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 Rédaction des voeux... Ou pas? [Edward]

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Bella Swan Cullen
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MessageSujet: Rédaction des voeux... Ou pas? [Edward]   Ven 1 Jan - 15:44

Un doux son me sortit de mon sommeil. Un tintement... si discret et lointain que personne n'y aurait guère prêté attention à son réveil. Mais pour moi c'était si différent, tellement plaisant à peine sortie de ma nuit. Un accord, puis un second et la mélodie raisonna comme un arrière-fond parfait à mon réveil. J'ouvris délicatement les yeux. Dans un premier temps la lumière m'éblouit, je mis plusieurs minutes à m'y habituer et me relevai dans mon lit. Je scrutai la pièce à la recherche de quelque chose ou plutôt de quelqu'un, mais je constatai par mon inspection qu'il n'était pas là. Je soupirai. Il m'avait dit que dans les prochains jours il irait chasser mais n'avait pas précisé plus que ça. Je soupirai quand même et entendis un bruit sur en provenance de la porte.

« Bella ? Tu es réveillée ?, demanda mon père, gêné. »

Je souris et me mis correctement en tailleur sur le lit avant de répondre à mon père.

« Oui papa, entre, dis-je d'une voix posée, sereine pour un matin. »

Il entra tout penaud. Je me reculai dans le haut de mon lit le voyant s'approcher et me faire un sourire un peu gêné et penaud. Je devinai qu'il allait aborder le sujet en question par je ne savais quel moyen, mais il allait être abordé.

Pour une fois je ne soupirai pas et restai à l'écoute de mon père en lui souriant pour le mettre à l'aise et lui montrer que moi-même j'allais bien et étais très sereine, ce qui me ressemblait peu à ces derniers temps.

« Euh.. Alice a téléphoné..., marmonna-t-il.
- Hum ? Elle appelle pour un essayage ?, demandai-je d'un air apaisé.
-Euh non, c'est... le contraire.. Elle m'a dit qu'elle te laissait la journée...
- Oh c'est bien je vais ...
-Écoute Bella, je ne veux pas paraître le père protecteur mais j'aimerais que tu y réfléchisses encore... Il t'a quitté quand même. Qui dit qu'il ne...
- Non je ne veux rien entendre, le coupai-je. Écoute papa, il a fait une erreur, il le reconnaît et s'en veut, mais crois moi : jamais il recommencera. Je ne peux pas te dire comme je le sais, mais je le sais. Papa je l'aime..
-Vous pourriez encore attendre..., dit-il d'un ton un peu inquiet. »

Je lui pris la main et la serrai doucement dans les miennes en lui souriant. Je comprenais tout à fait les craintes qui l'habitaient, mais je voulais les effacer et faire en sorte qu'il ne voit que mon bien-être et mon bonheur avant tout. Je lui souris et me redressai pour déposer un tendre baiser sur la joue.

« Ne t'en fais plus, je sais que mon choix est le bon. Je l'aime et je sais que c'est réciproque.
-Et si tu...
-...Faisais la même bêtise que toi et maman ? C'est en faisant des bêtises qu'on apprend non ? Arrêtes de t'en faire je t'en supplie... Cette idée de mariage me rends aussi nerveuse que toi. J'essaye de voir les bons coté mais j'ai que le nombre d'invité en tête....
-Il faut que tu penses à autre chose aujourd'hui sous recommandation d'Alice.
-Oh... »

Le « recommandation d'Alice » signifiait pour moi, « tu as intérêt à t'y mettre Bella ». Je continuai à sourire même si la tâche qui m'attendait n'allait pas être des plus agréables. Mais je ne voyais pas ma journée comme une torture même si mon activité serait en référence au mariage, je serai toujours très posée.

« Et t'a-t-elle précisé sur quoi ?
-Tes vœux ... »

Je déglutis longuement devant l'air penaud de mon père. Je reconstituai un sourire passable à mon père.

« Très bien je vais m'y mettre maintenant, dis-je en sortant du lit.
-Bon alors je vais te laisser, conclu mon père. »

Je lui souris et m'avançai vers le bureau après lui avoir déposé un baiser sur la joue. Il sortit de ma chambre discrètement, je m'assis sur la chaise de mon bureau puis ouvris le second tiroir et en sortie une feuille blanche. Je la posai devant moi et pris un stylo bille.

Voilà, j'étais prête, mais allais-je réussir à exprimer ce qu'il fallait. C'était encore autre chose en cet instant. Comment allais-je commencer ces « vœux » ? Et qu'allais-je bien mettre dedans ? Je savais qu'ils seront adressés à mon bien aimé, mais devant toute l'assemblée. C'était si gênant de m'imaginer devant une assemblée de 400 personnes et devoir déclarer mon amour à Edward devant un public !

La panique me prit sous mes réflexions et ma main qui tenait le stylo fut parcourue de tremblements. Tout mon corps se crispa dans une position qui n'allait pas tarder à me donner des courbatures.

Ma peur était en partie due à mon manque d'inspiration pour le contenu dans mes vœux. Bien oui, que pouvais-je mettre qui ne soit ni trop personnel ni qui ne soit trop formel ? Cela devait être original et un minimum rattaché à mes sentiments. C'était si dur aussi de trouver les bons mots pour exprimer tout ça. Comment devais-je m'adresser à lui ? Faire très formel ? Ou simplement lui dire comme je lui aurais dit en tête-à-tête ? Lui décrire ce que je ressens en quelque mot me semblait tellement impossible. Aucun mot ne pourrait pas traduire même un quart de ce que je ressens pour Lui.

Tous ces moments, où je lui disais que je l'aimais, n'étaient pas représentatifs qu'à un centième ou même à un millième de ce que je ressens pour lui. Il me répétait sans cesse que ce que je ressens était un pale reflets de ses sentiments mais j'en doutais grandement. Il ne savait pas qu'elle était l'importance de mes sentiments pour Lui. S'il le savait à un quatrième il ne dirait pas que ce que je ressens est un pale reflet des siens.

Tout en réfléchissant à mon bien-aimé et à nos moments d'intimité, le stylo écrivit des idées sur ce que je pourrais écrire et avouer à Edward. De toute façon quoi que je lui dise ça serait personnel. Je voulais lui dire, quitte à le dire devant toute l'assemblée. S'il m'écoutait cela m'irait.

Après avoir écrit quelques idées sur la feuille, je commençai à rédiger le début.

« Edward,
Malgré tout ce qui a pu nous arriver, nous je n'ai jamais cessé d'être sûre de l'amour que je te portais. Tu as toujours été celui que..... »

Je me stoppai en sentant un courant d'air froid m'hérisser légèrement les poils de mes avant-bras. Je relevai les yeux de la feuille pour scruter ma fenêtre quelques instants. Mon cœur s'emballa en un quart de seconde et un sourire illumina mon visage de bonheur. Mais quand je reposai les yeux sur ma feuille la panique d'être surprise à la rédaction de mes vœux me saisit. Je précipitai mes mains pour retourner la feuille et la cachai dans un tiroir de mon bureau à l'aveuglette.

Je frissonnai quand quelque chose de doux, d'une texture de velours et glacé, caressa ma nuque pour descendre dans mon cou. Le rouge s'amplifia au niveau de mes joues, ma respiration se fit très courte et mon cœur ne fit que des ratés répétitifs. Je tournai mon visage pour regarder derrière moi.
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Edward Cullen
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MessageSujet: Re: Rédaction des voeux... Ou pas? [Edward]   Mar 5 Jan - 20:44

Je courrais. Je courrais entre les arbres. Furtif. Silencieux. Seuls de rares mouvements se faisaient entendre par mes vêtements qui rencontraient des branches, ainsi que par ma respiration. Elle était inutile à ma survie, mais en cet instant, j’humais l’air à la recherche de gibier. J’aurais pu être plus silencieux encore, mais mes pensées étaient accaparées par le mariage. Bella.

Plus les jours se rapprochaient, plus le doute, le stress, la nervosité s’emparaient de moi. Non pas que j’avais peur de me tromper, peur de ne pas trouver le bonheur auprès de cette femme. Non. J’avais peur. Peur qu’elle ne trouve pas elle-même le bonheur. Peur de la privée de son humanité. De la privée de son âme. Et bien que je n’ose l’avouer, j’avais peur qu’après sa transformation, elle ne veuille plus de moi.

Je laissais un grognement de frustration sortir de ma gorge. J’avais besoin de me changer les idées. Tous ces préparatifs … Alice ne cessait de rappeler cet évènement à nous. Et bien que ce moment soit pour moi une bénédiction, je savais que c’était bien plus dur pour Bella, et je ne voulais pas qu’elle se sente obligée de quoique ce soit. Je ne voulais pas que ce soit une torture pour elle. Mais Alice était un bourreau sans cœur. Elle ne comprenait pas …

J’essayais de reprendre le contrôle de mes pensées. La chasse. Voilà pourquoi j’étais ici. Voilà pourquoi, après que Bella eu parlé dans son sommeil, je l’avais quitté. Voilà pourquoi je sentais une douleur sourde dans ma poitrine, pire que la douleur que son odeur provoquait en moi. Il m’était si dur de la quitter. Alors j’avais pris la direction du nord. Il fallait que je chasse. Les jours qui venaient allaient être riches en émotion, et surtout riches en présence humaine. J’avais besoin de me nourrir afin d’être à même de me contrôler. Je devais être un pilier, un point d’ancrage pour Bella. Je devais la soutenir et lui rendre la situation plus agréable. Plus supportable. Pourtant, ces derniers temps c’était difficile. Avec tous ces essayages, Alice, les restrictions de Charlie, je n’étais plus libre de la voir autant qu’avant. Mais bientôt … Bientôt, nous ne ferions plus qu’un. Et personne ne pourrait plus nous séparer. Personne ne pourrait plus me l’enlever.

Bella Cullen, pensais-je subitement. Un sourire étira mes lèvres.

Isabella Marie Swan Cullen. J’aimais étrangement ce nom. J’adorais en apprécier toute la sonorité. Je m’en délectais.
J’allais me marier. C’était réel. Moi, le monstre, l’être damné, sans avenir, et pourtant destiner à ne jamais connaitre de fin. La femme la plus merveilleuse au monde avait posé ses yeux sur moi, la femme la plus extraordinaire m’avait choisi, et maintenant cette femme allait devenir mienne. C’était comme si le Paradis avait quitté les cieux. Mon paradis était ici. Avec elle.

Revigoré par l’amour qui nous lié, je repris ma course, et laissais mes sens se développer, attentif à la nature qui m’entourait.
Une légère brise faisait chanter les feuillages, laissant s’envoler des perdrix au loin. Plus à l’ouest, je sentais une horde de cerfs qui paissaient, aveugle au danger que je représentais pour eux. Mais je n’avais pas envi d’herbivores. J’avais besoin de quelque chose de plus fort…
Me laissant aller plus encore, je sentis au nord une odeur bestiale. Outre la flagrance de la forêt, celle du sang séché était puissante. Alléchante. Des notes sucrées qui dansaient à travers les veines chaudes d’un carnivore, sur des cadences rapides.

Boum boum. Boum boum.
Le cœur d’un animal fort, rapide. Félin.

Me gorgeant de son odeur, je me laissais guider par le bruis de son cœur. Il courrait en forêt, lui aussi à la recherche de subsistance. Malheureusement, ce serait lui qui servirait de subsistance cette fois.
Je me rapprochais rapidement et pu enfin voir la bête. Un couguar mâle d’environ 70 cm. Il devait bien pesé 100 kg. La lune était haute dans le ciel, et les prédateurs étaient de sortie.
Ne voulant pas perdre de temps, je me dirigeais directement sur lui. Il me vit alors que j’arrivais sur lui, et essaya de m’envoyer son antérieur gauche sur le visage, fêlant de toutes les fibres de son corps, mais je l’évitais prestement. Me saisissant de la tête de l’animal d’une main, et de ses épaules de l’autre, je plantais mes dents dans sa chair, directement sous la carotide. Quelques secondes suffirent à faire taire le félin. Et plus les battements de son cœur se faisaient rares, plus son sang inondaient ma bouche, coulant à travers moi, réchauffant mon corps. Plus le liquide imprégnait mon corps, plus l’énergie m’envahissait, plus j’étais électrisé. La douleur de ma gorge diminua, sans toutefois disparaître totalement. Et bien avant que je sois rassasié, ma gorge s’assécha, le puma vidé de son sang entre mes bras. Le laissant glisser sur le sol, je m’immobilisais quelques instants, afin de reprendre le contrôle de mon être. Comme je détestais cette sensation, au moment de la chasse, où l’on sentait que tout nous échappait. Ce moment où l’on n’est plus alors qu’un animal. Un prédateur. Une bête.

Repartant en marchant, mes pensées étaient fixées là-dessus. C’était cette vie que j’allais offrir à l’être de mon cœur. Une vie sans fin, privée de Paradis. Une vie de souffrance. De soif, et de désirs inassouvis. Ou alors une vie de meurtrier, faite de monstruosités.

Non. Non. Nous allions nous unir pour être ensemble à jamais. Et alors, ce ne serait que lumière et joies.

Elle m’aime, ne cessais-je de me répéter en marchant. C’est tout ce qui compte.

Mais son âme ? Son âme si pure et parfaite ?

Je n’avais pas de réponses. J’avais toujours pensé que ma condition de vampire me privée d’une fin heureuse. J’avais toujours pensé que mon âme n’était plus et que jamais je ne connaitrais la paix. Le paradis. Pourtant en cet instant, je voulais croire que c’était faux. Je voulais croire en ça. Car alors, mon Amour serait conservé. Et alors, nous pourrions être ensembles à jamais. Heureux.
Je pris le chemin du retour, ma tête autant pleine de doutes, que mon corps était plein du sang du prédateur. Il fallait que je passe à la villa pour me changer.
Accélérant l’allure, je ne mis guère plus de vingt minutes à voir apparaître les grandes baies vitrées de ce qui était ma maison. Alors que j’entrais dans le salon, j’entendis Alice au téléphone. Je fis en sorte de ne pas écouter mais lorsque j’entendis le mot « Charlie » je me retournais pour prêter l’oreille. Elle demandait à Charlie de dire à Bella qu’elle avait sa journée, et qu’il fallait qu’elle en profite pour se pencher sur ses vœux.

Je repris le chemin de ma chambre et choisi des vêtements au hasard dans ma penderie, préoccupé par les paroles de ma sœur.

« Les vœux ».

J’avais tellement hâte de les entendre. Et en même temps, peur de découvrir. Qu’allait-elle dire ? Je n’avais toujours pas rédigé les miens. Je n’y arrivais pas. Il n’y avait pas de mots pour la décrire, et encore moins pour décrire l’amour que je lui vouais. J’avais essayé, pendant la nuit, lorsque je restais à son chevet. J’avais essayé de toutes mes forces de trouver les mots justes, mais jamais, jamais je n’avais trouvé quoi coucher sur le papier.

Toujours préoccupé, je redescendais et sorti immédiatement. Seule Alice était présente et je n’avais pas envi de parler préparatifs en cet instant. Je voulais juste retrouver ma fiancée. Sentir son être contre moi. Sa peau si douce… Ses grands yeux chocolats dans lesquels je me perdais si souvent.

Ô comme je les aimais !

Ses cheveux aux senteurs de fraise, sur une odeur plus subtile et pourtant tellement plus puissante : son odeur à elle. Celle qui faisait chavirer mon cœur. Celle qui excitait mes sens…

Sans m’en rendre compte, à ses pensées mon allure s’accéléra.
En dix minutes, je me retrouvais aux portes de chez elle. Je restais un instant sous la fenêtre. Comment avait-elle pris la demande d’Alice ? J’entendais peu de bruit en dehors des mélopées de son cœur et du bruissement d’une plume sur une feuille.
Alors elle avait commencé. Elle était bien meilleure que moi !

Sans un bruit, je me hissais à la fenêtre de sa chambre, et relevais la vitre. Un instant plus tard, je me retrouvais dans la pièce. Je vis alors ses yeux quitter sa feuille pour se poser sur la fenêtre. Elle avait du sentir le froid envahir la pièce. Je me régalais du sourire qui illumina son visage. Dans ces cas là, ses yeux brillaient, la rendant plus envoutante encore. Mais elle reposa alors ses yeux sur sa feuille, et je senti la peur qui la saisi à l’idée d’être découverte. Elle ne voulait pas que je vois ce qu’elle faisait.

Je me dirigeais alors doucement vers elle. Je ne voulais pas la déranger, ni la surprendre dans sa rédaction. Puis, arrivant derrière elle, je caressais doucement sa nuque. La peau de mes doigts me brûla merveilleusement, et je les laissais glisser vers son cou, avec délice. Sa peau était si douce. Plus douce que la soie la plus fine. Plus chaude que dix milles étoiles. A la senteur la plus parfaite. Je vis du coin de l’œil ses joues se remplir de rouge avec enchantement. Et son cœur … Déjà, ses battements se firent irréguliers.

Je me baissais avant qu’elle ne se retourne, et lui murmurais à l’oreille :

« Tu es si belle mon Amour… Tu m’as tellement manqué… », sans parvenir à éteindre le sourire qui naissait sur mon visage.

Chaque instant passé auprès d’elle était un pur bonheur. La voir suffisait à m’emplir de joie. Je l’aimais tant …
Elle tourna son visage vers moi, et sans la laisser faire, je saisi ses mains dans les miennes et l’attirais à moi. Puis, doucement, avec toute la délicatesse et la tendresse dont j’étais capable, je posais mes lèvres froides et dures sur les siennes, chaudes et douces. Merveilleuses. Délicieuses.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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Bella Swan Cullen
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MessageSujet: Re: Rédaction des voeux... Ou pas? [Edward]   Sam 16 Jan - 11:30

Il était là je le savais. Cela ne pouvait être que lui. Mon cœur s'emballa, ne pouvant faire que cela malheureusement. Malgré l'habitude de ses apparitions par ma fenêtre, je n'arrivais jamais à contrôler l'excès d'amour qui m'envahissait à ces moments-là. Il me rendait folle par sa simple présence, par ses simples apparitions dans ma vie d'humaine.

Le froid dans mon cou était une caresse de sa main. J'en aurais mis la mienne au feu. Je l'aurais reconnu dans toutes les situations possibles. Caressant doucement ma nuque elle descendit sur mon cou. Jamais je ne pourrais me lasser de ses caresses, plus douces les unes que les autres, jamais j'aurais eu peur qu'il me fasse mal. Afin de me délecter de cette merveilleuse marque de tendresse de mon bien aimé, je fermai les yeux. J'en avais presque oublié les instants précédents : la discussion avec mon père, « l'ordre » d'Alice, la feuille de brouillon... Tous n'avaient plus d'importance quand Edward était là, près de moi. Mon importance c'était lui, simplement lui. Mon bonheur ne se résumait qu'à la seule sonorité de sa voix, à la seule et unique douceur de sa peau... En résumé au seul être parfait qu'était Edward.

En pensant à sa voix si douce, qui avaient des sonorités tellement vagues dans ma tête, qu'elles n'avaient pas le centième de paraître qu'elle avait dans la réalité ; elle raisonna fabuleusement tout près de mon oreille gauche.

- Tu es si belle mon Amour... Tu m'as tellement manqué ...

Des frissons m'envahirent de la tête aux pieds, malgré mes faibles efforts pour ne pas lui montrer. Mes yeux clos jusqu'à présent s'ouvrirent doucement, mon être raisonnait à l'unisson d'une envie. Cette seule envie était de me retourner et de me blottir contre lui, lui dire au combien il m'avait manqué aussi, au combien j'étais heureuse de le revoir. Plus l'événement approché, plus j'avais l'impression de moins le voir, de passer beaucoup moins de temps avec lui. Mais ne pensons pas à des choses si tristes alors que mon bien aimé était là. J'eus un moment d'absence, le temps d'analyser chaque mot de sa voix si suave. Mon visage marqua ma surprise totale en un premier lieu, le qualificatif qu'il venait d'employer me surprenait toujours. J'avais du mal à comprendre qu'à ses yeux j'étais... « Belle ». Ce n'était pas, de loin, l'adjectif que j'aurais employé pour me décrire. Mais c'était flatteur de sa bouche. Je lui avais manqué, même si son manque en moi n'était probablement pas aussi fort que le mien en lui. Comme il me le disait souvent mes sentiments étaient un pâle reflet des siens, ce que je contre disais aussitôt

J'entamais une rotation sur ma chaise pour enfin voir le visage de mon amoureux. Mais il fut encore bien plus rapide que moi. Attrapant mes mains qui se trouvaient sur le dos de ma chaise, il me fit lever et me colla à lui. Mon regard s'accrocha aussitôt à celui de mon bien aimé. J'aimais quand il était ainsi, si doux, si prévoyant, mais se laissant parfois envahir par le même besoin qui m'habitait constamment : celui d'être tout le temps dans ses bras le toucher... j'aimais tellement que cette proximité de nos corps que le voir s'éloigner au bout d'un temps me faisait mal à chaque fois un peu plus, faisant saigner un peu plus mon cœur à chaque fois.

Nos regards soudés, je frissonnai de bien être contre son corps de glace. Je ne pouvais pas m'empêcher de lui souris, de lui montrer le bonheur qu'il m'apportait. Même si à l'habitude je ne montrai guère mes sentiments avec lui c'était toute autre chose. En public j'étais gênée par un excès de démonstration de notre amour, mais seule avec lui je pouvais enfin m'adonner à l'amour qui m'unissait à lui et cela à jamais.

Scrutant ses yeux, je pus en déduire qu'il revenait d'une chasse, j'en étais deux fois plus ravie, car cela voulait dire qu'il n'avait plus aucune raison valable de s'absenter et qu'il resterait près de moi durant un très long moment. Et au diable tout le reste, me dis-je intérieurement.

Son visage était illuminé par un de ses magnifiques sourires qui me faisaient trop souvent perdre la tête. Il était toujours surpris quand je lui disais qu'il m'éblouissait fréquemment. Et pourtant il le faisait et cela en cet instant même. Et cela n'allait pas s'arrêter.

Mes lèvres commencèrent à réclamer les siennes qui étaient si proches et pourtant si loin. J'allais prendre l'initiative du baiser, mais il me devança et posa délicatement sur mes lèvres, les siennes d'une douceur infime. Mes yeux se fermèrent aussitôt et comme si je n'avais rien commandé à mon corps une de mes mains s'échappa de la sienne et glissa doucement le long de son torse pour se lovait dans le cou de mon bien aimé. De là elle remonta dans sa chevelure cuivrée et serra quelques mèches avec tendresse. Mon autre main en profita pour entrelacer mes doigts à ceux d'Edward, comme pour prolonger l'union de nos lèvres.

Pour mieux apprécier et approfondir le baiser, je me mis sur la pointe des pieds. Cela me permit de me retirer très brièvement de ses lèvres, pour prendre quelques bouffées d'air très courtes et reprendre le baiser où je l'avais laissé. Échanger un simple baiser avec Edward, lançait mon cœur au triple galop et coupait ma respiration beaucoup trop tôt à mon goût. La plupart du temps il nous arrêtait pour que je reprenne mon souffle, ce que je n'aimais pas du tout. Il avait le beau rôle lui, il n'avait pas besoin de respirer et aurais puis m'embrasser durant des heures. Parfois je souhaitais ma transformation le plus vite possible pour ne plus jamais quitter ses lèvres à cause d'une respiration trop court ou les battements de mon cœur déraillant. Mais je revenais vite à la réalité en pensant à la première année où je ne penserai qu'à ma soif...

Mon cœur n'avait que trop peu d'air pour continuer à ce rythme-là, malgré les petites bouffées que je prenais cela ne suffisait pas. Je mis fin alors, définitivement à ce merveilleux, fabuleux baiser pour poser ma tête, front contre son torse et reprendre doucement ma respiration. J'anticipais déjà sa réaction, il rirait, car je devenais raisonnable ce qui n'est et ne sera jamais le cas. Je levai une main pour qu'il ne dise pas un mot et après avoir repris une respiration à peu prêt acceptable je lui soufflai.

- Ne crois pas que je deviens raisonnable... C'est juste aujourd'hui.....

C'est vrai... aujourd'hui j'avais cette « paix » intérieur qui m'apaisait et m'en faisait oublier mon stress de l'événement et toute autre chose. J'avais pris le mot « voeux » raisonnablement et m'y avait atteler sans broncher. Mais je savais que ce n'était que pour aujourd'hui, car au fond de moi, aujourd'hui était exceptionnel.

Je relevai doucement les yeux sur lui et ne pus m'empêcher de poser ma main libre sur sa joue et sourire bêtement en lui murmurant.

- Toi aussi tu m'as tellement manqué....

Je lui déposai brièvement un doux baiser aux coins des lèvres. Puis je posai ma tête, oreille contre son buste où son cœur ne battait plus, mais cela m'était égal, car je savais au plus profond de moi que cet objet inerte ne l'était pas vraiment, car l'amour l'avait fait revivre.

Fermant les yeux je l'enlaçai doucement, avec tendresse ne voulant pas le brusquer. Puis je murmurai sur une voix transportée de bien être, de bonheur à quel point je l'aimais.
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MessageSujet: Re: Rédaction des voeux... Ou pas? [Edward]   Sam 6 Mar - 18:33

Passion. Obsession. Que de mots forts, et pourtant si faible face à la réalité de mes sentiments.

Ses lèvres brûlaient les miennes, et mon cœur, quant à lui, brûlait d’un amour si fort, si puissant qu’il ne pouvait être qualifié comme tel. C’était autre chose. Unique et magnifique. Indéfinissable. Je n’étais pas capable de poser des mots sur ce qui nous unissait. En cet instant, j’étais incapable de toute cohérence. J’étais empli de sensations plus troublantes les unes que les autres.

Son cœur… Boum. Boum Boum. Boum Boum… Je ressentais chaque battement d’une intensité folle. Aucun autre son ne parvenait plus à mes oreilles. Aucunes pensées. Rien que la beauté de son cœur vibrant contre mon torse dans une cacophonie insoumise.

Sa chaleur. Ses lèvres inondaient les miennes de leur brûlure. Et, tandis que sa main parcourait mon torse pour prendre possession de mes cheveux, des fourmillements de délice laissaient dans son sillage un goût d’enchantement bouillonnant.

Sa douceur. Ses lèvres encore. Plus douces que la soie. Plus délicates que le satin. Les miennes, de pierre, s’y posaient, en épousant la forme, avec une telle peur de les abimer, et pourtant une telle envie de s’y presser.

Son odeur qui, alors que nos bouches s’unissaient de nouveau, emplissait ma gorge dans un mélange de plaisir, et de douleur, si familière et délicieuse. Elle était là. Malgré tout ce qui nous séparait, tout ce qui aurait du nous éloigner, elle était là. Et nous nous aimions.

Ma vue s’était éteinte. Derrière mes paupières closes, des scintillements venus de je ne sais où me rendaient aveugle. C’était mon étoile du berger, qui me permettait de garder le cap.

J’étais empli d’elle. Je sentis sa main serrer la mienne, dans un prolongement de notre amour. Une promesse. J’adorais que sa main se saisisse de la mienne. Une chaleur réconfortante, un lien, un soutient.

Ses lèvres quittèrent les miennes, et je la sentis s’avancer sur la pointe des pieds, rapprochant ses lèvres des miennes, son corps du mien, la chaleur irradiant de son être plus encore. Elle était mon soleil, et son rayonnement m’illuminait d’une intensité folle, bien plus que la lumière de l’astre sur ma peau de marbre.

Très vite, trop vite pour que son cœur se calme tout à fait, elle reprit possession de mes lèvres, faisant tourner ma tête plus encore. Pourtant il fallait que je garde le contrôle. Je le savais. Sa vie en dépendait. Mais quand elle s’offrait à moi de la sorte, il était si dur de résister, si dur de ne pas me laisser aller au plaisir qui m’inondait. Je n’étais pas familier de ce sentiment. Jamais je n’avais ressenti ça auparavant et je ne savais jamais comment réagir. Alors que son fumet m’entourait tout entier, une de mes mains glissa dans le creux de son dos, tandis que l’autre se posait sur sa nuque. Son cœur, de plus en plus inégal, raisonnait contre ma poitrine. Encore un instant. C’est tout. Juste un instant.

Mais avant que je n’ai eu besoin de la repousser, geste des plus douloureux autant pour elle que pour moi, elle s’écarta et posa son front sur mon torse. J’en profitais pour resserrer mes bras sur son corps, reprenant mes esprits tandis qu’elle reprenait son souffle.
Étonnant. Rares étaient les fois où elle se contrôlait. Un sourire apparut sur mon visage, étirant mes lèvres, tandis que j’inspirais fortement, me gorgeant de son odeur, le nez dans ses cheveux. Elle leva alors sa main, cherchant à faire taire d’hypothétiques remarques.

- Ne crois pas que je deviens raisonnable... C'est juste aujourd'hui..... me dit-elle dans un souffle.

Je souris plus encore. Elle me connaissait bien.
Je me tus, appréciant l’instant. A chacun de nos baisers s’associaient presque invariablement une grande tristesse, quand j’étais obligée de m’éloigner d’elle. Pourtant aujourd’hui ce n’était pas le cas. Aujourd’hui, je la sentais plus sereine que jamais depuis des semaines. Aujourd’hui était une bénédiction.

Elle releva ses yeux vers moi, et tandis qu’elle posait sa main sur ma joue, j’essayais de lui transmettre tout l’amour qui m’animait. Elle me dit alors, un léger sourire aux lèvres :

- Toi aussi tu m'as tellement manqué....

Je le savais. Chaque jour à ses côtés était un étonnement. Je ne pensais pas la mériter mais je ne pouvais douter de son amour. Elle était prête à mourir pour moi.

Quand elle m’enlaça pour me dire qu’elle m’aimait, je la serrais plus encore contre moi, aussi fort que je pouvais sans risquer de lui faire mal, ancrant mon corps au sien. Mes hanches épousant les siennes. Ses seins contre mon torse. Sa tête contre mon épaule. Une main dans ses cheveux et l’autre dans son dos, je fermais les yeux et lui répondais :

- Je t’aime aussi mon Amour, la remerciant silencieusement de son Amour, remerciant le Ciel de me l’avoir fait connaitre. Louant les cieux de m’avoir donné la force de ne pas la tuer, au jour de notre rencontre.

Lorsque l’étreinte eut été consommée, je m’écartais doucement, un sourire de bien-être sur les lèvres. Je me saisis de sa main, et, la tirant vers moi, allais m’assoir sur son lit. L’asseyant sur mes genoux, et me blottissant contre son être, je lui demandais :

- Excuse-moi d’avoir été si long. Les proies se font rares en cette région à cette époque de l’année, j’ai du monter plus au nord.


Je me tus, me rendant compte que mon discours ne devait nullement l’intéresser.

- Tu as bien dormi ? J’espère ne pas t’avoir réveillé en partant.

Une question restait bloquée sur mes lèvres. Je brûlais d’envie de lui demander, mais j’avais aussi peur de savoir. Je ne devrais pas l’interroger à ce sujet. C’était son intimité … Pourtant, malgré moi, les paroles m’échappèrent :

- Que faisais-tu avant que j’arrive ? Pas d’essayages aujourd’hui ? Quartier libre ? Notre colonel chargé des préparatifs ferait il preuve de bonté ?

Un sourire désolé déforma mon visage en une grimace qu’elle ne comprit sans doute pas. Mais j’étais curieux. Le vieux sentiment, avide de savoir. Je plongeais mes yeux dans son regard sombre et pourtant si lumineux, chaud et plus profond que les plus profonds océans. J’y plongeais, et en appréciais la saveur, dans l’attente du doux son mélodieux de ses prochaines paroles.

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Rédaction des voeux... Ou pas? [Edward]
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