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 1911 [PV Carlisle]

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Esmée Cullen
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MessageSujet: 1911 [PV Carlisle]   Mer 14 Juil - 0:24

1911

"Esmée!"

J'avais la tête dans un nuage tellement opaque que je n'entendais qu'une voix floue qui résonnait dans mes oreilles. Je connaissais cette voix, j'en étais certaine. Autoritaire, comme si par quelques mots elle avait toujours ce qu'elle voulait avoir. Agaçée, mais ce n'était pas vraiment différent qu'à l'habitude avec moi. Pourtant, je n'arrivais pas à mettre un nom sur cette voix grave. Je n'arrivais simplement pas à saisir la moindre chose autour de moi. Comme si je me trouvais dans une bulle, isolée du reste du monde. Je me sentais les membres aussi mous que de la guimauve fondue, ma tête se mettant à tourner à une vitesse folle alors que je reprenais lentement mes esprits.

La première chose que je remarquai fut l'atroce douleur qui me traversa comme un choc électrique. Celle dans ma tête, juste à l'endroit où elle était contre le sol dur, qui pulsait en suivant le rythme accéléré de mon coeur. Et celle qui m'élançait à travers ma jambe droite, qui était anormalement pliée sous mon corps.

"Esmée! Réveille-toi!"

Ma première pensée fut: Inutile de crier comme ça! Mon père... Mon père était-là? Dans un petit gémissement plaintif, je fermai mes yeux émeraudes dans l'espoir de retourner dans cette bulle où la douleur n'existait pas. Où la confusion régnait et que je n'avais pas besoin de réfléchir. Maintenant, je ne pouvais pas contrôler mes pensées qui se bousculaient dans ma si douloureuse tête. Que s'était-il passé d'assez important pour que mon père soit là? Oh mais peu importe... Je voulais me rendormir, j'avais si sommeil...

"Sa jambe a vraiment mauvaise mine..."

"Brianna, va appeler le Docteur Burns."

Brianna... Ma mère... Mes deux parents étaient là? Le docteur? Quelqu'un n'allait pas? Avec la douleur que je ressentais, peut-être étais-ce même moi. Que s'était-il passé? Je me souvenais de... De... Non... J'ai trop sommeil...

"Ne t'endors pas! "

Un ordre... Il croyait vraiment que c'était le temps de me donner un ordre? Et d'hurler ainsi! Ma tête bourdonnait, mes oreilles brûlaient. Mes hormones en rébellion m'incitait à ne pas l'écouter. Mais... je devais écouter mon père... car c'était mon père. J'ouvris donc les yeux, et une forte nausée s'empara de moi. Dieu Seigneur... Je les refermai aussitôt en gémissant. Si je les gardais ouverts plus longtemps, j'étais persuadée que j'allais être malade. Des larmes me montèrent aux yeux sans que je ne leur commande rien. J'avais mal.. Et je ne comprenais pas ce qui se passait. Mais je retins mes larmes. S'il fallait que mon père les voient... Je n'étais plus une gamine.

"Il est absent, Gary", s'exclama la voix lointaine et affolée de ma mère qui courrait vers nous.

Quelques mots incompréhensible quittèrent les lèvres de mon père; des jurons sans doute. Alors... Si le docteur Burns ne pouvait pas venir... Alors je devrai bouger pour aller voir un docteur? J'eus soudain peur... Ouvrir les yeux me donnaient la nausée et la chair de poule. Je ne voulais pas imaginer bouger. Mon père n'allait tout de même pas me bouger... Le doute se confirma à peine quelques secondes plus tard. Je sentis des bras glisser sous mon dos pour me soulever. Au premier mouvement de mon corps, un hurlement de douleur quitta mes lèvres. Et encore, ma jambe droite n'avait pas bougé de sous mon corps.

Mon père s'immobilisa, me regardant pour l'une des rares fois avec un regard inquiet. Mais la lueur d'inquiétude quitta rapidement son regard alors qu'il replaçait ses bras plus confortablement sous mon petit corps. Je n'étais pas massive, encore moins lourde. Et je me sentais comme une poupée de porcelaine qui risquait de tomber en miette à chaque moment. J'avais sans doute des ecchymoses partout sur la partie supérieure du dos et des épaules, et je sentais que mes poignets étaient endoloris. Mais comment étais-ce possible d'avoir aussi mal... J'étais habituée de me frapper partout, à m'égratigner, à me couper... Qu'avais-je donc fait pour avoir aussi mal cette fois...

"Je t'avais dit que grimper aux arbres était dangereux, Esmée Anne...", souffla ma mère.

Grimper aux arbres... Oui... Je voulais voir s'il restait encore des oeufs dans le nid d'hirondelles après l'orage d'hier soir. Je m'étais hissée comme toujours, aux mêmes branches pour approcher mon visage du nid de brindilles... Décidément, les branches avaient été abimées par la tempête. Je ne me souviens que vaguement de la chute, tout devenant noir si rapidement. Je n'avais jamais eu peur de monter dans les arbres, ni de faire des tas de choses. Et on ne m'avait jamais empêcher de m'amuser avec ce que je trouvais autour de moi... jusqu'à récemment du moins.

"Il faut l'emmener à Columbus.", ajouta mon père.

Sa voix disait qu'il n'avait pas le choix de me déplacer, de me faire mal. Mais aussi qu'il était embêté de devoir me trainer jusqu'à l'hôpital parce que notre médecin de famille avait pris des vacances, et parce que j'avais fais la sotte en trainant comme un garçon. Sans crier gare, il me souleva d'un coup sec dans ses bras. Ma jambe droite tomba mollement dans le vide dans une étrange position, envoyant un coup de foudre dans ma jambe. L'explosion de douleur me fit crier à nouveau, et je ne pus empêcher, cette fois, les sanglots de me secouer.

Tout le long du chemin pour nous rendre à la voiture, me faisant balancer d'un côté à l'autre sous le rythme des pas de mon père, je retenais des exclamations de douleur sans pour autant retenir mes larmes et sanglots. J'avais l'impression que ma jambe ne tenait que par un fil, que mes os étaient broyés. Seigneur... Cela faisait si mal... Et ma tête était si douloureuse... Et j'avais tant sommeil. Mais comment dormir avec cette douleur? Mon esprit me disait que je trouverais bien le moyen...

"Fais attention à la porte...", souffla ma mère alors qu'elle tenait la porte de la toute nouvelle voiture de son mari.

Elle était réservée pour les longs trajets, ou les urgences... Dans ce cas-ci, les deux. Nous habitions en banlieue de Columbus, près de la forêt. Nous vivions de l'exploitation agricole de mon père, dans une ferme entouré d'immenses champs. Les voisins étaient rares, mais la maison était rarement vide. Depuis toujours, mon père travaillait d'arrache-pied pour que la ferme devienne une partie importante du marché de maïs et de tournesol de la région, dans tous leurs dérivés possibles. Et il y était arrivé... Sa fierté. La raison pour laquelle nous avions une voiture. Et cela ne l'enchantait visiblement pas d'utiliser cette voiture pour parcourir une trentaine de kilomètre pour rejoindre l'hôpital.

Et je peux vous jurer que cela ne m'enchantait pas non plus. Si le simple déplacement de la cours arrière jusqu'au garage avait été un enfer, je n'osais pas imaginer quel martyre serait la route bosselée, allongée sur la banquette arrière... Je sentis une main sur mon front, et la voix douce de ma mère;

"Ne bouge pas trop..."

Je n'entendis bientôt plus sa voix, ne sentis plus sa main. Je m'endormie alors, étourdie par la douleur du balancement de la voiture. Je retrouvais ce gouffre noir, et pourtant il n'était pas aussi confortable. Il y avait ce coeur qui battait à l'arrière de ma tête, envoyant des langues de feu à travers mon crâne. Et cette pulsation infinie et atroce qui se poursuivait dans ma jambe.

Et la douleur me réveilla à nouveau. J'ouvris mes yeux boursoufflés dans un gémissement plaintif, me laissant appuyer contre mon père qui me sortait de la voiture. Je bloquai mon genou, empêchant ma jambe visiblement cassée, de pendre dans le vide comme précédemment. Nous y étions déjà? Ma tête semblait moins floue... La nausée étaient moins envahissante Je semblais avoir repris mes esprits...

Boitillant, aidée par mon père, j'entrai dans l'hôpital en jetant à la ronde un regard inquiet. Je n'avais jamais mis le pied dans un hôpital... Je n'avais jamais été assez malade pour ce faire... Ni assez blessée... Et j'avais espéré que l'occasion ne se présenterait pas de sitôt. Ma mère s'avançait déja pour expliquer la situation à l'infirmière de service. Je n'entendais pas le dialogue, mais je crus comprendre par l'air soulagé de ma mère que le médecin n'allait pas tarder.

Mais le temps passait... Et je sentais ma jambe valide, malgré le support de mon père, flancher sous le reste de mon corps.

Mon père me laissa donc aller dans une des chaises dans la salle d'attente, et je le laissai faire un ravalant un cri de douleur. A quoi bon exprimer ma douleur; juste à voir ma jambe, on savait que je souffrais... J'eus alors tout le loisir d'examiner ma jambe... Toute déformée, ma peau blanchâtre était devenue violacée à plusieurs endroits. Elle faisait étrangement le double de la taille de mon autre jambe... Sa simple vue semblait faire revenir ma nausée, et donc je détournai le regard à temps pour entendre mon père marmonner dans sa barbe;

"Il est pas un peu jeune pour être docteur..."

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Dernière édition par Esmée Cullen le Dim 1 Aoû - 15:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Jeu 15 Juil - 22:46

Columbus Ohio.

Dans un soupir, je me passais de l'eau sur le visage, rouvrant les yeux pour tomber sur mon reflet dans le miroir. Encore une nouvelle nuit seul. Je détestais les nuits où je n'avais pas de garde à l'hôpital. Elles étaient le plus souvent interminables surtout quand je ne chassais pas. Et je chassais de moins en moins...

J'étais arrivé en Amérique, à New York, en 1720. Pas encore sûr de moi, j'avais passé plusieurs années à étudier, et surtout à parfaire le contrôle de ma soif. J'approfondissais mes connaissances nuit et jour en particulier sur la médecine, la vocation ayant germé en moi en Italie. Je voulais aider les gens. Les sauver. Tout le contraire de ce que faisaient Aro et les Volturi.
En 1782, je fus ravi d'apprendre l'ouverture dans le Massachussetts d'une école de médecine nommée "Harvard medical school". Avant la fin de la décennie, je sortais avec un diplôme passé en candidat libre de généraliste et de chirurgien. L'inscription m'avait été nécassaire pour pouvoir faire mes stages et acquérir de l'expérience, mais je n'allais pas en cours, passant seulement les examens quand il y en avait. Les cours avançaient bien trop lentement à mon goût et ainsi, j'évitais le soleil le plus possible sur le campus. J'avais été reçu avec les meilleures notes jamais vues par le doyen mais, dès le diplôme en poche, j'avais disparu préférant aller sauver des vies plutôt que devenir professeur.
Pour me faire oublier, j'avais passé la frontière du Canada, utilisant le français que j'avais appris un siècle plus tôt pour faire mes premiers pas en tant que médecin au Québec. Je n'avais pas arrêté depuis...

Un siècle déjà...

Je changeais de ville tous les dix ans environs, allant de l'Ontario jusqu'en Alberta avant de repasser aux Etas Unis au milieu du 19é siècle. J'étais redescendu dans le Dakota du Nord, et avais longé les grands lacs pour arriver finalement en Ohio. La boucle était presque bouclée. Heureusement, les contacts entre les différents états n'étaient pas très fiables, et bien qu'ayant travaillé dans plusieurs dizaines d'hôpitaux, mon identité était restée secrète.

J'exerçais au Columbus Hospital depuis maintenant plus de trois ans. J'aimais bien cette ville, en particulier la grande forêt nationale de Wayne qui me fournissait plus de proies que je n'en aurais eu besoin. Voilà plus de quatre jours que je n'avais rien bu et ma gorge me brûlait tout juste. Enfin, elle commençait tout juste à me hanter... Parce que la brûlure, elle, est éternelle.

Me redressant, je m'observais dans le miroir. Une goutte d'eau glissait aussi aisément que sur du marbre sur ma peau mortellement pâle. Parfois, je me demandais comment les humains pouvaient croire à ma mascarade. Je me voyais même briller légèrement sous les néons... Mais ça, seule une vision de vampire pouvait le remarquer. Mes yeux s'étaient assombris, passant du doré à l'ocre, signe que je devrais bientôt aller faire une randonnée en forêt. Je me passais les mains dans les cheveux, les lissant en arrière comme j'avais pris l'habitude pour ne pas qu'ils me gênent. Je me trouvais plus que quelconque et n'arrivais pas à me faire à l'idée que les cœurs des infirmières et des patientes puissent s'accélérer en ma présence. La nature nous avait décidément donné de trop grands avantages...
Je soupirais une nouvelle fois. Ce n'était pas la perspective d'aller travailler qui me rendait ainsi, mais plus les cinq heures qu'il me restait à attendre. Il était trois heures du matin, et j'étais déjà totalement prêt.

Je retournais dans ma lecture des trois volumes intitulés "The History Of Civilization From The Fall Of The Roman Empire To the French Revolution" qui venaient tout juste de sortir. Je les avais achetés avant hier, et je terminais le second volume de près de 800 pages. Heureusement, le livre fit couler lentement le temps jusqu'à six heures et demie et je sautais sur mes pieds sitôt la dernière ligne lue. Tant pis, j'arriverais avec une heure d'avance... Ils avaient l'habitude....
Je pris pourtant tout mon temps pour me rendre à l'hôpital, comptant les pas comme des mesures pour marcher à allure humaine. Mon travail était tout ce que j'avais dans ma vie. Je m'y consacrais corps et âme.

J'arrivais à l'hôpital et ne pus empêcher un soupir de soulagement alors que je franchissais les portes, les odeurs de désinfectants et de médicaments saturant mon odorat. La nuit semblait avoir été calme, car personne n'était dans la salle d'attente. L'infirmière à l'accueil, avait du mal à garder les yeux ouverts, tant elle semblait s'ennuyer. Cependant, son attention fut tout de suite capturée alors qu'elle me vit arriver.

- Bonjour docteur Cullen.... Toujours aussi matinal...

Je lui souris, m'accoudant au comptoir.

- Qu'y puis-je si je ne peux plus dormir après 5h du matin ?

Elle se mit à glousser, et je lui souris pour faire bonne mesure. Mais déjà, mes yeux étaient sur le petit tas de dossier de patients. J'avais hâte d'entamer ma garde de 36 heures.

- Le docteur Shin s'est assoupi. J'allais le réveiller.
- Laissez, je m'en charge. S'il est épuisé, je vais prendre la fin de sa garde.

Il fut ravi que je lui propose de rentrer chez lui et m'expliqua que le début de la nuit avait été particulièrement agité. Il était extenué. J'acceptais ses remerciements, et retournais à l'accueil prendre les dossiers.
Je fis le tour de ses patients et des autres en à peine une heure, en profitant pour voir si chacun allait bien, refaisant parfois moi-même les pansements. Je ne savais pas si les infirmières appréciaient que je fasse parfois le travail à leur place, ou si elles trouvaient cela déplacé, mais il fallait que je m'occupe. Après plus de huit heures inactif, le moindre temps mort était un supplice.
Je me mis à recommencer à vivre à l'arrivée de la première ambulance. Je pouvais enfin faire ce pour quoi je pensais être né. Aider les gens.
Les minutes s'écoulèrent alors à leur vitesse normale et même plus vite. Je m'oubliais dans la médecine... Jamais je n'étais plus vivant que lorsque j'entendais le cœur d'un être humain revenir à la vie grâce à moi.

Le soleil baissait déjà sur l'horizon quand j'eus quelques minutes de répit. C'était ce que j'aimais dans les grandes villes: ça n'arrêtait pas. Je retournais à l'accueil, plaisantais quelques minutes avec l'infirmière - une autre que celle du matin - avant que le ballet des patients ne revienne.
Une indigestion, un infarctus tout juste pris à temps et une vilaine coupure plus tard, je pris le dossier d'une jeune fille. Je lus rapidement son nom - Esmée Anne Platt - et la raison de sa venue - Chute de 3 à 4 mètres. Forte douleur à la jambe. Ecchymoses.
Je m'approchais alors de la salle d'attente, cherchant des yeux une adolescente de seize ans.
Mes yeux allèrent aussitôt à sa jambe, réellement en sale état. Je me tournais vers une infirmière, demandant une chaise roulante avant de m'approcher doucement. Malgré qu'il ne marmonne, je captais très distinctement la remarque de son père, mais feignis de ne pas l'avoir entendue.

- Bonjour, je suis le docteur Cullen... Par ici, je vous prie.

L'infirmière aida la jeune fille à s'installer dans le fauteuil et me suivit jusqu'à la salle de consultation. J'attendis qu'elle fut allongée sur un lit, ce qui ne se passa pas sans quelques grimaces et autres gémissements.
Puis, je pus enfin examiner sa jambe, le regard de son père droit sur moi. Avec un siècle d'expérience, autant dire que j'en avais vu de pire.
Mettant mes gants, je laissais mes yeux et mon esprit faire le premier diagnostic, juste en observant sa jambe.
Elle n'avait plus la forme droite qu'elle aurait dû avoir. Déformée par l'os brisé, sa peau n'était plus qu'une série de contusions. Je n'aurais même pas besoin de lui faire passer de radiographie pour savoir que l'os était brisé. Mais j'allais devoir palper sa jambe pour savoir s'il y avait plusieurs fractures.
Avec un petit sourire rassurant, je m'assis sur un tabouret que je rapprochais du lit avant de parler d'une voix douce.

- Voyons donc ce que nous avons là... Mlle... Je regardais de nouveau la fiche. Platt.

Je passais ma main doucement sur la jambe pour voir si je sentais l'os proche de l'épiderme, et se faisant, je commençais mon investigation habituelle.

- Comment est-ce arrivé ?

Je ne parlais à personne en particulier. Le premier qui voudrait bien me répondre pour que je puisse comprendre les circonstances de la blessure, m'irait.

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†•´*¤*' •†Carlisle's fascination †•´*¤*' •† †•´*¤*' •†Peter Facinelli France †•´*¤*' •†


Dernière édition par Carlisle Cullen le Sam 23 Avr - 0:40, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Dim 1 Aoû - 14:59

Si en temps normal, un commentaire comme celui de mon père aurait attiré mon attention, ce ne fut pas le cas cette fois. J'avais encore cette étrange boule dans ma gorge suite à la vue de ma jambe tordue, alors que le reste de mon esprit commençait à comprendre pourquoi j'avais aussi mal. Décidément, je ne m'étais pas seulement foulée la cheville. Et tout n'était plus à sa place... En plus, je ne désirais pas vraiment voir immédiatement le médecin qui allait sans doute me faire mal... encore plus mal que maintenant, plutôt... J'avais peur d'être à l'hôpital. Les gens mourraient à l'hôpital. Personne n'aimait aller à l'hôpital, non? Et bien, moi non plus alors!

Je décidais donc de garder mes yeux rivés sur les formes géométriques du carrelage bleu et blanc de la salle d'attente. Je traçait du regard les formes losangiques autour de moi, ma gorge se serrant de plus en plus alors que le bruit des pas du médecin m'annonçait qu'il s'approchait de plus en plus. Je tentais de cacher l'inquiétude de mes yeux verts, mais elle transparaissait dans mon visage entier sans me demander la permission.

- Bonjour, je suis le docteur Cullen... Par ici, je vous prie.

Pour une seconde qui me sembla durer des heures, mon corps se secoua d'un long frisson qui me fit oublier les palpitations de feu dans ma jambe. Au contraire, la chaleur sembla se répandre dans mon cœur comme une gorgée de miel sur une gorge irritée, ou la chaleur d'un feu après une longue journée d'hiver. Ce dernier reprit un battement plus rapidement qu'un autre, donnant un coup dans ma poitrine, avant de se débattre comme si je venais de courir jusqu'à la maison des Wilson... De la chair de poule s'installa sur l'entièreté de la peau dénudée de mes bras et de mes jambes, a l'exception de la droite avant de se glisser jusqu'à ma nuque.

Comment était-ce possible? Une voix aussi magnifique ne pouvait exister que dans des rêves. Une harmonie de tons si mélodieuse, aussi douce que le plus parfait des velours. Elle glissait dans mon oreille, enchantant mon esprit... le faisant virevolter comme un cerf volant gracieux qui dessinent des cercles et des tourbillons dans le ciel. Et je me laissais aller dans cette savoureuse sensation qui me trainait dans un songe éveillé tandis que mon corps tendait de comprendre ce qui se passait avec lui. Je voulais voir qui pouvait avoir une voix aussi enchanteresse...

Mes yeux verts bouteille quittèrent les lignes dessinées sur le sol pour se lever timidement vers l'homme qui se trouvait devant moi. Le docteur Cullen... Mon souffle se coupa aussitôt alors que mes paupières s'écartaient encore un peu plus devant la vision qui intégrait lentement mon esprit. Mais... Il était si... magnifique... Son visage concentré sur la charte qu'il tenait semblait avoir été sculpté par le plus minutieux des artistes. Des traits beaux par leur délicatesse, comme s'ils avaient été l'issue de calculs scientifiques pour former une harmonie parfaite. Le tout encadré par une peau pâle qui semblait aussi soyeuse de la soie, et de cheveux blonds impeccablement coiffés... Aussi beau qu'un... qu'un ange...

Mais je revins rapidement sur terre. L'infirmière me tira de ma contemplation en me soulevant pour m'installer sur un fauteuil roulant. Je n'avais même pas remarqué sa présence, trop hypnotisé par la beauté du docteur. Mais je ne pus l'ignorer plus longtemps lorsque la douleur se réveilla. Un coup de foudre traversa mon corps, me secoua de la tête aux pieds alors qu'on me hissai sur ma jambe valide. Je dus me mordre la lèvre pour retenir un gémissement de douleur, qui se contenta de résonner dans ma gorge. La pression dans ma tête devenait presque insupportable alors que la gravité me poussait toujours plus vers le sol. J'avais l'impression qu'on me soufflait dans l'oreille pour faire enfler mon crâne...

Mes bras tremblotants saisirent les deux bras du fauteuil avant de me faire lentement descendre jusqu'à ce que mon petit corps douloureux soit installé au fond... Je ne pus retenir un soupir de soulagement alors que l'infirmière me faisait rouler en suivant les pas du docteur Cullen. Au moins, je n'avais pas à marcher, ou sautiller bien plus longtemps. Du moins, pour l'instant. Je fermai les yeux quelques secondes, essayant de remettre de l'ordre dans mes idées. C'était sans doute le choc qui m'avait fait réagir ainsi en voyant le docteur. Contrairement aux autres filles de mon âge, je ne regardais pas particulièrement les garçons, moi... Encore moins les hommes. Ils sont bien trop vieux... Et pourtant, un simple regard sur l'homme qui s'était trouvé devant moi et... je perdais tout contrôle de moi-même. Mon coeur s'était mis à battre tout seul, et j'avais été incapable d'arrêter de le regarder... Et je m'étais sentie toute chaude en dedans...

Trop gênée par ma réaction pour oser y penser plus longtemps, je me forçai à ouvrir les yeux. Le carrelage défilait rapidement sous moi, me donnant la nausée si je regardais avec trop d'insistance. Je décidai donc de lever les yeux vers mes parents. Ma mère marchait tout près de moi en regardant droit devant elle, un étrange sourire aux lèvres. Je la regardai quelques secondes, croyant qu'elle allait me voir et se pencher vers moi. Mais ses yeux étaient rivés sur le sarrau du docteur... Ses pommettes étaient toutes rouge comme lorsqu'elle rentrait après un grand froid. Mais pourtant, il ne faisait pas froid... Mon père, quant à lui, avait son regard éternellement suspicieux en marchant plusieurs pas devant.

Nous entrâmes alors dans la petite salle de consultation. Mes yeux se posèrent sur le petit lit, comprenant que je devrai à nouveau me lever pour m'y installer. Je pris une grande inspiration, ramassant tout le courage qu'il pouvait me rester avant de tendre les bras vers ceux que l'infirmière me tendait. Cette dernière me tira doucement à elle, glissant ensuite un bras dans mon dos pour me soutenir. Ma jambe n'aimait pas du tout cela, me le faisait remarquer en envoyant un élancement de douleur jusqu'à l'aine. Grimaçant, je serrai les dents en gémissant, m'accrochant un peu plus à la dame. Elle devait avoir l'âge de tante Elaine, soit quelques années de plus que papa, et un sourire chaleureux qui apaisait. Sa voix presque rauque souffla gentiment;

"Doucement, ma jolie. Tu y es presque."

Je risquai un sourire, pas très convainquant, avant de m'appuyer sur le bord du lit. Pendant ce petit moment d'immobilité, je risquai un regard vers ma mère, qui regardait le docteur mettre ses gants, et mon père qui le fixait avec un regard mauvais. Je soupirai, levant à mon tour les yeux vers le docteur Cullen. La même sensation de chaleur m'envahit, faisant accélérer ma respiration inconsciemment. Je détournai immédiatement les yeux, n'osant pas croiser le sien.

Je pus, heureusement ou pas, détacher mon esprit de l'homme qui me troublait tant avant de perdre le contrôle de moi... "Elaine" souleva mes jambes pour me forcer à m'allonger, ravivant la douleur à travers mon corps avec un telle force que je ne pus retenir un sanglot suivit d'un long gémissement plaintif. Non seulement ma jambe me tuait, mon dos endoloris n'aimait pas que je m'installe sur lui. Je ne sentais que de la douleur à travers moi, aucune parcelle de mon corps me semblait indolore... Une larme coula sur ma joue alors que je fermais les yeux pour retenir les autres qui menaçaient venir. Ma tête me faisait si mal, ma jambe me torturait... Je ne pouvais plus respirer sans avoir mal... Je sentis à nouveau une main se poser sur mon front;

"Chhhut, Esmée... Tout va bien, ma chérie..."

Non! Non, tout n'allait pas bien! J'avais mal! Terriblement mal! Je me mordis la lèvre inférieure pour retenir un autre gémissement, laissant cependant quelques larmes glisser sur mes joues. Et je pleurais devant des étrangers... Dont un homme qui me faisait sentir... toute étrange... Pas normale! Il était tellement beau... Et, sa voix me rendait tellement... Qu'allait-il penser de moi maintenant? Que je n'étais qu'une pleurnicharde? Comment est-ce que je pouvais oser le regarder dans les yeux maintenant?

Dans un autre petit sanglot discret que j'espérais être la seule à avoir entendu, je couvris mon visage de mes mains. Qu'est-ce que j'avais.. Je commençai à penser comme Gloria, la grande voisine qui parlait bêtement aux beaux garçons. C'était mon docteur.. Et il allait me soigner. Je ne devais pas me laisser... me sentir toute... comme ça...

J'essuyai rapidement mes larmes avant de poser mes deux bras le long de mon corps comme si de rien n'était. Si mon corps restait d'être calme et posé, mon visage trahissait ma peur et mon inquiétude. Je regardai le docteur s'asseoir près du lit, tentant d'ignorer ma gorge qui se resserrait dès qu'il s'approchait. Le rythme de mon cœur resta décent jusqu'à ce qu'il m'honore d'un sourire... Le plus magnifique sourire que j'avais vu dans ma vie. Mes lèvres s'écartèrent devant la surprise, mes immenses yeux verts posés sur les siens. Je n'arrivais pas à croire, et pourtant avec tout ce que sa vue éveillait en moi je devrais commencer à croire, que son visage pouvait devenir encore plus beau illuminé d'un sourire.

- Voyons donc ce que nous avons là... Mlle... Platt.

La couleur de ses yeux me rappelaient celle d'une feuille de blé séchée en automne. Et, alors qu'il se penchait vers moi, je ne pus m'empêcher de respirer discrètement son parfum. Son odeur était... divine... Enivrante... Je désirais pouvoir le respirer, encore et encore, jusqu'à m'y noyer... Je n'avais jamais ressenti quelque chose de pareil... Un frisson me traversa, soulageant momentanément la brûlure dans ma jambe mais pas celle dans ma poitrine. Au contraire, celle-ci se déplaça jusqu'à mon visage pour le rendre brûlant. J'étais si mal à l'aise devant les milliers de sensations qui se bousculaient en moi. Je n'en avais simplement aucun contrôle... et je ne voulais pas qu'elles s'en aillent.

Je fermai rapidement les yeux en sentant sa main gelée sur ma peau boursoufflée. Je fus surprise par la température de sa peau, mais ce n'était surement que moi et la sensation de brûlure dans ma jambe. Sa doigt glissait sur ma jambe comme une douce caresse. Même si la sensibilité de ma blessure me faisait sursauter à quelques endroits, je m'étonnai à ne plus désirer que sa main quitte ma peau...

- Comment est-ce arrivé ?

Je soulevai mes paupières en baissant les yeux timidement. Ma gorge me semblait si sèche, et ma bouche pâteuse. Et avec l'étrange sensation qui me serrait la gorge, je me demandais bien comment un mot pourrait la quitter.

"Elle grimpait dans un arbre, et la branche a cédé sous son poids.", s'exclama mon père en posant son regard vert dans le mien.

Sa voix trahissait son énervement et son agacement, et je sentis les reproches tomber lourdement sur moi. Me sentant encore plus petite, je détournai la tête en tentant de laisser les blâmes glisser sur moi pour m'accrocher seulement à l'étrange plaisir du contact de la main du docteur. La voix, étrangement douce de ma mère, ajouta sans un regard pour moi;

"Elle a été très sonnée par la chute et je crois que sa jambe est cassée. Nous ne voulions pas prendre de chances, vous savez. C'est pourquoi nous sommes ici. Esmée est une jeune femme très énergique, mais parfois elle peut être très maladroite, vous savez. Mais cela ne rajoute qu'au charme, n'est-ce pas? Croyez-vous que c'est bien grave, docteur Cullen? Non pas que cela nous dérange de rester ici, au contraire - n'est-ce pas, Gary? - mais nous habitons assez loin. Nous sommes... enfin! Mon mari est agriculteur, voyez-vous. Tout comme vous êtes docteur... Êtes-vous marié, docteur Cullen?"

Mon regard apeuré s'écarquilla encore plus au fur et à mesure que les mots quittaient les lèvres de ma mère, et je sentis mon visage s'empourprer soudainement à sa dernière question. Non, non! Mais.. J'aurais voulut fondre dans le lit, disparaitre sous le matelas... J'avais honte! J'avais si honte... Et j'avais mal! Si mal que je ne sentais plus mon pied droit... Il semblait avoir tellement enflé que le petit soulier que je portais venait couper la circulation sanguine. Impossible de l'enlever seule... Je n'arrivai qu'à souffler d'une voix faible;

"Mam... mère..."

Cette dernière se tourna vers moi et ajouta d'un geste désinvolte;

"Ma chérie, laisse les grands parler."

En grimaçant, je fermai les yeux en essayant tant bien que mal de bouger mes orteils droits. Ils bougeaient légèrement, des milliers d'aiguilles les piquant sans cesse... Récapitulons; je m'étais cassé la jambe, frappé la tête violemment... J'avais le corps couverts de blessures et autres ecchymoses, et je ne sentais plus mon pied. Mon père était fâché, et ma mère me mettait la honte devant le seul homme que j'avais rencontré capable de me faire perdre tout mes moyens. Je n'étais pas capable de le regarder dans les yeux sans me sentir devenir toute flagada. Et par dessus tout, je ne savais toujours pas si les œufs des hirondelles avaient survécut à la tempête... Quel cauchemar...

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Dernière édition par Esmée Cullen le Dim 22 Aoû - 16:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Mer 4 Aoû - 23:23

En attendant qu’une personne réponde à ma question, je me concentrais sur la jambe de la jeune fille. Du moins j’essayais. Trois cœurs battaient à tout rompre dans la pièce depuis que Georgia était sortie. Déjà, dans le couloir, j’avais remarqué l’émoi des deux femmes. J’avais tellement l’habitude cependant que je m’en étais à peine rendu compte. Mais là, dans la pièce surchauffée - pour moi - je n’entendais plus que ça.

Celui du père battait quasiment normalement. Le stress lui donnait une mélodie quelque peu perturbée, frémissant à chaque gémissement de sa fille. Il me regardait avec une colère non dissimulée. Si déjà mon jeune âge devait l’agacer, le fait que sa femme me regarde le cœur papillonnant, les yeux larmoyants et un petit sourire sur les lèvres, ne devait pas arranger les choses. J’évitais son regard en me concentrant sur les blessures de sa fille, feignant de ne rien avoir remarqué. Je maudissais tellement souvent ce charme que j'avais malgré moi sur les humains... En particulier les femmes...
Car en effet, le cœur de son épouse battait comme un colibri. Il s’envolait dès que mon regard passait à moins de dix centimètres d’elle ou même le simple fait de mettre mes gants. J’avais sentis son regard brûler ma peau alors que je me préparais à soigner sa fille et je trouvais cela terriblement gênant. Elle ne devrait même pas penser à me regarder ne devant s’inquiéter que pour sa fille.

Car si le cœur de la jeune fille explosait des records de vitesse de battements, ce n’était pas qu’en réaction à ma vue. Elle avait mal. Vraiment vraiment mal. J’avais déjà vu des personnes avec des blessures moins graves hurler à m’en déchirer les tympans. Elle, serrait les dents comme si montrer sa douleur serait l’insulte suprême. Je ne pouvais m’empêcher de jeter des coups d’œil furtif sur son visage pour vérifier l’intensité de sa souffrance. Ou du moins la déchiffrer.
Heureusement sa mère se rappela qu’elle devait s’occuper d’elle et la rassura alors que je finissais mon examen visuel. Je fis semblant de ne pas avoir vu ses larmes, mais il m’était difficile d’ignorer cette odeur légèrement salée qui détonnait réellement avec le sucré de son parfum. Sans m’en rendre compte j’inspirais de nouveau. De l’érable… Oui, elle sentait comme les jardins québécois dans lesquels j’aimais me promener il y avait quelques dizaines d’années. Je me surpris à sourire faiblement à ce souvenir si doux à mon cœur. Et j'avais beau inspirer, et fixer sa jambe, je ne voyais pas de rougeurs inhabituelles sous sa peau - que j'aurais été le seul à pouvoir voir - indiquant une hémorragie interne ni de présence de sang plus précisément à cet endroit.
Alors, lentement, je levais mon regard sur les deux émeraudes qui illuminaient son visage malgré les éclats de peur. Quelque chose me poussait à les sonder... Mais alors, mon attention fut détournée par ses parents qui répondirent à ma question et je détournais les yeux vivement.

- Elle grimpait dans un arbre, et la branche a cédé sous son poids.

Son père en posa un regard sévère sur elle alors que sa mère en rajoutais une couche, comme si je n’étais pas capable de comprendre par cette seule phrase.
Je ne pus m’empêcher de sourire sous le déluge de mots de madame Platt alors que je continuais à palper précautionneusement la jambe d’Esmée. J’écoutais les battements de son cœur pour savoir si je lui faisais mal. Et au final je savais que la froideur de mes doigts était un avantage contre la douleur. Je n’écoutais que d’une oreille distraite la longue tirade quand une réplique me fit lever la tête avec un petit sourire étonné.

... Êtes-vous marié, docteur Cullen?"

Je me mis à rire doucement, mes mains restant posées doucement sur la jambe. Pour cacher mon trouble, je me tournais pour prendre mon stéthoscope et faire semblant d’écouter son cœur, les laissant échanger quelques mots qui résonnèrent dans mes oreilles. Toujours souriant, gardant une bonne humeur rassurante, je levais mes yeux vers sa mère, répondant d’une voix douce tout en mettant mon stéthoscope autour de mon cou.

- Je ne crois vraiment pas que le moment est choisi pour me poser une telle question madame.

Mon regard se porta de nouveau sur Esmée, et je notais sa grimace. Soupirant doucement, je m’avançais vers ses parents et entendis nettement le cœur de sa mère s’affoler. J'allais avoir besoin de savoir à quel point elle avait mal, et je me doutais que la présence de ses parents ne serait pas aisées pour avoir réponse à cette question.

- Je vais l’examiner maintenant, puis-je me permettre de vous faire patienter en salle d’attente durant ce temps ?

Je les accompagnais jusqu’à la sortie gardant un sourire convainquant sur mon visage. Je notais le regard de son père plus suspicieux que jamais mais l’ignorais. Après tout il était tout à fait normal que l’examen se fasse juste avec le patient. Je refermais la porte en les rassurant une dernière fois que « tout allait bien se passer » et revins vers Esmée aussitôt. Je m’installais une nouvelle fois sur la chaise, l’illuminant de mon sourire habituel. Celui que je m’étais fabriqué bien des années auparavant pour paraître toujours heureux même si ce n’était pas toujours le cas. Un sourire plus rassurant que totalement sincère.

- Voyons cela de plus près.

J’avais remarqué que son soulier la gênait. Aussi, je le lui enlevais le plus doucement possible. Je le posais à terre avant de faire rouler ma chaise pour me retrouver face à son pied, tout en me frottant les mains l’une contre l’autre pour les réchauffer un peu. Je levais mon regard sur elle, m’enfouissant dans le paradis verdoyant de ses prunelles. Et cette fois personne pour me distraire. Je ne savais pas pourquoi mais je ressentais comme une paix intérieure en la regardant. C’était une sensation toute nouvelle pour moi. Du moins, je ne l’avais pas ressentis depuis longtemps. Je mis plusieurs longues millièmes de secondes avant de me concentrer de nouveau, mais je ne puis retirer mon regard du sien alors que je posais ma main à plat sur la plante de son pied.

- Vous pouvez le bouger pour moi ?

Je souris doucement en sentant ses orteils bouger légèrement même si cela lui faisait mal. Je le sentais... Je pouvais ressentir le moindre nerf qui frémissait de douleur, envoyant les informations qui rendait le prochain mouvement plus hésitant. Mais la douleur était bon signe, les nerfs n’étaient pas sectionnés.

- Très bien… Permettez…

Je revins vers sa tête, posant délicatement mes doigts de chaque côté de ses tempes, les laissant glisser en soulevant légèrement sa tête. Je n’étais qu’à quelques centimètres de son visage, inspirant son parfum à plein poumon malgré moi. Sa flagrance était… parfaite. Elle ne me tentait quasiment pas, juste… Me calmait. C’était troublant. Mon regard tomba sur elle, mais je ne la regardais pas vraiment, mon esprit tourné vers la palpation douce de mes doigts pour trouver une commotion. Mon toucher ressemblait plus à une caresse de ses cheveux qu'à un examen médical, car même si j'étais plutôt délicat habituellement, pour elle, c'était comme si mes doigts manipulaient du cristal.
Rassuré, je lui souris doucement, mes yeux pétillants alors que cette fois je replongeais dans les siens.

- Il semble que vous n’ayez pas de traumatisme crânien. Vous avez très mal à la tête ? Pouvez vous me noter votre douleur de 1 à 10 pour la jambe, la tête, et tout autre endroit qui vous est douloureux ?

Je passais mes doigts froids sur son front, appréciant la chaleur qui se diffusait sur ma peau, lui massant délicatement quelques secondes le front et les tempes. Puis, je me reculais, soudain gêné et fis rouler la chaise jusqu'au serviteur muet derrière moi pour prendre du matériel de perfusion.

- Bien... Je vais anesthésier localement votre jambe. Je vais devoir remettre les os en place avant de la plâtrer.

Tout en parlant j'installais la perfusion, plaçais le cathéter rapidement, sans la prévenir pour qu'elle ne sente quasiment rien, avant de me retourner vers la paillasse. Je préparais silencieusement une petite seringue de Novocaïne. J'avais hésité quelques micro secondes à lui faire sans anesthésie pour limiter le coût, mais je ne pouvais décemment pas lui remettre un os en place sans l'anesthésier au moins localement.
Je plaçais l'aiguille dans le cathéter, et injectais une petite dose de morphine. En attendant qu'elle fasse effet, j'allais me laver consciencieusement les mains dans le lavabo tout proche avant de revenir pour ralentir légèrement le débit de la perfusion.
Je posais doucement mes mains sur la jambe, injectais la Novocaïne et pinçais la peau pour vérifier l'anesthésie quelques secondes plus tard. J'appuyais un peu plus fortement tout en recherchant les os, ne vis qu'une petite réaction et...

- Je ne compte pas jusqu'à trois...

Je remis d'un coup sec la jambe, sentant les deux os frotter l'un contre l'autre dans un craquement qui résonna à mes oreille, avant de se remettre en place. Aussitôt, je plaquais la jambe sur le lit en douceur, étalant mes doigts pour profiter pleinement de leur froideur et atténuer la douleur... Un peu... Faiblement, d'une manière presque inaudible, je murmurais, le regard fixé sur sa jambe.

- Désolé...

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Dim 22 Aoû - 19:08

Je fixais le plafond comme si j’y trouvais quelque chose d’étrangement intéressant. C’était quand même mieux que de regarder le regard furieux de mon père, ou celui vitreux de ma mère. Et sans doute mieux que de risquer me liquéfier en posant les yeux sur le docteur Cullen. J’avais tellement honte... Et, comme si ma mère n’en avait pas fait assez simplement en ouvrant la bouche, ça le faisait rire. Et quel rire... J’avalai difficilement ma salive en sentant un autre de ses étranges frissons traverser mon corps. Je me risquai à baisser les yeux pour les poser sur son visage, partagé entre le serrement dans ma poitrine, et celui dans mon ventre. Car même si son rire plus pur que le cristal venait me chatouiller dans le cœur, mon ventre montrait une nervosité que je ne pouvais retenir.

Oui, enfin... C’était drôle, mais... Est-ce qu’il se moquait à cause de ce qui était sous-entendu ou bien parce que c’était totalement déplacé comme question? Parce que... Je veux dire... Ce serait si étrange de vouloir m’épouser?... Non... Enfin, oui! Ce serait étrange! Mais euh... Je n’étais quand même pas... Je ne sais pas... si repoussante, non? Et puis... l’âge, de nos jours, ce n’était pas non plus le critère principal...

En voyant qu’il approchait avec son stéthoscope, je détournai rapidement la tête en rougissant plus que jamais. Et je la bougeai trop vite. Je du fermer les yeux pour faire disparaitre les petits pois noir qui étaient apparu partout devant mes yeux. Mais même sans le voir, je savais qu’il approchait de plus en plus de moi. Le doux contact de ses doigts gelés sur ma peau avait disparu, et son odeur venait envahir mes sens bien plus vite que je pouvais imaginer possible. Je laissai mon imagination bondir quelques secondes dans mon petit monde précieux qui était maintenant enveloppé de ce parfum envoûtant. Et pendant ces quelques secondes, j’en vins à oublier où j’étais et pourquoi des pulsations de douleur battaient dans mes veines dans un rythme casuel auquel je m’étais presque habitué.

Mais je fus rapidement ramené à la réalité en sentant l’embout de l’instrument se poser sur mon cœur, par-dessus le tissu de ma robe. Il manqua un battement avant de reprendre à la même vitesse que précédemment, soit... bien trop vite pour être normal. Bon sang, j’étais vraiment idiote de ne pas y avoir pensé! Et maintenant, il allait entendre mon cœur battre n’importe comment à cause de lui... Ou peut être allait-il penser que c’était la honte ou...

- Je ne crois vraiment pas que le moment est choisi pour me poser une telle question madame. Je vais l’examiner maintenant, puis-je me permettre de vous faire patienter en salle d’attente durant ce temps ?

Peu importe ce qu’il interpréta de mon rythme cardiaque, je fus soulagée de sa réponse. Au moins, il ne jouait pas au jeu de ma mère... Et il s’arrangea pour faire descendre la pression palpable de la pièce en faisant sortir mes parents. Si d’un côté, j’étais terriblement heureuse de ne plus sentir le regard perçant de mon père et de ne plus risquer d’être embêtée par ma mère, une évidence plus inquiétante pour moi se dessina dans mon esprit; j’étais maintenant seul avec le docteur Cullen.

Mais étrangement, j’étais juste bien. Certes, j’avais encore mal. Très mal. Mais ce n’était sans doute pas près de changer, donc à quoi bon s’en faire plus... L’air dans la pièce était soudainement moins pesant. Je n’avais plus la sensation qu’on me prenait pour une maladroite, ou bien une inconsciente. Je n’avais plus l’impression qu’on ne me comprenait pas. La présence de l’homme était simple et calme. Je ne savais pas s’il était aussi serein que l’impression qu’il donnait, mais juste ce petit sourire me donnait réellement l’impression que tout irait bien.

Lorsqu’il enleva mon soulier, je ne pus m’empêcher de soupirer en levant les yeux vers lui, soufflant à voix basse;

"Merci beaucoup..."

Je notais dans un coin éloigné de mon esprit qu’il se réchauffait les mains, mais j’étais trop occupée à regarder ses yeux pour espérer en prendre plus compte. Cela ne faisait que quelques minutes que je les avais regardé ainsi pour la dernière fois, et pourtant j’avais l’impression de les redécouvrir. C’était sans aucun doute les plus beaux yeux que je n’avais jamais vu... Et me plonger dedans m’enveloppait d’une chaleur si agréable... Dans un frisson douloureux, ma jambe trembla en sentant sa main froide sous mon pied... ne se plaignant toutefois pas du contact.

- Vous pouvez le bouger pour moi ?

Je du prendre une ou deux secondes pour comprendre ce qu’il voulait de moi. Puis, reprenant mes esprits, j’acquiesçai légèrement avant d’ordonner à mon pied de bouger. Les aiguilles avaient disparues pour laisser place à une forte douleur qui traversait ma cheville jusqu’à mon genou au simple frémissement de mes orteils. Mais, retenant tant bien que mal une grimace, je continuai jusqu’à entendre;

- Très bien… Permettez…

Je le suivis des yeux alors qu’il s’approchait de ma tête, tournant la tête vers le haut pour tenter de le voir sans bouger le visage. Ses doigts froids glissèrent alors sur mes tempes, me faisant frissonner autant à cause de la différence de température entre nos peaux que par l’agréable contact. Lorsqu’ils glissèrent dans mes cheveux pour toucher l’arrière de mon crâne, je ne pus m’empêcher de fermer les yeux en soupirant. Mon cœur manqua plusieurs battements alors que mon souffle se coupait devant sa proximité. Qu’est-ce qui me prenait... La moindre quantité d’air que j’inspirais était saturée par son odeur, mon corps frissonnant malgré la douleur devant des caresses si douces... Caresses, c’était un bien grand mot, mais je ne trouvais rien d’autre pour décrire l’effleurement de ses doigts...

- Il semble que vous n’ayez pas de traumatisme crânien. Vous avez très mal à la tête ? Pouvez vous me noter votre douleur de 1 à 10 pour la jambe, la tête, et tout autre endroit qui vous est douloureux ?

J’ouvris lentement les yeux en les plongeant dans les siens à nouveau. Mon souffle ne reprit pas aussitôt, me laissant le temps d’être éblouit par son visage une nouvelle fois avant de me donner la dose d’oxygène dont j’avais besoin. Aussi beau était son visage avant, maintenant il semblait rayonner de plus bel avec autant d’étoiles dans ses yeux que dans le plus beau ciel du Nord... Je ne pus m’empêcher de lui rendre son sourire avant de l’effacer timidement pour expliquer;

"Ma tête est surtout lourde, et j’y sens mon cœur... Un peu comme lorsqu’on retient son souffle trop longtemps..."

Je fermai les yeux en tentant d’expliquer le mieux possible la pression dans mon crâne. J’avais l’impression que la gravité avait doublé, mais ce n’était pas un critère très précis à donner.

"Elle fait mal quand je bouge trop vite et je deviens étourdie, mais ce n’est pas si terrible."

Je soupirai à nouveau, mon souffle ayant quelques hésitations en sentant ses doigts venir masser mon froid. Certes, il y avait encore ce petit chatouillis dans mon cœur au contact de ses doigts, mais c’était surtout reposant et apaisant... J’ouvris brusquement les yeux lorsqu’il se recula, mon visage redevenant rouge pivoine. Mal à l’aise, je regardai mes orteils comme si elles étaient très intéressantes avant de répondre, la voix légèrement hésitante;

"Pardonnez-moi de m’être interrompue. Cela soulageait la pression dans ma tête. Euh..."

J’avalai ma salive en me reconcentrant sur la question qu’il m’avait posé en fronçant légèrement les sourcils. Certes, ma jambe était sans doute la plus grand douleur que j’avais ressenti depuis un long moment, ou sinon depuis toujours, mais... je pouvais supporter, donc...

"Ma jambe, je dirais... euh... 8, peut être. Sinon, ma tête serait... 5 ou 6... Sinon, il y a mon dos qui fait... 4... Non, 3 sans doute... Disons qu’il est douloureux..."

Je m’interrompis brusquement en tournant les yeux pour regarder le dos du docteur.

- Bien... Je vais anesthésier localement votre jambe. Je vais devoir remettre les os en place avant de la plâtrer.

Je me mordis légèrement l’intérieur de la lèvre en attendant qu’il se retourne vers moi. Je me laissai faire, tournant le bras face vers le haut. Je ne pus retenir un gémissement, plus de surprise que de douleur, en sentant le cathéter me piquer. Intriguée, je fixai la petite aiguille dans mon bras, une vague de panique montant un peu en moi. C’était la première fois qu’on me piquait... J’avais une aiguille dans mon bras... Je sentis la chaleur quitter lentement mon visage lorsque je murmurai;

"Est-ce... est-ce ça fait... mal... Je ne suis... pas certaine d’aimer ça..."

C’était sans doute la meilleure chose qu’il avait à faire de continuer malgré la peur qui me serrait le ventre et me donnait la nausée. Mais je ne devais pas être loin de la couleur de sa peau en voyant la seringue approcher. Je détournai les yeux en pinçant les lèvres, me forçant à respirer profondément. Après tout.. Ce n’était qu’une petite aiguille... D’ailleurs, ca ne fit pas mal du tout... Je sentis seulement une petite pression dans mon bras...

Et tout devint plus facile. La nausée quitta ma gorge, et je sentis la chaleur revenir lentement dans mes oreilles. Avec un long soupir, j’ouvris les yeux pour les poser simplement sur le docteur. Et il n’y avait plus cette nervosité qui me piquait le ventre... Au contraire... Et soudain, je réalisai que;

"Je sens moins ma jambe..."

Je tentais de bouger mes orteils lorsque je sentis un petit pincement dans ma jambe. J’y baissai les yeux, voyant l’aiguille dans ma peau, et je ne pus m’empêcher de sourire. Ce n’était pas si terrible après tout. Au contraire, je me sentais vraiment bien...

- Je ne compte pas jusqu'à trois...

J’eus à peine le temps de lever la tête vers le docteur qu’une vague de douleur me traversa. Avec un gémissement de douleur, mon corps s’arqua brusquement pour se défendre au même moment où je sentis ma jambe se faire plaquer contre le lit, enveloppée par une douce sensation froide. Le craquement résonnait encore à mes oreilles, me faisant trembler d’un atroce et désagréable frisson.

Réalisant soudainement que je ne respirais plus, je repris brusquement mon souffle en laissant tomber ma tête contre l’oreiller. Ma respiration était saccadée, presque brusque, et je n’arrivais à trouver moyen de la calmer. Même mon corps restait bandé devant les chocs nerveux de douleur qui continuait de traverser mon corps. Je sentis une larme couler le long de ma joue, mais je me sentais presque envie de rire. Secouée d’un rire nerveux, je soufflai;

"Je ne m’y attendais pas du tout... du tout, du tout..."

Tournant le visage vers le docteur, je continuai à rire en levant les mains pour essuyer les larmes qui continuaient de couler sur mes joues sans que je puisse les contrôler.

"Ce n’était pas si terrible que ça."

Je cachais quelques secondes mon visage entre mes mains pour calmer mon rire avant de souffler, encore secouée de quelques sanglots amusés;

"Pardonnez-moi... C’est nerveux..."

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Ven 3 Sep - 1:03

S'il y avait bien quelque chose que je détestais faire, c'était ce genre de chose. Remettre les os à leur place... Même avec de la morphine, le patient souffrait. C'était inévitable. Et même si avec ma force, j'étais sûr de ne jamais rater mon coup, j'appréhendais toujours ces cas... J'avais peur de mettre un peu trop de force... J'avais peur d'empirer la fracture et surtout je détestais sentir sous mes doigts le frissons de douleur inéluctable... Aussi, j'étais heureux qu'elle me confirme que la morphine fonctionnait bien. Elle allait souffrir, oui... Mais bien moins que ce qu'elle aurait dû. C'est déjà bien.

Comme prévu, je sentis son corps se soulever sous la douleur alors que je plaquais sa jambe contre le lit. J'avais remarqué par expérience que le froid aidait à atténuer la douleur plus rapidement. Et j'étais un glacier vivant... Alors autant en profiter. Et je ne savais pas combien de secondes -minutes ? - je passais, mes mains doucement posées sur sa jambe mais je n'avais pas envie de les retirer. Je voulais être sûr qu'elle n'avait plus mal. Que tout irait bien, ne cessant de me répéter combien j'étais désolé dans ma tête. Mais soudain, arriva à mes oreilles une des plus douces mélodies que j'aie jamais entendu. Elle riait...

Malgré les spasmes de douleur que je sentais dans toute sa jambe. Malgré son cœur qui battait la chamade. Elle riait.

"Je ne m’y attendais pas du tout... du tout, du tout..."

Nous tournâmes le visage l'un vers l'autre en même temps. Et elle riait toujours... Si mon expression était plutôt angoissée lorsque je l'avais regardé, je ne pouvais plus empêcher un petit sourire. Son rire était irrésistible, même nerveux. Même en pleurant en même temps de douleur.

"Ce n’était pas si terrible que ça."

Elle m'épatait. Encore une fois bien des gens criaient de douleur et me regardaient ensuite étrangement pendant que je plâtrais. Je pouvais deviner sans peine qu'ils voulaient juste que leur tortionnaire sorte. Bon j'exagérais mais... Elle non... Elle m'observait toujours avec cette air merveilleux, enfantin et pourtant si mature. Elle me contemplait. Pas comme les infirmières qui se demandaient en combien de temps je serais capable de régler ce qu'elles pensaient dans leur tête... Non... Elle me contemplait juste. Comme si j'étais le plus bel être qu'elle eût vu....

"Pardonnez-moi... C’est nerveux..."

- C'est moi qui suis désolé...J'ai l'habitude de ne pas prévenir parce que c'est pire en général... Les gens se crispent...

Sentant son rythme cardiaque baisser, signifiant que la douleur faiblissait un peu; je la gratifiais d'un sourire rassurant avant de me rendre au serviteur muet pour prendre le bol de plâtre que j'avais préparé un peu plus tôt. Je le posais sur une petite tablette sur le lit, avec mes ustensiles.

- Je vais vérifier que tout est en ordre avant de faire le plâtre... Et ensuite nous verrons votre dos d'accord ?

Je gardais mes yeux rivé sur sa jambe de peur de me perdre une nouvelle fois dans ses yeux émeraude. Manipulant avec soin le membre, je vérifiais lentement que l'os était bien remis en place. Normalement avec la morphine ce ne devait pas être douloureux, mais j'étais plus que prudent tout de même.

- Bien, c'est parfait. Cela va être un peu chaud, mais ne vous inquiétez pas...

Je pris une bande de gaze que j'enroulais précautionneusement tout autour de la zone que j'allais immobiliser, soit du genoux jusqu'à la cheville. Puis, armé d'une spatule, je commençais à mouler mon plâtre. Je travaillais en silence, écoutant les battements de son coeur qui avaient quelques ratés. Mes pensées s'envolèrent de nouveau sur ce que je ressentais. Sur elle... Je ne savais pas pour quelles raisons. Car je voyais bien ses yeux s'allumer quand elle me regardait. J'entendais bien sa respiration se couper sous certains de mes sourires. Et j'étais habitué à toutes ses démonstrations féminines en ma présence... Mais chez elle... Quelque chose m'attirait. Quelque chose me poussait à lui sourire pour écouter le petit raté de son coeur. Quelque chose me poussait à chercher ce petit éclat dans ses yeux... Et on ne se connaissait pas depuis plus de trente minutes... Je ne comprenais rien...
Peut être étais-je juste trop seul... Peut être l'interdiction que je m'étais donné de ne pas créer de lien avec quiconque commençait à me peser. Que cette manière dont elle me regardait n'était pas seulement due à mon apparence. J'avais l'impression qu'elle lisait en moi... Et c'était gênant et plaisant à la fois...

- Voilà... C'est terminé.

Je rangeais mon matériel, et allais me laver soigneusement les mains avant de revenir près d'elle. Je m'assis dans un siège près du lit, croisant les mains sur mon ventre comme si c'était normal que je sois là.

- Il faut que j'attende qu'il sèche avant d'ausculter votre dos... En général je fais autre chose en attendant, mais je crois que si je sors sans pouvoir répondre que tout va bien à votre père, je vais me faire assassiner...

Je me penchais légèrement en avant, lui faisant un clin d'oeil complice avant de tendre le bras, coupant la perfusion de morphine, pour ne laisser que le soluté qui la réhydratait. Puis, après un regard au plâtre, je me laissais de nouveau aller dans le siège, reprenant l'exacte position précédente, comme si je n'avais jamais bougé.

- Alors, qu'est ce qui a bien pu poussé une jeune femme à monter dans un arbre et à en tomber ?

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Jeu 16 Sep - 17:25

J’avais mal, et je ne pouvais le nier. Mais rire me faisait tellement de bien. Chaque soubresaut de mon corps me lançait une vague de douleur à travers mon corps, mais je ne pouvais m’empêcher de rire. Les larmes silencieuses se contentaient à elles seules d’exprimer ma douleur, mais je ne m’en faisais pas... Même sans rire, j’allais continuer d’avoir mal alors aussi bien rendre le moment un peu plus... agréable. J’essayais d’arrêter pour reprendre mon souffle, mais je reprenais presque immédiatement.

Il se calma de lui seul lorsque je posai mon regard sur le docteur. Mes yeux brillants de larmes glissaient le long de son visage, suivant chacun de ses traits. Le contour de ses lèvres fines, la ligne droite et sensuelle de sa mâchoire qui remontait gracieusement vers son oreille, la forme de sa pommette qui ne demandait qu’un sourire pour devenir irrésistible, l’arrête parfaite de son nez qui me menait dans l’abîme de ses yeux. Des yeux d’une couleur qui semblait vivre d’elle-même, miroitant comme le plus magnifique des bijoux. Un chemin direct vers un monde imaginaire et merveilleux qui venait envoûter mon esprit jusqu’à m’en faire oublier qui j’étais.

- C'est moi qui suis désolé...J'ai l'habitude de ne pas prévenir parce que c'est pire en général... Les gens se crispent...

Ses paroles me ramenèrent au monde réel, même si sa voix n’en provenait certainement pas. Je réalisai que mon rire s’était arrêté, mais que mon cœur battait toujours aussi rapidement dans ma poitrine. Je contrôlais tant bien que mal ma respiration alors que son expression s’adoucissait pour me gratifier d’un sourire. Je sentais constamment une douleur chaleur sur mes pommettes, comme après une journée au soleil lorsque mon esprit me rappelait comment articuler;

"Inutile d’être désolé de vouloir me faire moins mal, docteur."

Son sourire rassurant me fit presque soupirer, mais je pu le contrôler pour simplement lui rendre un sourire légerement timide. Timide... Hmm, oui, un peu... Mais je me sentais étrangement détendue et sereine. Je crois qu’il aurait sans doute été impossible de me faire fâcher en ce moment si... zen. Je le suivis du regard alors qu’il s’éloignait vers le serviteur, mes yeux glissant de ses boucles blondes jusqu’à ses épaules larges. Ils ne tardèrent pas à descendre le long des muscles de son dos, légèrement visibles à travers de ses vêtements... pour admirer les courbes parfaites de ses fesses. Comme si je venais de me faire attraper à faire une bêtise, je détournai le regard vers le plafond en entendant sa voix;

- Je vais vérifier que tout est en ordre avant de faire le plâtre... Et ensuite nous verrons votre dos d'accord ?

J’acquiesçai avec un air que je voulais désinvolte, retenant un gloussement de rire. Je ne savais pas ce qui me prenait... Normalement j’aurais du être terriblement gênée d’avoir même osé penser regarder ses fesses, alors qu’en se moment, j’en étais qu’amusée... D’où vint la question suivante; M’avait-il drogué?... À cette pensée, un immense sourire amusé étira mes lèvres.

Mon sourire s’effaça rapidement, cependant, en sentant ses doigts sur ma jambe. Autant j’aimais cette sensation, autant mon corps s’opposait de lui-même à quelque chose qui pouvait créer de la douleur. Mon état euphorique diminua un peu, me concentrant à rester immobile et contrôlant ma respiration pour tenter de convaincre mon esprit de ne pas attendre le prochain choc de douleur. Concentre-toi sur ses doigts... Sur la douceur de ses doigts...

- Bien, c'est parfait. Cela va être un peu chaud, mais ne vous inquiétez pas...

Je soupirai en fermant les yeux quelques secondes, les petits pas glacés sur ma peau s’effaçant rapidement mais en laissant des traces au plus profond de mon âme. Je sentais encore où ses doigts avaient passé, ce qu’il avait pu toucher de ma peau car sa surface restait couverte de frissons. Et... Même si je voulais le nier... J’aimais tellement cela...

Après quelques secondes pour reprendre mes esprits, ou du moins tenter de les remettre en place, j’ouvris les yeux pour observer son visage concentré. La chaleur des bandes de gaze venait enlever les vestiges de son contact me faisant aussitôt me demander à quoi bon plâtrer alors... Je me contenter de le regarder, l’air sérieux d’un artiste au travail. Et sans même remarquer le temps passer, c’était terminé.

Je regardai donc ma jambe, suspendue dans les airs, pendant qu’il allait laver ses mains. C’était terminé?... J’allais devoir partir? Tout de suite, le reste de la journée me semblait moins attrayante... Avec mon père qui serait furieux pendant les deux prochaines semaines en voyant la facture arriver... Ma mère qui ne cesserait de parler du Dr. Cullen. Déjà qu’avec l’ancien employé de la ferme, elle avait jacassé pendant des semaines. Et il n’arrivait pas à la cheville du docteur... Même pas à l’orteil...

"Merci", soufflai-je.

Mon regard se posa sur lui alors qu’il revenait vers moi;

- Il faut que j'attende qu'il sèche avant d'ausculter votre dos... En général je fais autre chose en attendant, mais je crois que si je sors sans pouvoir répondre que tout va bien à votre père, je vais me faire assassiner...

Un rire jaune secoua mes épaules brièvement alors que je remontais mes mains le long de mes bras pour retenir tant bien que mal le frisson qui me traversa. J’avais presque l’impression qu’il était normal d’être ici avec lui... L’inquiétude du début s’était effacée par miracle, me permettant d’avoir un minimum de discussion avec lui. Mais je n’en étais pas à parler plus... La voix basse, je soufflai en détournant le regard de sur lui, comme si mon père pouvait entendre d’ici;

"Vous ne seriez pas le seul... Quoique ce n’est qu’une question de temps pour moi..."

Plus les secondes passaient, et plus je sentais mon malaise revenir... La douleur se réveillait dans mon corps entier, et un plomb pesait de plus en plus lourdement dans ma tête. Avec une grimace, je fermai les yeux l’espace de quelques secondes... Il ne venait pas de fermer quelque chose?... Ah oui... Ma soudaine confiance en moins venait du liquide qu’on m’avait plongé dans les veines... C’est si encourageant pour le futur, cela... La douleur m’importe peu... Mais j’avais perdu mon... ma... euh...

Il ne m’en fallut pas plus pour que sa proximité fasse battre mon corps un peu plus et coupe mes pensées au plus court possible. J’avais été droguée pour ne pas avoir mal, et cela m’avait permis de tout oublier le malaise que sa présence créait en moi... Et maintenant que je savais, ma tête décida d’ignorer le reste du produit qui flottait dans mes veines pour me rendre de nouveau nerveuse. Je détournai alors mon regard du sien, regardant à nouveau mon plâtre comme si c’était la chose la plus intéressante dans la pièce... Et Dieu sait que ce n’était pas le cas.

- Alors, qu'est ce qui a bien pu poussé une jeune femme à monter dans un arbre et à en tomber ?

Mon visage devint aussi brûlant qu’un feu de forêt... Comment lui expliquer cela sans avoir l’air d’une pauvre idiote... Mais en même temps, je ne peux pas lui mentir... J’aurais du écouter ma mère; l’écouter quand elle disait que les jeunes femmes ne doivent pas monter aux arbres. J’aurais passé moins pour une idiote à ce moment précis. Mais je me devais de répondre...

La voix tremblante, fixant toujours mon pieds, je begayai;

"Euh... En fait, c’est que... Nous avons la visite de... euh... Enfin.."

Je soupirai en fermant les yeux quelques secondes, mon cœur redoublant de vitesse;

"Il y avait des hirondelles..."

Je me tus en le regardant, comme si cette seule information expliquait tout. Puis, réalisant que ce n’était pas si simple, je me raclai la gorge;

"Un... un nid, en fait. Des œufs, aussi...Et... enfin... L’orage était violent, hier, vous savez..."
Une pensée traversa rapidement mon esprit, parlant un peu plus vite comme si cela allait le convaincre plus de ma raison;

"Je sais que ce n’est pas très... euh, féminin... de grimper aux arbres... et que ça peut paraitre euh... enfantin... Mais je voulais savoir si elles étaient encore là... avec les œufs... Vivants..."

Je détournai le regard à quelques reprises, cependant incapable de ne pas revenir vers ses yeux. Je craignais un peu sa réaction... Pas vraiment comme si je venais d’avouer un crime à mon père, mais plus parce que je ne voulais pas qu’il pense en mal de moi... Ce qui ne semblait pas si important avec d’autres gens me semblait capital avec lui. Je ne voulais pas qu’il me pense en mal... Je me mordis nerveusement l’intérieur de ma joue;

"La branche céda, et je n’ai pas su me rattraper... "

J’hésitai quelques secondes avant de demander;

"Je ne peux plus grimper aux arbres, c’est cela?..."

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Dim 3 Oct - 16:09

Je pus voir le changement de comportement à ma question presque au ralenti. Ses joues devinrent d'un magnifique rose, ses yeux se mirent à briller un peu plus de gêne alors que son coeur s'emballait une nouvelle fois. Etais-je si intimidant que cela ? Ou bien ma question était peut être déplacée ? Je bavardais souvent avec mes patients, essayant d'être le plus agréable possible. Je m'intéressais réellement à eux, essayant de comprendre ce qui les avait amené là. Ou bien de rendre un moment terrible de leur vie, où la maladie les accable, en un moment un peu plus agréable. C'était donc sans arrière pensée aucune que j'avais posé cette question. Cependant, je ne pus empêcher un très léger sourire, aussitôt réprimé pour ne pas l'offenser, alors qu'elle bégayait. C'était si mignon venant d'elle.
Je l'admirais alors qu'elle fermait les yeux en me félicitant de l'avoir questionné car j'avais une excellente raison pour la regarder. Et les tambours de son coeur entamaient une rapide mélodie. Etait-ce à cause de moi ou de ma question ?

"Il y avait des hirondelles..."

Cette fois le sourire se dessina sur mon visage. Pas moqueur pour un sou, juste doux et compréhensif, comme si c'était là une réponse tout à fait justifiée. Et puis, elle semblait si évidente venant d'elle qu'elle ne m'étonnait même pas.

"Un... un nid, en fait. Des œufs, aussi...Et... enfin... L’orage était violent, hier, vous savez..."

En effet, la nuit précédente, les éléments s'étaient déchainés. Je le savais bien puisque j'étais dessous. Parti pour chasser, j'avais poussé une pointe dans les montagnes. J'avais vu que les nuages s'amoncelaient mais j'avais pris une chance d'arriver à me sustenter avant l'averse. Malheureusement la trace d'un ours mâle était trop alléchante et je m'étais laissé entraîné bien plus loin que je ne l'aurais voulu. Le retour avait été très déplaisant sous des trombes d'eau. J'étais arrivé chez moi si trempé que j'avais dû essorer mes vêtements.

"Je sais que ce n’est pas très... euh, féminin... de grimper aux arbres... et que ça peut paraitre euh... enfantin... Mais je voulais savoir si elles étaient encore là... avec les œufs... Vivants..."
- C'est très compréhensible et même louable. Vous avez pris des risques pour ces petites hirondelles.

Je gardais un sourire encourageant, plus impressionné que critique pour son geste. Il ne m'étonnait même pas de sa part. Elle semblait si douce. Si gentille.

"La branche céda, et je n’ai pas su me rattraper... "

J’acquiesçais légèrement, imaginant très bien la scène. La chute avait dû être si douloureuse... J'entendais presque le craquement de la branche. Voyais la peur sur son visage alors qu'elle sentait le "sol" se dérober sous ses pieds. La chute trop rapide pour s'en rendre réellement compte. Et le choc lorsque le corps rencontre le sol. L'étourdissement... La douleur... Je me souvenais de son arrivée aux urgences.

"Je ne peux plus grimper aux arbres, c’est cela?..."
- Je crains que pour le moment ce ne soit pas d'actualité. Vous allez devoir garder ce plâtre un mois au moins. On se reverra alors pour l'enlever, et si l'os s'est bien ressoudé vous aurez le droit à quelques séances de rééducations. Sinon, vous aurez une attelle le temps qu'il faudra.

Je lui fis un doux sourire, mon regard allant furtivement sur le plâtre pour en apprécier le séchage. Je risquais même de poser un doigt dessus. Hum... Encore trop frais.

- Vous êtes très courageuse vous savez mais prenez soin de mieux choisir votre branche la prochaine fois. Vous avez eu de la chance...

Etonnement, rien qu'à l'idée de l'imaginer morte - car tel aurait pu être le résultat si elle était mal tombée - le teint livide et le corps à jamais immobile fit tomber un plomb dans ma poitrine. Je toussotais légèrement pour cacher mon trouble et baissais quelques secondes mes yeux sur mes mains avant de les remonter.

- Pour votre père, je suis sûr qu'il sera soulagé d'apprendre que vous allez bien... Je l'espère du moins, je ne veux pas qu'il vous assassine...

Ayant l'impression que ma tentative d'humour avait totalement échouée, je me levais pour aller tester de nouveau le plâtre. Le dessous était assez sec aussi, je fis descendre lentement sa jambe pour la poser sur le lit. Je me rapprochais alors d'elle avec un doux regard.

- Il faut que je vois votre dos... Appuyez vous sur moi.

Je lui ouvris les bras pour l'aider à se redresser. Ma joue frôlait ses cheveux, si doucement que je ne pus me sauver de prendre une lente et longue inspiration. J'adorais son odeur sucrée. J'adorais comme elle ne me tentait pas plus que ça mais m'apaisait incroyablement. D'ailleurs, je fis durer un peu plus le contact qu'il ne l'aurait fallu, vérifiant plusieurs fois qu'elle était bien stable avant de la lâcher... A grand regret.
Je gardais toutefois un bras barrant son trapèze pour la maintenir légèrement penchée en avant tendis que je m'inclinais vers son dos.

- Permettez... Ce ne sera pas long.

Pour la première fois de ma vie, je fus gêné d'ouvrir un zip dorsal. Combien de robes diverses j'avais ouvertes pour constater des blessures et les soigner. Et pourtant, c'était comme si je le faisais pour la première fois.
Mes doigts, après avoir trouvé la fermeture, la firent glisser lentement le long de son dos. Je déglutis difficilement et passais tout à fait derrière elle autant pour ne pas qu'elle remarque mon trouble que pour mieux voir les blessures.
Récupérant mes deux mains, je rassemblais ses cheveux avec douceur pour les laisser retomber devant elle, et laisser son dos totalement visible.
On y voyait tout à fait le point d'impact, remarquable par un énorme hématome qui partait de son coccyx jusqu'à la hanche droite. Mais il y en avait aussi d'autres, trois petits à l'épaule gauche et un beau au milieu du dos, probablement causé par des cailloux. Je les effleurais doucement, les testant pour essayer de savoir leur gravité.

- Vous m'avez dit n'avoir mal à cet endroit qu'à 3 ou 4 n'est ce pas ? Est ce que lorsque je touche la douleur augmente fort voir, migre vers votre ventre ? Est ce que vous avez mal en respirant ?

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Mer 27 Oct - 20:58

Même si j'étais incapable de soutenir son regard plus d'une seconde sans me détourner brusquement de peur de me perdre dans les vagues d'or de ses yeux, j'avais bien remarqué le sourire sur son visage. D'abord discret, presque inexistant, étirant seulement les coins de ses lèvres et de ses yeux pour ensuite devenir plus franc, plus doux et... oh mon dieu, tellement magnifique... Il pouvait rire de moi que je ne pourrais que m'émerveiller de voir son visage s'éclairer comme s'il avait été conçu pour n'être qu'heureux et aussi éblouissant... Et c'est ce que je faisais à chaque petit coup d'oeil timide, gênée de ma propre incapacité à arrêter de le regarder. J'étais certaine que mon coeur avait battu plus de fois depuis ce matin-même que dans toute son existence... Comme si mon cerveau exigeait plus d'oxygène pour se contrôler, alors qu'il se noyait et s'étourdissait davantage...

Le silence qui résonnait entre chacune de mes phrases était si lourd. Surtout sous ce merveilleux regard... Merveilleux... C'était si faible comme mot... Parfait ne décrirait pas mieux... Il... c'était... Le plus fou de tous mes désirs à lui-seul. Je donnerais tout ce que j'avais sans poser aucune question si je pouvais avoir ces yeux posés sur moi le reste de mes jours... Si la couleur a elle-seule était tout simplement sublime, le velour des nuances dorés que son iris formait et la profondeur infinie de l'abysse de sa pupille qui renfermait les secrets de son âme m'attiraient comme je ne pouvais même décrire... Ils étaient... C'était...

C'était totalement ridicule.
J'eus la folle envie de me baffer, de me hurler de me réveiller et de reprendre mes esprits avant de complètement perdre la tête... ce qui ne tenait qu'à un fil. L'attente était atroce... et je pensais à ses yeux! Je ne devrais pas penser à ses yeux, je devrais penser à ma pauvre et misérable réputation qui était sur la ligne... Et puis, soyons bien réaliste! Pourquoi un homme comme lui s'intéresserait à une pauvre gamine qui monte aux arbres au lieu d'agir en jeune femme responsable... Et pourtant... Je continuais à agir en idiote... à m'en faire pour ce qu'il pensait de moi... Je ne pouvais m'en empêcher... J'étais terrifié de sa réaction... Que son regard doux pour moi change pour devenir presque dégouté.. J'avais plus peur de changer à ses yeux que j'avais eu peur de changer à ceux de mon père...

- C'est très compréhensible et même louable. Vous avez pris des risques pour ces petites hirondelles.

Je sentis toute la chaleur de mon visage migrer vers mes oreilles, mes yeux s'écartant de surprise sans pour autant oser le regarder encore. Mon souffle se coupa quelques secondes, et quand je le repris, une vague de joie se répandit dans mon corps. Je relevai alors la tête timidement pour le regarder, mes yeux petillants presque. Il ne trouvait pas cela enfantin ou imbécile... Il trouvait cela louable... Compréhensible...

Je n'avais jamais été la fille que mes parents auraient voulu, et je le savais très bien. Non pas que je me faisais victime! J'aimais mes parents, et ils m'aimaient également.. du moins je le crois bien. Mais ma mère aurait préféré une parfaite fille de chambre à trainer chez ses amies sans avoir honte des écorchures sur mes genoux parce que je m'étais amusée avec les petits voisins... Et mon père... bah il aurait préféré un garçon. Mais certainement pas d'une fille qui agissait comme un garçon. Je n'étais pas une fille manquée! Non non! Mais j'avais trop d'ambitions pour une fille, qu'il me disait. J'étais trop pensive, trop intellectuelle pour une fille... Et j'avais trop d'énergie à mettre sur des choses inutiles...

Mais je le faisais quand même. Je voulais m'amuser comme j'aimais le faire. J'aimais lire, j'aimais courir et grimper aux arbres.. J'aimais avoir des idées qui m'appartenaient. Et je continuais à le faire, même si je voyais bien que c'était de moins en moins adéquat pour une jeune fille... Restée assise à discuter de potins autour d'une tasse de thé froide, ce n'était pas pour moi... Mais depuis un certain temps, les remarques se faisaient plus fréquentes.. Les reproches étaient plus piquants. Et je me sentais obligé de céder petit à petit.. Je me perdais moi-même, mes rêves semblant s'envoler.

Et pourtant... On venait de me prouver qu'être moi-même n'était pas si terrible que cela. C'était maintenant louable de s'occuper des oiseaux au lieu d'être inconscient. C'était compréhensible au lieu d'être immature. Et aussi ridicule que cela peut vous paraitre, je sentis presque mes rêves revenir à la course. S'ils ne s'étaient pas envolés, après tout. S'il y avait encore de l'espoir pour faire ce que je veux au lieu de devoir laisser mes parents choisir pour moi? Encore mieux... Il ne me disait pas d'arrêter de grimper aux arbres, qu'une jeune femme ne devrait pas le faire... Non... Il me répondait simplement, comme si c'était un accident des plus habituels pour quelqu'un comme moi;

- Je crains que pour le moment ce ne soit pas d'actualité. Vous allez devoir garder ce plâtre un mois au moins. On se reverra alors pour l'enlever, et si l'os s'est bien ressoudé vous aurez le droit à quelques séances de rééducations. Sinon, vous aurez une attelle le temps qu'il faudra.

La chaleur revint à mes pommettes alors que je détournai le regard, consciente que je l'avais fixé étrangement depuis un moment. Mon sourire s'étirait un peu plus pour acquiescer. C'était si agréable comme chaleur dans ma poitrine...

- Vous êtes très courageuse vous savez mais prenez soin de mieux choisir votre branche la prochaine fois. Vous avez eu de la chance...

J'acquiesçai à nouveau, devenant entièrement pivoine au même moment. Comme si je ne faisais que cela depuis que j'étais ici... Mais au lieu d'être timide, j'étais flattée.. Son compliment venait me pénétrer le coeur comme s'il m'avait dit que j'étais magnifique. Encore un peu timide mais beaucoup plus confiante qu'avant, je lui répondis, des vestiges de gêne dans ma voix;

"Je prenais toujours la même, je crois que là était mon erreur.."

J'arrivais à échanger des banalités... C'était bien, non? Disons que c'était déja mieux... Sauf qu'il se racla la gorge... Peut être avais-je été un peu trop banale...

- Pour votre père, je suis sûr qu'il sera soulagé d'apprendre que vous allez bien... Je l'espère du moins, je ne veux pas qu'il vous assassine...

Sa dernière petite blague me laissa quelque peu interdite... Je ne savais pas si je devais être flattée qu'il ne veule pas qu'on m'assassine, ou bien mal à l'aise du commentaire... Mais le moment ne fut pas étrange bien longtemps puisqu'il alla vérifier mon plâtre. Je fus cependant soulagée de sentir ma jambe revenir à l'horizontal. Mais le sang se remit à circuler, la douleur revenant un peu plus en même temps... Ce n'était peut être pas si merveilleux que cela alors...

- Il faut que je vois votre dos... Appuyez vous sur moi.

Correction; c'était bel et bien merveilleux. Lorsqu'il se pencha vers moi, mon pauvre coeur, qui avait enfin réussi à faire une petite pause, se remit à battre encore plus fort qu'avant. Seigneur... Je déglutis le plus discrètement possible, mais ayant l'impression d'avoir une noisette dans la gorge, le bruit qui se fit entendre n'était pas très subtil. Je me fis alors envelopper par son parfum ennivrant, sentant mon esprit me quitter comme lorsqu'il m'avait donné de la morphine... Seigneur...

Je savais très bien que c'était que pour m'aider à me redresser, et pourtant mon corps trembla brusquement en sentant ses bras autour de moi. Les mains tremblantes, je les posai contre ses omoplates pour me soutenir... C'était si... magique.. C'était un paradis... Je me sentais en sécurité dans ses bras, comme s'il me protégeait de cette manière de tous les malheurs du monde. J'avais tellement envie de laisser ma joue reposer contre son épaule... et ne plus jamais quitter ses bras... Seule la douleur qui fusa le long de mon dos fit une ombre sur cette sensation merveilleuse.. Si c'était le prix à payer, je le payerais encore et encore...

Le temps sembla s'écouler étrangement lentement, et pourtant... la fin fut trop soudaine à mon goût. Je tentais de me le nier, mais je voulais recommencer encore... M'aggriper à ses épaules pour ne pas qu'il puisse se reculer. Mais au lieu de cela, je soupirai en tremblant une dernière fois, laissant mes bras retomber contre le lit pour m'appuyer.

- Permettez... Ce ne sera pas long.

J'acquiesçai lorsqu'il bougea pour se mettre derriere moi. Mais je ne réalisai réellement ce qu'il faisait qu'en sentant ses doigts gelés contre la peau de ma nuque. Je me redressai brusquement sous cette caresse avec une grimace de douleur... Ah... Oui, défaire ma robe... Mon regard se fixa sur mon platre alors que je levai un bras pour barrer ma poitrine pour empêcher la robe de glisser trop..

Je commençai à comprendre les réactions de délice de mon corps alors que ses doigts glissaient le long de mon dos, mon esprit s'emballant parce qu'il était en train de me déshabiller... La seule personne a m'avoir vu aussi exposée était ma mère... et le vieux docteur Burns quand j'avais 4 ans... Bon sang... Mon ventre se serra un peu plus encore, alors que je fermais les yeux en sentant la douceur de son geste lorsqu'il replaça mes cheveux contre mon épaule.

Ses doigts qui balayaient mon dos... Ma tête tournait tellement... si agréablement... Je revins sur terre à sa voix chantante;

- Vous m'avez dit n'avoir mal à cet endroit qu'à 3 ou 4 n'est ce pas ? Est ce que lorsque je touche la douleur augmente fort voir, migre vers votre ventre ? Est ce que vous avez mal en respirant ?

Les réponses étaient faciles mais tellement insensées! Premièrement; "Quelle douleur? Je ne pense qu'à vos doigts..." Deuxièmement; "Quand vous touchez, oui, mais ce que je ressens d'autre en vaut la peine..." Troisièmement; "Oui, mais c'est presque constant vu la vitesse de ma respiration.". Je déglutis à nouveau pour reprendre mes esprits, chassant ces commentaires beaucoup trop déplacés... Ma propre voix, encore tremblante sous les sensations étranges qui avait fait vibrer une corde au plus profond de mon âme, répondit hésitante;

"Euh... C'est surtout douloureux quand vous touchez ou que je bouge.. Qu-quand je respire aussi, oui. Mais pas dans mon ventre..."

Non, il y avait des papillons dans mon ventre... La peau de mon corps entier se couvrit de frissons alors que je fermais les yeux pour contrôler ma voix un minimum.

"Vos mains sont gelées... Suis-je fiévreuse?..."

J'espérais presque qu'il me dise que oui, pour expliquer tout ce que je ressentais au fond de moi. C'était des choses que je n'avais jamais imaginé ressentir... Des sensations si particulières que je ne savais pas qu'elles existaient... Des émotions si fortes qu'ils me laissaient sans voix... Est-ce... Étais-je en train de... Ce n'était pas possible... Je ne pouvais pas être... amoureuse...
Et pourtant...

Je n'osais rien dire de plus... De peur qu'il disparaisse comme un rêve...

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Ven 26 Nov - 0:23

Je ne pouvais plus essayer d'occulter les battements de son cœur maintenant. Pas alors qu'il
s'emballait si vite qu'on pourrait croire qu'elle venait de courir de chez elle jusqu'à l'hôpital. Etait-ce la douleur qui avait cet effet ? Ou quelque chose de moins... Médical. Car je remarquais bien ses regards. Regards qui habituellement me gênaient quelque peu même si j'y étais habitué. Mais pas aujourd'hui. Je les appréciais. Et c'était bien la première fois que ça me faisait ça. Je n'y comprenais rien.
Je décidais donc d'ignorer ce que je ressentais pour essayer de le comprendre plus tard. Mais là... Ces battements cardiaque et sa respiration continuaient d'augmenter proportionnellement à la descente de la fermeture m'inquiétant légèrement. J'étais à deux doigts de lui demander de se calmer, d'essayer de reprendre le contrôle de sa respiration... Heureusement qu'elle était jeune...

"Euh... C'est surtout douloureux quand vous touchez ou que je bouge.. Qu-quand je respire aussi, oui. Mais pas dans mon ventre..."

Bon, c'était déjà ça. Pas de douleur dans son ventre écartait assez le risque d'hémorragie. Cependant, j'allais quand même m'en assurer.

- Bien... Ce sont de beaux hématomes quand même. Je posais mes mains sur ses épaules doucement. Essayez de respirer doucement, ça va aller...

Je sentis pleinement les frissons qui parcoururent sa peau sous mes doigts. Je ne pus m'empêcher d'esquisser un sourire. C'était bien mon toucher qui la faisait réagir ainsi. Et ma propre réaction à cet état de fait me donnait envie de me baffer. Il fallait que je m'éloigne. C'était comme si elle me faisait perdre l'esprit... D'une autre manière que l'envie de sang cependant. D'un manière plus douce... Tellement agréable même... Juste son parfum... La mélodie de son coeur... Juste cela m'apaisait comme jamais. Je ne m'étais jamais senti aussi bien, aussi tranquillisé, en paix, avec un humain.

"Vos mains sont gelées... Suis-je fiévreuse?..."

Mon sourire se ternit légèrement et je retirais mes doigts de ses épaules pour les réchauffer l'une contre l'autre.

- Non, c'est moi... J'ai des problèmes de circulation sanguine, mes membres sont souvent froids. Je suis désolé.

L'instant magique s'était évaporé par ce petit rappel innocent de ma différence. Je me relevais et allais dans une armoire au fond de la pièce pour ramener une blouse d'hôpital.

- Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'aimerais vous garder en observation cette nuit. Je voudrais être certain que vous n'avez pas d'hémorragie interne. Je vais aller parler avec vos parents, profitez en pour vous changer si vous voulez.

Après un sourire éblouissant sous le bonheur d'avoir un prétexte véritable pour la garder à l'hôpital, je sortis de la chambre avant de refermer silencieusement la porte derrière moi. Je me tournais alors vers ses parents qui s'étaient aussitôt levés à mon arrivée.

- Alors ?

La mère semblait plus angoissée qu'autre chose même si je pouvais sentir son regard couler sur moi, me détaillant de la tête au pied. Le père lui, était toujours en colère, se demandant probablement les conséquences qu'aurait l'imprudence de leur fille sur leur porte monnaie.

- Et bien, Mlle Platt présente une fracture de la jambe ainsi que des hématomes importants tout le long du dos. Le crâne est intact heureusement. Cependant, le risque d'une hémorragie interne minime n'est pas encore totalement écartée. Avec votre accord, je voudrais la garder en observation jusqu'à demain soir.

- Les héma... Choses. C'est grave ?

- Ce sont des bleus madame. Ils sont de bonnes tailles mais s'il n'y a pas d'hémorragies d'ici demain soir nous pourrons dire qu'ils sont sans gravité. D'ailleurs le risque est faible qu'il y ait une complication, mais on est jamais trop prudent. D'autant que vous habitez loin.

De nouveau, le regard du père se fit soupçonneux. Je devais toujours avoir l'air trop jeune à son goût...

- Qu'est ce qui a pris tant de temps ?

- J'ai plâtré la jambe pour que l'os puisse se ressouder. Elle devra le garder un mois, puis je l'enlèverais et elle aura probablement une ou deux séances de rééducation. Dans deux mois ce ne sera plus qu'un mauvais souvenir.

- On peut la voir ?

La mère avait soudainement l'air surexcité après m'avoir regardé longuement les sourcils froncés à la question de son mari.

- Oui, elle a d'ailleurs peut être besoin d'aide pour se changer.

Elle me sourit, d'une manière qui me fit penser à Esmée, le même petit frémissement au coin des lèvres, avant de disparaître dans la chambre de sa fille. Mon regard retourna vers son père.

- Nous n'avons pas vraiment le choix, je vois. Mais, combien ça va nous coûter tout ça ?

- Venez avec moi, je vous mène à l'accueil, nous allons voir cela.

Et avant de partir, je vis sa mère s'asseoir sur le lit pour aider Esmée à boutonner la chemise d'hôpital et entendis distinctement:

- Alors ?? Il a une alliance ? Raconte tout ce qu'il a dit ou fait ! Tu es toute rouge ma chérie... ça va ?

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Sam 1 Oct - 15:12

- Non, c'est moi... J'ai des problèmes de circulation sanguine, mes membres sont souvent froids. Je suis désolé.

Je descendis alors d'un nuage, même si le rêve ne s'était pas totalement dissipé. Mes paupières se décollèrent, et je tournai lentement la tête pour le regarder s'éloigner. Mes bras se resserrèrent contre mon corps, plaquant encore plus ma robe ouverte contre mon corps endolori. L'avais-je blessé par ma question?Pourquoi avais-je l'impression, une fois de plus, que j'aurais du me taire.. Peut être simplement parce que je ne savais pas à qui en vouloir parce qu'il ne me touchait plus. Ou peut être parce que je m'en voulais moi-même de vouloir qu'il me touche davantage. Avec un petit soupir, je baissai les yeux. Quelle journée complètement dingue... J'en perdais décidément la tête. Ou étais-ce peut être encore l'espèce de produit qu'il avait injecter dans mes veines qui n'était pas encore totalement métabolisé.. Mais j'en doutais.

J'avais envie de lui dire de ne pas être désolé, qu'il n'y avait aucune raison de l'être. Mais les mots restaient coincé dans ma gorge. Je restais seulement là, immobile, à le regarder, éblouie, sortir une chemise d’hôpital d'une armoire, puis revenir vers moi. Je retins un soupir en le regardant... Comment une démarche pouvait être aussi sensuelle...

- Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'aimerais vous garder en observation cette nuit. Je voudrais être certain que vous n'avez pas d'hémorragie interne. Je vais aller parler avec vos parents, profitez en pour vous changer si vous voulez.

Lentement, j'acquiesçai en suivant des yeux la blouse qu'il posa à côté de moi. Je ne vis que du coin des yeux l'immense sourire qu'il me lança avant de quitter la pièce, sentant mon corps à moitié dénudé trembler de tout son long. J'en avais le souffle coupé. Plus les secondes passaient, moins je comprenais ce qui m'arrivait. En sentant le feu dans mon ventre exploser jusqu'aux bout de mes doigts, je n'osais pas imaginer ce que j'aurais ressenti si j'avais croisé complètement son regard si... si...

L'ouverture de la porte me permit de retrouver un tant soit peu mes esprits. Je ne savais pas combien de temps j'avais fixé la blouse sans bouger, mais je ne pouvais plus me le permettre maintenant que ma mère entrait dans la pièce. Sans être surprise, je ne l'entendis pas demander comment je me sentais ou comment allait ma jambe, mais plutôt;

"Alors ? Il a une alliance ? Raconte tout ce qu'il a dit ou fait ! Tu es toute rouge, ma chérie... Ça va ?"

Son air excité se teinta d'un peu plus d'inquiétude alors qu'elle s'approchait de moi. Je levai les yeux vers elle en forçant un petit sourire rassurant, et lâchait ma robe pour essayer de la faire glisser les long de mes bras.

"Je vais bien, maman."

Ses souliers claquèrent sur le sol alors qu'elle s'approchait de moi, et il ne fallut qu'une petite seconde pour que je sente ses mains sur mes bras;

"Laisse, je vais t'aider."

Dans un silence presque trop pesant, je laissai ma mère me déshabiller et m'aider à enfiler la blouse d’hôpital. Peut être que pour une jeune femme de 16 ans, avoir de l'aide de sa maman pour s'habiller pourrait paraître embarrassant à souhait. Mais je ne pouvais nier que j'étais heureuse qu'elle soit là pour le faire. Je me sentais soudainement si lasse, et, alors qu'elle attachait la corde dans mon dos en encerclant ma taille, je me laissai aller dans ses bras. Après une seconde d'hésitation, elle m'enlaça délicatement. Son étreinte était familière quoique trop lointaine. Je ne me souvenais plus la dernière fois qu'elle m'avait serrée contre elle dans un signe sincère d'affection plus que pour montrer à ses copines que nous étions "si proches". Pas depuis l'anniversaire de mes 16 ans, assurément.

Cela devait lui manquer à elle aussi car elle déposa un délicat baiser sur le dessus de ma tête avant de me pousser lentement pour que je m'allonge sur le lit.

"Le docteur Cullen veut te garder en observation cette nuit. Pour être bien sûr que tu ailles bien."

Je voulus la garder contre moi, mais je n'eus pas la force de la tirer vers moi. Je me contentai de garder sa main dans la mienne, heureuse de retrouver ma maman comme je la connaissais toute petite;

"Je suis désolée, maman. Je ne voulais pas..."

Je me fis interrompre par sa voix douce;

"Personne ne veut se faire mal. Repose toi, ma chérie. Il faut que tu sois au meilleur de ta forme demain lorsque tu vas revoir le Dr Cullen. Tu pourras peut être avoir une meilleure idée de qui il est, s'il est marié ou fiancé... Il serait un bon parti pour toi, mon Esmée Anne."

Les paupières lourdes comme si toute la fatigue du monde me rejoignait d'un coup, je me contentai de sourire à son commentaire. Je n'étais pas très surprise de l'entendre dire quelque chose comme ça, mais je le fus de m'entendre répondre, la voix ensommeillée;

"Oui, il le serait."

Sans plus attendre, je laissai le sommeil m'envahir en repensant à tout ce qui venait de se passer mais surtout, au Dr Cullen.

---------


Lorsque j'ouvris les yeux, la pièce était entièrement plongée dans le noir sauf pour une petite lampe de chevet qui laissait échapper une lumière timide près de la tête de mon lit. Il n'y avait pas un bruit autour de moi, et même en regardant par la fenêtre de la porte, le couloir était désertique. Je me hissai lentement sur mes coudes en grimaçant sous le douleur du mouvement, mais peu importait... Où était mes parents? Ils ne pouvaient pas m'avoir laissé seule ici?

"Maman?", fit ma voix enrouée par le sommeil.

Pas de réponse.

"Papa?", dis-je un peu plus fort.

Pas de réponse. Comment avaient-ils pu me laisser seule dans cet immense hôpital, dans cette immense ville. Je n'avais jamais été toute seule à Columbus, et j'avais entendu des histoires d'horreur sur les grandes villes avec des gens très dangereux... Surtout envers les petites filles. Une pointe de panique se réveilla dans ma gorge, alors que j'essayais de me redresser davantage. Mon corps commença à se hisser dans le lit lorsqu'un éclair de douleur traversa mon dos et ma jambe. Je me laissai alors retomber dans le lit avec un petit sanglot. Je ne pouvais même pas bouger non plus.. La détresse se reflétait légèrement dans ma voix lorsque je demanda;

"Allo? Il y a quelqu'un?"

Ma voix ne se fit que murmure alors que j'ajoutai;

"Je suis toute seule..."

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Sam 1 Oct - 22:05

Je retins un petit sourire à l'écoute de cette phrase. Sa mère ne s'inquiétait pas de la jambe de sa fille mais de ce qu'elle avait pensé de moi. Il fallait avouer que l'idée était risible. Mais conserver une attitude impassible ne fut pas difficile vu la présence de son père qui fulminait à mi-voix. Nous marchâmes donc dans un silence pesant jusqu'à l'accueil.

- Voilà, je vous laisse avec Magdalena, elle va vous expliquer les tarifs que nous pratiquons. Comme Mlle Platt ne sort que demain, vous n'avez rien à payer aujourd'hui monsieur.
- Si cela ne vous dérange pas, je préfère que vous restiez là. Je voudrais une facture détaillée.

Je souris avec complaisance et me penchais vers l'infirmière d'accueil pour lui décrire ce que j'avais fait.

- Il y a une consultation en urgence, un acte médical de niveau 2, un plâtre, une injection de morphine, de Novocaïne, et de paracétamol. Vous pouvez aussi mettre une hospitalisation jusqu'à demain, disons... 15h. Je pense que c'est tout pour le moment.
- L'acte médical c'est quoi ? De l'avoir regardé pendant dix minutes ?

Je soupirais doucement sans pouvoir me contenir. Je ne comprenais pas ce que j'avais fait à ce pauvre homme pour qu'il soit si aigre. Enfin, peut être que cela ne venait pas de moi...

- Je lui ai remis l'os en place monsieur.
- Je ne l'ai même pas entendu crier. ça fait mal non ?
- Très. Votre fille est très courageuse vous savez.
- Trop téméraire je dirais plutôt.

Je me contentais d'un sourire. Je ne voulais pas rentrer dans ce genre de débat avec le proche d'un patient et encore moins avec lui. J'aimais ce genre de femme qui prenaient des risques. Qui savaient vivre librement.
Les demoiselles qui papillonnent des cils en exhibant leurs dernières acquisitions de robes étaient bien moins intéressantes à mon point de vue.
Enfin... Qu'est ce que j'étais en train de penser. Mlle Platt n'avait que seize ans. Elle avait tout le temps devant elle pour devenir une de ces femmes mondaines.

- Ce sera tout monsieur ? Je peux aller retrouver mes patients ?
- Je pense que tout est clair.

Il me tendit la main et me la serra. Fort. Comme s'il voulait montrer qu'il était le plus âgé et le plus important de nous deux. Je serrais mes doigts doucement juste pour arriver à la même poigne que lui. Il était temps qu'il apprenne que je n'étais pas un jeune premier de la classe. Il eut une légère surprise dans le regard puis acquiesça avec circonspection.

- A demain alors. Passez une bonne soirée et conduisez prudemment.
- A demain.

Nous nous séparâmes. Lui retournant près de sa femme et de sa fille et moi m'éloignant le plus possible pour résister à la tentation d'aller prendre de ses nouvelles. Alors que je déambulais dans les couloirs, je me demandais ce qu'il se passait en moi. Pourquoi j'avais ces réactions face à elle alors que je m'étais promis de ne pas me laisser distraire par une humaine. Il y avait trop d'enjeu, trop de danger. Mais Esmée Platt avait tout de suite capté mon attention. Etait-ce ses yeux verts qui semblaient vous parler même quand aucun mot ne passait ses lèvres ? Etait-ce son courage face à la douleur ? Ce choix de vie qui semblait la mettre en marge de sa famille ? Qu'elle ait le courage que je n'avais jamais eu ? Je ne saurais pas le dire, mais une chose était sûre, son visage hantait mes pensées.

Je laissais passer les heures continuant à traiter divers patient comme si ça avait été une journée normale. Cependant une partie de mon esprit restait proche de la chambre 24 et je ne pouvais m'empêcher de me concentrer sur les battements de cœur régulier dès que je passais près de la porte. Heureusement, nous n'avions pas beaucoup de patient ce jour là et elle avait une chambre pour elle seule alors qu'il y avait quatre lits. Elle dormait depuis près de quatre heures maintenant. Mais ce n'était pas inquiétant bien au contraire.
Je décidais d'aller la voir un peu plus tard pour refaire une injection. Mais alors que je passais pour la énième fois devant sa chambre, j'entendis sa voix résonner dans la grande pièce.

- Papa?

Je m'arrêtais. Ce n'était pas à moi d'aller la voir pour la rassurer normalement. Les infirmières étaient là pour cela. Mais j'étais là et, avisant une infirmière qui marchait vite d'une chambre à l'autre, j'en déduisis qu'elle avait assez de travail comme cela. Nous étions en soirée et les urgences avait baissé significativement. Je pouvais bien lui accorder quelques minutes pour vérifier son état. Le petit sanglot que je perçus termina de me convaincre - comme si j'avais besoin d'une raison.

- Allo? Il y a quelqu'un?

J'entrais en silence, mais elle ne me vit pas tout de suite et je l'entendis se murmurer à elle-même. Le soleil décroissait rapidement, inondant la chambre de reflets orangés et mes yeux s'arrêtèrent sur sa chevelure qui semblait faire partie de l'astre du jour.

- Je suis toute seule...
- Non, je suis là Miss Platt.

Je lui souris doucement avant de m'approcher de son lit. Je mis mes mains sur le pied de lit et me penchais en avant pour contrôler le plâtre. Il était bien sec et ne présentait pas de déformation. C'était parfait.

- Bon voilà qui est satisfaisant. Avez-vous bien dormi ? Comment vous sentez-vous ? Manquez-vous de quelque chose ?

Je me tus avec un petit rictus d'excuse. Inonder mes patients de question dès le réveil était loin d'être mon genre. Car elle semblait encore à moitié dans le sommeil et je me demandais si j'avais bien fait de rentrer. J'aurais peut être dû m'abstenir car elle risquait de se réveiller complètement à cause de moi. Surtout si son rythme cardiaque reprenait le rythme qu'il avait eu plus tôt.
Mais à présent que j'étais là, je ne pouvais plus m'empêcher de laisser mes yeux parcourir son corps dans ce que j'espérais être un regard de professionnel. Je vérifiais s'il n'y avait pas de nouveau hématome d'apparut et se faisant, je me délectais inconsciemment de ma présence à ses côtés. En tout cas, c'était un cas qui allait me faire réfléchir pendant de bien nombreuses nuits...

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Dim 2 Oct - 11:45

La tête enfoncée dans mon oreiller, je sentais les larmes monter me piquer le nez. J'avais tellement eu l'impression qu'ils seraient là quand je me réveillais... Et pourtant la chambre était vide, personne là pour moi.

- Non, je suis là Miss Platt.

Je sursautai, me réveillant entièrement tout à coup, en tournant rapidement la tête pour voir à qui appartenait cette voix sublime qui créait soudainement des torrents dans mes veines. Je le savais, bien évidemment. Mais j'avais de la peine à imaginer qu'il était réellement là, me demandant si je ne l'avais pas inventé de toutes pièces. Et pourtant, je ne pouvais pas me tromper sur sa présence. L'air entier dans la chambre semblait avoir changé, envahit par la douceur de son parfum enivrant. Ses yeux perçaient dans la nuit, brillants plus que le plus magnifique des couchers de soleil. Ses cheveux semblaient si doux et éclatant que je n'avais qu'une envie; y glisser mes doigts. Son sourire, alors qu'il s'avançait vers moi, était plus beau que toutes les merveilles que possédait le monde et que je n'avais imaginé que dans mes rêves les plus fous. Il était déjà au pied de mon lit lorsque je trouvais enfin comment parler, et répondit d'une voix un peu timide;

"Dr Cullen. Oui, bien sûr que vous êtes..."

Le boulet! Bien sûr que vous êtes là!? Je ne pouvais trouver autre chose de plus intelligent à dire décidément! C'était pourtant ÉVIDENT qu'il était, en effet, LÀ! Il ne semblait pas relever ce que j'avais dis, mais je ne pus m'empêcher de devenir aussi rouge qu'un coquelicot. Je devais trouver quelque chose à dire pour réparer ma bourde avant qu'il s'imagine que je suis complètement débile!

"Euh... Je veux dire... Bonsoir, Dr Cullen."

Bon... Ce n'était pas tout à faire cela encore, mais c'était déjà mieux. Je soupirai en fermant les yeux quelques secondes pour contenir l'envie de me cacher sous mes couvertures. Je n'osais pas le regarder de face de peur de le voir en train de rire de moi. Je ne le supporterais probablement pas... Au contraire, je restai en silence à regarder mes mains croisés en le laissant examiner ma jambe.

- Bon voilà qui est satisfaisant. Avez-vous bien dormi ? Comment vous sentez-vous ? Manquez-vous de quelque chose ?

Bien que je savais que j'étais sa patiente et qu'il se devait de s'occuper de moi, ses questions me donnèrent quand même l'impression qu'il s'inquiétait réellement, et peut être plus personnellement, de mon bien-être. Je levai les yeux vers lui en sentant la douce chaleur qui se répandait dans ma poitrine amener un sourire à mes lèvres.

"Tout va bien, je vous remercie."

Je le regardai plusieurs secondes, m'évadant dans son regard doré. Il semblait venir effacer tout autour de moi. Mais je détournai rapidement la tête, écoutant la petite voix derrière mes oreilles qui me dictait le bon sens qu'il me restait. Il avait surement plein d'autres choses à faire que de rester ici à surveiller une gamine.

"Je ne veux pas vous déranger. Je croyais simplement que mes parents seraient restés.. Au moins jusqu'à ce soir."

Je savais que je me torturais moi-même en continuant d'y penser, mais comment cela pouvait être autrement. J'étais une déception pour mes parents. Mon père était surement furieux. C'était pour cela qu'il n'était pas resté. Pour me punir, en quelque sorte, sans oublier qu'il avait des choses beaucoup importante à faire que de rester ici. Il avait toujours des choses plus importantes à faire ailleurs. Et ma mère, c'était la soirée hebdomadaire où elle invitait ses amies à boire le thé en se racontant tous les nouveaux potins. Elle ne pouvait pas se permettre de rester non plus car elle devait se préparer pour être parfaite. Plus parfaite que Mme Kensington. Sans oublier qu'il fallait qu'elle surveille à la cuisine pour que les canapés soient impeccables, tout comme le thé. Pas trop chaud, pas trop froid. Juste... parfait.

Je soupirai tristement en tournant la tête pour regarder par la fenêtre, me frottant distraitement les mains pour les occuper un peu. Mes yeux se plissèrent légèrement alors que mes pensées continuaient de tourner dans mon esprit. Je pensais aux études que je voudrais vraiment faire, au monde que je pourrai découvrir. Ce que je ne pourrais jamais le faire avec l'approbation de mes parents.

"Ils trouvent que je suis inconsciente et ingrate parce que je n'ai pas envie de me conformer à leur société."

Réalisant brusquement que j'avais parlé à haute voix, je me retournai vers le docteur avec un air presque paniqué. Précipitamment, j'ajoutai;

"Pardonnez-moi. Je n'aurais pas du dire cela, ce n'est pas ma place de juger."

Je cherchais autre chose à dire, quelque chose pour expliquer. Mais comment expliquer que j'avais encore une fois dit ce que je pensais sans réfléchir. Que pouvais-je bien dire pour éviter de faire passer mes parents pour des monstres qui pensent plus à leur statut social qu'au bien-être de leur fille?

"Ils veulent ce qu'il y a de mieux pour moi, vous savez. Ce n'est juste pas ce que je veux pour moi-même. C'est... dur à comprendre, je sais."

Je ne savais pas quoi rajouter de plus. Quelque chose comme "Ne faites donc pas attention aux délires d'une gamine." Je savais que ce n'était pas des délires. Mais aussi bien laissez les gens le croire jusqu'à ce que je trouve le moyen de partir de cette ville...

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Dim 2 Oct - 23:04

Je ne pris pas réellement en compte ses premières phrases, les mettant sur la faute de la morphine qui devait encore courir un peu dans ses veines et sur le réveil un peu difficile qu'elle semblait avoir. Cependant, je ne pouvais empêcher un doux sourire sur mes lèvres tant ses joues rosies par la gêne étaient adorables. J'essayais de ne pas y voir des capillaires sanguins mais seulement une simple réaction à ma présence. Etonnement c'était facile avec elle. Je trouvais cette gêne presque gracieuse, la rendant encore plus belle. Je me mordis légèrement l'intérieur de la bouche pour me reprendre.

Vraiment, Carlisle, tu perds ton sang froid. Elle n'est qu'une enfant !

- Euh... Je veux dire... Bonsoir, Dr Cullen.

Je lui souris un peu plus pour toute réponse, trop concentré sur mon auscultation. Ou feignant de l'être pour ne pas me perdre dans ses yeux verts. Non, réellement j'avais un problème. Une fatigue mentale peut être... Etait-il possible qu'un vampire connaisse un burn out ? J'en doutais.
Grandement.
Mais la raison aurait été parfait pour expliquer mon comportement.

- Tout va bien, je vous remercie.

Je fus plus soulagé que je ne l'aurais dû. Que je ne l'ai jamais été en près d'un siècle de carrière. Et elle n'avait qu'une jambe dans le plâtre... Je n'imaginais pas si elle était arrivée avec une maladie plus grave... J'eus un imperceptible soupir. L'hypothèse d'une hémorragie interne s'écartait d'heure en heure.

- Je ne veux pas vous déranger. Je croyais simplement que mes parents seraient restés.. Au moins jusqu'à ce soir.
- Rassurez-vous, je passais pour vérifier si vous ne présentiez pas d'hémorragie interne, alors vous ne me dérangez pas, bien au contraire. Tous mes patients ne sont pas aussi charmante que vous...

Sérieux ? Je venais de prononcer ses mots ? Si j'avais pu, je me serais caché sous le lit... Mais je continuais, cachant mon trouble comme je le pouvais.

- C'est presque déjà le soir vous savez. Il est plus de 19h. Vous avez dormi plus de quatre heures et vos parents sont donc rentrés. Ils reviendront vous chercher demain en milieu d'après midi.

Je passais sur le côté du lit, puis, sentant l'envie de la regarder dans les yeux de nouveau présente, je me détournais pour préparer une seringue de paracétamol. Je pris trois fois plus de temps d'habituellement, cherchant à reprendre le contrôle de moi-même. Contrôle que j'avais perdu depuis plusieurs heures déjà sans savoir lequel des deux "moi" étaient devenus fous. L'homme ou le vampire ?

- Ils trouvent que je suis inconsciente et ingrate parce que je n'ai pas envie de me conformer à leur société.

Je me tournais vers elle avec un air que je voulais neutre. Je ne désirais pas entrer dans ce genre de débat et pourtant, je ne pus m'empêcher d'avoir une vision d'un homme ridé, faible, mais qui a connu une jeunesse de puissance et d'autorité. Un homme à qui on ne pouvait rien refuser. Un homme qui pensait que le monde devait tourner comme il le souhaitait: mon père.
Je me souvenais des brimades, des disputes parce que je ne voulais pas dénoncer telle ou telle personne. Des moqueries lorsque je détournais les yeux devant un bûcher... C'était un autre temps et pourtant pas si différent que maintenant, à la différence près qu'on ne tuait plus des gens pour avoir une éruption de bouton...

- Pardonnez-moi. Je n'aurais pas du dire cela, ce n'est pas ma place de juger.
- Oh, ne vous formalisez pas. J'ai connu ce genre de problème aussi.
- Ils veulent ce qu'il y a de mieux pour moi, vous savez. Ce n'est juste pas ce que je veux pour moi-même. C'est... dur à comprendre, je sais.
- Je n'ai pas cru que vous disiez du mal. C'est juste un problème de point de vue. Ils veulent pour vous ce qu'ils estiment le meilleur parce qu'ils croient connaître le monde et veulent vous éviter des erreurs. Mais vous, vous avez peut être envie de les faire ses erreurs, ou en tout cas d'expérimenter la vie. C'est normal. Les parents ont souvent une voie toute tracée pour leur enfants. Ils ne pensent pas que ceux-ci peuvent réfléchir par eux-mêmes et que les envies changent avec les générations.

En parlant, j'avais rangé la seringue dans ma poche et m'étais rapproché d'elle. Il fallait à présent que je vérifie s'il n'y avait pas d'hémorragie. Et ce sans laisser mon cerveau m'inonder de pensées indésirables.

- Veuillez m'excuser...

J'eus un léger sourire gêné avant de relever la blouse pour laisser apparaître son ventre pâle d'où ressortait les grosses veines et artères qui passaient du torse à l'abdomen. Mais je ne les voyais pas réellement. Je posais doucement mes mains sur sa peau en grimaçant d'avoir les mains si froides, et palpais lentement, d'un geste expert, à la recherche d'un endroit plus dur qui indiquerait une hémorragie.

-Dîtes-moi si vous ressentez une douleur quand j'appuie.

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Jeu 29 Aoû - 12:11

[justify]- Oh, ne vous formalisez pas. J'ai connu ce genre de problème aussi.

Mon mal aise laissa place à un pur étonnement alors que je relevai les yeux vers lui.

- Je n'ai pas cru que vous disiez du mal. C'est juste un problème de point de vue. Ils veulent pour vous ce qu'ils estiment le meilleur parce qu'ils croient connaître le monde et veulent vous éviter des erreurs. Mais vous, vous avez peut être envie de les faire ses erreurs, ou en tout cas d'expérimenter la vie. C'est normal. Les parents ont souvent une voie toute tracée pour leur enfants. Ils ne pensent pas que ceux-ci peuvent réfléchir par eux-mêmes et que les envies changent avec les générations.

Ce fût pour moi une grande surprise de voir le docteur Cullen prendre sincèrement en considération mes paroles. Loin d'être vexé par des paroles mal placés comme un homme de société coincé, il comprit simplement et surtout rapidement ce que ma trop grande imagination et mes pensées débordantes avaient laissé échapper. Avec douceur, il me répondait simplement que cela pouvait arriver un choc d'idées. M'avait-on déjà offert autant de crédit, à moi? Une fille, et d'un si jeune âge? Même M. Matthias, un vieil employé de mon père avec qui je m'étais liée d'amitié, n'avait jamais osé exprimer ce genre de pensées a l'encontre de mes parents, jugeant que ce n'était pas de notre situation d'en avoir, lui employé et moi fille.

Et voilà qu'un jeune homme, docteur de qui plus est, beau comme une divinité, plus aimable que la majorité des gens que je connaisse réunis ensemble, et avec une voix ensorcelante venait bousculer tout ce que je croyais des hommes de nos jours. Il était... tout simplement... parfait? Pour moi?

Il se rapprocha de moi Je me détournai rapidement à cette pensée, évitant soigneusement son regard alors que sa jolie voix s'élevait de nouveau. Mon visage se mit alors a bruler encore plus, comme si ce n'était pas suffisant.

- Veuillez m'excuser...

Je ne sus pas pourquoi il tenait à s'excuser. Peut-être était-ce pour ses paroles qui, tout comme les miennes, pourrait être mal interprétées et porter à confusion aux oreilles de certains. Ou bien peut-etre pour... Oh mon dieu...

Je sentis lentement le tissu de la blouse remonter le long de mon ventre et de mes côtes, comme une brise légère. Je me tendis légèrement, utilisant toutes mes forces pour essayer de rester immobile, impassible. Mais c'était difficile... Je tentais de garder mon esprit attachée au reste de mon corps, mais il avait envie de s'envoler. La raison me dictait que ce n'était qu'un geste professionnel, mais le reste de mon être ne me laissait pas le soin de l'écouter. Car j'étais là, dans ce lit, alors que cet homme magnifique me dénudait lentement du très peu de vêtement que je portais. Comme rester lucide?

Mon coeur qui n'était jamais très calme en la présence du docteur s'emballa quelques secondes pour diminuer drastiquement de rythme lorsqu'il posa ses mains sur mon ventre. Comme si la chair de poule qui couvrait mon corps n'était pas assez, de délicieux frissons me secouèrent en sentant ses doigts sur ma peau. C'était bien loin d'être le froid qui me faisait frémir, et je retins un soupir alors qu'il les déplaçait pour m'obsculter.

-Dîtes-moi si vous ressentez une douleur quand j'appuie.

Je secouai alors lentement la tête en guise de réponse. Rien ne pourrait me faire mal en ce moment. Il était d'une douceur telle... Je me sentais étrangement sereine, chose qui n'était pas arrivée depuis que je l'avais rencontré. Alors que je semblais toujours à l'affût d'une réaction plus qu'une autre, sans pouvoir contrôler quoique ce soit, en cette seconde, j'arrivais à savourer ce qu'il éveillait en moi.

Je sentais le rouge quitter mes joues pour reprendre une teinte plus normale. Ma peau bronzée était toujours couverte de frissons, mais ne me gênait plus. Mon coeur restait calme, comme rassuré. Et j'eus même le courage de porter mon regard vert jusqu'au sien, explorant de nouveau son visage.

L'ombre d'un sourire sur ses lèvres de satin, un air concentré mais doux sur des traits raffinés et harmonieux, penché au dessus de moi, à quelques centimètres de moi. Je sus, à ce moment, que je n'allais jamais oublié cette vision. Lentement, je sentis un sourire naître sur mes lèvres, ne me lassant pas de l'observer.

Sourire qui parta assez rapidement, dans une pensée de panique. Il allait sans doute avoir terminé bientôt, et je ne voulais pas qu'il parte de sitôt. Mais il le fallait bien.  Allais-je le revoir?.. Je n'avais pas envie de ce doute... Je devais le revoir... Cela me semblait si ridicule qu'il quitte ma vie, alors qu'il ne quitterait jamais mes pensées.

"Je vous remercie, Docteur. Infiniment.", soufflai-je.

Je ravalai le peu de salive qu'il me restait avant d'ajouter, avec tout le courage que contenait mon coeur d'adolescente;

"Avant que vous partiez je... Vous aimez les promenades?"

Mes joues reprirent un peu de couleurs, et mon sourire devint plus gêné;

"Il y a un sentier très joli, en bordure de la ferme, longeant le ruisseau de la cascade. Une partie est sur les terres de mon père, mais vous êtes la bienvenue à vous y promener si vous voulez."

Ca y est, je l'avais dit. Sans paraître désespérée non plus. Plutôt fière, mon sourire s'élargit davantage et je rajoutai;

"Cela me ferait plaisir de vous y croiser."

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MessageSujet: Re: 1911 [PV Carlisle]   Dim 8 Sep - 19:48


J’eus un petit sourire en remarquant qu’elle n’avait aucune douleur et me surpris à être particulièrement soulagé, même. Je sentais son corps se détendre sous mes doigts presque comme si je lui faisais du bien. Je voyais plus que distinctement la chair de poule qui parcourait sa peau. Les frissons que je créais. Et je déglutis presque douloureusement en me rendant compte de ce qui était en train de se passer. Elle aimait ça.
Certes, les femmes étaient souvent attirées par ma beauté surnaturelle. J’avais appris à dompter cela au fil du temps et à ne plus y faire attention. Mais alors, pourquoi, aujourd’hui, toute mon attention était focalisée sur ce seul détail. Pourquoi, cela me faisait-il plaisir qu’elle aime mes cares…. Mon toucher.
D’un rapide coup d’œil, je remarquais même qu’elle souriait. Vision étrange dans ce lieu où la peine est reine. Mais cela égayait ma journée bien plus que toutes les blagues que j’entendais à longueur de temps pour supporter ce que nous voyions.

"Je vous remercie, Docteur. Infiniment.

Je lui souris de nouveau en retirant mes mains, satisfait. Elle allait pouvoir sortir dans l’après midi. C’était son père qui allait être heureux. J’allais lui répondre et avais entrouvert les lèvres quand sa voix résonna de nouveau.

[color:3b26=##cc3333]"Avant que vous partiez je... Vous aimez les promenades?"

Je me reculais pour cacher mon trouble et allais à la bassine pour me passer les mains à l’eau, faisant durer l’activité bien plus que nécessaire. Etait-elle en train d’attendre quelque chose de moi ?

"Il y a un sentier très joli, en bordure de la ferme, longeant le ruisseau de la cascade. Une partie est sur les terres de mon père, mais vous êtes la bienvenue à vous y promener si vous voulez. Cela me ferait plaisir de vous y croiser."

Je revins vers elle, particulièrement gêné. Je décidais que ce n’était pas sage, que mes propres règles me l’interdisaient. Déjà, en temps normal, j’aurais refusé parce que ce n’était pas la première fois que l’on me demandait de sortir. Et en plus, elle éveillait en moi un petit quelque chose que je croyais éteint et je n’aimais pas forcément ça. Oh, c’était agréable, ça c’était certain. Mais je ne devais pas m’y laisser prendre. Elle était humaine et si fragile… Je ne pouvais pas prendre de risque. Avec elle ou avec une autre. Je changeais donc habilement de sujet.

- Vous n’avez pas de dégâts internes. Ce soir, vous pourrez dormir chez vous.

Je lui souris en m’essuyant les mains et me préparais à partir. Cependant, et bien malgré moi, je m’arrêtais. Il serait tout de même bien inconvenant si je partais en ignorant totalement sa réponse. Par contre, les mots qui passèrent mes lèvres n’étaient pas du tout ce que j’avais prévu.

- Un jour, nous pourrons peut être nous y croiser en effet…

Je lui souris avec douceur, sentant mon cœur s’alléger d’un coup sans comprendre pourquoi. Pourquoi donc me sentais-je si à l’aise avec elle ? Je ne me l’expliquais pas et comme souvent avec ce que je ne comprenais pas, je le craignais.

Je ne repassais pas dans sa chambre avant qu’elle ne parte. Et pourtant, je n’arrivais pas à me l’enlever de l’esprit. Dans chaque couloir, je m’attendais à la voir, je l’espérais presque. Je devais probablement devenir fou, je ne voyais pas d’autres solutions.
C’est pour cela que quelques jours plus tard, j’arpentais tranquillement le chemin qui menait sur ses terres. Suivre son odeur n’avait pas été très difficile en soi, même d’une facilité déconcertante. J’avais pris soin de bien me nourrir avant, pour ne pas être tenté. Je savais que j’allais la voir et je voulais qu’elle ne coure aucun risque.
A quelques centaines de mètres de sa maison, j’arrêtais là ma marche tranquille. Je me demandais si elle allait sortir avec le plâtre qu’elle avait, mais j’osais croire que son envie de liberté serait trop forte. D’un bond, je montais dans un arbre et restais assis sur une branche, en vérifiant qu’elle aurait été atteinte par un humain. Et j’attendis… J’attendis alors que tout ce que je voulais faire c’était m’enfuir… Et je ne savais même pas pourquoi j’étais là…

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