoir monter sur les toits pour espionner des cours d’Université.
Alors que nous marchions en direction de Volterra – je rentrais chez Aro par réflexe – je ne pus m’empêcher de poser la question qui me brûlait les lèvres.

- Alors.. Qu’est ce qui vous amène dans ce beau pays ensoleillé ?

Je souris doucement. J’avais déjà pensé à partir pour rejoindre des contrées qui me permettraient de sortir un peu plus. Lors des longs étés italiens, l’air frais me manquait tellement parfois que je passais par les égouts de la ville pour rejoindre la forêt le plus rapidement possible. Aro détestait que je fasse cela, car il jugeait que je prenais un risque inconsidéré de me faire repérer. Cela dit, il ne pouvait me punir pour quelque chose qui n’était jamais arrivé. Et puis, je lui disais que j’avais besoin de plus me nourrir qu’eux, ce qui n’était pas faux. Quand ils buvaient deux à trois humains toutes les deux semaines, je devais consommer trois à quatre fois plus d’animaux. Cela dépendait de l’espèce que j’arrivais à trouver, mais en général, je chassais quatre bêtes par semaine.
Et dans ces moments là, je rêvais souvent à ce que ma vie serait, si je pouvais sortir librement quand je le voulais. Je me demandais si une telle contrée existait.

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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Dim 13 Déc - 10:48

Ce jeune homme avait donc près de 96 ans…Et le voila qui me battait à l’épée alors que je pratiquais depuis bien plus longtemps que lui ! Intrigant, très intéressant…

Nous marchions vers l'orée de la forêt, tranquillement. Le temps était couvert bien que léger, la couche de nuage semblait frêle, comme si elle allait se briser d’un instant à l’autre. Je lançai vers mon interlocuteur quelques regards discrets, le dévisageant petit à petit. Chevelure longue et blonde comme les blés, une peau incroyablement blanche et nette, il n’avait aucun défaut. Mais le plus surprenant, et je ne le remarquai que lorsque ses yeux furent posés sur moi réellement, c’était la couleur de ses prunelles. Ambré. On aurait cru que de l’ambre avait été incrusté dans son regard. Quelle était donc la chose qui rendait ses yeux d’une telle teinte ? Si magnifique…

- Alors...Qu’est-ce qui vous amène dans ce beau pays ensoleillé ?

Je stoppai doucement la progression jusqu’à ce que nous nous retrouvions face à face sous la légère ramure des arbres. Il sourit. Avait-il repéré mon air hébété devant son visage ? J’osai croire que non. Dieu que j’avais honte de l’avoir fixé ainsi ! Je détournai mon visage vers un chêne centenaire, l’air songeur. Après quelques secondes silencieuses je lui refis face, manquant presque de répondre à sa question pour lui poser celle qui me torturait à présent.

- Ce qui m’amène en Italie ? Ma foi fort peu de raisons. Je déambule dans le monde depuis plusieurs siècles déjà et mon voyage m’a emmenée dans beaucoup de pays de ce continent, j’achève donc mon tour d’Europe par l’Italie. Je suis partie de France et ai parcouru le nord de ces terres avant de revenir vers mon point de départ par le Sud. Et l’Italie qui, vous n’êtes pas sans l’ignorer, est un pays dont on parle fort bien, ma curiosité en fut grandement touchée et je me suis hâtée d’arriver en apercevant les Alpes.

J’ignorais ce qui luisait dans le plus profond de ses prunelles d’or, mais quelque chose s’y dissimulait, comme…une soif de connaissance ? Une lueur d’espoir de quitter ce pays de soleil ? Je ne savais point. Toujours est-il que c’était là, au plus profond de son regard et que cela ajoutait à sa beauté générale. Etait-il possible qu’il fût plus beau et gracieux qu’en se battant à l’épée ? Il fallait croire que oui, là, devant moi. Dans cette parfaite immobilité, les yeux brillant d’une lueur des plus singulière, il semblait encore plus majestueux qu’en mouvement, une arme en main.

L’orée de la forêt était encore loin et nul humain n’errait alentour. Ce fut la plus parfaite des situations car, comme je l’avais pressenti, la couverture nuageuse se brisa un instant, laissant filtrer quelques rayons de soleil jusque sur nos peaux. Je m’étais décidément bien trompé, ceci prouvait bien mon ignorance quant à ce jeune homme. Le soleil vint caresser sa peau blanche et illuminer ses iris qui furent plus dorées que jamais. Comme pour toute notre espèce, la lumière diurne révéla les milliers de diamants qui composaient sa peau, faisant rutiler son visage et son cou. Que de magnificence… Sa chevelure d’or semblait luire elle aussi, mais ce n’était que les reflets tout à fait normaux du soleil.

Par chance autant que par malheur, le voile nuageux se reforma dans le ciel, interrompant le spectacle qu’offrait son visage baigné de lumière. Les éclats de diamant disparurent et sa peau retrouva sa couleur normale.

- Dieu que le temps est instable dans ce pays ! plaisantai-je en reprenant la route, toujours à son bras.

Nous marchâmes encore jusqu’à ce que, éprouvée par les questions qui ne cessaient de résonner dans ma tête, les mots quittèrent mes lèvres presque sans que je les entende :

- Puis-je à mon tour vous poser une question ?

Un timide sourire envahit malgré moi mes lèvres et j’aurais rougi si je l’avais pu. A présent que je m’étais lancé, il m’était impossible de reculer.

- Vous êtes un des nôtres, alors…qu’est-ce qui rend votre regard…si singulier ?

Je me serais volontiers corrigée sur le dernier mot mais je ne pouvais me permettre de laisser transparaître mes émotions, surtout vis-à-vis d’un homme qui m’était encore inconnu. D’autre question se battaient en mon for intérieur pour se faire énoncer mais je les réprimais comme il m’était possible en me promettant de les lui poser plus tard.
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Sam 19 Déc - 3:43

Elle s’arrêta et je suivis son mouvement pour me retrouver en face d’elle. Son expression était étrange. Entre la surprise et l’admiration. Je devinais qu’elle n’avait pas dû être beaucoup défiée à l’épée mais tout de même… Je n’avais eu que de la chance et un peu de rapidité...
Elle se détourna de moi quelques secondes, et je fronçais les sourcils, soucieux. L’avais-je froissé ? Je me repassais mentalement notre courte conversation. Non. Il ne me semblait pas avoir dit quelque chose de déplacé.

Je ressentis un étrange soulagement quand ses yeux revinrent sur moi. Je l’écoutais avec attention. Ainsi, elle avait été en France… Elle était allée par le Nord… ça ne m’était jamais venu à l’idée…
Alors que je me demandais encore ce qui m’avait fait descendre dans le Sud, le soleil perça les nuages. Aussitôt, mon regard fit le tour des environs pour vérifier qu’aucun humain n’était là. C’était un pur réflexe que j’avais acquis avec le temps et qui s’était accru depuis que j’étais avec les Volturi. Maintenant que je connaissais LA règle et surtout son châtiment, je ne voulais pas risquer de tuer un humain pour sauver ma « vie ».

Je me détendis après m’être rendu compte que nous étions bien seul. Mon regard retourna alors sur dame Broomwich.
Je restais un instant admiratif de sa chevelure d’ébène qui ressortait parfaitement sous les diamants de sa peau. Moi qui détestais voir ma peau briller, je trouvais que cela la magnifiait.
Nous nous observâmes, presque hypnotisé l’un de l’autre. Le soleil disparut de nouveau ce qui nous « réveilla » et nous nous remîmes à marcher.

- Dieu que le temps est instable dans ce pays !

J’acquiesçais en silence. J’en étais presque venu à regretter le soleil. Il me semblait ne pas avoir assez vu l’éclat rubis de ses yeux briller sous l’éclat de l’astre.

- Puis-je à mon tour vous poser une question ?

Cela me fit sortir de ma douce rêverie. Je souris poliment et tournais la tête vers elle.

- Bien entendu.

- Vous êtes un des nôtres, alors…qu’est-ce qui rend votre regard…si singulier ?

Mon sourire s’élargit et mes yeux quittèrent son visage pour regarder devant moi, puis aussitôt le sol. C’était une question que l’on me posait souvent. Pas dans d’aussi jolis termes cela dit. J’avais eu le droit au vampire malade, au faux vampire, au demi vampire… Aro lui-même avait été si étonné que l’on puisse survivre comme je le faisais… Il avait dû utiliser son pouvoir pour s’en convaincre. Il avait vu que je n’avais jamais bu d’Homme… Alors seulement on m’avait cru.
De cette expérience, j’avais appris que les vampires avaient des dons… Aro pouvait lire les pensées de celui qu’il touchait.
A ma connaissance, je n’en avais aucun… Mais cela ne m’étonnait pas vraiment…

- Je suis bien... Un vampire. Mais... Je ne me nourris pas d’humains.

Je me tournais de nouveau vers elle pour voir sa réaction. En général, le mot de fou frôlait ou sortait de la plupart des lèvres. Etonnement j’étais plutôt certain que ce ne serait pas son avis.

- Je me maintiens conscient grâce aux animaux. Cerf, chamois, loup, lynx… Je n’ai jamais bu de sang humain.

J’eus un petit sourire, presque honteux. Beaucoup ne comprenaient pas pourquoi Aro avait un si grand intérêt pour moi. Après tout, à leurs yeux je n’étais qu’une tare…

- Nous supposons que c’est à cause de cela…

Nous arrivâmes à l’orée de la forêt. Nous avions marché plus vite que je ne le pensais. Par précaution, je sortis une longue veste à capuche de mon sac et l’enfilais, rabattant la capuche sur mon visage.

- Puis-je vous emmener où je suis hébergé ? Avez-vous déjà entendu parlé des Volturi ?

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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Mer 30 Déc - 23:07

Ma question sembla le laisser songeur quelques secondes. Quelques secondes durant lesquelles le temps semblait suspendu. Le jeune homme aux cheveux d’or regarda au loin avant d’incliner la tête. Il semblait hésiter à répondre…Avait-il honte ? Sa réponse sortit enfin, d’une voix douce, mais sur le ton qu’aurait employé un enfant coupable d’une bêtise :

- Je suis bien…Un vampire. Mais…Je ne me nourris pas d’humains.

Mais sa curiosité sembla prendre le pas sur son embarras et il se tourna de nouveau vers moi. Après l’effet de surprise qui me pénétra le cœur et dont je ne laissai rien paraître pour ne pas qu’il soupçonnât quelques sentiments faux, vint l’admiration. Cet homme ne se nourrissait jamais de sang humain ! Par quel miracle arrivait-il à subsister ? Le mot clé de mes pensées s’échappa de mes lèvres dans un murmure :

- Fascinant…

Je restais face à lui, n’osant demander plus ample explication. Il s’expliqua par la suite :

- Je me maintiens conscient grâce aux animaux. Cerf, chamois, loup, lynx…Je n’ai jamais bu de sang humain.

Comment cela pouvait-il être possible ? Moi qui avais par plusieurs fois tenté de ne pas y céder, jamais je n’avais trouvé la force de ne pas arracher la vie à un homme. J’avais eu honte des victimes que je causais. Pendant près de trois siècles j’avais tué malgré moi. Mais lorsque vint ce printemps de 1648, en Ukraine, je compris que l’humanité n’était pas capable de m’accepter, ni les miens, qu’elle était plus à même de nous traquer et d’essayer de nous tuer. Oui, cela je m’en étais rapidement rendu compte lorsque, dans la grande ville de Kiev, j’avais guidée la fuite de la population d’un quartier. Mais lorsque deux d’entre eux avaient aperçu ces yeux rouges qui étaient les miens, la multitude s’était vite retournée contre ma personne et j’avais dû fuir vers la Russie. Après quelques jours seule dans la neige, à méditer longuement sur ce qui s’était produit, j’avais enfin réalisé que les hommes n’étaient plus pour moi que des proies. Jamais plus je ne pourrais vraiment vivre parmi eux, jamais plus l’humanité ne saurait être un monde dans lequel je pourrais me mêler toute entière. Et voilà qu’aujourd’hui, un vampire se trouvait capable de ne pas attenter à la vie un humain et de se nourrir d’un autre type de sang ! La chose ne me révoltait pas, au contraire, j’étais heureuse pour lui qu’il ait trouvé une voie qui le maintenait à l’écart du danger de notre nature.

- Nous supposons que c’est à cause de cela…

- Et bien, Seigneur, votre récit est plus que surprenant ! Je n’avais encore jamais ouï tels prodige de la part d’un des nôtres.

Les remparts de la ville se dessinaient au loin. Nous sortions de la forêt. Les pierres blanches se dressaient en un haut mur qui offrait ses flancs au soleil. Je lâchai le bras du Seigneur Carlisle fin qu’il puisse enfiler un long manteau noir qui recouvrait entièrement son corps. Pour ma part, je l’imitais comme je le pouvais en couvrant ma tête de mon capuchon rouge. Cela fait j’ajustai mes manches pour recouvrir mes mains le plus qu’il m’était possible. Lorsque je fus prête à m’engager parmi les badauds, Le jeune homme me proposa :

- Puis-je vous emmener où je suis hébergé ? Avez-vous déjà entendu parler des Volturi ?

Volturi… Ce nom n’était arrivé à mes oreilles que par des rumeurs, des murmures prononcés par des humains dans les ruelles sombres de la ville. Le peu que j’avais pu ouïr de ces gens était qu’ils étaient de ceux qui n’aimaient pas se montrer. En-dehors de ça, je ne savais rien d’eux.

- Et bien, ma foi, très peu. Mais je serais vraiment ravie de les rencontrer ! Les rumeurs vont bon train à leur propos en ville, ce sont apparemment des gens très respectables. Je vous suis.

Nous nous mîmes en marche. Le sentier était peu marqué, probablement que peu de gens passaient par-là. Il ne nous fallut pas beaucoup plus de cinq minutes de marche pour atteindre le pied des remparts blancs. Là, à l’ombre marquée des pierres se trouvait une plaque en fer forgé. Une plaque d’égout. Voila qui était bien étonnant pour rentrer chez soi !

- L’entrée se trouve donc sous terre ? demandai-je avec un sourire amusé.

Nous nous tenions près de la bouche d’égout grande ouverte. Je regardai un instant mon compagnon puis mes yeux se baissèrent sur le trou noir qui s’ouvrait à mes pieds. Enfin, je disais cela, mais nos yeux n’étaient pas ceux des humains, et pour nous, l’ombre étouffante des galeries souterraines se muait en une légère pénombre. Les reliefs intérieurs se révélaient alors en de multiples nuances de gris. Jamais plus l’obscurité ne se dévoilait à nous avec cette peur qu’elle nous insufflait autrefois, alors que nous n’étions que des humains.
Je relevai les yeux après quelques secondes de contemplation de cette semi prénombre puis je souris légèrement au vampire au cheveux d'or. Après quoi je fis un pas en avant qui me mena dans le vide et je me laissai tomber légèrement dans les égouts, alors que l’air faisait voleter les plus longs pans de tissus de mon habit rouge.
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Jeu 14 Jan - 14:29

Je laissais Dame Lyra intégrer mes propos un moment. Nous marchions en silence jusqu’à la cité dont les remparts nous surplombaient, nous enveloppant dans leur ombre bienfaitrice.
Je souris de son étonnement. A part Aro, qui avait réagit à peu près comme elle, les autres étaient plus dubitatifs que fascinés. Mais j’étais habitué à présent et n’y portais pas plus d’attention que cela. J’avais le soutien du maître des lieux. Ils n’oseraient rien me faire..
Nous arrivâmes bien vite au pied du mur. J’ouvris la bouche d’égout, me reculant légèrement sous la bouffée puante qui en sortit.

- L’entrée se trouve donc sous terre ?

J’acquiesçais en silence, regardais autour de moi pour vérifier que personne ne nous voyait et sautais à sa suite, en refermant la plaque dans le même mouvement. J’atterris adroitement, et m’assurais d’un coup d’oeil que la plaque s’était bien refermée. Une fois cela fait, je me remis à marcher comme si je venais juste d’ouvrir une porte et d’entrer chez moi.

- Il y a plusieurs entrées en vérité. Mais celles-ci à l’avantage de passer sous les murailles et de nous éviter la traversée de la ville en plein soleil.

Des rats s’enfuirent devant nous, en poussant des petits cris. J’étais tellement habitué à parcourir ce dédale à présent que je n’y faisais même plus attention. Je me dirigeais plus à l’instinct qu’à la vue.

- Les Volturi ont bonne réputation parmi les humains en effet. Ils sont connus pour avoir débarrassé la ville des vampires il y a plusieurs siècles de cela.


J’émis un petit rire sarcastique.

- Ce que je trouve plutôt ironique n’est ce pas ? La ville la plus sûre pour eux, est celle où il y a le plus de vampire…


Nous marchions vite, tournant à plusieurs intersections, suivi de longs couloirs, mais très vite, une nouvelle porte, derrière lequel un long escalier remontait jusqu’à la surface.
Je montais quelques marches, ralentissant le pas. Devais-je la prévenir pour Jane ? Non, Aro le saurait… Il ne manquerait pas de sonder mes pensées pour savoir comment je l’avais rencontré. De plus, elle ne courait aucun risque. Elle était des nôtres. Pourquoi je voulais la protéger de Jane, alors qu’il n’allait probablement rien se passer ?
Je m’arrêtais dans les escaliers et me tournais vers elle.

- Je vous conduis à Aro, Marcus et Caius. Hum… Vous connaissez la règle de non divulgation de notre nature aux humains ?


Et si elle me disait non ? Je la préviendrais et la laisserais partir ? Au risque qu'Aro le découvre le jour où il me toucherait de nouveau...
Il y avait peu de chance qu’elle ait un jour dit à quiconque ce qu’elle était. Elle semblait très prudente, et à mon avis, on ne vivait pas aussi longtemps en dévoilant ce secret à n’importe qui. D’autant qu’elle se nourrissait d’humains. Non… Décidément, je m’inquiétais pour rien…
Peut être était-ce parce qu’à présent j’étais vraiment bien placé pour connaître le châtiment… Trop bien placé à mon goût.
Je lui souris doucement, et repris ma montée inexorable vers la lumière.

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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Dim 24 Jan - 0:18

Sieur Carlisle avait sauté à ma suite. Après avoir atterri aussi légèrement qu’une plume, Nous commençâmes à cheminer en silence dans le dédale obscur, du moins pour le commun des mortels.

- Il y a plusieurs entrées en vérité, précisa-t-il. Mais celle-ci à l’avantage de passer sous les murailles et de nous éviter la traversée de la ville en plein soleil.

J’acquiesçai d’un signe de tête. Légèrement intimidée par ce moyen fort peu commun de rentrer dans une demeure, je restai un peu en retrait, le laissant prendre les devants pour me guider. Je jetais quelques regards un peu partout, apercevant quelques rongeurs s’enfuir en laissant échapper des cris hystériques. Mon guide ne semblait y prendre aucune attention. Il continua :

- Les Volturi ont une bonne réputation parmi les humains en effet. Ils sont connus pour avoir débarrassé la ville des vampires il y a plusieurs siècles de cela.

Sa voix s’éleva en un petit rire, mais aux oreilles de tout un chacun, on aurait parié ouïr un le chant d’un oiseau.

- Ce que je trouve plutôt ironique n’est-ce pas ? La ville la plus sûre pour eux est celle ou il y a le plus de vampires…

- C’est un coup de maître de leur part…dis-je en guise de réponse.

J’avais toujours été d’une discrétion absolue. Et le fait de parler dans ses longs et larges tunnels me faisait frissonner. Le son que produisait mes pas – et que j’étais la seule à percevoir en dehors de Carlisle – me dérangeait déjà bien assez. Invisible, toujours rester en arrière et attendre d’être appelé, c’était l’une des rares règles que je me souvenais avoir apprise pendant ma vie humaine. Si stricte et à la fois si salvatrice… De nombreuses fois cette lois personnelle m’avait sauvée la mise. Mais voila qu’après une marche assez rapide et trop bruyante à mon goût, nous débouchions sur une porte qu’il ouvrit. Derrière : un escalier. Il commença à gravir plus lentement les marches de pierres claires avant de se retourner pour me parler :

- Je vous conduis à Aro, Marcus et Caïus. Hum…Vous connaissez la règle de non divulgation de notre nature aux humains ?

Il attendait ma réponse, dubitatif. Je ne pus m’empêcher de voir dans ses yeux d’or une lueur d’inquiétude. S’inquiétait-il pour moi ? Visiblement. Je le rassurais immédiatement :

- N’ayez crainte, je dois suivre inconsciemment cette règle depuis ma transformation. La façon de vivre d’une jeune femme lors que j’étais encore des leurs a préservé plus efficacement notre secret que n’importe quel voile opaque.

Il me rendit le sourire que je lui accordais et repris sa montée des marches. Je le suivais en silence. Nous aboutîmes à un large couloir lumineux, ouvert sur l’extérieur par des vitraux percés en auteur. J’admirais les murs couverts de tableaux divers, mais tous d’une très grande qualité de réalisation. Certains étaient démesurés, d’autres plus petits et discrets. Des statues défiaient vainement la taille des piliers qui soutenaient des voûtes incroyables. On ne pouvait que se sentir petit dans cet endroit. Nous marchâmes le long du couloir silencieux, personne ne circulait dans cet endroit, pourtant des odeurs différentes pouvaient être repérées. Durant ma vie, j’avais visité énormément de châteaux et de palais mais ce lieu respirait la richesse et le temps. Un lieu où s’inscrivaient les années, les siècles.

Je n’osais trop parler, pourtant la remarque quitta mes lèvres d’elle-même :

- Vous…Enfin, les Volturi sont de grands collectionneurs…

Nous approchions d’une porte en bois brun. Devant elle, un colosse. Grand et brun, mesurant presque deux mètres. En voyant arriver Carlisle, il sourit un peu, puis me dévisagea d’un air déjà plus grave.

- Et bien, Sieur Carlisle, sit-il après l’avoir salué d’une révérence, vous allez vous exercer dehors et vous nous ramenez une dame ? Peut être devriez-vous sortir travailler la lame plus souvent…

Je restais en retrait, sans dire mot. Néanmoins, la façon dont je dévisageais le vampire était sans équivoque.

[Je m’arrête là, je ne veux pas précipiter les choses. Si Félix ne dit pas ce genre de plaisanterie, dis-moi de corriger !]
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Dim 24 Jan - 4:51

Sa réponse me rassura plus qu’elle ne l’aurait dû. Je ne la connaissais que depuis quelques dizaines de minutes mais je m’inquiétais déjà pour elle. Voilà un comportement qui m’était habituel. J’étais plutôt quelqu’un qui n’accordait pas sa confiance rapidement mais je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter pour la plupart des gens que je rencontrais. Je voulais tellement aider les autres…
Une mauvaise habitude d'après certains...
Nous parcourûmes les longs couloirs qui menaient à la salle des trônes. J’essayais de ne pas le montrer mais je ne me lassais pas de m’extasier devant de si belles démonstrations d’architectures, de peintures et de sculptures. Mes yeux parcouraient tout autour de moi, redécouvrant un détail sur cette toile, une expression sur une statue. J'aimais tellement cet endroit...
Mon attention fut soudain rapatriée sur terre en entendant la voix de la Dame.

- Vous…Enfin, les Volturi sont de grands collectionneurs…

Je m’étonnais qu’elle ne m’inclue pas dans les Volturi. Il était vrai que j’avais parlé d’eux à la troisième personne mais, rien n’indiquait que je ne faisais pas parti de la garde, si ?
Ah... Probablement mon cynisme...
Je soufflais, presque inaudiblement…

- Vous n’avez pas idée…

Nous approchâmes de la grande salle où officiaient les trois Maîtres des lieux, gardée présentement par Felix. Il sourit en me voyant, et je le saluais d’un mouvement de tête en pinçant les lèvres à la vue voyant de son regard qui s’assombrissait légèrement de méfiance en voyant que je revenais avec quelqu'un.

- Et bien, Sieur Carlisle, vous allez vous exercer dehors et vous nous ramenez une dame ? Peut être devriez-vous sortir travailler la lame plus souvent…


- Ce n’est qu’une rencontre fortuite…

Je me retins de justesse de lui dire que le fait de ne pas sauter à la gorge de tout ceux que l’on rencontrait jouait probablement… Mais je commençais tout juste à tenir à la vie, pouvant à peine apercevoir ce qu’elle avait à m’offrir. Je n’allais pas jouer avec aujourd’hui…

- Peut-elle rencontrer les Seigneurs ? Je pense qu’Aro pourrait être intéressé…

Je lui souris lorsqu’il s’effaça en grognant légèrement et j’entrais. Aro se leva aussitôt en frappant dans ses mains, un grand sourire sur les lèvres, comme si je lui apportais un nouveau jouet très amusant.

- Carlisle ! Chi è questo, il mio amico ?

Je souris timidement en me tournant vers Dame Broomwich pour l’inciter à avancer. Je la regardais avec confiance, essayant de lui faire passer le message que tout irait bien. J’espérais… Si, tout irait bien. Il n’y avait pas de raison.

- Je m’exerçais à l’épée quand elle est apparue. Je ne l’ai pas sentie… Je me suis dis que la rencontrer vous intéresserait.


Il la dévisagea un long moment en silence, sans bouger. Mon regard passa sur Marcus qui semblait à peine réveillé comme toujours depuis que je le connaissais, et Caïus dont un sourcil méfiant s’était levé. Aro avança avec lenteur pour effacer les derniers mètres qui le séparait de Lyra. Je me retournais pour le regarder, reprenant alors ma place habituelle… Derrière lui…

- Tu ne l’as pas senti dis-tu ? Toi qui est si prudent… L’entraînement baisserait-il tes défenses ?
- Que nenni… Bien au contraire…
- Hum…Comment vous appelez-vous signora ?

Il tendit sa main lentement, et je vis à ses pommettes qu’il souriait.

- Puis-je ?

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Lyra Broomwich
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Dim 24 Jan - 14:08

Le vampire aux plaisanteries de peu de goûts s’effaça devant Carlisle après avoir déverrouillé et ouvert la porte. Mon guide entra en premier dans une immense salle dallée de noir et de blanc, aux murs démesurément hauts et toujours aussi magnifique sur le plan architectural. Je passais la porte mais ne fis pas plus de deux pas à l’intérieur, tout d’abord car je fus intimidée par la beauté des lieux, et de leurs occupants, ensuite parce que la règle que j’avais toujours suivie m’imposait de ne pas me montrer plus que nécessaire. Quelques mètres plus loin, trois vampires majestueusement vêtus siégeaient sur des trônes d’or et de velours, posés au sommet de quelques marches en marbre. L’un à gauche, semblait s’ennuyer mortellement tandis que celui de droite aspirait au doute, voire à l’inquiétude. Mais celui du milieu s’avéra chaleureux et se leva assez rapidement lors que Carlisle s’avançait à sa rencontre. Un air vif et souriant, il semblait sans âge, tout comme ses pairs, mais restait d’une beauté incroyable, comme tous ceux de notre race. Je ne bougeais pas d’un cil tandis que la personne, qui devait être le dénommé Aro, parla italien à son ami

- Carlisle ! Chi è questo, il mio amico ?

Carlisle se tourna vers moi avec un sourire timide, m’invitant à me présenter, du moins à apparaître. Je lui fis confiance et m’avançai d’un pas des plus silencieux alors qu’il s’expliquait :

- Je m’exerçais à l’épée quand elle est apparue. Je ne l’ai pas sentie…Je me suis dis que la rencontrer vous intéresserait.

Arrivée à la hauteur de Carlisle, j’effectuai une révérence polie et gracieuse pour les trois Seigneurs. Le regard du Seigneur Aro se porta sur moi, intensément luisant. Anecdotiques avaient été les fois où un homme – un vampire qui plus est – m'avait contemplé d’une telle façon. Je pressai de baisser les yeux, plus par gêne que par respect. Le vampire s’avança lentement vers moi lors que Carlisle allait se positionner près de son trône, me laissant ainsi seule face à la grâce et à la majesté écrasantes du Sieur Aro. Il parla encore une fois à Carlisle, ne me quittant pas des yeux.

- Tu ne l’as pas senti dis-tu ? Toi qui est si prudent…L’entraînement baisserait-il tes défenses ?

- Que nenni…Bien au contraire… répondit l’intéressé.

J’eus une furtive pensée pour mon apparition inopinée face à ce jeune homme, de sa mine lorsqu’il me vit… Un sourire éphémère traversa mes lèvres et mourut aussitôt que celui qui était en face de moi reprit la parole :

- Hum…Comment vous appelez-vous signora ?

- Il mio nome è Lyra Broomwich…répondis-je en veillant à bien prononcer, … Seigneur.

Un sourire étira ses lèvres et il me tendit sa main. Je ne compris pas où cela allait nous mener…

- Pui-je ? demanda-t-il d’un ton doux.

Je regardais Carlisle, inquiète. Mais je ne pouvais rien refuser à un Seigneur et je lui offris ma main finalement…

Vision d’Aro :
Pourquoi prend-il ma main ? Dieu qu’ils sont beaux…Toutes les pensées de Lyra fusaient dans une suite de murmures. Les souvenirs s’enfilaient sur le fils du temps et chaque perle était un éclat de mémoire un peu plus lointaine. Il revit la traversée des égouts mais ne tarda pas à trouver ce qu’il imaginait : la rencontre de Lyra et Carlisle. Une clairière dans les bois profonds, des gestes rapides et précis. Autour de son ami rôdait une personne à travers laquelle il voyait la scène. C’était elle, il le savait. Elle était proche, toute proche, parfois même elle aurait pu le toucher ! Une lame disparut du sac et puis la joute s’engagea lorsque, comme par miracle, le corps de la jeune femme se révéla à un Carlisle surpris, pris au dépourvu. Mais la vision remontait plus loin encore et sa curiosité le poussa à continuer à suivre ce fils de souvenirs. Là : l’arrivée en Italie, l’errance des les rues baignées de Lune. Il pouvait voir tous ses repas, ressentir tout ce qu’elle avait ressenti. Plus tôt encore, voilà un empire slave, voisin de l’Empire de Russie. Des rebellions des guerres…Que de violence que se faisait les hommes. Et elle, elle avait été là, dissimulée sous un porche ou marchant dans l’ombre pour fuir les soldats intrépides et imbéciles. Un village insouciant mis à sac par une troupe, et elle, elle s’y était trouvée. Elle avait essayé de les aider, de sauver ceux qu’elle considérait encore comme ses semblables, elle avait tenté tout en se cachant. Elle avait aussi été la seule à sortir indemne. Elle n’était pas humaine. On l'avait haït pour cela et elle avait disparu dans les landes. A peine se montrait-t-elle qu’elle s'effaçait...comme une illusion. « Sorcière » avaient-ils tous crié, mais la rumeur ne s’était pas répandue : la guerre était repassée par-là, le secret restait gardé. Et Aro se délecta pendant un moment de sa vision, buvant chaque souvenir. Un retour dans le passé à travers toute l’Europe. De l’Italie il bondissait en Russie, puis en Ukraine avant d’arriver en Allemagne, contemplant les paysages qu’elle avait contemplé, rencontrant les personnes, Seigneurs et proies, qu’elle avait connues. Par un simple contact, elle lui ouvrait tout son cœur et tout son esprit. Les souvenirs défilaient un à un jusqu’à ce que viennent ceux qui l’intéressaient le plus : l’origine, la naissance de l’être qu’elle était aujourd’hui. Mais on aurait dit que ces réminiscences avaient été à moitié effacées. Quelques images, une à une, défilaient dans son esprit. Cela remontait à quelques jours après la douleur de la morsure et l'enfer de la métamorphose... A l’écart, cachée, dans l’ombre, tête inclinée…Voila l’essence de son don : une règle de vie suivie à la perfection et un don naturel pour la discrétion. En lieu et place des sons se répétait toujours la même phrase, le même mot : « Rester dans l’ombre, faire silence. Rester dans l’ombre, faire silence…Silence. » Tantôt derrière un pilier, une autre fois dans l’ombre d’un mur…Sa vision le repropulsa vers le présent. Il retraversa tout son esprit puis vit le résultat de siècles d’existence : une jeune fille à la peau pâle et aux cheveux noirs, qui vous toisait de ses yeux rubis. Mais lorsqu’on approchait d’elle, l’étoffe grenat de sa robe disparaissait bien vite et la belle devenait invisible après vous avoir accordé un dernier sourire. « Silence… »


Je regardai timidement le Seigneur Aro, figé. Que faisait-il ? Je n’osais bouger ma main.

[HJ : un pur délice à écrire !]
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Lun 25 Jan - 2:35

ARO

Elle avait parlé dans un italien parfait avec une pointe d’accent adorable. Sa voix était fluette mais plus grave toutefois que ma délicieuse Jane.
Mon sourire s’élargit en prenant sa main, et je posais aussitôt ma paume au dessus. Entre mes doigts sa peau douce me semblait tiède, presque chaude. Elle s’était nourrit il y avait peu… Je fermais les yeux attendant l’habituelle impression de rêve lorsque je rentrerais dans son esprit.

Une puissante exaltation m’envahit de pouvoir lire l’esprit d’une aussi vieille âme. Je découvrais chaque rue qu’elle avait emprunté, je me délectais de chaque vie qu’elle avait éteinte. J’en sentais presque le goût sur ma langue. Poussé par la curiosité comme toujours, j’allais plus loin dans mon introspection, observant son éducation, son enfance… Du moins ses bribes de souvenirs.
Je vis tout ce qu’elle savait. Tout ce qu’elle avait appris. Le secret avait bien été gardé de sa part, cela ne faisait aucun doute. Mais ce qui me fascinait le plus c’était chaque utilisation de son don. La plupart du temps pour se cacher des humains, juste avant l’attaque, ou pour passer inaperçue lors de la traversée d’un village. J’entendais ses pensées lorsqu’elle disparaissait. Je la voyais maudire ces humains après s’être maudit elle-même pendant si longtemps avant qu’ils ne la trahissent. Elle avait bien entendu la voix de la raison alors. On ne pouvait pas faire confiance à des créatures si peu parfaites que les humains. Et elle errait… Errait encore et toujours. Peut être était-il venu le temps pour elle de se reposer enfin…
Pour finir, je repassais une dernière fois sa rencontre avec Carlisle. C’était terriblement intéressant. Cette manière qu’elle avait eut de pouvoir l’approcher sans qu’il ne s’en aperçoive… Je me demandais tout de même si le fait de boire du sang animal n’altérait pas ses perceptions.
Je lâchais sa main, clignant des yeux une fois pour sortir de son passé.

- C’est passionnant… Vous avez un don remarquable… Disparaître des perceptions n’est pas donné à tout le monde.


Je me retournais vers mes amis, frottant mes mains l’une contre l’autre. Je marchais quelques secondes, réfléchissant, classant toutes les informations que je venais de voir selon leur utilité. Et puis je m’arrêtais, face à mes « frères », et en me retournant lentement, je prononçais tout haut.

- Pourriez-vous nous faire… une démonstration ?


Je voulais vérifier si son don marchait sur tous. Ne serait-ce pas simplement des faiblesses individuelles ?
Je vis Jane se tendre près de Felix. Cette petite avait le don de trop s’inquiéter parfois… Ou de trop aimer torturer les autres. Ce n’était pas un défaut en soi bien entendu, mais j’étais persuadé que dame Lyra ne tenterait rien à mon égard. Un don tel que le sien avait pour utilité de cacher une faiblesse combative… Et puis, il ne fallait pas être bien intelligent pour comprendre qu’il ne pouvait pas y avoir de victoire à nous attaquer. Sept vampires lui tomberaient dessus avant même qu’elle ne touche un cheveu de l’un de nous. Je rassurais ma jeune protégée d’un regard avant de m’avancer d’un pas vers Lyra.

- Per favore ?
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Lun 25 Jan - 23:13

Le Seigneur Aro lâcha ma main après plusieurs minutes sans bouger, comme s’il avait fixé un détail du mur derrière moi. Il cligna des yeux et rendit un verdict, sans que je ne comprenne sur quoi :

- C’est passionnant…Vous avez un don remarquable…Disparaître des perceptions n’est pas donné à tout le monde.

Comment savait-il cela ? Je me trouvais estomaquée devant cette remarque qu’il avait prononcée avec autant de naturel que s’il avait parlé du ciel…Non…Comme si…Comme s’il me connaissait depuis des années. Mes sourcils ployèrent légèrement sous l’incompréhension. Qu’avait-il fait en touchant ma main ? Avait-il un don également ? Celui de voir dans l’âme des êtres ? Cela expliquerait le fait qu’il s’adressât à moi ainsi. J’étais inquiète, qu’avait-il réellement vu ? Peut être devrais-je le lui demander…Non, ce n’était pas dans mes permissions. Pourtant…

Le Seigneur Aro se tourna vers moi brusquement.

- Pourriez-vous nous faire…une démonstration ?

Il regarda une jeune fille, sur sa droite qui me dévisageait avec un air mauvais. Dieu l’avait pourvu de traits angéliques mais son regard rouge et agressif tranchait sur sa beauté. Elle se trouvait juste à côté du vampire qui nous avait ouvert la porte de la salle. Elle avait l’air méfiant…Tous ici en fin de compte. Je fis un rapide tour de la pièce avec le regard, que craignaient-ils ? Si je tentais quoi que ce soit, je n’avais aucune chance de vivre plus longtemps. Sieur Aro s’approcha doucement de moi.

- Per favore ?

J’aurais rougi à cette demande si je l’avais pu, mais mon immortalité ne me le permit pas. Je cédai à sa requête, mais avertis tout de même l’assemblée :

- Une disparition complète est longue, si vous pouviez être patient…

Leur demander cela me gênait au plus haut point. J’avais horreur de m’imposer aux autres, ne serait-ce qu’un peu.

Je fermai les yeux et me concentrai. La gêne que j’exprimais envers ces gens facilita la disparition, et ce fut comme un rideau de vide qui s’abattit sur mon corps. Ma tête et mes épaules disparurent avant que ne suivent tous les pans de ma robe, des hanches jusqu’à mes chevilles. Mais je ne m’arrêtais pas là et plongeais plus profondément dans l’absence. Tout en commençant à marcher doucement dans la salle, j’entendis mes pas se faire progressivement plus étouffés jusqu’à ne plus être audibles par qui que ce soit de présent dans la pièce. Restait à masquer mon odeur.
Je m’immobilisai près d’un pilier et n’en bougeai plus. Cette étape de la disparition était la plus éprouvante à franchir. Au bout d’une minute de concentration intense et de volonté, la fragrance qui était la mienne s’évapora, comme une illusion. Je rouvris les yeux et regardai les autres : un air ébahi pour certains, enjoué pour un autre. Le vampire las s’était redressé et me cherchait vaguement des yeux, le plus jeune également, mais avec cet air méfiant qui ne l’avait pas quitté depuis que j’étais entrée. La jeune fille tirait une sorte de grimace de mécontentement, comme enragée de ne pas m’avoir à l’œil. Le colosse me cherchait des yeux comme les autres. Mais sur la droite, dans l’ombre d’un pilier, un jeune homme aux cheveux dorés gardait les yeux fixés sur moi, les lèvres étirées en un léger sourire. Me voyait-il ? Si oui par quel miracle ? Alors que tous fouillaient la salle pour trouver une trace de ma présence, ou ne serait-ce que de mon passage, voilà que ce jeune homme arrivait, sans bouger ni chercher, à connaître ma position ? Lui aussi possédait-il un don ? Visiblement oui : celui de voir l’invisible.

Démasquée je décidai de bouger un peu, pour voir s’il arrivait à me suivre réellement du regard et si cette fixation n’était pas fortuite. Je quittai ma place près du pilier et tournai autour des vampires présents dans la salle, souriant aux regards hébétés fixés au loin alors que je frôlais les personnes. Je tournai autour du Seigneur Aro et gravis les marches de marbre. Je posai une main sur le trône d’or du Seigneur Volturi aux cheveux blancs comme le givre et contemplai le jeune vampire toujours immobile, bras croisés, appuyée au pilier. Il regardait dans ma direction, peut être ne détectait-il que ma présence dans une zone restreinte, le mouvement de ses yeux n’était pas irréfléchi.

Je passai derrière le trône et contournai celui de l’autre Volturi, celui qui ne semblait être sorti de sa torpeur que lorsque j’eus bien disparu. J’arrivai dans le dos de celui qui avait été mon guide durant la traversée du château. Il me vint à l’esprit de réapparaître tout juste dans son dos et de le surprendre, mais je chassai cette pensée : sans doute avait-il eu assez de surprise pour la journée. De plus, il eut été très impoli de ma part de me trouver si proche d’un homme. Je m’en voulus d'avoir songé à cela, et ne fis plus un pas. Je restais un bon mètre derrière Carlisle et me concentrais de nouveau pour réapparaître.

La soudaineté était disgracieuse, mais j’aimais surprendre le public. Après quelques secondes, je redevins détectable à tous les sens des vampires qui m'entouraient. Mon image, mon parfum et les sons que je produisais réapparurent en même temps.

- Voila...dis-je en abaissant le regard, gênée d'être le centre de l'attention générale.
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Mar 26 Jan - 4:15

Je regardais la scène en silence. J’avais toujours été un observateur, restant en arrière pour emmagasiner des informations que je pouvais ensuite réutiliser. Autrefois auprès de mon père, lorsqu’il prêchait ou qu’il donnait ses ordres – que j’exécutais par la suite - puis seul, lorsque j’avais traversé la France pour rejoindre l’Italie et où j’observais les humains vivre en souhaitant ardemment être comme eux.
Maintenant c’était Aro que j'étudiais le plus souvent. J’appréciais sa prestance et son charisme. Cette sensation que chaque nouvel événement n’était jamais un problème. Que tout était facile. Il était vrai qu’avec son don, il était plutôt simple de régler la plupart des difficultés. Il pouvait voir ce que la personne voulait entendre. Il pouvait voir si cette personne lui mentait, ou lui cachait une information. Il pouvait tout savoir jusqu’aux secrets les plus inavouables.

Je me souvenais que lors de notre première rencontre il avait, aussitôt après avoir lâché ma main, demandé si j’avais retrouvé le vampire qui m’avait transformé. Je savais aujourd’hui que ce vampire avait mis en danger notre espèce en me laissant dans cette ruelle. J’aurais pu être repéré et alors, l’anonymat aurait été compromis. Je me demandais si Aro avait envoyé des membres de sa garde pour le pourchasser. Et je ne savais pas ce qui me mécontenterait le plus. Qu’il l’ait fait ou pas. Je ne savais plus aujourd’hui si je lui en voulait encore de m’avoir fait subir cela…
Sa deuxième question avait été sur mon alimentation, et je me souviendrais toujours avoir frémis de la tête au pied. C’était un secret que je n’avais jamais révélé à personne, et qui je le croyais, était une marque de faiblesse dans le monde des vampires – même si c’était le contraire pour moi. Vivre contre sa nature est bien plus difficile que se laisser porter même si l’on désapprouve.
Et lui avait tout simplement sourit, simplement étonné. Nous avions eu de longues conversations à ce sujet depuis.

Le spectacle qui s’offrait à moi aujourd’hui était plutôt rare. Aro ne trouvait pas souvent de don aussi prometteur et je pouvais voir sur son visage, ses yeux briller d’envie de posséder la belle Lyra. Il nous tournait le dos mais je voyais tout son corps se tendre d’envie au fur et à mesure qu’il allait dans ses souvenirs. Et lorsqu’il revint parmi nous et se retourna, je remarquais un de ces longs regards qu’il avait l’habitude de lancer à ses deux compères pour leur signifier qu’une perle avait été trouvée.

Quant à moi, je ne pouvais détacher mes yeux de Lyra, m’amusant de son air incrédule devant l’excentricité d’Aro. Il fallait voir ce vieux vampire sans âge, intimidant au possible, sourire de toutes ses dents comme si c’était son anniversaire. Quand on le connaissait bien, on ne pouvait occulter son air calculateur et strict mais lorsqu’on le voyait pour la première fois, on pouvait se laisser aller à cette impression de jovialité.

- Une disparition complète est longue, si vous pouviez être patient…

J’étais aussi impatient que les autres de voir son don. Même si j’en avais eu un aperçu un peu plus tôt, je n’avais pas eu le temps, sous la surprise, d’analyser ce qu’il m’arrivait.
Je l’admirais se concentrer, voyant son visage se crisper légèrement sans que cela ne l’enlaidisse d’aucune façon. Cela ne se voyait que par un petit pli entre ses sourcils froncés et son expression qui devenait grave. Et puis soudain ce fut comme si quelque chose l’effaçait. Nous ne vîmes bientôt plus qu’un corps sans tête, puis sans torse, et enfin plus rien. Devant moi, il n’y avait plus que Jane et Felix, la première ayant une expression de colère pis qu’habituellement et le deuxième un léger sourire d’étonnement.
Le bruits de ses pas, pourtant si légers venaient de disparaître totalement, et bientôt l’odeur de lys s’en fut aussi.
Je la cherchais des yeux, mais sachant que je ne la trouverais pas, je préférais me concentrer sur les autres. Pour le coup, elle avait réussit à les étonner. J’avais rarement vu cette expression sur le visage de ces vampires. En particulier Marcus, qui pour une des premières fois depuis que j’étais parmi eux, s’était légèrement redressé sur son siège.
Mon regard se fixa sur Démétri qui regardait dans une direction proche de Caius. La voyait-il ? La sentait-il ? Probablement. Son don de retrouver les gens devait lui indiquer quelle direction suivre s’il voulait la trouver, sans en connaître l’exacte position. Je me demandais lequel des deux gagnerait s’il devait la prendre en chasse.

Je ne sais combien de temps cela dura. Je vis Aro s’approcher de ses compagnons, probablement pour sonder leurs esprits. Et puis soudain, je sursautais et mon corps se retourna par réflexe alors qu’une présence apparaissait dans mon dos. Je me détendis instantanément en la reconnaissant, la gratifiant d’un sourire.

- C’est…

- Prodigieux !!! Fantastique !!

Aro se mit brusquement entre nous, et je me reculais d’un pas. Il applaudissait, et ne tarda pas à reprendre sa main sans lui demander la permission pour avoir ses impressions « à chaud »

- Dame Broomwich, vous êtes la bienvenue ici, tant que vous le souhaitez.

Mon regard croisa celui de Lyra lorsque je me décalais légèrement pour voir sa réaction. Elle semblait si timide, que j’avais envie de l’arracher à l’extravagance d’Aro pour lui permettre de s’habituer tranquillement. Tel que je le connaissais, il allait vouloir lui faire visiter tout le palais.

- Je vous aurais bien accordé une visite de notre demeure, mais voyez-vous, le repas ne va pas tarder… Aussi, à moins que vous ne souhaitiez vous joindre à nous, je crois que…


Il se tourna vers moi, un léger sourire sur les lèvres.

- Carlisle se fera un plaisir, n’est ce pas ?


Je sentis son frôlement sur ma main. Et je sus qu’il avait obtenu sa réponse quand je vis ses yeux s’allumer. Je sus aussi qu’il avait vu que je voulais le faire avant même qu’il le propose... Et ce n’était pas dans mes habitudes…

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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Mar 26 Jan - 22:13

Comme je m’y étais attendue, Carlisle avait sursauté et s’était retourné. Mon effet de surprise était plutôt réussi et un très léger sourire étirait mes lèvres, répondant à celui que m’envoyait Carlisle.

- C’est…commença-t-il.
- Prodigieux !!! Fantastique !! termina Aro sur un ton enfantin.

Le Seigneur vampire marcha à vitesse inhumaine pour se placer entre nous deux, tapant dans ses mains comme un enfant amusé par une fantaisie. Comme entraîné par l’émotion, il saisit de nouveau ma paume. Je ne pus m’empêcher de penser qu’il avait de nouveau accès à mes souvenirs et pouvait, par conséquent, voir quel trajet j’avais emprunté dans la salle. Ses yeux d’un rouge flamboyant se levèrent vers mon visage que je m’efforçais de garder baissé. D’un ton enfantin et quelque peu euphorique, il m’annonça :

- Dame Broomwich, vous êtes la bienvenue ici tant que vous le souhaitez.

Je reculai d’un pas, sans pour autant récupérer ma main, encore prise au dépourvu. Cette invitation était si soudaine, si brusque que j’en perdis mon latin. Je préférai me taire plutôt que de balbutier des mots inintelligibles. Je jetai un regard perdu à Carlisle dont la mine semblait traduire un peu de gêne vis-à-vis du Seigneur Aro. Je pris le risque de regarder le vampire dans les yeux, comme si ses pupilles serties de rubis allaient me fournir la réponse que je devais donner. Mais je n’avais pas besoin de lire les pensées de mon interlocuteur pour deviner ce qu’il voulait que je lui dise, c’était inscrit dans ses prunelles. Je détournai les yeux après quelques secondes. Ce que sa fouille m’embarrassait ! Mais après tout qu’avais-je à y perdre ? J’étais dans ma demeure partout et nulle part dans le monde. Là, j’avais l’occasion de partager la vie des plus grands d’entre nous. Pourquoi hésitais-je ? Ma timidité devait semer la confusion dans mes pensées. Je me ressaisis et regardai de nouveau Aro puis Carlisle :

- Bien, si cela peut vous satisfaire. J’accepte votre invitation.

Le visage du Seigneur Aro semblait encore plus heureux et vivant que tantôt.

- Je vous aurais accordé une visite de notre demeure, mais voyez-vous, le repas ne va pas tarder…Aussi, à moins que vous ne souhaitiez vous joindre à nous, je crois que…

Il tourna la tête vers Carlisle, souriant comme un enfant.

- Carlisle se fera un plaisir, n’est-ce pas ?

Sieur Aro eut un geste imperceptible vers Carlisle et les deux se dévisagèrent un instant. Je me demandai ce qui avait bien pu se produire…Mon regard accrocha de nouveau celui du Volturi et j’apportai ma réponse :

- Je serais très honorée de visiter votre demeure, mais permettez-moi de décliner votre invitation au repas, dis-je en m’inclinant respectueusement, je me suis nourrie il y a peu.

Je souris légèrement, un peu plus à l’aise que tout à l’heure. J’osais espérer que mon refus ne le dérangeât pas. Visiblement non, car il nous permit de quitter la salle des trônes quelques minutes après. Je me retrouvais de nouveau avec Carlisle dans un grand couloir. Je regardai la porte se clore derrière nous. Le silence tomba, pesant, rassérénant. Dieu que j’étais contente de l’entendre, ce silence ! Mon compagnon de toujours, qui couvrait mes pas, suivait mes gestes…Je lâchai un soupire de soulagement. Être le centre de l’attention de tous n’était pas chose facile pour moi. Qui plus est, l’esprit jeune et euphorique que renfermait le corps du Seigneur Aro n’aidait pas à me sentir mieux. Sortir de la lumière m’avait fait du bien. Je souris à Carlisle :

- Bien, je vous suis !

Nous commençâmes à cheminer dans les larges couloirs ornés de centaines d’objets d’art. Des dizaines de bruits de pas résonnaient au loin. Une foule entrait et venait dans notre direction. Je n’y prêtais guère attention et m’intéressais aux peintures et sculptures qui ponctuaient le chemin.
Des collectionneurs… Je comprenais maintenant le double-sens de ce mot. La possibilité pour le vampire de me voir lors que j’étais invisible, les visions du Seigneur Aro…Les Volturi ne collectionnaient pas que les œuvres d’art, mais aussi les dons que nous pouvions avoir, nous vampires. Et Carlisle devait être la rareté découverte par hasard. J’eus un pincement au cœur. Mais entrer dans ce palais n’était pas à la portée de tous, et j’étais convaincue que je n’avais pas été conviée uniquement pour ma capacité.
Nous passâmes un angle et tombâmes face à une foule d'humains. Tous, admiratifs devant l’exposition que constituait les galeries du palais, se laissaient mener par une magnifique dame blonde à la tenue un tant soit peu extravagante et aux yeux rouges lumineux. La procession qui la suivait était composée de toute sorte d’individus, aussi bien des femmes, des hommes, des vieillards que des enfants, provenant de tous milieux. Je regardai passer le cortège de proies en inspirant chacune des odeurs appétissantes qu’ils n’avaient pas conscience de laisser derrière eux.
La jeune femme en tête fit un petit sourire à Carlisle et je ne me trompai pas en pensant qu’une remarque tomberait à ma vue.

- Bonjour Carlisle. Oh, je vois que vous nous ramenée une belle invitée. Se joindra-t-elle à nous ? A moins que vous ne préfériez rester seuls…

Je ne relevai pas pour ma part et, une fois le cortège dépassé, je me rapprochai de Carlisle, marchant à sa hauteur.

- Les gens de ce palais aiment à vous taquiner j’ai remarqué, dis-je avec un sourire.

Le brouhaha de la foule se tut lorsque des battants de bois claquèrent, et nous étions presque au bout du couloir lorsque les premiers cris résonnèrent. Mon regard se perdit dans le vide alors que mes oreilles savouraient les supplications des proies priant pour que leur vie soit sauve. Mes iris se teintèrent de noir durant quelques secondes. Je repris mes esprits en secouant la tête. Je pus observer, non sans trsitesse et compassion, la réaction de mon guide.
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Mer 27 Jan - 6:47

- Je serais très honorée de visiter votre demeure, mais permettez-moi de décliner votre invitation au repas, dit-elle en s’inclinant respectueusement, je me suis nourrie il y a peu.

Aro me regarda plusieurs secondes qui me parurent une éternité. Je ne savais pas ce qu’il avait vu d’aussi étonnant dans ma tête, mais il lâcha ma main avec un petit sourire pour regarder de nouveau Lyra.

- Buona visita signora.

Il recula d’un pas en croisant les mains dans son dos, souriant de toutes ses dents. Je sortis de la pièce en silence après les avoir salué. Je ne m’arrêtais pas à la sortie, continuant de marcher dans le couloir avant de me rendre compte que Lyra ne me suivait pas.

- Bien, je vous suis !

Je lui rendis son sourire, et nous mîmes à marcher lentement. Je connaissais les lieux par cœur, pouvant commenter chaque œuvre qui se trouvait ici. Mais je m’en gardais pour lui permettre de les découvrir en silence –luxe qu’elle n’aurait pas eu en compagnie d’Aro.
Cependant, ce silence fut de courte durée, bientôt perturbé par des dizaines de talons foulant le sol. Le repas arrivait.
Mentalement, je cherchais dans ma tête la sortie la plus proche. Je ne voulais pas les voir et en général, je sortais lorsque c’était le jour du repas. Cela avait été la véritable raison de mon entraînement dans la forêt aujourd’hui. Mais j’étais rentré bien trop tôt… Et il n’y avait pas d’issue sans les croiser.
Je soupirais légèrement, juste avant que nous les voyions dans un virage. Je ne les regardais pas, préférant ne pas graver leurs visages dans ma mémoire. J’en avais déjà bien trop.
Heidi me sourit et je le lui rendis faiblement, levant toutefois la tête fièrement. Les humains ne me faisaient presque plus d’effet. Juste un petit picotement désagréable dans la gorge. Je n’étais pas encore sûr de moi cependant… Et si l’un deux se mettait à saigner devant moi, il était fort à parier que je serais proche de craquer. Mais cela ne m’était encore jamais arrivé.

- Bonjour Carlisle. Oh, je vois que vous nous ramenez une belle invitée. Se joindra-t-elle à nous ? A moins que vous ne préfériez rester seuls…

- Très amusant. Je lui fais la visite Heidi. Dépêchez vous, ils attendent.

Je levais les yeux au ciel en me remettant à marcher, frôlant quelques humains dans le couloir étroit. Une petite fille leva les yeux sur moi, et je ne pus m’empêcher de lui sourire faiblement avant de la laisser passer avec sa mère. Seigneur, elle les prenait de plus en plus jeune…
Tout à mes pensées, je ne remarquais la présence de Lyra, si proche qu’au son de ses mots.

- Les gens de ce palais aiment à vous taquiner j’ai remarqué


Je lui rendis son sourire, pressant un peu le pas pour m’éloigner le plus possible.

- Je pense que je suis une erreur pour beaucoup d’entre eux… Alors ils se permettent des choses qu’ils n’oseraient pas avec d’autre. Et comme je laisse passer…


J’haussais les épaules, résigné. Je ne voyais pas quel intérêt j’aurais à les remettre à leur place. Je n’y gagnerais que plus d’animosité. Et puis je détestais les conflits, et l’ignorance était la plus grande arme dans ce genre de batailles.
J’accélérais plus encore en entendant les premiers cris. Je fermais les yeux en continuant à marcher, essayant d’occulter la souffrance que m’apportaient ces hurlements. Je n’avais qu’une envie, me retourner et courir pour aller en sauver quelques uns.
Comment pouvait-on tuer des êtres qui était nos semblables avant que nous ne devenions ce que nous sommes aujourd’hui ? Comment ignorer que l’un d’entre eux était peut être en train de tuer un membre de leur lignée ? La descendance d’un frère…
Et même sans cela… Leurs vies valaient autant que la nôtre, et pour ma part, je ne pouvais supporter de mettre à mort un être conscient pour ma propre survie.

Les appels au secours s’estompèrent avec la distance, mais ils résonnaient toujours en moi. J’hésitais à monter à la surface pour prendre l’air en sachant toutefois très bien que je ne le pouvais pas. Cette entrée donnait dans le centre de la ville et il faisait encore trop jour pour que nous puissions sortir. Je continuais donc mon chemin, en murmurant :

- Pardonnez mon allure… Je n’apprécie pas d’ouïr autant de souffrance…

Je me retournais brièvement pour la gratifier d’un petit sourire triste, et m’arrêtais.

- Tout ce couloir correspond aux quartiers d’Aro, Caius et Marcus ainsi que leur compagnes. Sur l’aile Sud, ce sont les nôtres, aux membres de la garde, et probablement les vôtres.


Je repris ma marche, l’entraînant dans un nouveau couloir-galerie d’exposition.

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Lyra Broomwich
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Jeu 28 Jan - 0:10

Ce fut Carlisle qui me tira de ma transe. Son excuse murmurée m’amena à revenir sur Terre et à constater combien il souffrait de ce genre de spectacle auditif. Il se tourna pour me montrer un air tristement souriant, tout en arrêtant de marcher. Ses yeux me dévoilèrent une nouvelle fois son état d’âme - comment ne pouvait-on pas passer sur eux sans les admirer ? – et je vis un Carlisle effrayé, peut être même désespéré d’ouïr ces supplications. Pourquoi ne partait-il pas de ce palais ? Je taisai mes questions et écoutai ses explications :

- Tout ce couloir correspond aux quartiers d’Aro, Caius et Marcus ainsi que leur compagnes. Sur l’aile Sud, ce sont les nôtres, aux membres de la garde, et probablement les vôtres

Nous passâmes une porte menant sur une autre galerie. Partout les tableaux et les sculptures occupaient les murs, imposant leur beauté au visiteur. La visite se poursuivait tranquillement, les autres couloirs étaient déserts. Je pris le bras de Carlisle, comme il était coutume de le faire. J’aperçus une grande porte noire au fond du couloir que nous traversions et lorsque nous fûmes à proximité, je me stoppai.

- Qu’y a-t-il derrière cette porte ?

J’écoutais ces explications avec attention. Nous repartîmes ensuite vers d’autres couloirs, à peine moins décorés. Au fond de moi, je me focalisais sur chacun des vampires présents dans la salle des trônes. Qui étaient-ils ? Comment s’appelaient-ils ? Mais plus inquiétant encore : quels dons avaient-ils pu avoir pour pouvoir rester aux côtés d’Aro ? Je ne pensais pas m’en aller sans savoir…

- Voila donc où vous êtes établi, mon cher… dis-je avec un sourire, comme s’il m’avait révélé son plus grand secret.

J’observai avec fascination les dizaines de doubles portes qui perçaient les murs. Nous étions arrêtés devant une d’elles. Les battants montaient jusqu’à trois mètres, environs et étaient renforcés par des barres de métal noir transversales qui unifiait les battants. Je tournai la tête vers le fond du couloir, l’ouïe attirée par une démarche rapide et claquante. Une femme déboucha d’un virage et nous rattrapa.

- Oh ! Mes Seigneurs, j’ai bien cru ne jamais vous rattraper…

Cette femme était une simple humaine, je le repérais au premier coup d’œil, sans même me fier à mon odorat. Habillée sans coquetterie, elle restait néanmoins d’une certaine élégance. Son teint rouge qui la rendait particulièrement appétissante nous montrait qu’elle avait couru pour nous trouver. Elle s’inclina respectueusement devant nous avant de reprendre à mon attention :

- Vous êtes bien Dame Broomwich ? Pardonnez-moi de vous déranger…

- Oui, eh bien, qu’y a-t-il ?

- Le Seigneur Aro m’envoie vous dire qu’une chambre a été préparée pour vous ma Dame.

Elle sortit une clé de sa poche et me la tendit. Je la saisis en m’efforçant de ne pas toucher à sa peau chaude. L’odeur de sang qui émanait d’elle m’obligeait déjà à me contenir. J’attrapai la clé du bout des doigts, doucement et la rangeai dans ma besace.

- Merci bien. Je vous demanderais de bien vouloir transmettre mes remerciements et mes salutations à votre Maître.

- Bien ma Dame.

Et elle disparut sans rien ajouter. Ses pas résonnèrent un instant dans le large couloir puis se firent plus lointain, plus irréels, avant de disparaître tout à fait. Je me tournai de nouveau vers mon guide.

- A propos, je voulais parler avec vous des habitants de cette demeure. Causerons-nous sur le pas de la porte ?

[Je sens venir la fin… !]
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Jeu 28 Jan - 14:25

Je continuais à guider mon invitée dans le dédale que formaient les différents couloirs du palais. Je commençais à me détendre un peu, étonné mais ravi qu’elle n’ait fait aucune allusion à ma remarque.

- Qu’y a-t-il derrière cette porte ?

Je m’arrêtais devant le couloir terminé par une grande porte noire aux contours ouvragés. Elle était gardée de chaque côté par deux statues de lions rugissant en marbre poli. Je nous rapprochais et l’ouvris, le battant de la porte se déplaçant sans bruit aucun malgré l’âge avancé du bois.

- La salle de bal… Aro aime recevoir.

Je fis un pas qui résonna aussitôt contre les murs de l’immense salle.
La pièce, de plusieurs centaines de mètres, était entièrement recouverte d’un parquet en chêne massif. A chaque coin, de longues colonnes de marbre montaient jusqu’au plafond haut de plus de trois mètres. Trois grands lustres richement décorés de diamants et agrémentés chacun d’une cinquantaine de grandes bougies semblaient planer au dessus du sol. Le long du mur opposé à la porte, de hauts miroirs étaient posés sans interruption pour rendre la pièce encore plus grande qu’elle ne l’était déjà.
Au fond de la pièce, des instruments de cour royale attendaient qu’un musicien ne veuille bien les faire chanter. Plusieurs sièges en velours étaient disposés près de l’orchestre pour les invités ne souhaitant pas danser. Je me retournais vers Lyra, mon sourire un peu plus joyeux.

- Je voulais terminer par cette pièce mais soit.

Je la laissais découvrir le lieu en l’observant furtivement. Je l’imaginais déjà virevolter dans cet endroit mais et je m’étonnais soudain de ne pas la voir aux bras de quelqu’un d’autre que moi. Je secouais la tête brièvement, certain d’être plus troublé par le passage des humains que je ne l’aurais cru.

Nous reprîmes notre marche au bout de plusieurs minutes, et arrivâmes rapidement au couloir où se trouvaient nos appartements personnels. Je m’arrêtais par habitude devant les miens, et sans même que je ne dise quoi que ce soit, elle me sourit :

- Voila donc où vous êtes établi, mon cher…

Je lui souris en retour, un peu gêné. Et heureusement, au moment où mon cerveau ne savait pas si je devais la faire entrer ou non, des pas pesants d’humains attirèrent notre attention. C’était Marianna qui courait vers nous, le visage empourpré par l’effort qu’elle devait fournir pour reprendre son souffle tout en nous rattrapant au plus vite.

- Oh ! Mes Seigneurs, j’ai bien cru ne jamais vous rattraper…

Je lui souris avec complicité presque prêt à m’excuser que nous allions si vite pour ses petites jambes d’humaines. Je n’étais toujours pas habitué à ce que l’on s’incline devant moi comme cela. Du moins, on ne l’avait pas fait depuis que j’étais humain… Et cela remontait déjà à bien longtemps. Elle se tourna vers Lyra pour lui donner la clé de ses quartiers avant de repartir aussitôt.
Je jetais un coup d’œil sur la clé et vit le sceau des volturi surmonté par quatre gouttes de sang. Ma propre clé en avait cinq, nous serions donc voisins.

- A propos, je voulais parler avec vous des habitants de cette demeure. Causerons-nous sur le pas de la porte ?

Mon esprit sembla soudain se réveiller et je sursautais presque de mon indécence.

- Oh bien sûr que non ! Veuillez me pardonner…

.Je sortis ma clé et ouvris la porte en m’effaçant aussitôt pour qu’elle passe devant moi. J’allais immédiatement allumer les chandelles, faisant apparaître la pièce au fur et à mesure que les flammes augmentaient leur lumière.
Ma suite était richement décorée. – trop pour moi – La pièce faisait plus de 80 m² égayée par de larges tentures pourpres et des voiles dorés pour cacher l’inexistence des fenêtres vu que nous étions sous terre.
Le plafond était abondamment orné de moulures et supportait un petit lustre de pierres précieuses. Plusieurs tableaux représentant des scènes de chasse à coure ou des paysages italien agrémentaient les murs.
Un lit immense trônait au milieu de la pièce, paré par un pied de lit en or fin. Un ciel de lit laissait tomber de lourds voiles beiges de chaque côté des coussins.
En face de la couche, plusieurs fauteuils et un canapé de velours rouge entouraient une petite table basse en verre. Une petite commode me servait à ranger les quelques vêtements que j’avais acquis. Le tout reposait sur la pierre nue et blanche du sol.

Je fis quelques pas dans la pièce, un peu embarrassé, redécouvrant le luxe dans lequel je vivais depuis plusieurs dizaines d’années à présent. Je me souvenais encore de la première fois que j’étais entré dans cette pièce. Je n’avais jamais vécu dans une telle opulence et j’avais cru à une erreur. J’étais persuadé que Démétri se jouait de moi, en me montrant la chambre des maîtres. Il m’avait bien vite apaisé en me montrant brièvement la sienne, identique à la mienne à part la disposition des meubles.

- Bienvenue chez… moi… Fis-je timidement. Prenez place, je vous en prie.

Je la laissais s’installer, et m’assis à mon tour dans le fauteuil face à la porte. Je la laissais découvrir les lieux, n’osant pas perturber le silence contemplatif qui accompagnait souvent la découverte de lieux tel que celui-ci. Et puis, lorsqu’elle posa de nouveau les deux rubis de ses yeux sur moi, je pris la parole, doucement.

- Que voulez vous savoir ?

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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Ven 29 Jan - 16:14

- Oh bien sûr que non ! Veuillez me pardonner…
- Ce n’est rien, souris-je

Il sortit sa clé et ouvrit sa porte. Me laissant passer, je découvris une pièce au moins aussi belle que la salle de bal qu’il m’avait montré à la fin de notre visite du palais. Allumant des chandelles, Carlisle dévoila petit à petit l’intérieur de l’immense pièce. Des fauteuils luxueux autour d’un table basse en verre, un secrétaire imposant, une large commode, et il avait même le luxe de posséder un lit double avec un pied de lit en or. Une porte au fond à droite attira mon attention mais ne poussais pas plus loin l’exploration des appartements. La chambre était déjà une merveille pour l’œil ! Au plafond gravé était accroché un magnifique lustre et des voiles pourpres et dorés mimaient la présence de rideaux.
Les murs étaient ornés de tableaux représentant des scènes de chasse, les grande pleine italiennes, ou encore des peintures de la ville.

- Bienvenue chez…moi… dit-il avec timidité. Prenez place, je vous en prie.

Sa voix résonna dans la pièce comme un chant irréel. Je me stoppai un instant sur la contemplation d’une scène de chasse à coure, faisant remonter de vieux souvenirs. Puis, souriante, je m’approchai d’un fauteuil et m’y assis, dénichant du regard les derniers détails de la pièce que je n’avais pas encore trouvé. Carlisle s’était installé face à moi pendant ce laps de temps. Lorsque je reportai les yeux vers le maître des lieux, celui-ci repris la parole.

- Que voulez-vous savoir ?

- Il y a plusieurs choses qui m’ont intrigués lorsque je suis arrivée, commençai-je après quelques secondes de silence. Tout d’abord, je me demandais ce que faisait le Seigneur Aro en me prenant la main. Ensuite, il y avait ce jeune homme, au fond de la salle qui arrivait à savoir ou je me trouvais alors que tout ce que j’avais fait disparaître tout ce qui me rendait réelle, chose fort peu anodine n’est-il pas ?

Je lui laissai le temps de me répondre, ne voulant pas précipiter la conversation et donc ne pas dévoiler ma curiosité grandissante pour les habitants de ce palais souterrain. Je ne voulais pas non plus aller trop vite en conclusion. Dire qu’Aro lisait les souvenirs des gens n’était pas une pensée fondée et j’étais tout à fait capable de me tromper. Mais si cela était vrai, le cas échéant, je n’aurais pas été plus surprise : après tout je pouvais disparaître.

- C’est donc cela qu’ils appellent également une « collection ». En plus des œuvres d’art…

Je restai muette quelques secondes : je ne m’étais donc pas trompée. J’étais devenue une pièce – peut être rare – de la collection de dons des Volturi…J’en restai là aux niveaux de mes réflexions, d’autre questions me brûlaient les lèvres, comme…

- Je n’avais pas été présentée à l’assemblée, auriez-vous l’amabilité de me nommer tous ceux qui étaient présents ? J’avais été quelque peu attristée d’être la seule à ignorer avec qui je me trouvais…

[HJ : les posts se raccourcissent incroyablement ! T_T]
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MessageSujet: Re: 1701 [Pv Lyra]   Sam 30 Jan - 6:20

- Il y a plusieurs choses qui m’ont intrigués lorsque je suis arrivée, commença t-elle après quelques secondes de silence. Tout d’abord, je me demandais ce que faisait le Seigneur Aro en me prenant la main. Ensuite, il y avait ce jeune homme, au fond de la salle qui arrivait à savoir ou je me trouvais alors que tout ce que j’avais fait disparaître tout ce qui me rendait réelle, chose fort peu anodine n’est-il pas ?

J’hésitais quelques secondes. Etait-ce à moi de révéler les secrets des Volturi ? Aro l’avait-il assez accepté pour que j’aie le droit de parler de leurs dons. Je repensais à son enthousiasme lors de l’entretien. Il n’y avait aucun doute qu’elle soit la bienvenue. Et puis, je ne voyais pas en quoi cela serait une faute. Elle était invitée à rester ici. Elle apprendrait bien tôt ou tard les dons de chacun.

- Aro… Il peut par contact connaître toutes vos pensées. Absolument toutes. Passées et présentes. Il connaît tout de vous à présent. Et l’homme dont vous parlez doit être Démétri. C’est un chasseur. Quand il a une proie, il sait où elle se trouve, et ce partout dans le monde. Je ne sais pas s’il vous voyait vraiment, mais il est certain qu’il avait une idée d’où vous vous trouviez.


Je lui souris légèrement, en me demandant si je devais continuer. Lui expliquer les dons des autres. J’observais aussi ses réactions. Après tout, je ne savais rien d’elle. Je ne savais pas si elle avait connu beaucoup d’autres vampires. Si elle était habituée aux dons. Il était vrai que le phénomène était plutôt rare chez notre espèce, bien qu’ici il paraissait difficile de le croire.

- C’est donc cela qu’ils appellent également une « collection ». En plus des œuvres d’art…
- Aro aime s’entourer des meilleurs. Et c’est un honneur de faire parti de sa garde. Rien que le nom des Volturi fait trembler tout ceux qui le connaissent.

J’avais appris moi-même à le respecter. Je ne savais pas ce dont serait fait mon futur, mais je savais que je ne resterais pas ici indéfiniment. Par contre, je veillerais toute mon existence à ne pas froisser ces vampires qui avait droit de vie ou de mort sur nous tous. C'était une promesse que je m'étais fait la première fois que j'avais vu le châtiment réservé à leur ennemis.

- Je n’avais pas été présentée à l’assemblée, auriez-vous l’amabilité de me nommer tous ceux qui étaient présents ?

- Et bien… Il y a donc Aro, Marcus qui est le seigneur brun à gauche, Caius, le blond. Félix est le géant qui nous a accueilli. Les deux jumeaux sont Jane et Alec. Méfiez vous d’eux. Jane peut vous infliger une douleur intolérable grâce à son don, et Alec vous prive de vos sens. Il y avait aussi Dimitri bien sûr et Heidi, c’est la dame que nous avons croisée dans le couloir. Les femmes des seigneurs n’étaient pas présentes mais je ne doute pas que vous les verrez bien assez tôt.

Je me tus, cherchant si j’avais oublié quelqu’un. Il ne me semblait pas. Mon esprit alla se perdre un instant dans la contemplation d’un tableau représentant les alpes que j’avais traversée. Il avait été bon de se sentir libre. Non pas que je me sentais enfermé ici bas, mais parfois tout ce luxe et cette éthique à appliquer me montaient un peu à la tête.
Je me permis un commentaire personnel, bien que cela soit indécent.

- Ne vous offusquez pas de la réaction d’Aro. Il est très démonstratif mais il accueille rarement les gens aussi affectueusement. Vous lui avez réellement plu, vous savez.

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