Carlisle Cullen Famille Cullen: Admin

Messages: 967 Date d'inscription: 12/04/2009 Age: 371 Localisation: Forks
Carte d'identité Condition: Vampire Don: Résistance à l'attrait du sang et compassion
 | Sujet: Re: [1719] Bouleversement [PV : Volturi, Carlisle Cullen, Lyra Broomwich] Sam 31 Déc - 15:43 | |
| Alors que je contemplais Lyra, si belle et ses yeux si brillants de la passion que nous venions de vivre, je ne pouvais arrêter les pensées tortueuses qui m'assaillaient. Pendant plusieurs minutes j'étais devenu quelqu'un d'autre. Quelqu'un que je n'aimais pas. Quelqu'un de violent et gouverné par ses pulsions. Pourquoi devions-nous être dirigé par le vampire même quand on se décidait enfin à profiter de ce que la vie avait de meilleur ? Ne pourrais-je donc jamais me laisser aller ? Pris dans mes pensées, je la vis rouler pour coller son corps contre le mien et poser doucement son visage dans sa paume. Je ne bougeais pas, n'osant pas faire un geste qui pourrait faire remonter la pression.
- Hmmm… Nous pourrions rester ici des heures à nous contempler en attendant le soleil, ou bien nous promener dans les bois ou encore… rentrer. Son regard en dit long sur sa motivation à cette dernière idée. Moi je préfèrerai la première solution, mais ce n’est que mon humble avis…
Sur le principe j'étais d'accord, mais mon habitude à fuir me donnait envie de rentrer. Je voulais pouvoir réfléchir tranquillement à ce qu'il venait se passer. Pas me tenter encore plus en restant encore seul avec elle.
- Ou bien nous pourrions partir tout simplement…
Je tournais vivement la tête vers elle. Elle était sérieuse ? J'avais lancé l'idée voilà quelques semaines, elle l'avait refusée et m'avait convaincu de renoncer. J'étais d'accord avec elle à présent, il serait bien trop dangereux de nous enfuir d'ici. Du moins, pas sans l'autorisation des Seigneurs. Et avec le pari qu'elle avait lancé, nul doute qu'elle devrait passer l'épreuve avant d'avoir l'accord. Mais elle n'était pas encore prête... Je le sentais. Peut être dans quelques mois. Ou un an. Lorsque ses yeux seraient parfaitement dorés et qu'elle ne frémirait plus en sentant l'odeur des humains, juste avant que nous partions. Là, nous pourrions peut être jouer notre éternité et tenter le tout pour le tout. Mais... Et si elle ne réussissait pas ? Que deviendrions-nous ? Au fond de moi, tout au fond, si loin que je ne laissais pas les pensées arriver jusqu'à ma conscience, je savais que je ne pourrais pas avoir une relation durable avec un vampire qui ne serait pas végétarien. En tant qu'ami, bien sûr, il n'y aurait aucun problème. Nous nous connaissions depuis plusieurs années maintenant, et son alimentation n'avait jamais été une difficulté. Mais ce qu'il venait de se passer, cette sauvagerie qui m'avait pris en sentant juste le goût du cerf... Et si elle venait de s'être sustentée d'un humain ? Jusqu'où serais-je allé, moi qui n'avait jamais goûté à leur saveur ?
Non... Nous devions prendre notre temps pour mettre toutes les chances de notre côté. Et le temps, nous l'avions, alors pourquoi se précipiter ?
- Un jour nous partirons... Tous les deux...
Elle ne réagit pas. Je fronçais les sourcils, et la regardais plus attentivement. Son regard était perdu dans le vide, rêveur d'une vie qui n'était pas la nôtre.
- Lyra...
Je levais ma main pour venir caresser sa joue du dos des doigts. Au bout de plusieurs secondes, son regard se remplit de nouveau de "vie" et elle tourna les yeux vers moi en s'excusant. Elle se redressa, le visage encore absorbé par ses pensées. Je me demandais ce qui l'avait autant transporté mais me retins de tout commentaire.
- Seigneur, comme le temps passe… Nous devrions profiter de la forêt encore un peu avant que la garde ne nous invite à rentrer…
Un coup d'œil vers le ciel m'apprit que le temps tournait, en effet. Le temps passait toujours vite en sa présence. Nous nous relevâmes et profitâmes de ce que la forêt avait à nous offrir pour encore quelques heures. Le silence nous était familier et je me félicitais qu'elle l'aimât autant que moi. Il me semblait que mon esprit ne voulait pas s'éteindre et je sus que seul le temps m'aiderait à comprendre et à augmenter le contrôle que je devais avoir sur moi. Je fus ébahis de la manière dont elle imitait les oiseaux. Pour ma part j'étais incapable de sortir le moindre son du genre et je ne m'y risquais même pas. Sur les toits de Paris, même les pigeons me fuyaient, alors que j'essayais de les attirer... Et son sourire... Elle était belle.. Pourquoi la vie n'était pas plus simple ? Pourquoi n'étions-nous pas simplement humain ? La tristesse et la fatalité pouvaient se lire dans mes yeux, aussi je détournais le regard. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète, et surtout, je ne voulais pas qu'elle me pose des questions auxquelles je ne désirais pas répondre. Trop vite, la garde arriva. Aro devait vraiment craindre que nous partions pour envoyer ses sbires parce que j'avais parcouru cette forêt des heures durant, seul, sans qu'il ne vienne me chercher. Mais soit. J'avais décidé de rester avec Lyra jusqu'à ce que nous puissions partir ensemble. Enfin, si Dieu nous le permettait...
Cependant, une fois dans l'enceinte du palais, une décision vint en moi. Claire et sûre. Comme venue de nulle part. Comme si mon cerveau avait réfléchi de lui même et était maintenant certain d'une chose. Nous ne devions plus nous embrasser. Plus jusqu'à ce que nous soyons partis d'ici et que notre contrôle à tous deux ne serait pas plus assuré. Je redoutais la séparation devant les portes de nos chambres. J'avais peur qu'elle ne tente de m'embrasser à nouveau et que, faible comme je l'étais, je ne succombe aux plaisirs des sens. Mais il n'en fut rien et nous nous séparâmes comme les autres jours.
Et le temps repris son cours... Et à chaque fois que venait le moment de notre séparation, je frémissais d'appréhension. La pensée que je devais me séparer d'elle devenait obsédante et je ne comprenais pas pourquoi. En dehors des Volturis et de ce problème de contrôle personnel, nous étions heureux ensemble. Elle me faisait du bien, elle m'apaisait de mille manières. J'avais besoin d'elle aussi sûrement que de l'air qu'on respire... Mais quelque chose m'empêchait de lui dire... Je ne savais pas quoi. Je me disais que c'était ce palais qui me minait. Mon envie d'en partir... Que je devais tenir et que bientôt, nous serions libre..
Et puis arriva le cauchemar. Le jour que nous redoutions sans trop y penser car nous le savions lointain. Grossière erreur. Un soir, alors que nous rentrions de chasse, Alec nous attendait devant la porte. Mon ventre se serra aussitôt d'angoisse en le voyant. Jamais il ne serait venu si ce n'était pour de mauvaises nouvelles. Qu'allait-il donc nous dire ?
Rien du tout. Il se contenta de donner une lettre à Lyra et disparut après nous avoir salué. Le visage de mon amie se décomposa à la lecture du message. Elle vacilla et je passais ma main dans son dos pour la retenir. Elle me tendit la missive, je la parcourus rapidement. Et voilà. Notre destin était scellé. Dans trois jours elle devrait être prête. Dans trois jours, Dieu déciderait de notre avenir commun. A moins qu'il ne l'ait déjà fait... Lentement, j'entourais Lyra de mes bras, avant de la serrer contre moi. J'avais peur. Peur de la perdre, peur de cette épreuve qu'elle devrait affronter toute seule. Toute seule ? Non... Aro, ne m'invitait pas, mais il ne demandait pas à ce qu'elle fut séparé de moi. Je fermais les yeux en imaginant que je devrais de nouveau subir ce calvaire tant redouté. J'en étais capable, je le savais, mais je craignais de ressentir de nouveau cet appel. Ce monstre en moi qui quémandait sa libération. Et pourtant, Lyra était dans cette impasse à cause de moi. Parce que je l'avais aidé à reconnaître qu'être un meurtrier n'était pas la solution. Qui serais-je si je ne l'accompagnais pas ?
- Oh Lyra... Mon torse collé contre son dos, mes bras ceignant sa taille, le papier maudit encore entre les doigts, je posais ma joue contre la sienne avant de murmurer. Je vais venir avec vous.. Nous y arriverons ensemble... Et d'ici la semaine prochaine, nous serons partis...
Si j'en étais si certain, alors pourquoi mon cœur semblait être devenu une lame acérée prêt à me transpercer ?
Ces trois jours furent une torture incroyable. Nous chassions tous les jours jusqu'à ce que nous ne puissions plus ingurgiter quoi que ce soit. J'étais devenu obsédé par la sensation de soif et dès que ma gorge me piquait un tant soit peu, je sortais chasser avec elle. Je passais mes nuits à tourner comme un lion en cage dans ma chambre trop petite. Je voulais que l'épreuve arrive au plus vite pour être fixé et en même temps je tremblais rien qu'à l'idée de ce qui nous attendait. Et rien d'y penser, j'avais envie de chasser pour rassurer mes craintes. Gavé de sang, nous ne risquions rien. Normalement...
Et le soleil de ce jour détestable se leva. Je me préparais comme tous les matins mais j'avais le regard désespéré de celui qui se sait condamné. Dans le miroir, je me donnais l'impression de revoir celui que j'étais en arrivant dans ce château. Perdu, hésitant... Seule une lumière d'espoir était apparue dans mes yeux. Celle de savoir que je n'étais plus seul. Et cela changerait tout. Une nouvelle fois, nous chassâmes. Rapidement. Proprement, tant l'habitude était maintenant en nous. J'étais si plein que je pouvais jurer ne plus me nourrir pendant au moins trois semaines. Cependant, je savais que ce ne serait pas une raison pour que le vampire me laisse tranquille. J'allais être tenté. Je le savais. Et pour elle, je prenais tous les risques... Jusqu'à damner mon âme plus qu'elle ne l'était déjà. Seigneur, aidez-nous...
Le temps est un concept vicieux car il ne va jamais dans le sens que l'on souhaite. Il sembla filer du matin jusqu'en ce début d'après midi où Aro nous avait dit de nous présenter. La promenade dans la forêt n'avait pas été aussi apaisante d'habituellement. Cela ne faisait que monter mon stress. Je tentais de le cacher à Lyra mais la sentant terrorisée elle aussi, je savais que je ne pouvais être crédible bien longtemps. Après tout, si je mettais mes convictions en jeu, elle, c'était toute son éternité qu'elle jouait. Si elle réussissait, nous partirions ensemble. Si elle craquait, elle devrait rester ici, probablement à jamais. Quant à moi... j'avais envie de rester.. Mais... J'avais tellement envie de découvrir autre chose que ce palais morne et triste... Si Lyra n'avait pas été là, nul doute que je serais déjà parti depuis longtemps.. Et si elle devait rester pour toujours... Que ferais-je ? Je préférais ne même pas y penser tant la moindre idée en ce sens me tordait le ventre.
La porte de la grande salle se dressait devant nous, menaçante. Elle s'ouvrit sans que nous ayons besoin de toquer et Felix se présenta devant nous avec un sourire avenant. Le visage grave, Lyra à mon bras, nous entrâmes en regardant autour de nous. Il me semblait que le palais entier était réunit pour ce repas. Le nombre d'humains allait être considérable. Les Seigneurs avait fait de cette épreuve un repas gargantuesque. Aro ne se fit pas prier pour venir nous accueillir. Il frappa dans ses mains, un sourire sincère sur les lèvres.
- Ah! Lady Lyra e Carlisle. Che piacere di accogliervi per questo pasto grande! Ah ! Dame Lyra et Carlisle. Quel bonheur de vous recevoir pour ce bon repas ! - Nous ne pouvions pas refuser une telle demande...
Je tournais la tête vers Lyra mais soudain toute l'attention des vampires présents fut attirée vers l'entrée que nous venions de franchir. Heidi, ravissante dans sa robe noire recouverte d'une capuche de fourrure, s'avança parmi nous, suivi d'une trentaine d'humains, tous plus ravis les uns que les autres de visiter le "splendide palais de Marcus". Je déglutis difficilement et stoppais officiellement de respirer. Les portes se refermèrent. Je pris la main de Lyra dans la mienne et l'emmenais à l'écart, là où je m'étais posté les deux fois où j'avais eu à subir cette torture. Aro ouvrit les bras bien grand comme pour englober le monde entier.
- Bienvenue mes amis dans votre dernière demeure. Théâtralement, il regarda chacun d'entre nous. Des murmures parcouraient nerveusement le troupeau d'humains. Bon appétit.
Mes doigts s'entrecroisèrent avec ceux de Lyra et je serrais fort sa main, le dos collé contre le mur du fond, à moitié caché derrière une colonne. Il n'y avait rien à dire, d'autant que ça aurait nécessité de l'air et dans une seconde, le sang allait jaillir de partout. Et peut être... Peut être serait-ce la fin de tout ce que nous essayions de construire.. †•´*¤*' •††•´*¤*' •† †•´*¤*' •†Carlisle's fascination †•´*¤*' •† †•´*¤*' •†Peter Facinelli France †•´*¤*' •†  |
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