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| | Surprise nocturne [PV : Edward] | |
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| Auteur | Message |
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Edward Cullen Famille Cullen

Messages: 181 Date d'inscription: 12/04/2009 Age: 110 Localisation: Forks
Carte d'identité Condition: Vampire Don: aptitude à lire dans les pensées
 | Sujet: Re: Surprise nocturne [PV : Edward] Ven 23 Déc - 18:15 | |
| J’avais besoin de réponses. Pourtant les mots que prononçaient la jeune louve ne me plaisaient pas. J’aurais voulu qu’elle se taise, pour ne pas avoir à penser que la tuer était la meilleure solution. Quel homme pouvait penser une telle chose ? Un homme qui a tout à perdre, disait une voix au fond de moi. Dans mon cœur, là où Bella occultait le reste. Malgré tout j’écoutais, j’apprenais de mon adversaire, Adrian de Los Angeles. Car la menace qu’il représentait pour tous faisait de lui mon ennemi. C’était un traqueur. Cette seule affirmation suffit à raviver ma haine. Un traqueur, nous en avions déjà connu un. Ô oui ! James ! J’avais envi de hurler tout mon ressentiment. Et déjà un grondement naissait au creux de ma gorge. Je ne voulais pas d’un nouveau traqueur en ville. Je ne voulais plus risquer de tout perdre à nouveau…
« Sadique, obstiné, imprévisible »
Chaque qualificatif manquait de me faire perdre le peu de sang froid que j’avais. Qu’il ose s’approcher de mes proches ! Je pouvais être tout aussi sadique que lui, et mon expérience était plus grande. Je connaissais les meurtriers, je savais ce qui les faisait vibrer et quoi leur infliger comme juste retour des choses. Mes poings dans mes poches étaient contractés, le monstre se sentait puissant. Trop puissant … Je ne devais pas m’égarer. Je tentais à grand peine de maitriser mes émotions tandis que la louve continuait sa tirade. C’était après elle qu’il en avait, pas après Bella, pas après ma famille. Pas nous, elle. J’essayais de me répéter ça pour me calmer, et ça marchait, dans une moindre mesure. Me sentir soulagé par la traque d’un autre être était affreux, et le dégout que je m’inspirais était là, à la surface. Mais je ne pouvais regretter de telles pensées. La vie était faite de chemins, de choix quant à ceux que l’on voulait suivre, et je devais prendre les bons. Pas nous, pas Bella.
« …il cherchera à vous éliminer… »
J’aurais presque pu rire. Qu’il vienne ! Nous étions nombreux, puissants. Ma famille et moi n’étions peut être pas des vampires conventionnels, mais nous en restions malgré tout, et nous n’étions pas des proies. Nous étions les prédateurs. La bête rugissait en moi, appelant le sang. J’étais subitement partagé entre l’envie de voir Adrian se matérialiser devant moi, et la peur qu’il vienne effectivement. Envi de libérer toute la colère qui noircissait mes pensées, de lui faire payer ses actes. Peur qu’il blesse les êtres qui m’étaient chers. Bella. Il n’y avait aucune rationalité dans mes sentiments, juste des besoins viscéraux de me battre pour les miens. Et quand ses yeux glacés trouvèrent les miens, je savais qu’elle me comprenait. Nul besoin de paroles pour cela. Elle avait conscience du fait que je ferais tout pour que rien n’arrive. Pas pour elle, mais pour les miens. Elle était touchante, et je savais qu’elle avait besoin de soutient, mais elle n’était pas une priorité, aussi douloureux que cela puisse être. Je voulais l’aider, mais je ne ferais rien au détriment des miens. Et pour l’instant, je ne ferais rien du tout. Je réfléchissais, perdu, à la recherche d’une solution.
- Si jamais la traque s’arrête ici, il restera ici à chercher une autre proie, il ne voudra pas se déplacer sans raison. Maintenant, deux solutions s’offrent à nous…
Le pensait-elle vraiment, ou était-ce pour elle un moyen de garantir sa survie ? Elle savait que la possibilité de l’éliminer n’avait pas encore été éloignée. Pourtant, je pouvais lire en elle qu’elle croyait vraiment ses paroles. Etait-ce fondé, je ne le savais pas, mais elle était la personne la plus à même de le savoir en dehors d’Adrian. Et nous n’allions pas l’attendre pour prendre une décision. Chale se détourna de moi. Elle s’apprêtait à dire des choses qui lui coûtaient vraisemblablement. Moi je la fixais, voulant croire qu’elle avait une solution réellement envisageable.
- Une : Je repars. Je quitte Forks et monte vers le Nord en faisant tout pour qu’il me suive et se désintéresse de vous – ce qui n’est pas une mince affaire – et je disparais à jamais.
Cette solution semblait si simple. Mais comment ferait-il pour savoir qu’elle avait continué vers le nord s’il ne passait pas par là ? Il n’y avait pas de garantie qu’il ne suive pas totalement sa trace, ce qui l’amènerait à nous, et à Bella… Non, cela ne marcherait jamais. A moins qu’elle le traque et se jette dans la gueule du loup. Mais le ferait-elle, et seule ?
- Deux : Je reste ici, et ensemble nous le combattons pour à jamais le faire disparaître. Sachant que si je pars, il y a toujours un risque pour qu’il revienne. Qu’en penses-tu ?
Je suis la seule chaîne qui l’empêche encore de les mordre, ajouta-t-elle, en se tournant vers moi.
Et moi je fulminais. Je ne la voyais plus, absorbé par mes pensées meurtrières. Rien de tout ceci n’était convenable. Ma famille… J’étais une source perpétuelle de problèmes pour eux… J’avais attiré l’attention avec Bella, c’était ma faute si James et Victoria s’en étaient pris à nous. Et Bella… J’enrageais de la situation, des risques inutiles qu’elle courrait à cause de moi. C’était parce qu’elle me fréquentait qu’elle se retrouvait sans cesse mêlée aux histoires de créatures. Ma faute si elle risquait de mourir à chaque instant. Je n’étais pas capable de la protéger, seulement de la mettre en danger, encore et encore. Jusqu’où cela irait-il ? La vision d’Alice finirait-elle par arriver ? Jamais je n’accepterais d’avoir Bella morte à mes pieds. Je ne pourrais le permettre. Plutôt mourir, en emportant tous mes ennemis avec moi. Je laissais exploser ma colère en tapant un jeune arbre, plein de rage. Il s’envola et retomba dans un bruit mat quelques mètres plus loin. Je le regardais fixement en quête de réponse. Chale devait peut être effrayée, mais je n’en avais cure. Cette histoire était insoluble. Rien n’irait jamais correctement. Rien n’allait jamais correctement.
- Tout ceci ne va pas, commençais-je à dire doucement.
Je me retournais vers elle, mes yeux s’accrochant aux siens. La colère sourdait en moi, brûlante, et je ne cherchais plus à contrôler mon expression. Elle était entachée de ma rage, de mes peurs profondes, et du désespoir que ces problèmes sans fins causaient.
- Il ne doit pas venir ici, dis-je, plus catégorique que jamais. Que se passera-t-il s’il suit ta trace chez les … gens ? Ou chez mes parents ? Peux-tu répondre de ses actes ?
Je riais d’un rire sans joie, presque provocateur.
- J’en doute louve.
Je me détournais et commençais à faire les cent pas. Il fallait que je réfléchisse, trouver une solution. Il y en avait forcément une.
- Pourquoi ne t’es-tu jamais débarrassée de lui avant ? Tu es une louve non ? Tu dois savoir te battre !, dis-je, légèrement accusateur. Es-tu capable de retrouver son odeur, de le suivre ?
Une idée commençait à germer en moi. Nous ne le connaissions pas, pas plus que son odeur. Mais la louve oui. Et si elle nous permettait de le retrouver avant qu’il n’entre en contact avec des gens qu’il pourrait blesser, nous pourrions nous en débarrasser aisément. J’étais sur qu’Emmett et Jasper seraient contents de se joindre à moi. Ce serait probablement plus dur de convaincre Carlisle, et encore plus de ne pas le laisser venir avec nous. Mais si je lui demandais de prendre soin de Bella pendant ce temps… Il ne devait pas rester avec Chale, surtout en pleine bataille. Il aimait trop son sang. Le fait d’avoir une idée en tête, aussi folle ou risquée soit-elle, me rassérénait. Sans que je m’en rende compte, je m’étais légèrement calmée. Mes muscles s’étaient relâchés, tout comme la pression dans ma gorge. Je ressenti le besoin de m’expliquer …
- Ecoute petite louve, je ne te veux aucun mal. Je veux juste protéger les miens. Je comprends ce que tu as traversé, mais je ne tolèrerais pas que tu mettes en danger mes proches.
Je fis une pause pour lui laisser le temps d’assimiler ce que je venais de dire. J’en profitais pour l’observer, mais elle n’affichait qu’un masque impénétrable. Nous semblions réellement avoir plus de points communs que souhaités.
- Serais-tu capable de repartir de là où l’on t’a trouvé et de retrouver sa trace avant qu’il n’atteigne la ville ?
Je la fixais, avide de réponse. Je me sentais mieux, et je voulais résoudre le problème aussi vite que possible. Mon idée était probablement pleine de points d’ombres, mais je ne m’en souciais pas, trop plein de l’espoir d’avoir trouvé une solution convenable. J’aurais presque pu partir en chasse immédiatement. Au lieu de quoi, j’attendais patiemment. Les loups autant que les humains, étaient vraiment trop lents. †•´*¤*' •††•´*¤*' •†  |
|  | | Chale Jenson Loup: modérateur

Messages: 335 Date d'inscription: 28/04/2009 Age: 24 Localisation: Forks
Carte d'identité Condition: Loup garou Don: (progressif) Peux parler par la pensée aux Cullenet seulement sous forme animale.
 | Sujet: Re: Surprise nocturne [PV : Edward] Sam 24 Déc - 14:05 | |
| Edward resta immobiles quelques instants, songeur. Mais très rapidement je vis monter sur son visage un rictus de colère, effroyable, destructeur. Ce fut très rapide, mais je vis son poing s’écraser sur un jeu arbre et fendre le tronc au point que le végétal s’abattit sur le tapis de feuilles mortes dans un fracas assourdissant de bois écrasé.
Je commençai à trembler. Allait-il m’offrir le même sort ? Qu’il vise la tête dans ce cas… Ca me paraissait tentant mais tellement idiot, maintenant que je savais que rester en vie était pour moi la meilleure des solutions pour protéger sa famille et lui-même. Je ne ferais pas rempart total mais je pouvais le garder concentré sur moi.
- Tout ceci ne va pas, souffla-t-il.
Son regard s’agrippa au mien. Sauvage. Il me crevait presque les yeux. Je tâchais de contrôler les frissons et tremblement dus à la peur. Ils parcouraient ma peau, mes muscles, chacun de mes nerfs et mes os. Une voix sauvage me hurlait de me défendre, tandis qu’une autre me rappelait que je n’étais pas une combattante et que le mieux était de fuir. Je fis un pas en arrière, intimidée, effrayée. Comme si cela allait changer quelque chose ! Le visage d’Edward voyait se succéder et à la fois mêler toutes les émotions ingrédients d’une magnifique torture morale : la peur, la colère, la haine et la frustration. Sa voix s’éleva à nous, sèche et cassante.
- Il ne doit pas venir ici. Que se passera-t-il s’il suit ta trace chez les…gens ? Ou chez mes parents ? Peux-tu répondre de ses actes ?
J’allais dire qu’il ne s’approchait jamais des villes, restait dans les bois alentours, et que les humains ne l’intéressaient pas. Mais Edward repartit d’un rire jaune avant d’ajouter :
- J’en doute louve.
Dans sa bouche, le surnom « louve » me paraissait presque affectif. Cela me réchauffa le cœur, à moitié. Après tout, la haine marquait ses traits au fer rouge. Mes tremblements de peur cessèrent. Je pus m’exprimer :
- Il n’approche jamais les villes. Même s’il sait que je peux y avoir des contacts, il sait que les humains ne peuvent rien contre lui, ou pour moi. Il se croit en position de force.
Edward entama des allers-retours impressionnant devant moi. Si ça se trouvait il n’avait pas prêté une once d’attention à ce que je venais de lui dire… Distraitement, il me lança, comme si j’étais la dernière des perdantes (ce qui ma foi ne devait pas être loin de la vérité) :
- Pourquoi ne t’es-tu jamais débarrassée de lui avant ? Tu es une louve non ? Tu dois savoir te battre ! (ses mots me scièrent) Es-tu capable de retrouver son odeur, de le suivre ? - Parce que les quelques fois ou je l’ai affronté, il m’a laissé sur le carreau ! De plus, il doit être deux fois plus gros que la normale. Un véritable monstre, à côté de lui, je suis rien… (et je pesais mes mots) Quant à son odeur, même s’il cherche à la dissimuler, elle est reconnaissable : poussière de marbre, sang, terre et pelage humide. Je pense réussir à le pister dans la forêt.
Je voyais sa mine se radoucir à mesure qu’une idée se frayait un chemin dans son esprit, éclipsant pour un temps peur et colère. Le problème c’était qu’à deux, on se ferait massacrer… J’espérai qu’il ne m’utiliserait pas comme chien pisteur pour le dénicher… Je vis ses muscles se décontracter, ses épaules redescendre un peu. Cela me détendit également. Il n’allait peut être plus péter les plombs… En tout cas ce soir. Il finit par lâcher, comme s’il s’adressait à une petite sœur, ce qui me toucha profondément.
- Écoute petite louve, je ne te veux aucun mal. Je veux juste protéger les miens. Je comprends ce que tu as traversé, mais je ne tolèrerais pas que tu mettes en danger mes proches.
Ses paroles se firent en appel. J’acquiesçai en silence alors qu’il me laissait une seconde pour bien enregistrer. Évidement, j’aurais moi aussi peu supporté que sa famille n’ait à payer le prix de ma faiblesse. J’avais depuis bien longtemps compris que si les vampires étaient des êtres contre lesquels j’étais sensé grogner, il me serait impossible de les haïr. Après tout, ils étaient comme les humains et comme les Loups : capables de souffrir. Ce n’était pas des bêtes sanguinaires comme me l’avait décrit mon père. En fait, c’était presque des humains, à deux, trois processus physiologiques près. Edward reprit alors que je croisai les bras, un peu moins sur la défensive :
- Serais-tu capable de repartir de là où l’on t’a trouvé et de retrouver sa trace avant qu’il n’atteigne la ville ?
Je réfléchis une seconde, dévisageant le sol. Une odeur aussi caractéristique, bien sûr que ça se sentait !
- Je crois bien que oui, dis-je, déjà plus enjouée. Mais penser qu’il n’est pas encore en ville peut être un peu trop optimiste… Néanmoins, je suis arrivée ici en camion, ça l’aura peut être ralenti. Il doit dans ce cas être aux abords de la ville…
Je le contemplai, le visage neutre. Visiblement, je n’aurais jamais terminé de m’excuser auprès de lui ou des siens. J’allais d’ailleurs devoir leur envoyer une carte d’excuse, si ça continuait ! Je me repris, autant agir vite.
- Faisons-le ce soir ! Le plus tôt sera le mieux ! Avant qu’il ne trouve un moyen de me bloquer tout moyen de bouger et de me forcer à repartir…
C’est vrai que d’habitude c’était rapide, il suffisait de quelques jours pour qu’il se décide si je devais rester ou pas. Jusqu’à présent, il maîtrisait entièrement ma vie. Il jouait avec moi comme des orques jouaient avec leurs proies avant de les dévorer. Je pris les devants. Jusqu’à ce que je m’aperçoive que je ne pouvais courir aussi vite que lui lorsque j’étais humaine…
- Euh… Tu me portes ? souris-je.
Et nous étions partis. La nuit nous cernait mais lui comme moi étions largement capable de voir dans le noir, la preuve en était qu’on ne s’était mangé aucun tronc jusque là. Je sentais le vent dans mes cheveux, la vitesse faire circuler une brise froide sur ma peau. J’admirai la vitesse à laquelle nous filions dans les bras, lui concentré sur la direction à prendre, les cheveux ébouriffés par le vent, son regard brûlant braqué devant lui. Moi, dans ses bras glacés, je ne bougeai pas et me contentai de regarder devant moi et parfois vers lui. Un de mes bras passait derrière sa nuque dans le but de m’assurer une prise. Le bougre allait vite, et j’ignorai si c’était sa concentration sur le décor ou bien ses sentiments, mais son visage était dur, fermé.
Rapidement, nous atteignîmes le point ou tout avait commencé.
Je sautai de ses bras.
- Nous y voila…
Les traces odorantes partout autour de nous semblaient estompées par l’humidité. Mais je repérai encore les effluves de Carlisle, déjà anciennes, celles d’Edward qui partaient dans la même direction que celle prise par son père. Les souvenirs de cette scène me faisaient frissonner. Je n’avais pas gardé grand-chose hormis la peur, les regards noirs et la culpabilité. Je poussai un soupir en direction de la forêt puis me repris, je n’étais pas là pour là pour ressasser.
Le sac que j’avais sur les épaules était vide, je le retirai et ouvris la poche avant de m’éclipser derrière d’épais buissons.
- Ce sera plus rapide sous ma forme animale ! Accorde-moi quelques instants…
Je m’exécutai le plus rapidement pour me dévêtir, fourrai mes quelques affaires – un pull, un jean et le reste – dans le sac et fermai la poche. Puis je me concentrai pour me transformer, me motivant en me disant que je contribuerai peut être à sauver des vies. Une fois que je recouvrai une silhouette animale, élancée mais guère musclée, j’attrapai mon sac entre mes crocs et l’apportait à Edward.
Tu me tiendras ça s’il te plait ?
Je déposai le sac à ses pieds. Autour de moi, la nuit était bien plus claire. J’y voyais très net, et les odeurs que je sentais diluées m’apparaissaient bien mieux. Etrangement, je me sentais mieux, peut être un peu plus légère. Edward à mes côtés, et son idée sans doute farfelue et désespérée, me réchauffait un peu le cœur. J’étais un peu plus apte à la plaisanterie.
Bon ! C’est partie !
Je commençai mon travail. Assez lentement, je flairai les odeurs en l’air et au sol, cherchant une piste qui témoignerait du passage d’Adrian. Si Edward et les siens pouvaient au moins avoir une idée de ce qu’il sentait, peut être arriveraient-il à être plus alerte… Je commençai à avancer en suivant une odeur de pierre, humide.
J’avançai toujours, de plus en plus loin. C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Au final, on se retrouva à des kilomètres de notre lieu de départ, bien en-dehors de la ville. Ce fut là que je flairai cette trace si spéciale, la signature du gros loup brun au yeux verts.
Tu sens cette trace ? pensai-je pour Edward en désignant les feuilles d’un buisson. Pierre brisée, sang et pelage humide. C’est la sienne. C’est certain.
Je lui envoyai un regard brillant. Jaugeant sa réaction. Puis je commençai à suivre la piste.
[J’espère que tu es un peu plus inspiré, maintenant ! ^^ Dis-moi si ça ne te convient pas !] †•´*¤*' •††•´*¤*' •† Chale Jenson
Forever will my blood sing for you. But you have saved my life. Another day is awaking, Only Love is missing.
For now...
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|  | | Edward Cullen Famille Cullen

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 | Sujet: Re: Surprise nocturne [PV : Edward] Mer 28 Déc - 19:22 | |
| Lorsqu’elle me dit être capable de le pister, je sentis un poids tomber de mes épaules. La suite m’apparaissait toute claire, évidente. Nous allions le traquer et l’éliminer. La louve pourrait enfin être tranquille, et Bella serait autant en sécurité que possible. Un sourire se dessinait déjà sur mes lèvres, tandis que l’idée prenait corps en moi. Mais la joie fut de courte durée.
« Mais penser qu’il n’est pas encore en ville peut être un peu trop optimiste…»
Peut être savait elle l’effet de ses paroles sur moi. L’idée d’un monstre cruel et sadique en ville était insoutenable pour moi. Et chaque fois que j’y pensais, je voyais Bella, en sang, flotter devant mes yeux, le teint aussi pâle qu’un linceul, les yeux … morts … La louve temporisa ses propos, me laissant une petite lueur d’espoir.
« Néanmoins, je suis arrivée ici en camion, ça l’aura peut être ralenti. Il doit dans ce cas être aux abords de la ville… »
Je devais m’accrocher à cet espoir fou. Il n’était peut être pas encore là. Je pensais à Bella, la dernière fois que nous avions été à la clairière. Elle était magnifique. Le soleil faisait pétiller ses yeux de manière exquise, les rendant encore plus profonds. Je m’étais souvent égaré, emporté dans cet abime chocolaté qui m’appelait. Et lorsque je quittais les tréfonds de son âme, je la retrouvais encore plus magnifique, le rouge aux joues. Cette vision m’aida à me concentrer sur la tache à accomplir. Je réfléchissais.
- Faisons-le ce soir ! Le plus tôt sera le mieux ! Avant qu’il ne trouve un moyen de me bloquer tout moyen de bouger et de me forcer à repartir…
Je ne dis rien, je ne bougeais pas. Cette idée était si tentante. J’avais envi de faire payer à ce chien tous les tourments qu’il avait provoqués, et toutes les inquiétudes qui me saisissaient aujourd’hui. Je voulais me venger de lui, même si je ne le connaissais pas. Les derniers jours avaient été si riches en émotion, j’avais eu si peur, que maintenant je ne voulais qu’une chose, me jeter dans la mêlée. Pourtant je savais que ce n’était pas la meilleure solution. Au vue des paroles de la louve, nous risquions d’avoir besoin d’aide. J’étais un vampire suffisamment âgé pour être un minimum puissant, cela étant, je n’étais pas spécialiste des combats rapprochés. Mais déjà l’image de James m’apparaissait. Comment nous nous étions battus. Je pouvais le refaire. C’était un loup, mais ça ne faisait pas de différence. Un traqueur, une menace, voilà tout ce dont je devais me soucier. J’hésitai, partagé entre l’envie d’assouvir ma vengeance, et la conscience du danger que nous courions. La louve ne me laissa pas le loisir de choisir. Elle commençait déjà à s’éloigner lorsqu’elle se rendit compte qu’elle n’irait pas loin sous cette forme. Je pensais qu’elle voudrait se transformer. Je cherchais déjà en moi quoi dire pour la dissuader de le traquer maintenant. Moyen que je ne trouvais pas, tant j’avais envi de l’y accompagner. Encore une fois, elle ne me laissa pas le temps de réagir et elle se tourna vers moi :
- Euh… Tu me portes ?
Je restai légèrement abasourdi. Elle le demandait sincèrement. Elle voulait réellement que moi, un vampire, je la prenne dans mes bras, elle, une louve dont je supportai l’odeur qu’à grand effort de concentration. J’avais envi de lui dire non, qu’il en était hors de question, mais je ne dis rien. Ce n’était pas qu’une louve après tout. C’était une gamine qui cherchait un soutient. Haussant les épaules, je m’avançai vers elle, incertain. Elle ne devait pas se rendre compte de ce qu’elle me demandait. Quand je fus près d’elle, je retins ma respiration, son odeur déjà trop forte pour moi. Elle plaça son bras autour de mon cou sans ménagement, et je fus donc bien obligé de la soulever. Son corps était chaud contre mon torse. Sensation étrange… A moitié médusé moi –même, je me sentais également honteux. Personne n’aurait du prendre place dans mes bras. Personne excepté Bella. J’adorais tellement courir avec elle, nous nous envolions alors tous les deux, loin de nos soucis. La situation était ici différente, et beaucoup plus inconfortable. Mais lorsque je me mis à courir, comme souvent dans ces cas là, je me sentis plus léger. Je me concentrai sur notre destination, tentant d’oublier que la créature que je tenais entre mes bras était une louve. Je sentai parfois les coups d’œil qu’elle me lançait mais n’en tenais pas compte. Je ne voulais pas qu’elle lise en moi, pas plus qu’elle ne percute un arbre au passage. Heureusement, le lieu où nous nous étions rencontrés n’était pas loin, et très vite je reconnu l’endroit où j’avais dû me jeter sur mon père. Je retins une grimace de dégout, et la reposai bientôt par terre. Pourtant je sentis un malaise similaire en elle lorsqu’elle se laissa aller à ses sens. Pour elle non plus, ce n’était guère un souvenir joyeux. Elle se saisi de son sac à dos et s’enfuit vers les buissons. Je m’autorisais alors à respirer.
- Ce sera plus rapide sous ma forme animale ! Accorde-moi quelques instants…
Ah ! N’aurait-elle pas pu y penser avant, me dis-je agacé.
Je ne pus m’empêcher d’épousseter ma chemise, cherchant à éliminer des saletés invisibles. La jeune fille disparut et c’est une louve qui revint vers moi. Il était vrai qu’elle n’était pas aussi impressionnante que Jacob. Elle était même un peu maigrichonne, à bien y réfléchir.
Tu me tiendras ça s’il te plait ?, me dit-elle, en désignant le sac.
Je soupirai, vaguement agacé et m’exécutai. Lié à son esprit par le don que nous partagions désormais, je tentai de contrôler mes pensées. Je sentais par ailleurs que le voile qui obscurcissait ses pensées avant se faisait moins tangible. Comme si elle était libérée.
Bon ! C’est partie !, dit-elle, comme si nous nous apprêtions à commencer une bonne partie de chasse.
Je secouais la tête, sidéré par sa légèreté. Nous nous apprêtions à chasser un être sanguinaire probablement plus entraîné que nous à ce jeu. Pourtant, cette pensée aiguillonnait le monstre en moi. Il avait envi de rugir, de rire à gorge déployée. Mais je m’en détournai, me concentrant sur la louve et ses pensées. Au début, j’eu l’impression qu’elle ne trouvait rien. Elle n’avançait pas beaucoup, et ne semblait pas se fixer sur une odeur précise. Puis elle commença à accélérer, suivant un arôme pierreux. Je la suivis lentement, gardant suffisamment mes distances pour ne pas la déranger, tout en restant à proximité en cas de dangers. Je n’étais pas sur qu’elle sache exactement ce qu’elle sentait. Mais je gardai espoir. Et j’étais heureux de la voir emprunter cette route, qui nous éloignait peu à peu de la ville. Lorsque nous eûmes parcouru plusieurs kilomètres, je voulus lui dire d’arrêter, ou de repartir à zéro, mais alors elle trouva sa trace. Ses pensées s’agitèrent lorsqu’elle le reconnu. Le loup apparut dans son esprit, impressionnant, haineux.
Tu sens cette trace ? me demanda-t-elle. Pierre brisée, sang et pelage humide. C’est la sienne. C’est certain.
Je m’avançais précautionneusement. Je sentais parfaitement cette odeur. Pierre brisée, sang et pelage humide, oui. Sans oublier cette particularité qui faisait que nous ne supportions pas les fragrances des loups-garous. Je ne savais pas si c’était le fait d’avoir passé un moment avec Chale, mais je trouvais son odeur à lui encore plus repoussante que le reste, excitant la bête en moi qui ne demandait qu’à être libérée. La louve me regarda dans les yeux, attendant probablement une réaction de ma part. Je sus que nous devions suivre la piste. Je le savais, et je le devais. Bien qu’on se soit écarté des habitations, nous étions encore trop proches de la ville. Qui plus est, il avait peut être bifurqué plus loin et rejoint Forks par là bas. Et plus que tout, je le voulais. J’avais besoin de chasser. Et l’enjeu de cette traque, combiné aux risques que nous courions ne faisait que décupler mon envi d’y aller. Elle du le lire en moi, ou était-ce juste qu’elle le voulait aussi, car elle s’élança la première sur la piste. Je couru sur ses talons, ne voulant plus m’écarter d’elle. Elle n’allait pas très vite. J’avais envi de lui passer devant, de lui dire de se dépêcher, mais je n’en fis rien. C’était son combat plus que le mien, et je lui laissai donc la primeur de diriger la traque. Je réfrénai mes envies les plus profondes, et me concentrai sur la bataille à venir. Car c’était vers cela que nous courrions. Je repensai à l’image que Chale avait conservée d’Adrian. Je voulais lui enlever ce sentiment de toute puissance de son regard. Je voulais qu’il fuie, la queue entre les jambes, comme un louveteau effrayé. Il devait payer, oui, pour tous les maux qu’il avait causés. La trace n’avait pas été effacée par la pluie, et nous le suivions sans difficulté. Au fur et à mesure des kilomètres, je me sentais plus oppressé, j’avais envi que tout cela finisse, j’avais envi de l’affronter maintenant, comme pris d’un sentiment d’urgence ! L’écart entre la louve et moi se réduisit, et je me plaçais à son côté. L’odeur du mâle était suffisamment puissante pour que je la sente de là où j’étais. Nos regards se croisèrent. J’espérai qu’elle voit toute ma détermination et mon désir de vengeance. J’espérai qu’elle se sente en sécurité avec moi. Ses yeux à elle reflétaient son envie de mettre fin à tout ça. Je voyais dans ses pupilles glacées la même folie qui coulait dans mes veines. Nous étions le jour et la nuit, unis pour une cause commune. Isolés du reste du monde. Je lui souris, amusé. L’allégresse de la course me prenait et je commençai réellement à croire en un dénouement heureux. Reportant mon attention devant moi, je reconnu alors l’endroit où nous étions. Mes nombreuses années de chasse faisaient que je connaissais bien la région. Je ralentis légèrement.
Si la trace continue tout droit, on ne va pas tarder à traverser la RD 2902, l’informais-je.
Je me concentrai sur mon environnement. J’envoyai mes sens aussi loin que possible. Je n’entendis aucune pensée autre que les notre. Le vent dans les feuilles. Deux lapins courant sur le couvert humide. Un renard, quelques oiseaux. Je ne perçu aucun son qui n’aurait pas du se trouver ici.
Il semblerait qu’il n’y ait personne. Tu peux traverser comme ça si tu veux, lui dis-je, désignant du menton sa fourrure gonflée par le courant d’air.
Nous avançâmes malgré tout précautionneusement à la vue de la route, puis nous reprîmes notre vitesses de croisière, arrivés de l’autre côté. L’odeur d’Adrian se fit subitement plus forte lorsque nous atteignîmes les crêtes est. Nous ralentîmes de conserve, comme mue d’une même volonté. Je me laissai guider sur la piste, mais malgré ce fumet prononcé, il n’était pas là. Il avait dû rester ici plus longtemps. Nous tournâmes un certain temps, la piste se divisant en divers endroit. Soudain, entre des rochers à l’abri du vent contre le flan de la montagne, je trouvai la raison de tout cela. Il avait dormi ici. Mais l’odeur ne datait pas d’aujourd’hui, ce qui signifiait qu’il avait changé de dortoir. Je me tournai vers la louve, et soupirai.
Il n’est plus ici.
Je ne pouvais m’empêcher d’être agacé. Il n’était plus là, et la trace se recoupait tellement de fois que nous allions perdre du temps. Je pensai néanmoins à Bella, et je me rappelai que tout cela en valait la peine. J’attendis alors que la louve continue pour la suivre de nouveau.
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