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 Une nuit des plus dure. Mais je serais là toujours pour toi. [Edward] {Suite de dure soirée}

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Bella Swan Cullen
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MessageSujet: Une nuit des plus dure. Mais je serais là toujours pour toi. [Edward] {Suite de dure soirée}   Lun 11 Jan - 8:00

Je venais de rentrer du lycée. On ne pouvait pas dire épuisée, ou éreintée mais vide, sans l’être le plus important de ma vie. Il m’avait quitté à midi, pour pouvoir aller chasser, et n’être qu’à moi ce soir. N’être qu’à moi… cette phrase de sa voix si suave m’avait fait frémir. J’étais à chaque fois sur un nuage quand il me rappelait qu’il n’était qu’à moi… A moi simplement. Malgré des au revoir longs et arrachant, j’avais fini par le laisser partir pour ne pas arriver en retard en cours. Les baisers que nous nous avions échangés avaient été bien trop courts et insuffisants pour moi. Mais au fond jamais je n’aurais été rassasiée de lui par de simples baisers. La vision de sa Volvo démarrant au quart de tour vers chez lui m’était restée en mémoire tout le long des heures interminables de cours. Aussitôt qu’il m’eut laissé, Mike c’était proposé pour me tenir compagnie. Je n’avais pas vraiment accepté ni refusé. J’étais bien trop concentrée sur l’amour de ma vie. Enfin bref, j’étais rentrée et dans à peine deux heures Edward serait là… Du moins il me l’avait promis. Je montai dans ma chambre pour m’attelai à mes devoirs.

Cette tâche fut bien vite réglée, trop vite à mon goût. En à peine une demi-heure j’avais tout bouclé. Malgré les examens qui arrivaient à grands pas et mon stress qui ne cessait de s’accroître, mes révisions me semblaient d’une banalité commune. Je retenais très facilement chaque idée de chaque cours. Et c’était encore mieux quand Edward m’aidait à réviser. Je devais même préciser que c’était plus qu’agréable et amusant. Oui je m’amusais à réviser pour une chose qui me faisait peur, avec l’ange éternel de ma vie.

Je soupirai quand l’horloge de la cuisine me frustra par l’heure qu’elle indiquait, seulement dix-neuf heures moins le quart. L’heure était contre moi. Elle ne passait pas alors que je voulais à tout prix qu’elle passe. Mais rien à faire, temps que je me focaliserais sur elle, elle ne passerait pas. Je sortis de quoi préparer le repas que je voulais confectionner pour Charlie et moi. Cela me prit plus de temps que prévu avec en prime deux coupures peu profondes mais qui me ralentirent un peu. J’enfournai le plat dans le four préchauffé en prenant garde à ne pas me brûler.

Une fois le repas enfourné je montai à la va-vite dans ma chambre où je rangeai un peu pour pouvoir mieux accueillir mon bien aimé, qui n’était toujours pas arrivé. Ce n’était pas normal il était toujours là avant que je dine, il avait l’habitude d’être là me surprendre à préparer soit le repas soit mes affaires pour après la douche, à rire de mon organisation. Où était-il? Voilà la question qui commençait à me titiller sérieusement. La chasse avait été surement plus longue que prévu…

Soupirant devant cette réflexion qui m’angoissait, je pris le temps de poser mes affaire de nuit dans la salle de bain de lancer une tournée de linge et descendis mon père qui venait d’arriver et qui attendait pour manger. Je me mis très vite à table, tandis que l’heure tournait et j’espérai que l’amour de ma vie serait bientôt là. Le diner se passa en silence je finis bien vite mon assiette, ou plutôt je délaissai vite mon assiette. Charlie protesta et je répliquai que je n’avais peu faim du au stresse des examens, pour qu’il ne puisse pas répliquer ce qu’il ne fit pas en fin de compte. Je lavais les assiettes si distraitement qu’une lame de couteau entailla la chaire d’un de mes doigts. Protestant contre moi-même je me soignai et montai dans les escaliers en quête de trouver l’amour de ma vie dans ma chambre. Mais à mon arrivée rien… Aussi vide que moi en cet instant. Edward où es tu mon Ange?….

Les larmes me montèrent aux yeux mais je les réprimais, je me saisis de mon portable et composai son numéro de mes mains fébriles. Une tonalité… Deux…. Cinq s’en suivirent puis rien… Sa boîte vocale. Il avait peut être laissé son portable en silencieux, me dis-je. Il allait arriver, me répétai-je.

Respirant profondément je redescendis au rez-de-chaussée, peut être avait-il appelé, pour me prévenir mais était sur mon père. Je demandai à Charlie si un quelconque appel des Cullen avait été passé. Oui Alice aurait bien pu vouloir me prévenir de l’annulation de notre soirée avec Edward pour ne pas éveiller les soupçons de mon père. Il me grommela que le téléphone n’avait pas sonné de la soirée. Le doute en moi s’accrut fortement.

Je montais les escaliers après avoir reçu ces révélations, qui n’en étaient pas vraiment de mon père. Où était mon bien aimé? Je ne pouvais plus le quitter, certes nous nous séparions parfois des heures ou journées mais si peu de temps qui nous paraissaient cent fois plus long qu’ils n’étaient. Mais j’essayais de combler ce temps par des petites pensées vers lui. Enfin, je mentais, je n’arrivais pas à ne pas penser constamment à lui. On aurait pu croire qu’il était à lui seul toutes les pensées que j’avais, que j’ai et que j’aurais à l’avenir. Oui mon avenir était lui, rien que lui. Mais ce soir un grand doute sur mon avenir se fit récent. Mon fiancé n’avait pas donné signe de vie depuis plus de 6h ou même plus.

J’entrais dans la salle de bain, pour entamer mon rituel habituel de toutes mes soirées prévues avec lui. Je me doucherai, enfilerai mon pyjama et j’irais dans ma chambre pour m’endormir dans ses bras. Mais tout ça ne se passerait pas comme je le voulais, il n’était pas là, où était il? La confusion s’éprit de moi et j’eus du mal à réagir au courant d’air qui me fit frissonner de la tête au pied. Quand je pris conscience de cet air froid je relevai les yeux dans l’espoir de le voir. Mais rien. Ce n’était juste la fenêtre entrouverte qui avait laissé ce courant d’air passé. Je soupirai et allai fermer la fenêtre. Je pris ma douche ensuite, l’inquiétude me dévorant de l’intérieur.

Que pouvais-je faire? L’appeler jusqu’à temps qu’il me réponde? Attendre patiemment qu’il arrive? Ou bien aller à la villa pour voir ce qu’il fait? La dernière solution me paraissait risquer, surtout s’il se passait quelque chose. Et si… Non… Cela ne pouvait avoir lieu. Les Cullen ne m’avait pas encore transformé et… Non

Toutes sortes d’hypothèses aussi angoissantes les unes que les autres, traversèrent mon esprit accroissant ma panique déjà présente. Je fini de m’habiller et pris un tas de vêtement propres que je ramenai dans ma chambre pour les ranger. Je traversais le couloir en me demandant grandement si je n’allais pas aller voir par moi-même si Edward allait bien… j’ouvris la porte de ma chambre et sans vraiment regarder autour de moi je refermai la porte.

Ce fut seulement quand j’allais allumer la lumière qu’une silhouette se dessina à mes yeux dans l’obscurité aux quelques rayons de lunes passant part la fenêtre. Ce fut à cet endroit que la silhouette était adossée, ou plutôt elle se trouvait. Car elle était assise sur le rebord de ma fenêtre.

Un sourire illumina mon visage, toutes peur et inquiétude qui m’habitait avant. La joie et la sérénité remplacèrent tous les sentiments précédents. Je m’apprêtais à le rejoindre heureuse de son arrivée. Mais quelque chose clochée. Quelques choses dans l’air n’allaient pas. Pas une senteur, non rien de sensoriel. J’eus l’impression que mon cœur me criait de prendre garde. J’avais toujours les yeux fixés sur mon bien aimé, lui toujours immobile. Quelque chose n’allait pas. Puis d’un coup, un instant son regard croisa le mien et mon cœur hurla de douleur.

La peine, la tristesse, la colère, tous les sentiments que j’avais pu voir en lui mais à différents moments dans son regard cohabitait en ce même instant et causa la prise en otage de mon cœur par la panique, le peur pour lui. La détresse de son regard me figea quelques instants. Il me désarma en un instant.

- Edward ..., sur un voix morte devant tant de détresse.

Puis machinalement, mon corps sombra dans un système de mécanique, que ma raison ne contrôlait nullement. Mes mains lâchèrent le linge que je tenais, le laissant au sol. Mes jambes furent mise en route par celui qui dirigeait tout en cet instant, et enjambèrent le linge au sol et accoururent vers mon bien aimé. A sa hauteur, mes yeux chargés de larme ne m’offrir qu’une pâle vision de mon amour, mais mes bras s’enroulant atour de lui, l’attirèrent à moi, son visage contre ma poitrine, me donnèrent un pâle ressent charnel de la réalité qui s’était présentée en moi. Je ne bougeais pas, je l’enlaçais fortement. Ce contact de nos deux peaux, avait comme pour effet de me transmettre tout son mal être qu’il avait. Chaque point de contact de lui à moi, me donnait une douleur qui traversa tout mon cœur pour se joindre à une plus grande souffrance dans mon cœur.

Ce dernier criait, ou il criant à l’injustice, car pour lui, un être aussi parfait qu’Edward ne pouvait, ne devait pas posséder une tel détresse. Non, c’était l’être le plus juste, et droit que je n’avais connu. Jamais il ne devrait ressentir pareille souffrance.

J’enfouis mon visage dans sa magnifique chevelure cuivrée aux senteurs uniques. Essayant d’être forte, pour lui. Pouvoir supporter sa peine, son malheur tel qu’il soit. Car je l’aimais et à deux nous seront à jamais plus fort.

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MessageSujet: Re: Une nuit des plus dure. Mais je serais là toujours pour toi. [Edward] {Suite de dure soirée}   Ven 26 Mar - 18:58

Je courrais dans la forêt. Pas comme à l’accoutumée. Rien de ma vitesse, de mon empressement. Pas de confiance dans mes mouvements, aucun plaisir. Rien. Une simple course, dont la destination était la chambre de Bella. Mais chaque pas que je faisais était freiné par mes doutes, mes inquiétudes, ma culpabilité. Surtout ma culpabilité. Je m’étais éclipsé de la maison dès que ça avait été possible, abandonnant ma famille pour un moment. Je ne pouvais plus supporter la pression de cette soirée. J’avais le sentiment que cette histoire n’était pas terminée. Non, mais elle l’était pour moi ce soir. J’allais retrouver l’être qui était tout pour moi. Ma vie. Mon cœur. Tout. J’allais au devant d’elle. Alors pourquoi ne pas me dépêcher ?

J’étais las. Cette louve. Cette soirée. Mon père et surtout ma lâcheté, ma trahison, tout ceci m’avait vidé. J’avais oublié Bella. Je l’avais oublié alors qu’elle m’attendait. Je savais qu’en cet instant mes yeux, mon visage l’informerait vite, trop vite, de mon état. Aussi, j’étais là, en forêt. Je devais me calmer. Oublier. Ne pas l’inquiéter. Je ne voulais pas qu’elle sache. Tout ceci, c’était ma faute. Rien que ma faute. Je ne voulais pas l’inquiéter. Et je ne voulais pas qu’elle m’abandonne. Si elle savait, comment pourrait-elle encore avoir envi de moi ? Non, ce n’était pas possible. Pourtant, je ne pensais pas être capable de lui mentir. Et … Je lui devais bien la vérité.

Je m’arrêtais. Il fallait que je me reprenne. Ne pas me laisser emporter par mes pensées folles. Ne pas douter des autres. Non, j’étais le seul qui valait le doute. J’étais le seul … Peut être devrais-je aller chasser ? Du sang dans ma gorge, peut être que ça me permettrait de reprendre le contrôle de mon être. Mais il était déjà si tard … Je devais la rejoindre vers 19 heures, c’est ce que j’avais prévu. Et maintenant, il était 20 heures 30. Elle devait s’inquiéter. Je le savais. J’en étais même sur. Mon téléphone avait vibré dans ma poche un peu plus tôt, mais j’avais été incapable de décrocher. Ma voix, loin d’être contrôlée, l’aurais affolé bien plus que de raison. Non, la chasse avait duré, voilà tout. Je réfléchissais.

Il fallait que je chasse, ne serais-ce que pour assurer la sécurité de mon Amour. A cran comme je l’étais, c’était dangereux pour elle d’être auprès de moi. Et ma soif était déjà présente avant tout ça … Je soupirais, agacé. Pourtant, il fut bien plus facile de lâcher prise à mon individualité. De me laisser emporter par mes sens, l’animal en moi. Le monstre en moi. Un moment j’étais Edward, l’instant d’après un prédateur redoutable. Ma tête tourna vers l’est. Une horde de cerf à moins d’un mile de moi. C’était parfait. J’y serais en un rien de temps. Je me laissais guider par le fumé des herbivores, avançant d’un pas sur cette fois. Le pas d’un ravageur. En rien de temps, je me retrouvais à proximité des animaux. Le son de leur cœur, le bruit des jeunes occupés à se courser, tout ceci appelait ma faim, enflammé ma gorge. Un grognement en sorti, menaçant. Je vis un male relever la tête, chercher l’origine de ce bruit, inquiet. Mais avant que quiconque ne puisse s’enfuir, j’étais là, au milieu des cervidés paniqués. Une proie. Puis deux. Trois. Je m’emplissais de sang, le plus possible, sans être rassasié. Au final, cinq bêtes se retrouvèrent inanimées à mes pieds. J’avais été rapide, brutal, efficace. J’étais bon comme monstre. Mais bien que la soif se fût calmée, je n’allais pas mieux. Le sang n’avait pas suffit à noyer mes sentiments. Ressentiments.

Aussi, reprenant possession de mon être, je m’éloignais. J’étais toujours le même. Et Bella m’attendait. Je repris ma course, déchiré. J’avais incroyablement besoin d’elle en cet instant. La sentir contre moi, l’entendre, l’aimer. Et pourtant … Je n’étais pas digne d’elle. J’aurais voulu fuir. La laisser refaire sa vie avec quelqu’un d’autre. Quelqu’un de meilleur. Un homme digne d’elle qui la rendrait aussi heureuse qu’elle m’avait rendu heureux. Mais j’étais égoïste. Je ne supportais pas l’idée de la quitter. Et je lui avais promis. Ainsi, mes pas m’amenèrent au pied de sa fenêtre. Et rien que le son irrégulier de son petit cœur me mit du baume au cœur. J’inspirais profondément. Calme. Je devais me contrôler. Grimpant par la fenêtre, je me retrouvais dans cette chambre, symbole d’amour et de souffrance. Je ne voyais que la souffrance en cet instant. Il fallait que je vois cette fille que j’aimais tant, bien que je le redoutais. Je ne bougeais plus. Ne pas perturber l’équilibre serein qui régnait en cet endroit. M’asseyant sur le rebord de la fenêtre, je baissais les yeux. Qu’allais-je dire ? Qu’allais-je faire ?

Alors que j’étais en proie aux doutes, tiraillé par mille et une questions, je l’entendis revenir de sa toilette. Je restais figé, attendant l’instant où elle me verrait. Attendant la sentence. Elle ouvrit la porte et entra. Son odeur atteint mes narines, enflammant ma gorge, ravissant mon âme. L’instant suivant elle allumerait la lumière et me verrait là, adossé à sa fenêtre. Pourtant, la lumière restait éteinte. Je relevais les yeux pour voir ce qui se passait, et nos regards se croisèrent le temps d’une seconde. Ce fut suffisant pour que je vis passer ses yeux de joie à tristesse. Douleur. Elle savait. Et elle souffrait. Comment pouvais-je lui faire ça ? Ce que j’avais redouté était en train de se passer. Ma culpabilité s’accrut encore. Et ma peine …

« Edward » dit-elle d’une voix si dépourvu des tonalités qui l’embellissaient habituellement que ma poitrine se serra un peu plus.

Toutes mes pensées étaient tournées vers elle. Que pensait-elle ? Qu’allait-elle faire ? Je ne voulais pas qu’elle souffre. Je ne voulais pas qu’elle aille mal. Pourtant, malgré moi, je provoquais toujours ces sentiments en elle. Non, encore une fois, je n’étais pas bon.

Ses bras lâchèrent le linge et je la vis se diriger vers moi. J’eu si peur qu’elle tombe … Mais en un instant elle se retrouva devant moi. Ses yeux étaient emplis de larmes, un faible reflet de ce que criait mon âme. Elle m’enlaça alors. Ma tête se retrouva contre sa poitrine. Mes sens se gorgèrent d’elle et je lâchais prise. Non, je ne pouvais pas. Comment avais-je pu vouloir partir ? Comment avais-je pu l’oublier ? Lui faire ça à elle qui était si belle, si parfaite. Mes mains se resserrèrent autour d’elle. Je la serrais contre moi le plus fort que je pouvais sans lui faire mal. J’inspirais encore, encore et encore, me gorgeant d’elle, de son odeur si magnifique. Transcendante. Je l’aimais. Je l’aimais tant. En cet instant elle était mon refuge. Ma force. Je sentais qu’elle se voulait forte pour nous deux, même si ça aurait du être moi. Elle était si courageuse. Je gardais ma tête contre elle, n’osant pas relever les yeux. Je ne voulais pas croiser son regard empli de question. Surtout je ne voulais pas croiser son regard si plein de peine. Et je ne voulais pas le voir se transformer en accusation. Non, je profitais du moment, me regorgeant d’elle. Je sentis son visage s’enfouir dans mes cheveux, et moi je ne bougeais pas. Je ne pouvais pas. Pourtant je devais lui dire au combien j’étais désolé. Je devais lui dire au combien je l’aimais. Que j’essaierais d’être plus fort pour elle. Pour nous.

- Je suis si désolé, dis-je d’une voix où se mêlait ma peine et ma douleur. Je suis en retard, fut la seule chose que je pu ajouter.

Fermant les yeux, je me dégageais d’elle et, saisissant son visage entre mes mains, je posais mes lèvres sur son front. Puis je la pris dans mes bras à mon tour, cachant mon visage dans le creux de son cou.

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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Bella Swan Cullen
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MessageSujet: Re: Une nuit des plus dure. Mais je serais là toujours pour toi. [Edward] {Suite de dure soirée}   Mer 7 Avr - 13:28

Je le serrai contre moi. Plus fort d'instant en instant. Dans la pénombre de ma chambre, la peur, l'inquiétude m'avaient prises en otage. Mais je devais les combattre, il ne fallait pas que je sombre dans la panique, ne serait-ce que pour Lui.

Oh Edward, qu'as-tu ? Que c'est-il passé mon tendre amour pour que tu sois en proie à tant d'émotions qui me terrifient dans tes yeux ? Pourquoi tant de tristesse et de désarrois dans ton si magnifique regard d'habitude?

Ses mains glissèrent dans mon dos et me serrèrent plus à lui. Je le laissai faire, sachant pertinemment qu'il en avait vraiment besoin en cette soirée. Mon visage dans sa chevelure cuivrée, je ravalai mes larmes de panique et caressai le dos de mon aimé pour le rassurer et qu'il puisse se calmer doucement. À travers mon fin T-shirt, je pouvais sentir sa peau de marbre glacial, ça ne me déplaisait pas, même si je suis sûre qu'il ressentait quelques-uns des frissons que cela me procurait, mais encore là je m'en fichais royalement. C'était pour lui que je faisais là et rien d'autre n'avait d'importance. Je le sentais respirer à plein poumons contre mon thorax, je savais ce qu'il faisait. Il se rassurait par mon parfum qu'il aimait tant. Je relevai la tête et lui caressai les cheveux doucement. Aucun mot ne serait plus utile que ce moment pour lui. J'avais ravalé les larmes naissantes, je me devais d'être forte pour lui, il était ma vie, je ne pouvais supporter de le voir ainsi, démuni. Toujours contre moi, mes mains caressèrent son dos jusqu'à sa nuque, ou encore sa magnifique chevelure de cuivre en bataille, quant à mes yeux ils fixèrent la pénombre du dehors, me renvoyant par la vitre un très faible reflet de la scène.

Certes je paniquais intérieurement me demandant bien ce qui avait pu le mettre dans un état tel. Je savais une chose pourtant je n'étais guère mêlée à cette histoire. Mon regard l'aurait surement question, à cause de l'inquiétude qui m'habitait, mais je n'en ferais rien par la parole, j'attendrais qu'il me le dise par lui-même. Je ré-enfouis le bout de mon nez dans ses cheveux m'émerveillant sous les senteurs parfaites qu'ils dégageaient.

Puis sa voix, brisée... pas mélodieuse, douce et amoureuse qu'à l'habitude...

-Je suis si désolé,.... Je suis en retard.

Idiotie!!! Me hurlais-je intérieurement.

Pourquoi s'excuser alors qu'il était arrivé quelques choses de grave !! J'aurais pu le réprimer sévèrement, mais je n'en fis rien. Je voulus le serrer toujours plus fort, mais il se dégagea de mon étreinte et se releva face à moi. Je croisai encore son regard ravagé par ces sentiments atrocement douloureux pour mon coeur. Il déposa ses mains sur mes joues, j'en fermais doucement les yeux pour apprécier se contact si doux. Il déposa dès lors ses lèvres sur mon front, ses lèvres froides, douces... en même temps je remontai doucement une de mes mains pour la poser sur l'une des siennes. Ne brisant pas ce silence je ne dis rien, mais ne pensais pas moins de tout cela. J'essayais de calmer la guerre du savoir ou non qui ne faisait qu'accroitre ma panique. Il se détacha toujours avec douceur et me prit contre lui délicatement. Je repassai mes bras dans son dos, le serrant un peu plus fort contre moi. Son visage d'ange se cachait alors dans mon cou. Je le laissais faire, je ne ferais qu'en fonction de lui ce soir.

Mon inquiétude de ne pas savoir, de le voir si démuni me rendait guère la tâche simple. Mais je ne désirai pas le brusquer, il était déjà si tourmenter. Alors, mes pensées me dirigèrent vers diverses hypothèses sans vraiment y trouver une raisonnable et qui tienne la route. J'eus pensais à une perte d'un membre de la famille, mais cette hypothétique réalité me réfuta aussitôt. Non c'était impossible, je ne le supporterai pas non plus. Puis je pensai à une querelle... Mais avec qui? D'habitude cela ne l'affecter pas autant... de plus il ne se querellait pas de façon très importante avec les membres de sa famille. Mais avec qui alors? Jake? Edward aurait évité pour ne pas me causer de peine. Mais qu'était il arrivé?

Je ne sais combien de temps nous restâmes enlacés l'un à l'autre. Mais j'espérais que ce temps soit bénéfique pour Edward. Pourtant, je m'écartais doucement de lui en plongeant mon regard dans le sien. Ma main droite monta vers sa joue et la caressa doucement.

- Ne te soucis pas de l'heure. Tout ira bien, tu es là, essayai-je de le rassurer d'une voix douce.

Je m'écartai un peu plus de lui et de mon autre main pris la sienne délicatement.

- Viens
, lui demandais-je tendrement.

Je le fis me suivre vers mon lit d'un pas lent, toujours dans l'objectif de le brusquer. Je m'assis prudemment sur le bord en un temps puis je m'installais bien au fond de mon lit pour poser mon dos contre le mur. Je lâchais alors sa main quelques instants pour mettre une couverture sur mes épaules et lui fis signe de me rejoindre ouvrant mes bras pour ainsi le réconforter.

- Edward quoi qu'il se soit passé. Je suis là et serait toujours là pour toi. Je ne t'obligerai jamais de me dire ce qui s'est passé, afin que j'apaise tes peines par des paroles, mais mes bras sont tout à toi pour te consoler mon Amour.

Je ne sais quel effet cela aura, mais je venais de laisser exprimer mon coeur et je savais que c'était la seule chose à faire.
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MessageSujet: Re: Une nuit des plus dure. Mais je serais là toujours pour toi. [Edward] {Suite de dure soirée}   Mer 7 Juil - 12:22

Concentré. Il fallait que je reste concentré. Tous mes sens étaient tournés vers cette fille dont la chaleur réchauffait mes mains. Dont l’amour réchauffait mon cœur. Je n’avais pas le droit de penser à autre chose. Rien des horreurs de la soirée. Non, je ne pouvais pas. Je ne savais pas ce qui s’était passé. Ni ce que j’avais envi de confier. La honte pesait lourd sur mes épaules, la culpabilité bien plus encore. J’étais arrivé ici, le seul endroit où je pouvais retrouver mon calme. Aussi je m’absorbais en elle.

Mes mains sur son visage. Sa peau douce et chaude, d’une fragilité certaine qui électrisait ma peau. Je sentais chaque grain de peau et m’en ravissait. Et son odeur si merveilleuse. Merveilleuse et tentante. Mais cette soif, je pouvais la contrôler. Cette bête là resterait sous contrôle ce soir. Les senteurs florales de son essence calmaient mes peurs, à défaut du reste. Son cœur, plus irrégulier encore que d’habitude. La souffrance, l’angoisse de ce qui s’était passé accélérées son pouls, propulsant dans ses artères le sang qui venait rougir sa peau. Comme elle était belle. Et comme j’étais stupide. Venir ici ce soir. J’avais eu besoin de la voir. Ô oui, j’en avais besoin. J’aspirais l’air qui nous séparait à pleins poumons, m’en rassasiait. Ma gorge criait sa peine comme à son habitude. Tant mieux, je méritais ça. L’inquiétude qui crispait son allure me fit comprendre comme j’avais eu tord de venir. Pourtant, j’étais incapable de partir. Pas ce soir, après ce qui était arrivé.

Une de ses mains vint se poser sur ma main, l’enfermant d’une chaude étreinte. Bien que quotidien, ses contacts m’enchantaient toujours. Et ce soir, l’émerveillement était entier, et d’égal intensité que la culpabilité qui m’échauffait l’esprit. Mais je devais me concentrer. Ne penser qu’à elle et son contact divin. Aussi, je me dégageais pour la reprendre contre moi, le visage dans son cou, au plus près de sa peau. De son cœur.

Nous restâmes comme ça un moment, mes pensées toujours agitées même si je m’efforçais de les envoyer au loin. Je me demandais ce qu’elle imaginait en cet instant. Et à chaque instant, je baisais son cou. Simplement, doucement, sans volupté. Comme un petit garçon cherchant à oublier, à se faire pardonner. Les yeux fermés, le front plissé par mes pensées qui rebondissaient contre les remparts que j’avais érigés. Je ne voulais pas bouger. Elle était le pilier qui m’empêchait de tomber. Pourtant, elle se dégagea. J’ouvris les yeux, refoulant mes sentiments les plus honteux au fond de moi, et plongeais dans les siens. Mais aujourd’hui, rien du ravissement qui me saisissait d’habitude. Non car aujourd’hui j’étais aveugle, et seul je voyais le reflet de mes angoisses au fond de ses yeux, de même que les questions qui ne tarderaient pas, et auxquelles je n’avais pas de réponse. Pas encore.

- Ne te soucis pas de l'heure. Tout ira bien, tu es là, me dit-elle d’une voix douce, s’efforçant de me rassurer.

Je la regardais, sans un mot. Oui j’étais là. Mais est-ce que tout irait bien réellement ? Rien n’étais moins sur. Qu’avais-je fait ? Cette question tournait en moi, comme un ouragan déchainé, arrachant tout sur son passage. Et, pour parfaire à la tempête qui m’agitait, je me demandais ce qui allait se passer. Et bien plus que ça qui étais-je, pour faire souffrir les gens qui j’aimais. Lâche. Menteur. Et bien plus encore … Je n’entendis pas ce qu’elle dit mais la laissait me guider, sa main dans la mienne.

Je la regardais s’installer sur le lit. Lorsqu’elle lâcha la main, j’eu l’impression de perdre un bout de moi et je voulus protester mais elle se contenta de prendre une couverture pour se tenir à l’abri du froid de mon corps. Ce corps que je détestais. Ce corps si dangereux qui trompait tout le monde !
Elle ouvrit les bras et m’invita à la rejoindre, comme si je n’étais qu’un enfant. Je la fixais un instant, me demandant pourquoi elle faisait ça. Non je le savais, elle m’aimait. Mais pourquoi ? Elle était si bonne, et forte d’une manière si belle … Elle était magnifique. Pas seulement physiquement. Non, elle était juste parfaite, et ma présence à ses côtés jetait l’ombre sur elle, l’arrachant à sa vie. Sa famille. Je m’approchais et doucement pour ne pas lui faire mal, m’installais à côté d’elle. La regardant un instant sans mot dire, je me penchais alors, posant ma tête sur son ventre. Si proche de son cœur que s’en était assourdissant. Et d’une pureté saisissante. Je soupirais, me laissant aspirer par ses cadences.

- Edward quoi qu'il se soit passé, je suis là et serais toujours là pour toi. Je ne t'obligerai jamais de me dire ce qui s'est passé, afin que j'apaise tes peines par des paroles, mais mes bras sont tout à toi pour te consoler mon Amour.

Consoler ? Ce n’était pas ce que je cherchais. D’ailleurs que voulais-je en venant ici ? Je savais parfaitement que ma vue l’inquièterait. Mais j’étais venu quand même, incapable de refouler ce besoin qui avait prit corps dans mon cœur et dans mon corps. Cet appel qui me faisait me ravir plus encore du toucher de son corps. De son essence profonde. Et de son cœur … Ravir et redouter. Redouter de mettre fin à ça par mes actes. Il m’était impossible de refouler ma honte. Non, pas ici quand je touchais à la perfection. Pas ici alors que cette femme s’offrait à moi, si sincèrement. Si naturellement. Elle m’aimait, moi, le monstre parmi les monstres.

Qu’allais-je dire ? Qu’allais-je faire ? Je ne pourrais fuir mes démons indéfiniment. Je ne pourrais éviter mes actes continuellement. Mais … Pas maintenant, alors que le calme grandissait en moins. Il n’effaçait rien de mes doutes ni de ma honte, de ma culpabilité, toutefois il enveloppait le tout d’un certain contrôle qui me permettait de voir les choses clairement, de manière sensée. Aussi articulais-je doucement :

- Merci.

Je ne la remerciais pas de me consoler. Je la remerciais simplement d’être là pour moi. De m’aimer quand tout lui criait de s’éloigner.
Nous restâmes comme ça un moment. Sans bouger. Mes mains jointent sur mon ventre, ma tête sur le sien … Mon esprit reconnu les harmonies de son cœur, et ma réflexion se posa dessus, cadencé par le métronome de ma vie. Et alors je pus envisager la situation autrement. Mes sentiments face à cette soirée étaient trop récents. Houleux, les vagues malmenant mes pensées contre les bords de mon âme. Je ne voulais plus y songer, car alors l’inquiétude revenait, et plus encore, le dégoût de moi-même irradiait, tel un phare guidant les navires perdus. La seule chose à laquelle je pouvais me consacrer était cette soirée. Qu’allais-je dire, et faire ? Je n’acceptais pas de la faire souffrir plus. Je ne dirais rien. Ainsi je ne serais pas forcé de mentir. Si elle ne me posait pas de question, tout irait bien. Si à l’inverse elle demandait … Je ne savais pas. Quoi dire ? Combats. Mensonge. Déception. Trahison. Tant de choses qui s’emmêlaient en moi… Comment réagirait-elle ? Inquiétude pour Carlisle et Alice probablement. Et pour moi ? Dégoût et déception ? Peut être changerait-elle d’avis pour la transformation… Je devrais lui dire alors. Elle me quitterait, referait sa vie. Conserverait son âme. Vieillirait et aurait des enfants. Et moi je n’aurais plus qu’à retourner en Italie, pour en finir.

Je soupirais. Je m’étais égaré. Me concentrant à nouveau sur son cœur, je fermais les yeux, décidé à me taire. Du moins pour l’instant… Je me composais une expression avec toute l’habileté dont je pouvais faire preuve, et enfouissais tous mes sentiments au plus profond de moi, gardés par le cerbère de mon esprit. Je me décontractais, effaçant les rides de mon front et ouvris les yeux. Contrôle. J’avais besoin de contrôle. Et d’une voix calme :

- Excuse-moi s’il te plait. La chasse … commençais-je, mais je m’arrêtais aussitôt. Ne rien dire. Ne rien laisser paraître.

Je me redressais alors et me tournais vers elle. Cependant, je ne pouvais pas croiser ses yeux. Non, j’avais trop peur de me perdre dans leur profondeur. Et ma maitrise ne durerait pas éternellement. Alors je me levais plutôt et me dirigeais vers la fenêtre.

Dehors la nuit était pleine, et seul un croissant de lune illuminait le ciel. Un instant je me demandais ce qui se passait à la maison. La louve était elle en train de dormir dans ma chambre ou s’était elle enfuie ? Chassait-elle dans les environs ? Ces deux idées m’horrifiaient. Mes muscles s’étaient imperceptiblement tendus à cette pensée.

Au moins je n’entends pas ses pensées, me dis-je pour me rassurer.

Me calmer. Je me décontractais de nouveau et remerciais le Ciel que Bella n’ai pu voir mon visage à ce moment là. Je me retournais face à elle, et lui dis, un vague sourire aux lèvres :

- Ne t’inquiète pas pour moi, tout va bien. Tu devrais plutôt dormir, tu as l’air épuisé.

Je ne voulais pas la quitter ce soir. Elle ne le voudrait pas non plus, mais … Il était dur de rester calme. Elle serait bien mieux dans un monde onirique qu’ici en ma présence, pensais-je amèrement…

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Bella Swan Cullen
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MessageSujet: Re: Une nuit des plus dure. Mais je serais là toujours pour toi. [Edward] {Suite de dure soirée}   Lun 26 Juil - 18:55

Je le regardais tendrement dans les yeux. J'essayais tant bien que mal de le rassurer comme je le pouvais. Je devais admettre qu'il était bien plus habile que moi pour rassurer l'autre. Il faisait cela si bien, et moi je semblais incapable de le rassurer, juste capable à être là, sans pouvoir faire quelque chose de plus. Je lui ouvris mes bras en le regardant de manière à lui faire comprendre qu'il pouvait venir, comme pour appuyer mes paroles dites. J'essayais de garder une mine sereine, mais mon cœur me trahissait par ses battement lançaient au triple galop.

Il s'approcha lentement vers moi et vint poser doucement sa tête contre mon ventre. Mes lèvres s'étirèrent un peu et je passai mes bras sur ses épaules et enfouis mon visage dans sa chevelure cuivré. Je restai ainsi immobile, appréciant ce contact qu’il m’offrait, en profitant pour essayer de l’apaiser comme je le pouvais. Il m’avait déjà confié que mon contact, l’émerveiller et qu’il le détournait parfois de toute autre pensée. J’espérais que ce fut le cas ce soir. Mes mains attrapèrent les siennes délicatement et exercèrent de douces caresses sur celles-ci. J’essayai de me calmer moi aussi. Car ce n’était pas une solution que je panique, car s’il le sentait il ne me dirait rien.

« Merci »

Sa voix s’était faite douce, très tendre. Je souris légèrement dans sa chevelure avant de remonter une main pour caresser sa chevelure tout en mettant ma tête vers l’arrière. Immobile pour lui. Statufiée pour moi. Je ne bougeais pas, pour nous, mon cœur reprenait un rythme à peu prêt normal. Mes yeux s’étaient fermés, et mes pensées se taisaient. Je m’efforçais à ne pas imaginer ce qui aurait pu se passer, mon cœur se serrait aussitôt emballé et j’aurais affolé mon Aimé.

« Je t’aime tout simplement mon Ange, murmurai-je »

De longues minutes s’étaient écoulées et le silence était seul maître en cet instant. Peut être que c’est-ce qu’il cherchait : le silence, mon contact tout simplement pour le moment.
Son souffle frai traversa mon T-shirt, plus prononcé qu’avant. Je relevai la tête et le regardai tout en arquant un sourcil cherchant à déceler un problème. Puis sa voix résonna de nouveau dans la pièce.

« Excuse-moi s’il te plait. La chasse …»

Il se tut aussitôt commencer. Allait-il perdre cette fichu manie de s’excuser alors que je ne lui en voulais nullement ? Puis je réfléchis plus longuement et me dis que cela pouvait être pour une autre cause qu’il s’excusait.
Le regardant se redressait, je me recalais mon dos contre le mur correctement et le fixer d’un regard interrogatif. Je mourrais sur place de lui demander ce qui c’était passé, mais au fond de moi je savais que si il avait émit le désir de m’en parler il l’aurait fait bien plus tôt, il n’aurait pas attendu si longtemps. Je le laissai agir comme bon lui semblait, restant silencieuse essayant de comprendre.

Il me fuyait je le sentais et le voyais. Rien n’était plus flagrant que ses yeux qui ne croisaient jamais les miens, il voulait me cacher sa peine mais il en oubliait probablement que je savais l’observer et que je le connaissais par cœur. Toutes ses réactions de cette nuit étaient nul habituelles chez lui. Jamais il ne fuyait une étreinte avec moi, jamais il ne fuyait mon regard. Il avait quelque chose à me cacher, pour me protéger mais de quoi ? De qui ?

Je le regardais se lever et me faire os pour regarder à l’extérieur. Restant où j’étais je le fixais sans avoir bougé. Ce qui l’avait retardé n’était en rien la chasse, j’en étais persuadé. Quelque chose de bien plus grave était arrivée.
Il se tourna alors vers moi avec un vague sourire :

« Ne t’inquiète pas pour moi, tout va bien. Tu devrais plutôt dormir, tu as l’air épuisé. »

Je sus qu’il voulait ne pas m’inquiéter plus mais il avait réussi tout le contraire. D’une son sourire était si faux, en rien un de ceux que je lui connaissais et qui m’éblouissaient. Non celui là était tordu, forcé, sans amour, sans tendresse, il ne venait pas de son cœur mais d’un de ses mensonges pour m’épargner. De deux, il s’avait pertinemment que je ne lâcherai pas l’affaire si facilement alors il recourra à l’excuse de ma fatigue d’humaine, mais encore là il oubliait que je ne dormirai pas sans lui et il ne semblait pas s’apprêter à me rejoindre. S’en était beaucoup trop pour moi, il fallait que je sache et cela maintenant. Et oubliant ce que je lui avais dit plutôt je me levais. Contournant mon lit je vins me placer dans son dos, bien que je fusse plus petite que lui je restai là.

« J’ai l’air épuisée car ton manque m’a rongé toute la soirée c’est tout… Je ne dormirai pas tant que je ne serais pas sereine et je ne le serais que quand toi tu le seras, sincèrement. Maintenant, soit sincère avec moi Edward, je ne suis pas bête et je te connais. Tu veux m’épargner de quelque chose, mais de quoi ? Telle est la question que je me pose depuis que tu ne veux plus croiser mon regard. Regardes moi dans les yeux et dis moi sincèrement qu’il n’y a rien et j’irais me coucher. »

J’attendais sa réponse, mais je ne pus l’attendre bien longtemps et je repris la parole.

« Je t’aime Edward et je sais très bien que ce qui t’as retardé n’est en rien le manque d’animaux ou la chasse en elle-même. »

Cette fois je passai devant lui et chercher son si joli regard. Je posai une main sur sa joue et le força à me regarder.

« Si tu ne veux pas m’inquiéter, dis moi tout ; Certes je t’ai dit que je supporterai de ne pas savoir mais, mais je n’y arrive pas. Je m’inquiète car je t’aime plus que tout. Ne me demanderais-tu pas la même chose s’il m’était arrivé quelque chose et que je décide de rester aussi silencieuse que toi ? Ne me forcerais-tu pas à partager mes maux ? »
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MessageSujet: Re: Une nuit des plus dure. Mais je serais là toujours pour toi. [Edward] {Suite de dure soirée}   

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Une nuit des plus dure. Mais je serais là toujours pour toi. [Edward] {Suite de dure soirée}
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