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 Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]

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Lyra Broomwich
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MessageSujet: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Dim 22 Nov - 23:17

Fin Scénario2 :

Je pris la main à la jeune égarée [HJ : Elisabeth ] et nous nous élançâmes toutes trois entre les arbres. Sans lâcher la jeune vampire je courus à la vitesse du vent vers la villa, bien que Carlisle ralentissait quelque peu ma démarche. Suivie par mes deux jeunes jouvencelles, je parvins rapidement à l’endroit désiré. Je ne pus prendre la peine de frapper, trop urgente était la situation ! Je passais la porte vitrée, lâchant doucement la main de la jeune vampire déboussolée.

* * *


Nous approchions de la villa à grande vitesse. Le vent tombait mais notre course nous offrait quelque air frais comparé à la chaleur des flammes de tout à l’heure. Je m’approchais des hauts murs blancs et sans âge en tenant toujours la main de la jeune vampire. Je m’assurais par quelques regards vers l’arrière que l’autre demoiselle me suivait. Je n’avais jamais eu affaire à telle situation, j’ignorais vraiment comment me comporter. On a toujours vu les gens être doux avec les enfants, mes parents…mes parents…Quand bien même en aurais-je eu…Je ne me rappelais de rien avant ma transformation. Juste qu’un jour j’ai pris le bateau pour aller sur le vieux continent. Pour moi, ma vie avait réellement commencé en cet instant.

J’atteignis la porte et lâchais la main de la jeune fille et bougeai Carlisle de mon épaule jusque dans mes deux bras pour le porter. Sur la vitre, le mot laissé par sa bien-aimée avait disparu, sans doute était-elle rentrée…Qu’allait-elle dire ? Je ne pouvais patienter plus. Minute après minute, l’esprit de Carlisle s’enfonçait dans le gouffre glissant et ténébreux de la mort. Je ne pouvais laisser ainsi faire sans réagir. Je devais l’aider. Je remarquai une silhouette dans le salon, une dame…Sa dame ?

On ouvrit. Je ne pus prendre la patience et la politesse de me présenter et de me justifier. J’entrai et posai le corps de mon ami sur le sofa blanc du living-room. Pourvu qu’il ne soit pas trop tard…Je retirai tout pan de tissu couvrant sa blessure qui sentait le venin. La plaie était vraiment étroite et profonde…Comment agir ? Je me mordis la lèvre. Lui seul connaissait les manières de panser ces blessures. La pointe était-elle encore dans la chair ? Probablement que oui, sinon sa plaie serait déjà refermée…Je devais le réveiller !

Je remerciai le Ciel de ne pas me laisser pleurer pour cette fois car Dieu seul sait si j’aurais pu m’arrêter et prendre courage.

Je me penchai au-dessus son visage et caressai son front de marbre blanc. Ses traits étaient cruellement sereins. Mon cœur se serra. J’inspirai.

- Carlisle, Carlisle Cullen…Réveillez-vous…

Je lui pris les mains comme pour une prière, tel que nous le faisions alors que nous étions à Volterra.

[HJ : Je le trouve franchement pas fameux ce post ! Dites vraiment s'il y a un problème !]
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Elisabeth Heley
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Lun 23 Nov - 0:43

Tous mes sens étaient chaotiques. J'avais l'impression de ne plus sentir le vent sur mon visage. Pourtant, j'aurais voulu sentir l'air frais que procurait le vent quand nous courions. J'aimais cette vitesse là. Mais là je me sentais de plus en plus faiblir. Il fallait que je tienne jusqu'à la villa. J'avais soif et j'étais heureuse qu'il n'y ait aucun humain à proximité. J'espérais que Bella ne serait pas à la maison, car je ne savais pas si j'allais arriver à me retenir cette fois. Ma gorge me brûlait tellement. Notre voyage à travers la forêt avait duré combien de temps ? Je me le demandais. Et Esmée, qu'est-ce qu'elle allait penser ? Je n'avais pas réussi à protéger Carlisle, alors que lui était toujours là pour moi. Il m'avait sauvé des griffes de la louve noire la dernière fois. Est-ce qu'Althya nous suivait ? Est-ce qu'elle avait tué l'humain finalement ou ce dernier avait-il réussis à fuir ? Malheureusement je n'arrivais plus à faire la différence entre toutes les odeurs que je sentais et je ne voulais pas me retourner. Je sentais mes forces m'abandonner de plus en plus.

On arriva assez vite à la villa. Je perçus de façon assez floue la grande bâtisse aux murs blancs et sans âge. Je ne réalisais pas encore qu'on était « vivants ». Je sentais encore mon sang bouillir en moi et la douleur était encore très présente. J'espérai que Carlisle allait vite se réveiller, sinon comment j'allais guérir. Lorsqu'on entra enfin dans la maison, je sentis Lyra me lâcher la main. C'est à ce moment-là que mes forces m'abandonnèrent. J'étais épuisée et je voulais me laisser aller à la douleur que je ressentais. Ainsi peut-être qu'elle disparaitrait. Je m'effondrai sur le sol, tombant finalement dans l'inconscience. Maintenant j'avais l'impression de ne plus ressentir ni douleur, ni peur, ni soif. Est-ce que c'était cela de trouver la paix éternelle ? J'avais l'impression de ne plus percevoir mon environnement avec mes autres sens que la vue. Mais je m'en fichais. J'étais bien enfin et je voulais que cela dure.

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Alice Cullen
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Lun 23 Nov - 1:53

J'avais décidé de faire les boutiques avec ma chère mère adoptive. Bien que ce soit une activité presque quotidien, ça me plaisait encore plus à chaque fois. Ah, le bonheur de trouver des merveilles, de revenir les mains remplies de sacs ! Parfois, je me demande sérieusement comment une personne peut ne pas aimer le magasinage ? Impossible...

De plus, je passais du temps avec Esmée. C'est tellement agréable d'être avec elle et passer un moment entre fille.

Nous sortions d'une boutique lorsqu'un bruit sourd d'explosion se fit entendre en direction de la forêt. Je fixais quelques secondes cet endroit que je ne pouvais pas apercevoir du centre-ville, avant de regarder Esmée. Une explosion ? Surement des gamins qui s'amusaient et qui ont fait de mauvaises manipulations avec le feu et un certain agent explosif. Je secouais les épaules, puis posait les sacs dans la Porche. Je démarrais en trombe pour revenir vers la villa lorsque je remarquais un détail. Pourquoi n'avais-je rien vu de ça ? Des loups-garous impliqué ? J'avais beau me concentrer, mais aucune vision ne me venait.

Un peu plus inquiète, j'enfonçais la pédale de l'accélérateur, en espérant qu'il n'y ait aucun blessé et que quelqu'un leur porte déjà secours. C'est en arrivant tout prêt du sentier qui mène à la villa que je vis des barrières de sécurité empêchant l'accès au boisé. C'est Charlie Swan qui était posté devant le sentier. Je regardais Esmée, intrigué.

- C'est bizarre, ça...

J'ouvris la fenêtre de ma voiture pour qu'il nous laisse entrer.

- Bonjour chef Swan. Que se passes-t-il ?

- BIOEC ont laissé échapper par mégarde des produits chimiques dans la forêt. On interdit tout le monde d'y pénétrer pour l'instant.

- Est-ce que nous pouvons tout de même entrer chez nous ?

- Bien sûr, mais restez bien à l'intérieur et avisez le reste de votre famille, s'il vous plaie.

- Promis, merci beaucoup chef Swan.

Je débarquais vite de ma Porche une fois arrivé à destination, suivi de ma mère. Une odeur de fumer m'envahit les narines, mélangé à une odeur plus puissante de.... de médicaments ? Le produit chimique, j'imagine. Une autre, d'autres odeurs aussi ; de la chaire humaine brûlée, l'odeur d'explosif, de poudre. Je plissais le nez, c'était loin d'être agréable. Je tournais rapidement la tête vers l'intérieur de la villa lorsque mon cellulaire se mis à sonner. Je regardais l'afficheur, puis Esmée, inquiète.

- C'est Jasper...

Je décrochais rapidement le combiné.

- Alice, ne t'inquiète pas, je vais bien. Je suis avec Rosalie. On s'est fait attaquer, mais nous n'avons rien de grave. Nous allons chasser pour reprendre des forces.

- Attaqué ? Par qui ? Qu'est-ce qui se passe ?

J'étais terriblement inquiète. Tout ça devait avoir un lien, c'était évident. Les loups nous auraient attaqué ? Impossible... Qui d'autre était impliqué ? Il fallait absolument qu'on aille les aider.

- Tout vas bien, ne t'inquiète pas et reste à la villa, compris ? Promet-moi que tu ne sortiras pas de là.

- Jasper, je ne peux pas... bon OK. Je t'aime et reviens vite. Fait attention.

Je raccrochais, puis regardais Esmée.

- C'est Jasper. Il est avec Rosalie, ils se sont fait attaquer, mais apparemment, ils vont bien. Il m'a fait promette de ne pas quitter la villa.

J'hésitais à partir quand même dans la forêt pour m'assurer qu'il n'y avait aucun autre blessé. Un coup d'œil à l'intérieur de la villa me confirmais que tout le monde était sorti. Je me sentais soudain mal. Je voulais aller les aider, savoir exactement ce qui se passait à ce moment même et ne pas être tenue dans l'ignorance. En même temps, il fallait que j'écoute Jasper. S'il me disait que tout allait bien, pour lui et Rosalie, c'est que c'était vrai. Les autres, eux ? Je me souvins que Carlisle devait travailler aujourd'hui et toute la nuit. Il devait être épargné, avec chance. Edward était évidemment avec Bella, tout allait bien pour eux, j'étais certaine. Emmett allait-il bien ? Je l'ignorais et il n'était pas avec mon mari à ce que je sache. Je pris une grande respiration pour me calmer, inspirant du même coup l'odeur affreuse des produits chimiques et de brûler.

J'entrais dans la villa avec Esmée et inspectais les lieux, au cas qu'il y aurait un indice quelconque. Bon, je m'énervais surement pour rien. C'était évident que personne n'était entré ici.

La porte s'ouvrit soudainement à la volée. Je me retournais en moins de deux pour apercevoir Carlisle inconscient dans les bras de... de qui déjà ? Lyra ? Je me précipitais totalement affolé vers mon père à moitié meurtri.

La vampire le déposait sur le sofa et j'inspectais rapidement les blessures. Je me sentais impuissante face à tout ça. Le seul médecin dans la place était inconscient et maintenant, il fallait qu'on le soigne ! Carlisle n'avait malheureusement pas été épargné. Qui d'autre encore ?

Éli, qui venait d'entrer elle aussi, s'effondra sur le sol. Je n'avais aucune idée de ce que je devais faire. Mon père, autant qu'Éli avaient besoin d'aide, de notre aide. Deux secondes s'écoula sans que je ne me décide de bouger.

*Tout vas bien, tout vas bien. Retrouve tes forces...*

Je me précipitais vers Éli et la déposait sur le deuxième sofa. J'étais réellement sur le bord de l'hystérie.

Affolé, je m'adressais aux deux autres vampires dans la salle encore en bon état.

- Depuis quand un vampire peut-être inconscient ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Je me retournais vers mon père

- Réveille-toi, je t'en pris.


Dernière édition par Alice Cullen le Lun 30 Nov - 5:52, édité 1 fois
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Esmée Cullen
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Lun 23 Nov - 17:03

Tout se décidait pour avoir l'air d'une journée bien normale. Mais qu'étais-ce une journée normal chez les Cullens? Une journée de magasinage avec Alice me semblait plutôt normale pourtant... Et tout se passait bien. Je m'amusais toujours à voir ma fille tourbillonner dans les rayons de couleurs vives et de textures aussi différentes les unes aux autres. Et au moins, entre filles, il n'y avait pas Carlisle qui tentait de se cacher derrière un rayon de ceintures en cuir. Ou qui faisait semblant d'être complètement absorbé par l'article soit-disant scientifique sur l'importance des soins capilaires chez les personnes âgées du magazine gratuit qu'on distribuait à l'entrée du centre commercial. Mais cette fois-ci, tout se passait bien. J'avais même réussit à convaincre Alice de me laisser acheter une paire de chaussure que je trouvais trop adorable... dès qu'elle la trouva dans la "bonne couleur."

Et c'est alors que la journée sembla partir dans le sens complètement opposé. Une explosion étrange. Le cran de nervosité monte un peu. Mais Alice n'avait rien vu; aussi bien se dire que c'est normal... Non? Alice appuya un peu plus sur l'accélérateur. Non, ce n'étais pas normal. Je regardai ma montre, fixant l'écran de mon téléphone. Pas de nouvelles. Après tout, c'était normal. Carlisle était supposé travailler encore un moment. Mais je ne pouvais m'empêcher d'être un peu inquiète quand même. Inquiétude qui ne se calma pas vraiment en voyant le barrage. Et en voyant l'air inquiet de ma fille lorsque Jasper l'appela.

Les mots semblèrent résonner dans mes oreilles.
Attaquer? Attaquer...
Mais qui aurait bien pu les attaquer!
Et pourquoi ne voulait-il pas qu'on aille dans la forêt? Le déversement de produits chimiques?

L'odeur... L'odeur atroce dans l'air... Cela n'aidait pas non plus à ma panique. Il n'y avait personne à la maison. Mais ce n'était pas l'indicateur de quelque chose de bien, ou de mal... Je posai rapidement les sacs et fit le tour de la maison rapidement avec Alice. Rien n'anormal.. Mais quelque chose n'allait pas. Perdue dans mes réflexions, je tentais de mettre le doigt sur le problème. Je sentais que quelque chose n'allait pas. Comme par exemple l'odeur de Carlisle et de Eli qui venait d'apparaitre, venant de nul part. Et de... cette vampire...

Il ne me fallut qu'une seconde pour descendre l'escalier et m'immobiliser, le souffle coupé. Je vis comme au ralenti Alice se précipiter vers lui, alors que je ne trouvais pas le contrôle de mes membres. J'étais pétrifiée et le temps semblait s'être arrêté dans mon esprit. Comment étais-ce possible? Que pouvait-il s'être passé... Et cette Lyra. Que faisait-elle là? Que lui avait-elle fait? Je serrai les dents, me sermonnant mentalement. Rien n'était à dire qu'elle avait quelque chose à voir, mais... Elle lui caressait le visage tendrement, lui prenait les mains... Elle n'était pas à sa place.. Elle était à la mienne.

Il ne me fallut pas plus pour que je reprenne contrôle de mes jambes pour m'élancer auprès de lui. Brusquement, la prenant par le corsage de sa robe, je la secouai d'un coup sec en lui criant d'une voix brisée;

"Que lui avez-vous fait! Que lui avez-vous fait..."

Mon regard doré se plongea dans le sien alors que ma voix s'étouffait dans un sanglot. Douloureusement, je fixais les rubis de son regard, sentant mon coeur près à exploser dans ma poitrine. Aussitôt, je me sentis coupable d'avoir réagit de cette manière. Mais la tristesse et le vent de désespoir qu'on pouvait voir dans mes yeux m'empêcha de lâcher le vêtement de la vampire avant plusieurs secondes. Mais quand je le fis, ce fut pour me tourner vers mon mari. Je l'observai plusieurs secondes, posa ma main contre sa joue.

"Oh seigneur..."

Je tremblais de la tête aux pieds, ma respiration s'était réactivée avec une vitesse effarante. Mes doigts descendirent jusqu'à sa blessure pour effleurer la plaie. Comment étais-ce possible? Rien ne pouvait trancher une peau de vampire appart des dents... Des dents? Quelqu'un lui avait rentré une dent de vampire dans la peau? Donc il devait visiblement y avoir du venin dans son corps...

- Depuis quand un vampire peut-être inconscient ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?

Je ne pris pas la peine de lever les yeux vers ma fille, la sentant aussi paniquée que moi... Non, c'était impossible d'être aussi paniquée que moi. Je voyais sous mes yeux ma raison d'exister en train de disparaitre. Il ne devait pas mourrir. Il ne pouvait pas mourrir. C'était impossible... Il ne pouvait pas me laisser comme cela... Je me mis à trembler encore plus violemment, un sanglot secouant à nouveau ma poitrine. Dieu que j'étais égoïste... Et je n'arrivais pas à penser à Eli qui se trouvait non loin...

"Il faut lui enlever ce truc du corps...", dit la voix brisée qui quitta mes lèvres. "Mais je... Je ne vois pas comment faire..."

Je me penchai alors vers lui, pour appuyer mon front contre son épaule avant de balancer mes bras autour de ses épaules pour me blottir contre son corps. Je restai quelques secondes ainsi avant de laisser échapper un gémissement tourmenté et de redresser là tête;

"Carlisle... Mon amour... "

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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Carlisle Cullen
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Mar 24 Nov - 3:43

Solitude. Noir. Silence. Un silence comme je n’en avais pas entendu de toute ma vie. Encore moins depuis que mes sens étaient exacerbés par ma condition de vampire. D’ailleurs, je ne voyais rien non plus. Ce qui était étrange, parce que j’étais persuadé avoir les yeux ouvert quelques secondes plus tôt. Les avais-je fermé ? Non, je ne parvenais pas à les rouvrir. Et je ne pouvais pas être aveugle. Même dans la forêt la plus profonde, je voyais très bien d’habitude… Mais que se passait-il ?

Mais après tout, pourquoi ouvrir les yeux… C’était reposant finalement ce calme et cette absence de lumière. Pourquoi chercher à se débattre ?
Une très lointaine langue de feu dans ma poitrine me rappela que j’avais mal avant, et me conforta dans l’idée que j’étais bien mieux ici. Je n’avais même plus de pensées, ce qui était apaisant. Avais-je enfin le droit d’accéder au repos ? Je n’avais pas dormi depuis si longtemps que je n’avais pas reconnu le sommeil.. Oui, je dormais. Et je rêvais…

Il y avait comme une senteur de lys dans ce rêve. De vertes forêt ensoleillées… Deux épéistes se faisant face. Un palais aux larges colonnes blanches et froides comme le marbre. Des danseurs qui virevoltaient sans relâche. Je sentais le vent fouetter mon visage.

Un bateau. La mer. Un battement de cœur. Un choc, et la douleur qui me fit grimacer intérieurement.
Une odeur d'érable, un rire enfantin. Un sourire illuminant des yeux verts. Mon prénom répété plusieurs fois.
Je sentais le rêve faiblir mais je m’y accrochais. C’était si bon de se reposer. D’avoir un peu de paix… Je m'attachais à ce sourire et ses yeux rieurs si expressifs. Ces yeux qui se teintèrent très lentement en ocre puis d’une couleur rappelant l’or fondu. Ces yeux qui me fixaient avec tant d’amour. Et cette odeur d’érable que j’aimais tant et qui m’enveloppa lorsque je pris une longue inspiration.
Juste pour vérifier, j’en repris une, mais me stoppais à la moitié. Une douleur sourde, poignante, tourmentait mes côtes. J’étais en train de me réveiller et je ne voulais pas. Je serrais plus fort les paupières en priant de me rendormir. J’étais bien dans ce rêve. Je voulais revoir ces yeux rieurs qui avaient disparus avec l’arrivée de l’odorat pour être remplacés par un noir d’encre.

"Carlisle... Mon amour... "

Une douce voix rompit le silence, et j’eus la pensée étrange qu’elle seule avait le droit de le briser. Sans que je ne prenne de décision, mon esprit se mit à rejeter le rêve. Il n’en voulait plus. Parce que la réalité avec cette voix était bien plus belle encore… Je voulais rejoindre cette voix et cette odeur d’érable et de sapin. Je la sentais de mieux en mieux… Et brusquement, je la vis…
Mes bras se resserrèrent doucement autour d'elle alors que je fronçais les sourcils, ébloui pendant quelques secondes par la luminosité soudaine. J’inspirais de nouveau son odeur, et la douleur vint se rappeler à moi encore une fois, me tirant un grognement. Ah, elle était donc bien réelle cette souffrance…

Je regardais sur le côté, mon esprit cherchant une solution au mal, mais si lentement par rapport à d’habitude que je me demandais si j’étais bien éveillé.
Je vis Lyra, collée contre le mur, les yeux écarquillés. Alice, paniquée sans que je ne comprenne tout à fait pourquoi. Elisabeth, allongée, les yeux fermés sur le canapé d’en face. Elle aussi dormait ? Je notais sa respiration calme et mesurée. Mais pourquoi dormait-elle ?
Mes yeux revinrent vers ceux d’Esmée. Ils n’étaient plus rieurs. Ils étaient tristes et terriblement inquiet. La peur déformait son visage comme jamais. Je levais un bras pour toucher son visage. Je voulais la rassurer. J’allais bien. Mis à part la douleur aux côtes qui allait sûrement disparaître dans quelque secondes lorsque j’aurais guéri, tout allait bien.

- Mon ange…Oh Esmée !

Je me redressais aussitôt pour la prendre dans mes bras. Une pointe de feu dévora mes poumons mais je l’ignorais, préférant serrer Esmée le plus fort possible contre moi. Ça venait de me revenir. L’attaque. Le feu. La douleur. La colère. L’inquiétude.

- Oh mon dieu, tu vas bien…

Je me reculais une seconde pour plonger mon regard dans le sien, le souffle court.

- Tu vas bien…

Je me rallongeais, me laissant aller contre le canapé dans un soupir entre le soulagement et la douleur. Elle était sauve. C’était le plus important. De nouveau, je tournais la tête. Je me rappelais l’odeur de lys que j’avais senti avant de sombrer. Je croisais le regard de Lyra, lui signifiant par le mien combien je la remerciais de m’avoir ramené.
En voyant Alice, je me rappelais les cris d’horreur de Jasper et Rosalie.

- Alice… Comment ils vont…. Jasper… Rose…Ne me dis pas que..

Je fermais les yeux sous la douleur tant mentale que physique. Ma respiration s’était accélérée et chaque mouvement me torturait. Ma main alla frôler mes côtes et en fermant les yeux, je cherchais à entrer les doigts dans la plaie pour retirer la flèche. Malheureusement c’était partiellement refermé. Il faudrait quelque chose pour le rouvrir. Et je ne connaissais qu’une chose qui puisse percer la peau de vampire.
Je pris la main d’Esmée et plongeais de nouveau dans ses yeux. Il fallait qu’elle m’aide, si je voulais aller aider Elisabeth – je devinais d’un coup qu’elle ne dormait pas… Mais qu’elle était inconsciente - et ensuite Jasper et Rosalie.

- Mords moi.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
†•´*¤*' •†Carlisle's fascination †•´*¤*' •† †•´*¤*' •†Peter Facinelli France †•´*¤*' •†


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Lyra Broomwich
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Sam 28 Nov - 19:46

La force du désespoir d’une femme brisée me tira du chevet de mon ami. Resserrant sa prise sur mon corsage, elle laissait exploser son inquiétude sur moi.

- Que lui avez-vous fait ! Que lui avez-vous fait…

Je savais très bien quelle peur l’habitait, quelles horribles images pouvaient bien lui traverser l’esprit, à quel point elle était nerveuse. Je le savais car j’éprouvais la même chose et, d’une certaine manière, toutes mes émotions s’exprimaient à travers elle. Mais voila qu’à présent j’étais la vilaine de l’histoire. Je ne cherchai pas à résister à sa colère. Elle m’aurait frappée que je n’aurais probablement pas réagi. Tout en soutenant son regard désespéré qui semblait m’accuser autant que de m’appeler à l’aide, je me contentai de poser mes mains sur les siennes et de lui faire lâcher doucement mon vêtement alors que ses yeux d’or se rivaient sur son mari, luisant d’inquiétude. Ses mains avaient quitté mon vêtement et se posaient à présent sur le visage de son mari toujours aussi serein.

- Oh Seigneur… pria-t-elle.

Elle observa la plaie, en toucha les contours alors que Carlisle quittait le monde de l’inconscient. Pendant ce temps, sa fille s’occupait de la demoiselle mal en point qui, elle aussi, rejoignait le monde des rêves. Affolée elle aussi, elle se tourna vers moi et demanda :

- Depuis quand un vampire peut être inconscient ? Qu’est-ce qu’il faut faire ?

La vois de la fille de Carlisle avait résonnéMais ces questions, je me les posais également. Que faire ? Comment quitter cet enfer en gardant auprès de nous nos deux blessés grave ? Le corps de la femme de Carlisle était secoué de pleurs, ce genre de pleurs silencieux et invisible et pourtant tellement réels… Serrant son mari dans ses bras, elle dit d’une voix brisée de tristesse :

- Il faut lui enlever ce truc du corps…Mais je…Je ne vois pas comment faire…

Elle se blottit réellement contre lui. Je retins le geste qui aurait trahi mon émotion. Silence, j’étais le silence absolu, le cœur et les paroles enfermés au plus profond de moi. Le temps était venu de savoir quelle résistance offrait de coffre face à l’usure des souvenirs…

Le corps de Carlisle s’anima peu après que la jeune femme l’eut appelé. Ses yeux s’ouvrirent progressivement et mirent un temps avant de s’adapter à la lumière. Il contempla sa compagne et l’appela, ému de la retrouver après avoir traversé ce tunnel d’inconscient. Il se redressa ensuite et la serra dans ses bras.

- Oh mon dieu, tu vas bien…

Ils se regardèrent un instant puis il répéta qu’elle allait bien. Il était soulagé de la retrouver. Mais aurait-il traduit la même émotion à mon égard ? Si j’avais été dans ses bras ? Le doute planait autour de moi tandis que je m’acculais à un mur du salon. Le regard d’ambre de Carlisle balaya la pièce, s’arrêta un instant sur moi, m’informant de sa reconnaissance infinie de l’avoir ramené parmi les siens. Je lui répondis par un faible sourire, puis il se détourna sur sa fille.

- Alice… Comment ils vont…. Jasper… Rose…Ne me dis pas que…

Rose…J’aurais pu croire qu’il m’appelait, mais jamais il ne m’avait nommé ainsi. Jamais on ne m’avait appelé autrement que « la Rose », un pseudonyme que je me laissais donner par ceux qui me croisaient. Mais rares étaient les humains qui comprenaient pourquoi on me nommait ainsi, et ce à qui je dévoilais la vérité ne l’avaient jamais pu répéter…

Carlisle sembla soudain reperdre pieds, je faillis accourir lui porter assistance. Après quelques secondes de silence durant lesquelles son front était plissé sous une abominable douleur, il attrapa la main d’Esmée.

- Mords-moi.

La lame de sa parole vint se planter droit dans mon cœur. Cœur éteint et inanimé, voila que tu me faisais de nouveau souffrir ! Les paroles de Carlisle m’avaient placée devant la chose la plus difficile qu’il m’ait été de réaliser depuis deux siècles : la vérité. J’aimais encore Carlisle. Malgré le temps, malgré les époques…Je l’aimais encore à un point que je n’avais jamais douté. A un point qui me faisait atrocement souffrir à présent.

Les mots quittèrent ma bouche, ma conscience, mon cœur. Je devais agir, ne rien montrer de ce qui me rongeait. Mais j’étais complètement égarée au fond de moi-même. Après un laps de temps assez court, je levais les yeux vers les autres. Faire quelque chose, sortir de cette pièce…je respirai imperceptiblement puis :

- Bien, que faut-il faire pour vous aider Carlisle ? Votre fille est aussi mal en point…

J’avais parlé presque synthétiquement, comme cherchant à ne pas disparaître de suite. J’avisai la jeune malade assise dans un fauteuil auprès d’Alice. Dans mon dos, mes poings se serrèrent. Je m’étais assez concentré pour ne rien laisser paraître sur mon visage. Je m’approchai à pas mesuré, consciente que pour Esmée j’étais encore la cause de tout ceci. Je m’arrêtai à mi-distance et attendis la réponse du médecin, en priant le Ciel pour que l’une de nous, d’Esmée ou moi, ait à quitter la pièce. C’était lourd, tellement lourd…

[HJ : en espérant qu'on arrive à distinguer, je rajoute le gras pour mes paroles, histoire de les distinguer de celles d'Esmée...]
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Dim 29 Nov - 15:12

J'avais suivis les Cullen pas trop près pour ne pas qu'ils réagissent mal. Avec les vampires, il fallait toujours être prudent et paranoïaque. Surtout dans leur état.Et il fallait toujours que ne nouveaux ou nouvelles débarquent. Le clan Cullen devait être une famille importante pour avoir autant de membres et d'aide. La femelle était arrivée rapidement et son odeur me disait vaguement quelque chose. J'avais du la croiser mais je ne savais plus trop où. Je ne comprenais pas pourquoi les Bois Sang avaient peur. L'ennemi était terrassé. Nous nous portions guère mieux mais notre lien psychique était rassurant et nous permettait de garder le moral. Nous étions tous réunis sauf Cœur d'Acier qui n'était pas sur Forks.

La Peste était comique. Elle n'avait rien compris au traité Quileute. je ne le connaissais pas, me me doutais qu'il ne comportait pas la clause " Vampires, laissez vous mourir par des humains ". A moins d'être stupide. Je ne pensais pas du bien d'elle mais ceux qui l'accompagnaient devaient savoir réfléchir, et survivre. Ce contexte changeait bien des choses. Alors si ces humains avaient réussi à les acculer pour les massacrer, elle se serait laissée faire ? Elle n'était déjà pas dans mon estime et je plaignais Crocs Limés. S'occuper d'une charge avec ce qu'il venait d'endurer, ce n'était pas facile.

Nous étions vivant et ce n'était pas le cas le l'ennemi. J'observais rapidement les trois cadavres. Celui explosé et celui qui avait servi de nourriture à la Danseuse. Elle avait emmené le troisième. Celui que Crocs Limés avait torturé. Peut-être pour manger mais aussi pour le faire parler. Ce qui serait intéressant. Peut-être. Ses prières ne le sauverait pas.
Ensuite, j'enjoignais la meute à me suivre, nous devions comprendre ce qui s'était passé, et connaissant les vampires, ils ne nous parleraient probablement pas. Égoïsme oblige lorsque l'on frôle la divinité et l'humanité.

Non loin de la maison, nous attendions, les sens en éveil. Peut-être apprendrions nous quelque chose d'utile. Il y avait tant à dire avec la tourmente qui venait de s'abattre sur nous tous. Cette bataille avait été un bon exercice pour survivre. Nous aurions du fuir et revenir pour s'occuper d'eux. Cela aurait été ainsi sans l'arrivée de Chante a la Lune. Mais finalement, nous les avions tous exterminés. Tous ? Non, maintenant que j'y pense, non. Je regardais Chale en jouant avec une amulette en latin. L'ennemi avait la foi.


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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Dim 29 Nov - 18:24

Nous étions arrivés devant une grande demeure. Chez Carlisle, probablement. Je n'avais pas particulièrement l'esprit à observer la déco mais je remarquais tout de même que c'était spacieux et lumineux. On s'y sentait plutôt bien. Pas comme dans le loft de mes parents où l'ambiance résolument design donnait à mon avis un ton beaucoup trop aseptisé et impersonnel. Mais bref. La vampire inconnue avait déposé le médecin et deux autres femmes étaient présentes. Elles étaient jeunes, elles étaient belles, j'eus brusquement l'impression de me trouver dans une série pour adolescents. Vous savez ce genre d'émissions qui vous donnent l'impression que notre monde n'est peuplé que de mannequins et qu'il n'existe ni moches, ni gros. Quand on pense que plus d'un tiers de notre population est obèse...

Bon là, évidemment ça ne se voyait pas. Même l'inquiétude qui dévorait leurs traits ne suffisait pas à atténuer leur beauté. Personne ne fit les présentations mais il fallait bien reconnaître que l'on avait d'autres choses à penser. Elisabeth s'était écroulée à peine la porte passée et la brunette aux allures de lutin l'avait déposée sur un sofa. Je laissais choir mon chargement sans précaution aucune et jetais un coup d'œil au docteur. Il n'avait pas l'air au mieux de sa forme mais il avait repris conscience. La grande question par contre, pourquoi demandait-il à la femme à la chevelure d'ambre de le mordre ? Un contre-coup de l'attaque ? Je haussais les épaules, je ne connaissais pas encore assez mon espèce pour comprendre où il voulait en venir mais il y avait du monde pour s'occuper de lui.

Je reportais donc mon attention sur l'unique survivant humain. Avec un soupir, je cherchais la cuisine, furetant dans les placards à la recherche d'un verre que je remplis d'eau. J'avais encore, dans la poche de ma veste, une barre chocolatée que j'avais emmené dans ma fugue, ignorant qu'elle ne me serait plus d'aucune utilité. Il me restait d'autres victuailles aussi mais elles se trouvaient dans la cabane et je n'avais aucune envie de retourner les chercher juste pour nourrir un ennemi. Il devrait donc se contenter de ça.

J'aurais apprécié par contre d'avoir une bouteille d'alcool bien fort sous la main, histoire de bien le réveiller et de le rendre un poil plus bavard. J'avais vu des adultes raconter toute leur vie à n'importe qui quand ils étaient bourrés, ça pourrait peut-être simplifier les choses. Mais les habitants étaient occupés pour le moment, on allait tâcher de s'en sortir sans. Je le secouais sans ménagement jusqu'à ce qu'il reprenne conscience et lui tendit le verre d'eau et la friandise.

"Avale ça, faut qu'on cause."
lâchais-je d'une voix froide.

"Tu as l'air plutôt fier de ce que toi et tes petits copains accomplissez donc il n'y a pas grand chose qui s'oppose au fait que tu en parles non ? Ptet même que ça te fera plaisir. Alors on commence... Pourquoi vous nous avez attaqué ?"

Autant reprendre les choses au début, et s'il refusait de coopérer, il serait toujours temps de l'aider un peu en lui pintant la ruche.

[Edit Admin :Changement de couleur. Le darkblue se voit mal sur ce fond là. Pense à trouver une couleur plus claire Very Happy ]
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Lun 30 Nov - 5:49

Je regardais pour la première fois Esmée depuis le début des évènements. Son visage, son expression était si torturée, j'aurais éclaté en sanglot en voyant ma mère ainsi, si j'en avais été capable. J'aurais voulu la prendre dans mes bras et arrêter le temps. Revenir en arrière et faire que tout ça ne se soit jamais produit. J'aurais voulu être en ce moment même dans les bras de Jasper. Je regardais ensuite mon père, il n'allait pas bien du tout. La vie s'effondrait peut à peu. L'univers s'éteignait. Comment imaginer les Cullen sans son créateur ? Je ne pouvais imaginer Esmée sans Carlisle. Je ne pouvais imaginer Carlisle sans Esmée. Ils étaient une paire parfaite, deux moitiés réunis et maintenant inséparable. Je me sentais bizarre tout d'un coup. Une sensation qui partait du fond de la gorge jusqu'à l'estomac. Était-ce ça, pleurer ?

- Il faut lui enlever ce truc du corps, mais je... je ne vois pas comment faire.

Je m'approchais un peu plus. C'est certain qu'il fallait le lui enlever. Je regardais la blessure qui avait commencé à se refermer, puis regardait Esmée, désespéré. Je ne savais pas trop quoi faire non plus. Enfin, oui... enlever le corps étranger du corps de Carlisle. Comment ? De la manière la plus simple... avec les doigts. Certes, je ne parlais pas. Je levais mon regard vers Lyra qui n'avait pas encore dit un mot. C'était surement mieux ainsi.

Mon regard se figea quelques secondes à peine. Carlisle allait se réveiller. Je n'eus même pas le temps de commencer à parler qu'il resserrait déjà son étreinte sur Esmée. Je soupirais de soulagement. Je fermais les yeux, le pire était passé, il était réveillé. Tout irait bien, je l'espérais. Je gardais toutefois cette inquiétude. Tout pouvait encore arriver. Derrière moi, il y avait Élisabeth encore étendu, inconsciente, sur l'autre sofa. Nous n'étions pas encore sorties d'affaire.

Je regardais mes deux parents adoptifs. C'était si beau et à la fois si triste. Deux moitiés inséparables, comment ai-je pu une seconde les imaginer l'un sans l'autre ? Un tout reste un tout, comme un oiseau et ses ailes, à jamais. Je me sentais soudainement seule, très seule. Jasper me manquait, je voulais ses bras, son épaule pour me blottir. Ses mots doux pour me rassurer et son don pour me calmer. La douleur me vint lorsqu'il prononçait son nom. Il les croyait mort ? Je regardais Carlisle qui paraissait si faible, Jasper aurait-il eu le même sort ? Non, il ne m'aurait pas appelé pour me dire de rester ici alors qu'il se meurt. Mais s'il voulait seulement m'éviter de souffrir ? Non, je n'avais rien vu, tout allait bien... Mais s'il y avait un loup qui bloquait mes visions ? Non, Jasper était avec Rosalie, ils chassaient et allaient revenir sain et sauf. Je regardais finalement mon père et murmurait avec peine.

- Ils... ils vont bien, je crois.

Je détournais le regard vers l'extérieur. Une vision me vint aussitôt lorsque Carlisle eût dit les mots ''Mords moi''. Une vision d'Esmée retirant cet objet, Carlisle qui hurlant de douleur. Je retirais vite cette pénible scène de ma tête et regardais ma mère. Je posais une main sur son épaule et hésitais un moment avant de commencer en murmurant doucement, dans un calme impressionnant.

- Tu... tu dois rouvrir la plaie, puis retirer la pointe. Elle est entre sa sixième et septième côte, juste ici.

Je lui montrais l'endroit exacte où j'avais vu Esmée le retirer, puis la regardait droit dans les yeux. Je savais parfaitement ce qui allait se passer pendant ce temps, mais il fallait absolument qu'elle soit forte.

-Ça va bien aller. Ce sera juste un coup, après ce sera fini.

Je ne pouvais tout de même pas lui dire que son mari allait hurler à en briser les tympans, lui expliquer que ce sera comme si on la mordait dans une bonne blessure infectée !

J'avais tellement été concentrer que je n'avais pas remarqué l'humain qui était entré dans la villa avec Althya. À son odeur, je retournais rapidement la tête vers les deux nouveaux venus qui entraient dans la cuisine.

Premièrement, qui était cet humain ? Et deuxièmement, pourquoi l'avoir amené ici ?!? Je soupirais, m'attendant à ce que la cuisine servent pour la première fois de salle à manger pour vampire et je n'avais ni le temps, ni le courage de l'en empêcher. Je me retournais une nouvelle fois vers ma mère et la soutenais du regard pour lui montrer que j'étais avec elle. Une de mes mains vint se poser sur le bras de Carlisle et l'autre sur le dessus de sa tête, en attendant qu'Esmée commence. Je serrais déjà les dents en imaginant la douleur que ça allait lui provoquer. Je le regardais doucement avant de lui murmurer.

- Tiens-toi prêt...
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Lun 30 Nov - 20:35

La peau de Carlisle a la dureté du marbre et le vampire avait bien compris que retirer la pointe de la flèche, serait douloureux et s'infliger, ou se faire infliger, une blessure par des crocs. Carlisle sentait la pointe suinter à moins que cela soit une impression. Mais la douleur était bien réelle.

Loïc but l'eau et grignota. Il ne se privait de ce qui était probablement son dernier repas. Il jetait un œil autour de lui et contempla Althya. Suffisamment drogué et conditionnée pour ne pas se laisser séduire, le soldat de Dieu était quand même calmé par cette jeune beauté. Après tout, il suffisait de parler.

" Je suis un soldat de Dieu. J'appartiens à une organisation qui combattons les monstres qui influent sur l'Humanité. Vous n'êtes pas les seuls à être tester. D'autres vampires et loups-garous. Nous avons des données et tout est enregistré par satellite sur le net. Vous serez bientôt éradiqué. Nul n'est immortel. Nul n'a le droit de défier Dieu. Alors qui va me tuer ? Toi ? Alice ? Vous pouvez me torturez vous n'apprendrez rien. Je fais partie d'une équipe test et nous vous savons forts. Le risque d'échouer était élevé. Je peux vous donner des prénoms, des noms qui sont sûrement faux. Rien de plus que des noms fantômes. "

Loïc avait désigné Alice. Son regard restait ferme même si la détermination de se battre avait disparu. Il finit son verre d'eau résigné mais en paix. La souffrance de Carlisle ne le mettait pas à mal à l'aise. C'était là une piètre victoire et il s'en contentait.
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Sam 5 Déc - 23:51

Je n'arrivais pas à compter le nombre de minutes où je restai dans cette position, serrant Carlisle presque désespéremment dans mes bras. Chaque seconde durait une éternité et enfonçait mon coeur encore plus profondément dans une torture si douloureuse. Non, non... Tout irait bien... Il ne pouvait pas partir, c'était impossible. Tout simplement impossible... Les secondes s'écoulaient toujours, me plongeant encore plus dans le désarroi. Pourquoi Dieu aurait donné un sens à ma vie, m'aurait offert le plus précieux de mes espoirs, aurait donner le plus beau des sens au verbe aimer si c'était pour me l'enlever ensuite... Mais le temps attendu perdit toute son importance lorsqu'un grognement quitta le corps inerte que je tenais contre moi...

Mon souffle se coupa, et je redressai la tête. Il bougea. Il ouvrit les yeux. Je me mordis légerement la lèvre pour éviter qu'elle tremble, l'observant regarder partout autour de lui. Puis, son regard croisa le mien, et je sentis l'air pénétrer à nouveau ma poitrine. Il me prit dans ses bras en même temps que je faisais le geste pour le prendre dans les miens. Et les mêmes mots quittèrent ensemble nos lèvres;

"Oh mon dieu, tu vas bien…"

J'avais presque envie d'éclater de rire tellement j'étais soulagée. Je fermai les yeux en me réconfortant dans ses bras. Je sentais mon corps trembler comme une feuille contre lui, mais je m'en foutais... Il allait bien... C'était l'important. Il avait parlé, il avait bougé... Il n'était pas mort... J'aurais pu maudir le Seigneur quelques secondes plus tôt, et maintenant j'implorais son pardon. Pardon pour des pensées que je n'avais pas formulé, mais qui avaient effleuré mon esprit. Je le remerciais comme jamais je ne l'avais remercié.

Je reculai la tête pour le regarder, comme pour m'assurer que tout allait bien. Mais le soulagement s'effaça immédiatement en voyant le douleur sur son visage au moindre mouvement qu'il faisait. Mon coeur se serra à nouveau. Non, il n'allait pas bien. Tout n'allait pas bien. Il était encore blessé... Il y avait Éli... Il fallait trouver un moyen pour rouvrir sa blessure pour sortir la flèche. Appart les griffes d'un loup, il n'y avait qu'une seule chose qui pouvait trancher sa peau. Lorsque son regard croisa le mien avec autant de sérieux, je compris ce qu'il allait me demander... Je commençai déjà à secouer la tête légerement de gauche à droite lorsqu'il dit;

- Mords moi.

Ma tête sembla s'enfoncer dans un étrange brouillard. Alice attira mon regard et me montra quoi faire. J'entendais sa voix dans mon esprit, distinguer plus que clairement les gestes sans pour autant les voir réellement... C'était si précis. Elle l'avait donc vu. Elle savait donc que j'allais le faire. Donc, qu'au fond de moi, j'étais déjà décidée. Avec un soupir, je me retournai vers Carlisle en le suppliant presque du regard. Quelque chose clochait...

Alice était hésitante. Ces deux derniers commentaires n'aidaient pas à me rassurer davantage. Juste un coup... Ça ne faisait aucun doute que je n'allais pas m'amuser a prendre mon temps. Mais la question était plutôt à savoir quel sera le résultat de ce coup là... Et elle tenait Carlisle contre le canapé... Elle ne le dit pas de vive voix, mais je sus à ce moment qu'il allait en souffrir plus que d'une simple morsure. Et je devais le mordre?... Il ne fallait pas que j'y pense. Je ne devais pas réfléchir, je devais simplement le faire... Je n'avais pas vraiment le choix, puisque décidément, j'avais déjà pris ma décision...

Lentement, je me penchai vers mon mari. Je contrôlais ma respiration pour la garder lente, poser. Pour ignorer mon coeur qui se serrait dans ma poitrine. Afin d'éviter son regard, je gardai les yeux fermés en déposant lentement un baiser sur ses lèvres. Je m'attardai pendant quelques secondes à la douceur de ses lèvres, chassant l'hésitation de mon esprit. J'allais lui faire mal. J'allais le faire souffrir... pour éviter qu'il souffre. Puis, en une fraction de seconde, assez vite pour éviter qu'une autre pensée traverse mon esprit, je me penchais rapidement vers son torse pour planter brusquement mes dents entre sa sixième et sa septième côte. Une fois la plaie réouverte, j'y plonge rapidement mes doigts fins pour tirer sur le projectile d'un bref coup. Vaut mieux y aller le plus rapidement possible pour éviter que la plaie se referme, et pour faire durer la douleur le moins de temps possible.

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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Dim 6 Déc - 4:20

Sous la douleur, j’avais coupé ma respiration après avoir demandé à Esmée l’inconcevable pour elle. J’avais remarqué qu’elle répondait déjà négativement avant même que je ne pose la question mais je l’ignorais parce que je savais qu’elle seule voudrait le faire… Parce qu’elle seule m’aimait assez pour l’accepter.
Je savais qu’elle avait peur… Je la voyais, je la sentais trembler contre moi. J’avais l’impression d’être un bourreau de lui demander ça…
Mais, j’avais tellement besoin d’elle…

- Bien, que faut-il faire pour vous aider Carlisle ? Votre fille est aussi mal en point…

Je la laissais réfléchir quelques secondes, tournant la tête vers Lyra. Je fronçais les sourcils… Son expression était étrange. Pas naturel… Mais peu importe, elle semblait aller bien.
Soudain, je me demandais si elle l’aurait fait pour moi… De me mordre… Mais je délirais, probablement.
D’ailleurs, je m’étais juré de ne plus parler pour minimiser la douleur, mais le besoin de lui répondre… D’aider Elisabeth, se fit ressentir…

- Il faut donner…. A boire à Elisabeth… Il y a des…poches dans le garage…

Je me rendis compte que j’étais moi-même assoiffé. Il y avait longtemps que je ne l’avais pas autant été… Les épreuves, le venin et la douleur avaient dû attiser mon besoin de sang.
Je fermais les yeux en soufflant avec précaution pour maîtriser la souffrance, écoutant Alice me dire que Jasper et Rosalie allaient bien.
Tout allait s’arranger.. Il fallait y croire.
Et puis je la laissais convaincre Esmée de procéder. Je n’en avais pas la force… Et à son regard je vis qu’elle allait le faire… Je vis aussi que ma fille s’inquiétait pour moi, ce qui n’était pas bon signe.
De nouveau mon regard croisa celui de mon ange. Celle pour qui je me battrais de toutes mes forces… Celle qui me maintenait en vie alors même que je pourrais peut être obtenir le repos que j’avais souhaité pendant des années.
Celle pour qui j’irais jusqu’à me damner pourvu qu’elle aille bien…
Tant de détresse dans ces yeux, alors que la solution était si simple… Je frôlais son visage du bout des doigts, lui montrant par mon regard que ça allait aller… Que je lui faisais confiance…

Et alors que je prenais une courte inspiration, je fus pris d’une nausée de soif puissante. Chale était là.
Oh, mon dieu ! La meute d’Ambre était là…
Je tentais de me redresser aussitôt, mais me laissais de nouveau tomber dans le canapé comme choqué par une décharge électrique dans tout mon côté droit.
Une nouvelle inspiration, courte, rapide, et je sus qu’ils étaient trop loin pour que je les atteigne… Dans mon état du moins… Ouf… Là, je ne sais pas si j’aurais pu…
Seigneur, faîtes que je ne fasse plus de mal à quiconque…
Mais comme un malheur n’arrivait jamais seul - et ce soir, il semblait se déplacer en troupeau - Althya entra dans la pièce, accompagnée d’un humain… De cet humain…
Je fermais les yeux une seconde… J’avais voulu lui faire du mal. Tellement de mal, alors que je pensais Esmée en danger. Maintenant que je savais qu’elle était en sûreté, je m’en voulais, mais je n’arrivais pas à atténuer cette colère sourde qui coulait en moi.

Je la vis faire des allers retours jusqu’à la cuisine, et lui ramener de l’eau. J’avais envie de lui dire d’arrêter. De partir. De le faire sortir de chez moi avant que je ne continue ce que j’avais commencé plus tôt dans la forêt.
Si j’en avais eu la force, je l’aurais mis moi-même dehors. Ne serait ce que pour sauver sa misérable vie. Savait-il qu’il était entouré de vampire ? Que si Elisabeth se réveillait, sa vie ne durerait plus que le temps d’une morsure ?
Je murmurais, en regardant Lyra de nouveau. J’espérais qu’elle m’entendrait, parce que je n’avais pas le courage de parler plus fort pour lui. Ça brûlait trop dans ma poitrine.

- Il faut qu’il sorte…L’humain… Elisabeth… Je… Il ne faut pas la tenter…

Cette fois, je coupais définitivement ma respiration. Je ne voulais pas sentir l’odeur de cet humain. Je ne voulais pas me rappeler le brasier… Et je ne voulais même pas l’entendre donner des explications…
Je ne le voulais plus…

Je sentis la main fraîche d’Alice sur mon bras et mon front. Après la chaleur infernale de la forêt, je frémis presque à ce contact.
Elle murmura :

- Tiens-toi prêt...

Je lui souris faiblement. J’étais déjà prêt. J’avais l’impression que mes poumons s’effondraient sur eux même. Oh, j’étais sûr qu’à côté de cela, la morsure d’Esmée serait comme une caresse. Je ne pensais pas que l’on pouvait avoir plus mal que la sensation d’être brûlé vif de l’intérieur, sans rien pouvoir faire pour se soulager…
Moi qui avait pensé ne jamais plus ressentir cette douleur…

J’avais déjà fermé les yeux. Je m’attendais à ressentir la morsure à chaque seconde, mais ce qui vint tout d’abord, fut un baiser d’une douceur incroyable.
Mon esprit sembla comme s’apaiser. Comme si, un voile de plénitude s’enroulait autour de la peine. Comme si rien au monde ne pouvait plus m’atteindre. Il n’y avait plus que ses lèvres sur les miennes, et son goût apaisant et tant aimé.
Je me détendais tout à fait, ayant presque l’impression de repartir dans l’inconscience et le rêve, quand ses lèvres me quittèrent… et qu’une pointe de fer rouge pénétra mes chairs.
Mon corps s’arqua sous la douleur mais heureusement Alice me plaquait contre le canapé, aussi, je ne bougeais que très peu. Je retins un cri de justesse en me mordant la lèvre jusqu’au sang. Je ne voulais pas donner le plaisir à l’humain de m’entendre crier… Et plus encore, je ne voulais pas qu’Esmée sache à quel point c’était douloureux.

C’était comme si on inondait la plaie d’essence. Le feu en moi explosa mais, avant même que je me mette à crier réellement sous la douleur, celle-ci s’atténua, aussitôt remplacée par une autre moins violente.
Ses doigts frais me soulagèrent tout d’abord. Mais bientôt, je sentis la pointe de la flèche bouger. Elle le tirait, et celle-ci emportait ma chair avec elle, raclant contre les bords de la plaie.
Mes doigts se crispèrent sur le canapé, laissant une marque. Mon corps entier était tendu à l’extrême et je serrais les poings et les paupières jusqu’à rendre mes jointures plus blanche que ma peau.
Et puis j’entendis un son étouffé quand elle laissa tomber le projectile au sol. Et le feu qui me brûlait depuis plusieurs minutes ? Heures ? S’apaisa lentement.
A présent que la source de la douleur était enlevée, je pus sentir chaque centimètre de mon être se régénérer
Mes organes cicatrisèrent, mes poumons cessèrent de me torturer à chaque inspiration et lentement, ma peau se referma, laissant comme une boursouflure, entourée d’une cicatrice en forme de lune.

Je me détendis d’un coup, me laissant aller dans le canapé en gémissant de soulagement. Plusieurs secondes s’écoulèrent, alors que, les yeux toujours fermés, aussi immobile que possible, je jouissais d’un sentiment de bien être, tout simplement parce qu’il n’y avait plus de douleur.
Ma main chercha Esmée, la trouva, et l’attira à moi. Je la serrais contre moi avec force, embrassant sa joue avant de murmurer à son oreille.

- Merci mon amour… Merci, ça va aller… Il faut que j’aille chasser…

Grimaçant légèrement, je me redressais, tenant toujours ma femme contre moi, pour regarder autour de nous.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Dim 13 Déc - 0:35

- Il faut donner…. A boire à Elisabeth… Il y a des…poches dans le garage…

Je restai contre le mur encore un instant à contempler le couple parfait que formaient Carlisle et Esmée. Carlisle m’avait dévisagé quelques secondes, son regard étant à la mesure de sa soif : noir, ne reflétant pas même la lumière. La douceur de ce début de journée m'avait quitté pour ne plus laisser place qu'à une nervosité purement humaine. Certains humains auraient dit que j'étais "à cran". Mes machoires étaient contractée malgré moi. Je sentais une sorte de désir mauvais m'envahir.

- Il faut qu’il sorte…L’humain… Elisabeth… Je… Il ne faut pas la tenter…

La douceur avait la plupart du temps guidé mes actions. Mais pas aujourd'hui, pas en cet instant où celui que j'avais toujours chéri le plus au monde était comme à l'agonie, pas aujourd'hui ou le feu avait consumé notre courage et la chairs de nos corps. Non, aujourd'hui j'étais de mauvaise humeur. De très mauvaise humeur. Je remplis volontier la seconde demande de Carlisle et avançai vers l'homme à terre, qui déblatérait les pires idioties qu'il m'avait été donné d'entendre.

- Je suis un soldat de Dieu. J'appartiens à une organisation qui combat les monstres qui influent sur l'Humanité. Vous n'êtes pas les seuls à être tester. D'autres vampires et loups-garous. Nous avons des données et tout est enregistré par satellite sur le net. Vous serez bientôt éradiqué. Nul n'est immortel. Nul n'a le droit de défier Dieu. Alors qui va me tuer ? Toi ? Alice ? Vous pouvez me torturez vous n'apprendrez rien. Je fais partie d'une équipe test et nous vous savons forts. Le risque d'échouer était élevé. Je peux vous donner des prénoms, des noms qui sont sûrement faux. Rien de plus que des noms fantômes.

Je doublai la jeune vampire rapidement, doublement attiré par cet être frêle. La colère tout d'abord, il devait payer pour les autres ; la soif ensuite. Savait-il comme son odeur était succulente ? Mais pas ici. Dehors, là où Demoiselle Elisabeth ne serait pas tentée. Je m'accroupis devant lui et le saisis par le col de son manteau.

- Si tes noms ne sont que pures fictions alors ravale tes paroles. Vous bafouez la parole de Dieu plus que n'importe qui parmi nous. Allez viens, allons nous aérer, dehors...

Je me relevai en le tenant toujours pas le col. Je me tournai ensuite vers la demoiselle qui tentait de lui parler.

- Le moment est mal convenu pour interroger ça ici. Je vous invite donc à venir dehors mademoiselle...?

Mordre et griffer jusqu'à ce que mort s'ensuive. C'est ce que je voulais au plus profond de moi. Je voulais le tuer par pure colère, même pas m'en repaître tant sa chair devait être impure. Mais il me fallait bien me tenir, ce fou prendrait mon acharnement comme une victoire.


Dernière édition par Lyra Broomwich le Ven 22 Jan - 20:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Lun 14 Déc - 17:27

Mon regard ne quittait pas l'ennemi, froid et dur. Je le dominais de toute ma petite taille, restant debout pour le toiser. J'vais beau savoir qu'il était fanatique, l'assurance dont il parvenait à faire preuve m'impressionnait. M'impressionnait et m'agaçait ! Il aurait pu avoir peur mais non... Il savait qu'il allait mourir, il y était préparé et il mourrait en faisant ce qu'il pensait être juste. Se battre pour ce en quoi on croyait, y avait-il une plus belle mort ? Dommage qu'il croit dur comme fer qu'il fallait exterminer mon espèce. D'autant qu'il n'y parviendrait pas... Darwin l'avait fort bien expliqué, le monde tend vers le plus fort, or les plus forts c'est nous ! Les humains n'avaient qu'à bien se tenir, ce que, visiblement, ils n'étaient guère décidés à faire.

Je plaçais mes poings sur les hanches en me mordant la lèvre. Tout était enregistré par satellite... Quelle que soit cette organisation, elle possédait des moyens non négligeables. Mais d'où tout cela avait-il bien pu provenir, l'argent ne tombait pas du ciel... Le gouvernement serait au courant ?

"Comment a été crée vo...."

Je n'eus pas le temps de terminer ma question, la vampire inconnue venait de se placer entre moi et lui et le choppait par le col. Par reflexe, alors qu'elle se relevait et s'adressait à moi, d'une détente brusque et souple, j'envoyais mon pied rencontrer sa mâchoire. Les paroles de la jeune femme ne parvinrent qu'après à mon cerveau et je haussais vaguement les épaules en jetant un coup d'oeil autour de moi. Le médecin semblait aller mieux, il était entouré des deux jeunes femmes, Elisabeth était toujours étendue sur le sofa.

"Althya... Désolée c'était un reflexe."

Je ne voyais pas où se situait le problème de l'interroger ici et maintenant mais je n'avais pas plus d'objection à aller dehors pour le faire. Si ma présence n'était pas requise ici après tout... Je fronçais le nez, n'appréciant guère par contre que ce soit elle qui tienne celui que je considérai comme MA proie.

"Allons-y !" grognais-je d'un air maussade.

Cependant j'agitais tout de même la griffe sous le nez de l'homme. Cette arme avait réussi à entailler ma chair et je voulais savoir ce que c'était !

"C'est quoi ce truc ? ça vient d'où ?"
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Elisabeth Heley
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Mar 15 Déc - 23:23

J'étais bien ainsi, je ne ressentais plus rien. Je n'avais pas envie de quitter cet état de plaisir et de quiétude que je ressentais actuellement. j'entendais des voix autour de moi, mais j'étais vraiment bien. Combien cela faisait-il de temps que je ne m'étais pas sentit aussi bien ? Je n'avais pas envie de me réveiller, de faire attention à ce que j'entendais autour de moi. Ces voix me semblait tellement lointaine. Et cela m'arrangeais à vrai dire. Je ne ressentais plus aucune douleur, plus aucune sensation de soif. Je ne me souvenait pas avoir déjà ressentit un tel bien être. Je ne cherchais pas à savoir combien de temps c'était passé depuis l'attaque dans la forêt et je m'en fichais un peu.

Mais d'un coup, je sentis une odeur alléchante, une odeur sucrée et suave. Puis je sentis une douleur me prendre la gorge. J'avais l'impression de brûler de l'intérieur. J'ouvris les yeux d'un coup et ressentit la même douleur en moi que lors de l'attaque. Et cette soif qui était tellement présente. Maintenant je percevais encore mieux l'odeur que j'avais sentis. C'était cette odeur si sucrée et alléchante. L'odeur d'un humain. J'avais l'impression qu'un volcan se déversait dans ma gorge. Je devais calmer cette soif ! Absolument ! Je regardais autour de moi. Esmée et Alice était près de Carlisle. Près de la porte se trouvait Lyra et Althya.

Lyra tenait un humain par le col. J'avais trouvé ma proie. Je sentais aussi l'odeur des loups garous et une rage contre commença à m'envahir. Mais j'avais soif. Je devais calmer cette soif avant de m'occuper des loups. J'étais de nouveau devenue ce monstre que je ne voulais pas être. Mais ma conscience n'existait plus en cet instant. Sans prévenir, je fonçais sur l'humain et fut sur lui en même pas une secondes. Je ne faisait plus attention à la présence des autres vampires dans la pièce. Seul l'humain comptait ainsi que la soif qui me rongeait. J'allais enfin pouvoir assouvir cette soif qui me possédait. Je bousculai Lyra et Althya afin de me saisir de ma proie. J'avais tellement soif.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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Lyra Broomwich
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Sam 23 Jan - 1:47

J’eus à peine le temps de finir ma phrase que la jeune fille se releva et, d’un mouvement vif, rapide et souple, son pied vint violement frapper ma mâchoire. Prise au dépourvue, je ne pus l’éviter et à temps. Ma tête partit sur le côté et je dus lâche prise sur le soldat. Il chut sur le canapé en riant comme un bienheureux. Je m’arrêtai net, penchée de côté, subissant la douleur durant une seconde.

"Althya... Désolée c'était un reflexe."

Après la surprise et la souffrance qu’un coup de pied lancé par une jeune vampiresa* pouvait causer, un grognement rauque monta dans ma gorge et je me tournais vers mon agresseur pour le lui faire payer. Comment avait-elle osée me frapper ? Savait-elle à qui elle avait affaire ? Un réflexe ? Qu’à cela ne tienne, elle n’avait pas à frapper !
Je jetai un regard plein de promesses au soldat qui souriait comme un bienheureux avant de le rattraper et de réellement m’intéresser à mon interlocutrice. Son regard me sondait, comme m’ordonnant à lâcher prise sur l’épaule de l’homme.

"Allons-y !" râla-t-elle.

- Bien… répondis-je froidement.

Mais au lieu de réellement me suivre dehors, elle agita sous les yeux satisfaits de l’homme en uniforme une arme étrange, formé de griffe. Elle lui demanda de quoi il s’agissait.

La réponse ne put venir tout de suite. Un mouvement imperceptible à l’œil humain attira mon attention au coin de mon champ de vision et je tournai la tête pour voir tout juste arriver l’autre jeune vampiresa : Elisabeth. Animée par une soif démesurée, probablement due à l’attaque de tantôt, elle se jetait avec rage sur la seule proie de la pièce : celui que je tenais dans la main gauche. J’eus le temps de confier l’humain à Althya et de me placer entre eux et elle pour l’intercepter de mes mains libres. Je m’agenouillai et plaquai Elisabeth au sol avec une violence que je n’aurais pas voulue. Je l’attrapai par la gorge, sans vraiment serrer, car j’aurais pu lui faire plus de mal qu’on ne pense. Je la fixais droit dans les yeux, ses yeux noirs qui traduisaient nos faims éternelles et douloureuses. Je ne pouvais que la comprendre. Mais on ne pouvait raisonner un vampire qui mourrait de faim, on ne pouvait que le nourrir. Je la pris finalement par les épaules et la relevai tout en gardant la prise la plus ferme que je pouvais. Je levai alors les yeux vers le maître des lieux. Il semblait aller nettement que tout à l’heure. Son visage avait retrouvé toute sa vie, et il serrait fort dans ses bras sa femme, heureuse. D’affreuses douleurs dans les bras me retirèrent à la contemplation de ce merveilleux tableau et je me rappelai soudainement que des poches de sang se trouvaient dans le garage.

Bien, il s’agit à présent de trouver la porte par où à déboucher Carlisle à sa fête…

- J’emmène Elisabeth…dis-je simplement

Je ne cherchai pas longtemps et trouvai une porte simple qui conduisait directement dans le sous-sol. Je tirai dans la vaste pièce une Elisabeth de plus en plus rongée par la faim et qui se déchaînait sur ma personne. Vite, à boire…
J’usai de mon odorat surhumain pour détecter une quelconque trace de sang dans la pièce. A peine présente, bien dissimulée sous les odeurs de graisse à moteur et de métal, une légère pointe sanguine se faisait sentir. Je la suivis comme je le pus et aboutis à un coffre fiché dans le mur, visiblement réfrigéré. Je ne cherchai ni clé ni code et arrachait la porte d’un coup de griffe tandis que je maintenais Elisabeth avec l’autre bras. Nous n’avions nul temps à perdre. Je saisis une des poche et l’ouvris adroitement avant de passer sous le nez de la jouvencelle. J’osais espérer que cela la calmerait…

___________
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Alice Cullen
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Sam 23 Jan - 19:29

Carlisle ne lâcha pas un cri de douleur comme je l'avais vu. Ça me soulagea. Avait-il eu moins mal que prévus ? J'en doutais. Surement qu'il voulait la cacher, sa douleur. Évité la souffrance d'Esmée. Dans un soupir de soulagement, je relâchais Carlisle qui allait déjà mieux, Esmée avait réussi.

Doucement, je me relevais et reculais de quelques pas pour m'éloigner de la scène, maintenant heureuse, de mes parents adoptifs. Je tournais la tête vers l'humain. Avait-il vraiment prononcé mon nom ? Tout était de sa faute ? À lui et à d'autres personnes du même genre ? Je le détestais. Ne pas avoir eu l'éducation pacifique que j'ai acquise depuis tant d'année, je lui aurais sauté à la gorge. Mais sa fin arrivait, je le sentais. Il n'allait pas s'en sortir vivant. Alors, pourquoi était-il aussi... calme ? N'aurait-il pas voulu se sauver en courant ? Je restais sur place, je ne devais pas m'en mêler.

Carlisle devait chasser. J'en avais surement besoin, moi aussi. J'avais surtout besoin de retrouver Jasper. Il était en train de chasser, mais je voulais le retrouver et le serrer dans mes bras pour dire que tout est fini maintenant. Il m'avait bien dit de rester ici, mais bon. Je reportais mon regard sur mes parents.

- Je viens avec vous, je vais essayer de retrouver Jasper.

J'avançais d'un pas vers la sortie lorsque d'un coup de vent, Élisabeth passa devant moi pour sauter sur l'humain. J'allais la rattraper, mais je me retins. Lyra s'en chargeait déjà et j'avais déjà eu mon compte. De toute manière, cet humain devait mourir. C'était bête de penser ça, de vraiment vouloir la mort de quelqu'un. Ce n'était pas moi.

Je devais quitter cet endroit au plus vite. Je ne voulais absolument pas assister à ce qui allait se produire, si ce devait se produire. Je ne voulais pas me débattre avec Élisabeth pour sauver ce foutu humain. Je ne voulais pas craquer devant l'odeur si alléchante du sang qui envahi bientôt toute la villa. Je ne voulais pas voir non plus mon père craquer... ses yeux étaient noirs comme de l'ancre, mieux vaut ne pas prendre de chance. Je jetais un dernier coup d'oeil à Élisabeth et Lyra qui quittaient la pièce et ouvrit la porte d'entrer en grand. L'odeur des loups tout prêt me monta aux nez. Beurk ! Comme si j'avais besoin de ça !

Je sortis à l'extérieur.


HJ: J'avais pas trop d'inspirations, désolé.
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Esmée Cullen
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Ven 12 Fév - 17:53

Dès le premier millième de seconde où je sentis mes dents plonger dans sa peau, je remarquai son corps entier de tendre. Il ne bougeait pas beaucoup, mais tous les muscles de son corps, y compris ceux dans lesquels je mordais, étaient entièrement contractés. Il avait mal. Et je le savais pertinemment. Je ne pouvais plus reculer maintenant. Je n'avais envie que de reculer, et d'arrêter de le mordre. Mais, malgré ce déchirement dans ma poitrine à savoir qu'il souffrait par ma faute, je savais que la douleur serait encore pire si je me retirais maintenant. Sa blessure ne pourrait pas guérir, et la flèche serait encore dans sa chair. Et donc je fermais encore plus fort les yeux pour accentuer la morsure.

Son corps ne bougeait presque pas; Alice le tenait sur place, je le savais. Son souffle était coupé, ses poumons gonflés mais bloqués; il se mordait sans doute lui-même la lèvre pour ne pas crier de douleur. Mais j'avais envie de croire que tout allait bien. Qu'il n'avait pas trop mal... Mes dents arrivèrent alors contre quelque chose de dur. Sans doute la pointe de la flèche. J'avais atteint le but, et je n'allais certainement pas m'y attarder plus longtemps. Je me redressai si vite qu'on aurait pu croire que je ne m'étais jamais penchée, et je glissai mes doigts dans la plaie pour en tirer la flèche d'un coup sec.

La pointe tomba par terre alors que je me repenchais sur Carlisle pour caresser délicatement son visage, inquiète. Est-ce que c'était mieux maintenant? Est-ce que j'avais simplement empirer les choses? Mes yeux emplit de peur se levèrent quelques secondes vers Alice. Elle était déjà soulagée. C'était bon signe... Mais je n'avais pas vraiment l'impression d'y croire entièrement. Mais lorsque le corps de Carlisle se laissa tomber contre le canapé et qu'il échappa un soupir de soulagement, je me laissai glisser sur le sol en fermant les yeux dans une prière silencieuse.

J'ouvris les yeux pour le regarder doucement au moment où il me prit contre lui. Je ne le retins pas, au contraire, jetant mes bras autour de lui pour le serrer dans mes bras. À ses paroles, j'acquiesçai, le visage enfoui dans sa poitrine, me laissant bercer par sa voix et ses baisers. Je me sentais si lasse, comme si cela faisait des journées entières qu'il souffrait et que je n'avais pu rien faire avant la minute même...

Je redressai à temps pour voir Eli se jeter sur l'homme. Heureusement Lyra était là, et elle lui bloqua l'accès en la dirigeant vers le garage. Une énorme pointe de culpabilité me traversa. Eli. J'avais complètement oublié Eli. Un long soupir traversa mon être alors que je posais une main sur mon visage. J'étais si égoïste... J'avais laissé la pauvre petite seule alors qu'elle n'était pas moins blessée que Carlisle. Enfin, j'imagine.. Car je n'avais même pas vu l'ampleur de ses blessures.

Mon regard coupable se leva vers Carlisle. Il voulait aller chasser. Alice aussi. Cela me serrait un peu le coeur de les laisser aller dans la forêt seuls mais je ne pouvais quitter la maison. Je devais rester avec Eli. Je devais prendre soin d'elle. Et je ne voulais pas laisser Althya et Lyra seuls avec l'homme. Leur régime n'était pas vraiment conforme à notre pacte avec les Quileutes. Et Althya m'inquiétait déjà plus que Lyra.

Je murmurai donc à mon mari et à ma fille d'une voix douce;

"Allez-y. Je vais rester ici."

Je savais que les explications n'étaient pas vraiment nécessaire, aussi j'embrassai les lèvres boursoufflées de Carlisle puis la tempe de Alice.

"Faites attention. Et ramenez-les rapidement..."

Rapidement, je m'approchai de Althya et de l'homme. J'observai l'homme de face, mais ne cachait pas ma vision oblique de la jeune vampire. Je la surveillais. Et elle devait se douter pourquoi, et que je ne la laisserais pas toucher à l'homme... Malgré l'envie si puissante que je retenais de laisser mon poing s'enfoncer dans son visage. Ma voix était calme, mais laissant transparaitre de plus en plus une agressivité que je tentais à tout prix de refouler

"Nous n'avons jamais rien demandé à personne. Nous visons ensemble, en famille, avec les humains depuis des décennies sans chercher autre chose que de vivre normalement. Nous aidons les humains, nous vivons avec eux sans les prendre pour notre nourriture. Nous tâchons à respecter notre parole du mieux que nous pouvons. Ce serait à MOI de VOUS demander de quel droit vous oser dicter la voie de Dieu! De quel DROIT osez-vous dire que nous ne suivons pas sa volonté! Vous vous prenez pour Dieu, pas nous, en tentant de contrôler la nature qu'Il a créé. En vous prenant pour des êtres supérieurs à tous, alors que les autres animaux n'ont rien à vous envier d'autre que vos pouces!"

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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Carlisle Cullen
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Lun 15 Fév - 7:37

Tout semblait s’être passé si vite. Je me remettais rapidement de ma blessure mais je me demandais combien de temps j’avais été inconscient. Que s’était-il passé entre temps ? Il me semblait qu’une éternité avait passé entre ma folie et la douceur des bras d’Esmée. J’étais si heureux de la retrouver.

J’avais vu du coin de l’œil que Lyra avait voulu faire sortir l’humain… Althya l’en avait empêché sans que je ne comprenne pourquoi. Elle l’avait frappé ! Je me redressais vivement, me retenant d’intervenir car je savais que Lyra n’apprécierait pas. Et puis elle semblait très bien s’en sortir…
Comme on pouvait s’y attendre, Elisabeth reprit soudainement conscience et fonça sur l’humain. Et je n’eus même pas le temps de penser la retenir.
Dieu soit loué, Lyra était là et la retint avec force. Je pris la main d’Esmée dans la mienne pour la rassurer et mon regard croisa le sien, probablement aussi anxieux que le mien. La voix de Lyra, douce mais froide siffla :

- J’emmène Elisabeth….

Je tournais les yeux vers Lyra d’un regard triste, pour acquiescer et peu après Esmée me murmura qu’elle restait ici.
Je ne bougeais pas d’un centimètre alors qu’elle m’embrassait lui rendant son baiser avec amour et une pointe de crainte. J’étais réticent à la laisser partir alors que je venais de la retrouver. Mais je savais ce qu’elle pensait, et au fond de moi, je préférais la savoir ici en sécurité qu’à courir dans la forêt avec moi où d’autres attaquants pouvaient nous attendre. Aussi, je la laissais partir après avoir souris faiblement à sa dernière remarque.

Je me levais en même temps qu’elle et ressentis comme un tiraillement sur mon flanc. Je soulevais fugacement ma chemise pour constater que la cicatrice de la morsure s’était bien refermée. Mais je la garderais à jamais…
Je remarquais soudain que Alice était déjà au dehors, et je me dépêchais de la rejoindre.

Le sang qui battit soudain à mes oreilles m’empêcha d’entendre la sublime tirade d’Esmée. Je n’entendais plus que ce cœur de loup qui battait rapidement. Et au fond de moi je la remerciais d’être en louve… Chale…
Elle était là face à moi cachée dans les fourrées, mais terriblement visible pour moi. En fait, je ne voyais qu’elle en cet instant précis. Mon regard d’ébène croisa l’azur du sien pour l’engloutir de toute ma soif. Ma respiration s’arrêta dans un hoquet alors que je m’accrochais à l’encadrement de la porte, m’arrêtant de justesse à l’entrée. Je soufflais rapidement à Alice :

- Je ne peux pas…

Je fis demi tour aussitôt, passant en trombe devant Esmée, Althya et l’humain sans y faire attention. Je devais boire tout de suite ! Et je savais un moyen simple et rapide pour cela. Je débarquais dans le garage sans ralentir et tombais nez à nez avec Lyra qui tentait de calmer Elisabeth en lui faisant sentir un sachet de sang. Quelle bonne idée nous avions eu de préparer du sang d’animaux pour Bella.
Je ne m’offusquais même pas de l’état de mon coffre fort, pris une poche et mordis aussitôt dedans en me laissant aller contre le mur.

Je fermais les yeux, aspirant le sang plus fort que d’habitude puisqu’il n’était pas pompé par un cœur. Le goût de plastique ne me dérangeait même pas. En fait, seul la satisfaction même partielle de cette soif dévorante accaparait toute mon attention. J’attrapais sans même regarder, une deuxième poche et jetais la première alors que je mordais de nouveau. Mon être semblait enfin se calmer et je pris toute la mesure de la soif qui m’avait consumé. Je ne savais même pas où j’avais trouvé cette force en moi pour faire demi tour. Je remerciais une nouvelle fois le Seigneur que Chale eut été en louve. Son odeur d’humaine était plus masquée sous cette forme… Je n’imaginais même pas si…

La tête collée contre le mur, les yeux toujours fermés, je laissais choir la seconde poche en me demandant si j’étais rassasié. Ma gorge me brûlait moins mais.. Je ne voulais pas tenter le diable. Cependant nos stocks n’étaient pas illimités… Et Elisabeth en avait besoin…
Je rouvris les yeux à cette pensée, en m’attendant à voir le visage effaré de Lyra.
Ne voulant pas particulièrement parler de ce qui venait de se passer, je marchais jusqu’à elle en silence et m’agenouillais pour l’aider à tenir Eli. Sans laisser le choix à la jeune vampire, j’ouvris la poche avec mes dents et fit tomber le sang directement dans sa bouche.

- Là… Bois… ça va aller…

Je levais les yeux vers Lyra, et eus un très léger sourire en me souvenant d’une conversation que nous avions eu chez les Volturi. Elle pensait que ma résistance au sang humain était mon don, tout comme celui de disparaître était le sien… Je n’avais jamais été d’accord… Et comme si nous nous étions quitté la veille, je murmurais :

- Voyez, je ne suis pas infaillible…

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
†•´*¤*' •†Carlisle's fascination †•´*¤*' •† †•´*¤*' •†Peter Facinelli France †•´*¤*' •†


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Elisabeth Heley
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Mar 16 Fév - 16:16

Je ne voyais plus que l'humain, je ne sentais plus que son odeur alléchante. J'avais tellement soif que ma gorge me brûlait. Mais je fus vite stoppée dans mon élan par Lyra. Mais pourquoi m'empêchait-elle de me nourrir ? J'essayais de me défaire de son étreinte, mais je n'y arrivais pas. J'essayai de la mordre en vain. J'étais tellement assoiffée que je ne faisais pas attention aux autres autour de moi, ni à ce qui se passait. J'avais soif et j'avais mal. Cette douleur, cette sensation que mon sang bouillait ne calmait pas ma rage. Lyra m'entraina dans le garage alors que je m'acharnais à vouloir me dégager. J'essayais de la mordre au bras, mais la vampire me tenait fermement.

On arriva dans le garage et Lyra donna un coup de poing dans la porte d'un coffre fort. Je sentais l'odeur du sang qui en sortait, mais elle était bien moins alléchante que celle de l'humain qui se trouvait au dessus de nous. J'essayais de me défaire de nouveau de l'étreinte de la jeune femme, mais cette dernière prit une poche de sang et me la passa sous le nez. Mais je sentais encore l'odeur de l'humain. Cette dernière m'attirait plus que le sang animal qui se trouvait dans cette poche. Je ne vis pas arriver Carlisle tellement la soif me consumait.

Alors que je rechignais à boire cette poche, je le vis en boire deux. Mais moi je ne voulais pas. La dernière fois que je m'étais nourris de sang d'animaux, j'avais sentis mon sang bouillir et perdu mes sens. Mais très vite je sentis un gout de sang sur mes lévres. J'attrappais la poche de sang que Carlisle tenait et l'aspirait. Je ne savais pa s si cela calmerais la douleur que je ressentais dans mon corps, mais au moins cela calmerais ma soif. Après quelques secondes, je jetais la première poche de sang et demandai en regardant Carlisle :

"J'en veux encore..."

Ma soif commençait à s'estomper, mais je ne savais pas ce qu'il en était de la douleur que je ressentais. Et pour l'instant mon esprit était obnubilé par la soif que je ressentais. Je me dégageai de la poigne de lyra et me ruai vers le coffre ou je pris une autre poche. Je m'assis par terre et commençai à la boire. Je sentais la brulure dans ma gorge diminuer au fur et à mesure que le sang coulait dans ma bouche. En même temps, les douleurs que j'avais sentis jusque là commençaient à cesser. Visiblement boire du sang me faisait du bien. Mes sens commençaient à revenir normaux. Cela était vraiment très étrange. Je ne comprenais pas ce qui m'était arrivée. Tout en buvant ma poche de sang, je regardais Carlisle. Le médecin pouvait lire l'incompréhension dans mes yeux.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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Chale Jenson
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Mar 23 Fév - 19:14

[Oh mon dieu ! je n’avais pas vu les nouveaux posts ! Vraiment désolée !]


Je ne comprenais absolument pas ce qu’on faisait là. Ambre avait insisté pour qu’on suive les Cullen jusque chez eux. Dissimulés dans les fourrés à une quarantaine de mètres de chez eux, on observait leurs faits et gestes depuis dis bonnes minutes. Deux vampires s’affairaient avec un humain tandis qu’Alice et Esmée s’occupaient de Carlisle. Elisabeth, elle, était affaissée, inconsciente, sur un fauteuil. Rien ne bougea vraiment jusqu’à ce que des cris émanent de l’intérieur de la maison.

J’étais mal à l’aise, plus que mal à l’aise. Je n’étais pas sur le territoire de la meute, ni dans mon appartement. De plus j’étais « blessée ». Rien ne me permettait de m’aventurer en territoire inconnu. Avec tout ça, je voyais Esmée arracher quelque chose du flanc de Carlisle qui hurla à briser tympans. J’étais divisée en trois envies aussi fortes que contradictoires : la première, humaine, me disait de me précipiter à l’intérieur et de venir en aide à tout le monde. Chose impossible car je me serais fait déchiqueter en moins de deux secondes. La deuxième, instinct de loup libre, me disait d’y aller et de les achever alors qu’ils étaient en difficulté, et de régler son compte à l’humain. La dernière, mon devoir de meute, me sommait de rester en place et de regarder ce qui se passait jusqu’à ordre de l’Alpha.
J’avais envie de hurler mon malaise, bien que mes frères et sœur le ressentent par pensées. J’étais couchée au sol sans trop comprendre pourquoi. Est-ce que j’attendais un ordre pour bondir, ou bien est-ce que je cherchais à me plaquer au sol et à ne pas bouger ?

Mon épaule me faisait encore un peu souffrir mais la balle était ressortie d’elle-même et la chair cicatrisait tranquillement. Je ne saignais plus depuis dix bonnes minutes.

D’un coup, il y eu du mouvement dans la maison. Peu après qu’Esmée ait retiré l’objet des côtes de son mari, Elisabeth se réveilla et bondit vers l’humain. Une flèche d’adrénaline me contracta alors les muscles tandis que je mettais toute ma volonté à rester en place. Je piétinais presque. Une vampire habillée de rouge la réceptionna assez formidablement avant de l’emmener ailleurs, Je l’entendis passer une porte puis Carlisle, sa femme et sa fille se levèrent. Le médecin regarda la marque qu’avait probablement causé sa femme avant d’enfiler une chemise et de se diriger vers la porte avec les deux membres de sa famille.

Ohoh…

Je regardai Ambre dans les yeux :

Ambre, je t’en prie il faut partir, maintenant ! Il risque de ne pas tenir s’il sort !

Et je savais ce que je disais, Après une épreuve pareille, n.’importe qui voudrait chasser. Et les yeux de Carlisle en disaient long. Je ne pus malheureusement pas partir avant que Carlisle ne soit sur la pas de la porte ouverte et ne braque ses yeux de nuit sans lune sur moi.

Moi qui étais à quarante mètres en face de lui.
Moi qu’il pouvait atteindre en un battement de paupière et écraser comme un insecte.
Moi qui me trouvais encore au mauvais endroit, au mauvais moment.
Moi dont le sang constituait le nectar qui l’enverrait directement au septième ciel s’il y goûtait.
Et encore moi qu’il tentait désespérément de garder en vie.

Est-ce que je le méritais au fond ? je ne faisais que le titiller, provoquer sa soif. J’étais un fardeau pour sa vie en général. Je ne m’excusais toujours pas d’être LA personne qui pouvait lui faire perdre la tête. Je ne m’excusais pas, même si ce n’était pas de ma faute.

Carlisle, agrippé à l’encadrement de la porte, fixais les fourrés où la meute se trouvait. Mais plus effrayant que ça : il ne fixait pas Ambre, nu Alex ou Thomas. Il me fixait moi. Son regardait se plantait dans mes iris, il ne voyait que moi, mes yeux.
Mes yeux s’ouvrirent en grand, mes griffes se plantèrent dans le sol alors que ma queue se courbait en position de dominée. J’étais figé, paralysée par la peu, jusqu’à l’intérieur. Je sentais presque mon sang – haha ! – ne faire qu’un tour et mon cœur stopper son rythme pendant deux secondes. Mes mâchoires se serrèrent, mes muscles se tendirent…
Je me sentais coincée dans une pièce obscure plus petite qu’un placard : aucune échappatoire, aucun mouvement possible. Je sentais presque approcher la fin.

Mais il en fut tout autrement. Par miracle ? Peut être. Je me désolais de ne pas avoir cru en Dieu plus tôt, car si c’était lui qui avait fait rentrer Carlisle chez lui, je le remercierais jusqu’à la fin de mon existence. Si j’avais été humaine, j’aurais probablement perdu connaissance sous le coup surprenant qui venait de se jouer. La porte de la villa claqua et je regardai encore un moment le décor, médusée, j’avais du mal à croire que j’étais encore en vie. Après une bonne minute, je déglutis avec beaucoup de difficulté, encore tendue et je tournai le museau vers mon Alpha.

Ambre, il n’y a plus rien à voir, ils sont tous partis.

Je lui adressai cet argument pour partir. Lui expliquer quelle « relation » j’entretenais avec Carlisle risquait d’être long, et le temps était plus que précieux.
Je reprenais le contrôle de ma respiration, de mes pattes, et me levais. Nous quittâmes notre poste d’observation et retournâmes dans les profondeurs de la forêt. J’avais le cœur serré, le souffle court. Je ne me sentais vraiment pas bien. J’avais l’impression d’être un criminel en fuite, et que mes crimes étaient écris sur ma peau, gravés dans ma chair. J’avais observé des gens, que je considérais comme des amis, à leur insu. Ce n’était pas poli. Pas moral. Personne ne voudrait être observé dans une situation pareille. Dans un certain sens, j’en voulais à Ambre de nous avoir amenés ici. Enfin, moi, tout du moins.

Après quelques centaines de mètres à ruminer les vingt dernières minutes de la journée, il me vint l’envie de pleurer. Partout autour de nous, les arbres étaient mangés par le noir que laissait le feu. Une fine pluie éteignait les dernières flammes et faisait retomber les cendres.


[J’espère que la meute ne m’en voudra pas de lui faire quitter la villa. =/ ]

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
Chale Jenson

Forever will my blood sing for you.
But you have saved my life.
Another day is awaking,
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Lyra Broomwich
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Sam 27 Fév - 19:30

Cela devait faire deux minutes que je tentais de convaincre Elisabeth de boire le sang qui se trouvait dans la poche. Mais la demoiselle jouait la difficile et devait plus penser au sang du soldat qui se trouvait encore dans le salon qu’à celui qui était sous ses yeux. Elle se débattait comme un beau diable pour m’échapper mais je tenais bon et la plaquait contre moi avec mon bras droit. Je ne prenais plus garde à la manche de ma robe qui était réduite en lambeau et mon bras qui subissait les incessantes attaques de la furie.
Ses crocs passèrent un instant près de mon bras mais elle releva la tête, puis à un autre ou ils arrivèrent à atteindre ma chaire. Je grognai en réprimant l’envie de la frapper et remontai ma prise près de sa gorge.

- Calmez-vous, voyons !

Je savais que les mots étaient inutiles, on ne calmait pas un vampire affamé avec des mots, mais avec du sang. Malheureusement, le seul que je possédais était dans ma main et la jeune fille le refusait délibérément. Je pris un nouveau de griffe sur l’avant bras et grimaçai un instant. Que pouvais-je faire à présent ? La lâcher signait la mort de l’humain dans le salon, la maintenir ainsi ne me mènerait à rien. Si seulement je pouvais a…

La porte s’ouvrit si violement que je crus qu’elle allait voler dans la pièce. Un homme en chemise bleu clair se précipita sur le coffre et, comme si le désordre qui régnait dans la pièce n’existait pas, il attrapa une poche de sang, l’ouvrit et en avala tout le contenu. Il laissa ensuite tomber la couverture plastique avant d’en ouvrir une autre et de la vider complètement. De mon côté, je n’eus que le temps de me surprendre de son arrivée car Elisabeth se débattait toujours dans mes bras. Pauvre enfant…Quelle torture que pouvait être la soif d’un vampire en plein changement d’alimentation ! J’avais presque envie de la lâcher et de la laisser aller tuer l’humain, mais puisqu’il constituait un élément à questionner, je ne pouvais pas. Dommage, ce profond imbécile ne méritait que la mort, et pas une mort douce et rapide…Mon visage à peine surpris se repencha donc sur la jouvencelle toujours hystérique car un nouveau coup d’ongle vint frapper mon bras déjà largement orné. L’aide que je pouvais obtenir se tenait à quelques mètres à peine et je ne me fis point prier :

- Carlisle…

Je n’eus pas à dire plus que l’intéressé accourut, s’empara de la poche qui entravait ma main et l’ouvrit à l’aide de ses dents avant de faire couler le sang dans la bouche d’Elisabeth.

- Là…Bois…Ca va aller…

J’eus un petit sourire pour Carlisle que je retrouvais bien dans son rôle de protecteur et d’aide. Le regard qu’il posait sur Elisabeth alors que celle-ci avalait les premières gouttes de sang e rappelait celui qu’il avait posé sur moi le jour où j’avais décidé de connaître un régime autre que le mien.

- Voyez, je ne suis pas infaillible…

Nouveau petit sourire à son attention directe. Infaillible…Oui je l’avais cru pendant un moment…Il y a un peu moins de deux cents soixante sept ans. Et le voila qui me reparle de cela comme si notre conversation avait eu lieu il y a peu. Le temps ne faisait décidément pas barrage sur notre relation et nos débats. Je l’avais effectivement cru infaillible à l’époque où nous nous étions rencontrés dans ce grand château baigné de soleil. Il arrivait à approcher les humains sans en vouloir leur calice, il avait l’air libre de toute contrainte…J’avais cru que sa résistance face au sang humain était un don qu’il avait reçu du Ciel, une bénédiction qui faisait de lui un être exceptionnel. Je le respectais un peu pour ça, parce qu’il pouvait faire des choses qu’aucun des nôtres pouvait faire. Il pouvait vivre…Mais il faut croire que le maléfice poursuit même les meilleurs. Carlisle aurait donc été tenté ? Une personne arrivait à ébranler son âme et sa personne, au point qu’il se réfugiait dans son garage ! La chose était dure à admettre, pourtant elle était là, et Carlisle en souffrait. Je pouvais peut être même prédire sa réaction…

- Et qu’est-ce qu…commençai-je

Un sursaut me ramena à la réalité. Je quittais le regard ambré de mon ami et m’interessait de nouveau à la jeune demoiselle. Elisabeth attrapa la poche et en aspira tout son contenu. Elle la lâcha quelques secondes plus tard et murmura en regardant Carlisle, les yeux toujours aussi noirs :

- J’en veux encore…

Je ne vis pas son bras bouger, je ne pus que sentir le mien quitter son épaule. La jeune fille avait violement retiré ma main d’elle pour se jeter sur les poches de sang qui restaient dans le coffre. Debout à côté d’un Carlisle peut être aussi surpris que moi, la jouvencelle s’accroupit sous le coffre en ouvrant une nouvelle dose de sang animal. Nous jetant parfois un regard elle se rassasiait et diminuait à chaque gorgée les risques d’attaquer la précieuse dose de sang humain qui riait dans le salon.
C’était ce que je haïssais probablement le plus dans notre nature : notre sauvagerie à la chasse. Nous étions les plus puissants prédateurs qui existaient dans ce monde, nous étions beaux, majestueux et raffinés. Et pourtant, lorsque ce bas instinct de bête nous rattrapait, nous n’étions que des monstres assoiffés de sang et de mort. C’était toujours pour ça que je préférais chasser seule et à l’abri des regards de tous et surtout en silence. La fois où j’avais vidé un chevreuil sous les yeux de Carlisle, comme lui venait de se montrer devant nous, j’avais sursauté en me relevant et j’avais particulièrement eu honte de me montrer sous ce jour. Carlisle avait été indulgent avec moi, il l’avait toujours été. Je ne pouvais donc que l’être maintenant que les rôles s’inversaient…

Je m’approchai de ce dernier, qui dos à moi, ne bougeait plus. Je posai doucement ma main sur son épaule et étant sur qu’il se laissait aller à ses pensées néfastes, je me rapprochai un peu et murmurai :

- Milord...que s’est-il passé… ?
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Jeu 24 Juin - 17:58

LOIC

Je regardais autour de moi. Je n'avais pas peur. Le pire qu'il pouvait m'arriver c'était de mourir. Et je savais qu'ils allaient me tuer. Pourquoi s'en empêcheraient-ils ? J'avais bien cru ma fin arriver quand ce fou m'avait interrogé... Mais pour une raison que j'ignorais - un désaccord sur qui allait me tuer sans doute - une jeune l'avait empêché de me tuer. Enfin, cela ne faisait que retarder l'inévitable... Mais je n'avais pas peur de mourir.

Depuis que j'étais arrivé dans la maison, je regardais bien autour de moi, comptant sur la caméra vidéo pour tout enregistrer. Les vampires étaient des créatures si instables. Même là où ils semblaient être du même clan, ils se bagarraient... Sales bêtes sans âme ! Je les observais, ne pouvant empêcher un sourire se dessiner sur mes lèvres...

Et puis une petite femme se mit devant moi. Comme toutes les membres de son espèce elle était belle, mais j'avais depuis bien longtemps appris à voir par dessus leurs apparences. Je ne voyais que la sauvagerie dans ses traits.... La colère dans ses yeux pourtant d'une autre couleur que les autres femmes que j'avais vu...

Et je l'écoutais... Sans ciller, je l'écoutais me faire un sermon. Elle... Une créature abjecte, damnée et sans coeur... Elle osait utiliser les mots "famille"... "Aider"... "Respect"... C'en était trop, je ne pus m'empêcher de partir dans un grand éclat de rire.

- Ha ha ha !! Ne parlez pas de respect ! Les vampires ne respectent rien d'autre que le sang ! Leur envie de sang !

Je plantais mon regard dans le sien. J'avais à peine vu l'autre blond passer près de nous. Il devait sûrement être parti pour aller tuer une quelconque créature... Faire couler le sang... Encore et toujours...

- Ne me dîtes pas que vous n'y pensez pas à chaque seconde... Le sang... Le sang... LE SANG ! C'est tout ce qui vous intéresse ! Vous êtes des morts ! Des morts qui marchent !! Vous n'avez pas le droit d'avoir une famille ! Vous êtes mort ! Tout ce que vous devriez faire c'est être dans une tombe, enterrés et mangés par les vers !

Je me penchais légèrement en avant, emporté par la colère.

- Qu'est ce qui vous met si en colère hein ? Que pour une fois les proies se défendent ? Avouez que si quiconque d'entre vous mourrait au fond vous seriez contente parce que cela vous ferait des proies en plus !!! Arrêtez de jouer la mascarade de l'amour familial, ce n'est que du vent ! J'aurais aimé que l'autre taré souffre plus encore ! Vous êtes tous des fous psychopathe qui jouent avec les souffrances des gens ! Ne me dites pas que vous êtes de bons gentils vampires ! Pas après ce qu'il m'a fait ! Vous devriez tous brûler en enfer !

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Esmée Cullen
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Sam 26 Juin - 0:31

Dès le premier regard de l’homme, je compris que mes paroles allaient passer dans le vide. J’aurais eu plus de succès à faire comprendre à une porte comment changer l’ampoule du four. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de lui dire ce que j’avais sur le cœur; et encore, je restais polie! Il avait attaqué ma famille, blessé mon mari et des personnes chères à mon cœur. Et maintenant, il était dans ma maison. En vie de surcroît. Son petit air hautain et nonchalant… Surtout son petit sourire… Cela me donnait envie de lui dévisser la tête. Une voix malsaine me dictait de laisser ma colère s’échapper, mais ma raison me gardait les pieds sur Terre. Il ne méritait pas de vivre, mais je n’étais pas Dieu pour décider de sa vie ou de sa mort.

J’aurais cru que la fin de mes paroles m’aurait soulagé. Que de sortir un peu de la pression qui me serrait le cœur, et me coinçait la gorge me donnerait… je ne sais pas… un peu moins de haine pour cet être misérable. Cela aurait sans doute marché s’il ne s’était pas mis à rire. À me rire dans la face. Mon air surpris se transforma en rictus mauvais… Il osait?

Je serrai les dents en écoutant ses paroles. Nous avions plus de respect pour notre planète et les humains qu’ils pouvaient en avoir pour eux-mêmes. J’avais l’impression de me retrouver dans une discussion à sens unique; C’est comme ça parce que c’est comme ça. Point. Son regard s’accrocha un peu plus au mien, et je le tins sans broncher. Je savais ce qu’il voulait. Il voulait se donner raison. Je n’allais pas lui donner la satisfaction de le tuer...

Son ton montait, venant m’irriter encore un peu plus. Mais avec une profonde inspiration, je restai calme.

Le sang, le sang… Mais oui. Passez à autre chose pourrait être une bonne idée.
Des morts? Oui, aux dernières nouvelles, tout le monde dans cette maison est au courant, mais merci de nous en informer.
La famille… Non, ne va pas là petit…

Il se pencha vers moi, mais je ne me reculai pas. Je sentais son haleine sur mon visage, avalant difficilement ma salive pour rester le plus calme possible. Mais chaque mot qu’il ajoutait, chaque décibel qui augmentait… Cela me faisait littéralement bouillir de l’intérieur.

Mes muscles se tendaient toujours un peu plus, mes dents se cognant encore avec une force qui aurait pu casser son minable petit crâne. Je pouvais presque sentir mes yeux devenir de plus en plus sombre. Mon sourire s’étirait de plus en plus, alors que mon regard devenait de glace. Je crois être une personne qui respecte quiconque comme ils sont, comme ils le sont. Mais à ce moment-là, ma limite fut franchise.

Mon bras parti seul à une vitesse effarante. Je pouvais jurer qu’il ne l’avait même pas vu partir. Dans un grand bruit, je le projetai par terre du revers de ma main. Le bras de l’homme craqua sous l’impact du sol, sans doute fracturée. Son cri surpris fut interrompu par le choc que reçu son crâne, l’assommant à moitié. Je me retins de plus, tremblante de colère. J’avais assez fait de dégât ainsi. La chaise s’était brisée contre le sol, la patte arrière gauche s’enfonçant maintenant dans sa cuisse. L’articulation de son épaule semblait complètement explosée. Mon regard sauvage croisa le regard de l'homme que je venais de frapper, aveuglé par la douleur et par le sang qui venait de sa tête.

Je me détournai brusquement, prenant de grandes inspirations pour me calmer. Après quelques secondes, je me tournai vers l’homme. Je le regardai sans aucune pitié, malgré la férocité du coup que je lui avais donné.

"Après vous."

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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Elisabeth Heley
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   Dim 4 Juil - 13:09

J'observais Lyra s'approcher de Carlisle. Le médecin n'avait toujours rien dis. Je posais la seconde poche de sang par terre. Ma soif s'était légèrement atténuée, mais ce n'était pas gagné. Je sentais encore que ma gorge me brulait. J'avais l'impression que pour cette fois il me faudrait plus de sang animal. Il allait surement falloir que j'aille chassé bientôt. Alors que je me relevais, je sentis une flagrance douce et sucrée, une odeur si alléchante et que je n'avais pas sentis depuis longtemps. Mon corps tressaillit alors et je sentis ma gorge me brûler de nouveau. Mon regard devint noir profond et sans attendre je m'élançais vers la porte du garage. Cette odeur venait d'au dessus. Il s'agissait surement de l'humain. Je partis à une vitesse folle esquivant Carlisle et Lyra.

Cette fois il était à moi et personne ne m'empêcherait de boire à ce fameux calice. En quelques secondes je fus dans le salon. Il y avait encore Esmée et je ne sentais plus la présence des loups garou. Ma mère d'adoption se tenait au dessus de l'humain qu'Althya avait ramené à la villa. Ce dernier était bien blessé à la cuisse et du sang s'échappait avec abondance de la plaie. Je le sentais nettement mieux que lorsque j'étais dans le garage. Ne regardant même pas si Carlisle et Lyra m'avais suivis, je m'élançais sur l'humain sans faire attention à la présence d'Esmée. La soif était revenue et m'aveuglait.
Sans même laisser le temps à l'humain de s'échapper, je me jetais sur lui en poussant un grognement. Ma conscience avait été oblitéré par cet instinct meurtrier qui pouvait m'habiter parfois.

Je ne pouvais rien faire, même si j'avais voulu résister. Mon instinct de prédateur avait repris le dessus. Dans la forêt, j'étais arrivée à la repousser au fond de moi, mais là l'odeur du sang avait été trop forte, trop tentante pour que j'arrive à y résister. Je plantais mes crocs dans la gorge de l'homme perçant la jugulaire et j'aspirais le liquide salvateur. Je le sentis couler dans ma gorge atténuant cette soif insurmontable que je ressentais. Cela était tellement bon. En tout cas bien meilleur que le sang d'animal que j'avais bu il y a quelques minutes dans la garage. J'en oubliais même la présence des autres vampires présent dans la pièce. Seul comptait le sang que j'étais en train de boire et le plaisir que je pouvais en ressentir.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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MessageSujet: Re: Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]   

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Scénario 2, suite : Retour tendu [PV : Carlisle, Esmée, Lyra, Elisabeth, Althya]
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