AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexionPortail

Partagez | 
 

 Janet Dewey

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Janet Dewey
Vampire
avatar

Messages : 18
Date d'inscription : 30/09/2010

Carte d'identité
Condition: Vampire
Don: Manipulation des ombres

MessageSujet: Janet Dewey   Jeu 30 Sep - 2:02

Nom: Dewey

Prénom : Janet

Condition : enfant immortelle

Sexe : Féminin

Age actuel : 17 ans

Age lors de transformation : 12 ans

Lieu de résidence : Avant sa transformation en enfant immortelle, Janet vivait tout naturellement dans la ferme familiale ou ses parents pratiquaient la culture du coton. Mais après sa transformation, elle a passé son temps à voyager d’état en état et de pays en pays, selon le bon vouloir de la vampire qui l’avait transformé. Elles logeaient alors dans des hôtels ou bien encore dans des maisons de location, mais après son abandon par cette dernière, Janet à continué à erré d’un bout à l’autre des Etats-Unis, se réfugiant, faute de moyens financiers conséquents, dans des immeubles ou des maisons abandonnés, allant même jusqu’à squatter des entrepôts inoccupés ou bien la rue, en fonction des villes ou elle se trouve.

Date et lieu de naissance : Nouvelle Orléans (Louisiane), 02 novembre 1989

Alimentation : Par définition, du sang, bien entendu… Pour une simple question d’ordre pratique, à savoir sa taille et sa constitution enfantine, incompatible avec une action rapide et furtive envers un adulte normalement constitué, Janet se nourrit quasi exclusivement d’enfants. Elle s’attaque à tous les âges, mais privilégie le plus souvent possible les plus jeunes, à savoir les enfants entre deux ans et huit ou neuf ans. L’idéal étant bien entendu un bébé, qui ne luttera pas et qui n’aura pas la nécessité impérative d’être consommer sur place. Parfois, elle se nourrira d’adultes mais uniquement dans les cas de figures suivants : Lorsqu’elle ne pourra mettre la main sur un enfant et si sa faim se fait un peu trop pressante, si le mortel est en position de faiblesse évidente, comme par exemple un adulte endormi, inconscient, blessé, paraplégique, âgé, handicapé mental ou bien encore assez confiant pour lui tourner le dos… Cette dernière technique, s’applique généralement à des femmes. Lorsque Janet doit vraiment se nourrir d’un mortel adulte, elle va, idéalement, dans les hôpitaux, la nuit, ou l’on trouve toujours un comateux ou deux en réserve ou tout autre personne incapable de se défendre véritablement.

Don : Le don que lui a accordé sa nature vampirique, fait de Janet l’une des plus mystérieuses vampire qui soit au monde. En effet, celui-ci ne relève ni d’un phénomène purement physique comme une force accrue, ni d’un phénomène purement psychique tel que la télépathie ou bien encore la détermination de la nature des gens. En vérité, son don se classe dans une catégorie qui échappe à toutes réalités scientifiques… ce don, est la manipulation des ombres. Plus précisément, des ombres des êtres biologiques. Son don pourra certainement affecter toutes les formes de vies existantes dans un avenir plus ou moins lointain, mais pour le moment il semblerait que seul les mortels, les animaux, les insectes et les végétaux y soient sensibles, ce qui tendrait à prouver qu’il faille deux points primordiaux afin que ce dernier s’exerce… Tout d’abord la présence d’une vie effective et non altérée par la mort, mais aussi une résistance psychique inférieure à celle d’un vampire. Bien que la petite vampire n’en sache encore rien de par son inexpérience en terme de rencontre avec des quileute, son don ne s’applique pas à leur forme lupine, à contrario de leur forme humaine. Incontestablement, ce don demeure, au jour d’aujourd’hui, l’un des plus énigmatique qui soit connu des vampires.

Caractère : Gentille et très clairement empreinte d’une naïveté, adroitement entretenue par sa créatrice vampirique, Janet est l’image même d’une cible de choix pour tous les prédateurs, aussi bien immortels que mortels. Mais malheureusement pour ces derniers, ils découvrent très rapidement que le prédateur n’est pas tout à fait celui qu’ils pensaient…La fillette n’a aucune malice en elle, aucun mensonge pouvant égaler la turpitude de certains enfants des villes… Même sa transformation n’a pu changer ce trait marquant de sa personnalité. Tout ce qu’elle peux faire est fait sans véritable arrière-pensée et elle considère qu’elle fait uniquement ce qu’il lui est nécessaire pour survivre. A ses yeux, se nourrir de mortels n’est pas un acte mauvais, c’est simplement dans l’ordre des choses comme lorsque les mortels se nourrissent des animaux. A ce propos d’ailleurs…

Bien que le concept même de vampire végétarien lui échappe totalement en terme de logique, si jamais un jour l’un de ses adeptes venaient à lui en parler afin de la convaincre d’adopter ce mode de sustentation contre nature, Janet le regarderait avec des grands yeux horrifiés en lui disant de manière catégorique que jamais elle ne se nourrirait d’animaux car, je cite ‘’c’est trop mignon et puis ils ont rien fait de mal, les animaux sont innocents !’’ Si vous avez la maladresse de la mettre face au paradoxe de sa situation ( à savoir, se nourrir elle aussi de gens innocents), la fillette croisera ses bras et affichera alors une moue contrariée qu’elle accompagnera d’une parole dédaigneusement juvénile afin de bien vous faire comprendre que vous l’ennuyez. Mais ne vous y trompez pas… En dépit de sa relative nature innocente et inoffensive, Janet est cependant un monstre de cruauté dont la nature vampirique a exacerbé celle que tout enfant porte inconsciemment en son sein, en venant au monde. Monstruosité au regard des mortels, cruauté gratuite aux yeux des vampires adultes sans doute, la fillette peine un peu à comprendre ce que l’on pourrait lui reprocher en ce domaine à vrai dire… Elle ne fait que ce que sa mère lui a appris à faire en fin de compte, rien de plus… Est-ce mal, que d’obéir à sa mère.. ?

A l’instar de son apparence, la fillette est aussi très discrète et peu encline à faire un quelconque éclat destiné à la faire sortir du lot. Pour imager ce fait, on pourrait presque dire que le dicton qui préconise de vivre caché pour vivre heureux, à presque été créé pour elle.

Une des caractéristiques les plus frappante de Janet est qu’elle pense sincèrement, au plus profond de son petit cœur défunt, qu’elle a toujours douze ans. Elle sait que le temps à passé depuis son anniversaire, mais si sa raison accepte ce fait, son esprit le nie sans concession. Elle sait qu’elle devra passer à sa treizième année, mais c’est comme si chaque jour se voyait éternellement repousser au lendemain… Comme si elle suivait le cours d’un déroulement temporel, tout en en ayant été extraite et donc, par essence, exclue… Que ce soit une simple hypocrisie de sa part, une sorte de fuite de la réalité qui est la sienne ou bien encore un moyen inconscient de supporter sa monstruosité, Janet n’en a cependant pas conscience et vit plus ou moins dans l’instant présent. Ceci, explique aussi certainement cette quête insatiable qui est la sienne depuis qu’elle vit seule et qui la pousse à sans cesse se trouver une mère qui puisse s’occuper d’elle car, après tout, elle n’est encore qu’une petite fille…

La vampire qui à transformé la fillette à tout fait pour l’isoler de ses semblables. Il en a résulté le fait que Janet à longtemps fuit les autres vampires, croyant fermement qu’ils lui ferait du mal parce qu’elle était ‘’unique’’ au monde. Mais depuis peu, elle s’interroge et sa curiosité naturelle la pousse à vouloir se rapprocher des autres vampires afin d’en apprendre plus sur eux. Mais elle a peur et ne sait pas si elle peut vraiment leur faire réellement confiance.

Au final, on peux dire que Janet est semblable à un petit animal sauvage, qu’il faut apprivoiser.

Particularités : Janet est l’objet d’une vengeance par défaut et, dans ce but, sa créatrice a omis de lui parler de beaucoup de choses tout en lui en enseignant d’autres erronés. Elle ignore donc que les Volturi et leurs règles existent et qu’ils représentent sans doute le plus grand danger pour son existence, elle ne se doutent pas un seul instant de l’existence des quileutes et elle pensent que tous les vampires, sans exception, sont des carnivores prêt à s’attaquer sans hésitation aux plus faibles. Voilà pourquoi, sa mère ne la laissait pas approcher les autres vampires qui croisaient parfois leur chemin. Autre détail psychologique d’importance sur lequel la différenciation entre vampires adultes et enfants lui a permis de jouer, la mère vampirique de Janet l’a persuadée qu’elle n’était pas une vampire mais simplement une enfant immortelle. Cela n’a l’air de rien en apparence, mais pour la fillette c’est quelque chose qui renforce sa perception de sa nature unique voulu par sa créatrice et qui l’empêchera de vouloir se plier facilement aux règles éventuelles que des vampires pourraient tenter de lui imposer.. Sa créatrice lui a imposé un conditionnement psychologique assez draconien et sans doute changer serait-il un travail de longue haleine pour la fillette et son initiateur.

Description physique : Plutôt grande pour son âge, Janet est assez jolie, comme bien des fillettes de la campagne, dans sa simplicité. Loin des futilités de la vie citadine qui semblent trahir la plupart des traits enfantins, elle respirent un naturelle des plus désarmant lorsqu’elle vous sourit de toute son innocence certaine. Ses yeux, autrefois bruns, laissaient entrevoir l’immense candeur de la fillette qui ne pouvait décemment pas dissimuler aux yeux des gens son origine sociale rurale, mais depuis qu’elle est devenue une enfant immortelle ses iris se sont teinté de ce rouge écarlate si caractéristiques des buveurs de sang humain. Cela a eu pour conséquence de gommer quelque peu cette ruralité inhérente à son regard, et de la rendre en fin de compte plus ‘’générique’’ aux yeux des mortels. Bien que très légèrement potelée, comme en témoigne ses joues adorablement arrondies, Janet possède un corps plutôt bien proportionné par rapport à son âge et sa taille. Ses joues timidement joufflues sont d’ailleurs la fierté de la fillette, car c’est un signe de bonne santé comme ne cessent de lui répéter les gens qui commettent la grossière erreur de s’attendrir devant son attachant petit minois innocent.

A forte tendance garçonne, Janet n’est en rien féminine comme se devrait de l’être une petite fille. Elle porte toujours un jean, un tee-shirt ou bien encore une chemise ou un pull avec un col rond, et elle ne se sépare jamais de ses baskets, qui étaient bien plus pratique à la ferme que des souliers plus élégants, bien qu’elle ne sache plus vraiment le pourquoi de ces choix vestimentaires depuis sa transformation… c’est, voilà tout. Discrète, à la limite de l’effacement, elle ne porte que des couleurs ternes comme le gris, le noir, le bleu foncé… En résumé, des couleurs qui la font devenir passe-partout afin que personne ne la remarque plus que les autres personnes présentes autour d’elle.

Histoire : … Si vous pensiez lire une triste et sombre histoire sur une petite fille innocente victime d’une méchante vampire cruelle et sans compassion, alors autant vous détromper des maintenant. Certes, il y a en effet une petite fille innocente et une vampire cruelle, mais cette histoire, qui va s’offrir à vos yeux avides de savoir, est en réalité celle d’une tragique et implacable vengeance teinté de ressentiment et de haine, à travers le temps et les générations. Les fautes du père, les pêchés du fils… Voilà une parole aujourd’hui connue de tous, qui pourrait illustrer à merveille le drame qui à vu sa naissance maudite en cette automne de l’année 1978…

Une jeune étudiante, appelons là Marie, fréquentait un garçon, lui même étudiant dans la même université.. Ils se connaissaient depuis le collège et, en réalité, sont tout de suite tombé sous le charme de l’un et l’autre. D’amourette adolescente en relation plus adulte, ils envisageaient de se marier peu de temps après leur entrée dans la vie active. Malheureusement, le malheur frappe toujours lorsque l’on y attend le moins et, dans le cas présent, il prit la forme d’une jeune femme d’environ leur âge, nouvellement arrivée dans leur université. Le jeune homme en question ne fut pas insensible à cette beauté brune venue de l’Est, mais rien ne se serait passé si celle-ci ne s’était pas profondément entiché de ce dernier, au grand dam de Marie qui, dans un excès de confiance un peu trop prononcé sans doute, ne vit en rien venir le drame qui allait bouleverser sa vie de façon irrémédiable. L’amour a ses raisons que la raison elle-même ignore paraît-il, c’est en tout cas que le jeune garçon avait dû se dire lorsqu’il avoua à Marie qu’il avait pris la décision de la quitter pour cette nouvelle venue.

Bien qu’elle lutta de toutes ses forces pour que son couple ne fasse nullement naufrage, ce fut une quête sans espoir. L’amour et ses mystères insondables avaient eu raison des sentiments profonds du jeune homme à son égard et, moins de six mois plus tard, la séparation fut officiellement consommée. Déçue, triste, à la limite du désespoir, Marie alla noyer son chagrin dans un bar ou elle avala des verres d’alcool les uns après les autres, bien plus que ce que la décence n’autorise. Comme bien souvent dans ce genre de situation la peine se commua doucement mais sûrement en rancœur féroce, embrumée par les vapeurs éthylique de ses trop nombreuses consommation. Toute à ses tourments intérieur, elle ne remarqua pas l’homme qui s’approcha d’elle. Elégant, légèrement plus âgé qu’elle ne l’était, il avait un sourire étrange mais non déplaisant… Tout au moins, avec autant d’alcool dans le corps. Il se mit à la charmer, à lui dire des choses qu’une femme rejetée avait bien souvent envie d’entendre et, au final, ils quittèrent le bar ensemble quelques heures plus tard.

Cette nuit fut la dernière de Marie… Tout au moins dans le monde des mortels car, bien qu’elle ne s’en aperçue nullement, noyée dans sa conscience à demi éthylique, cet étranger se révéla être une vampire qui la transforma en une éternelle étudiante de dix-neuf ans. Comme à chaque transformation, la mémoire de sa vie passé s’effaça sans un bruit. Marie vécue durant plusieurs années auprès de se vampire, mais très vite celui-ci fit preuve d’un comportement qui réveilla en l’ancienne étudiante des souvenirs désagréables Ce vampire, qui l’avait fait devenir une buveuse de sang en profitant de sa détresse morale et émotionnelle, fit subir le même sort à plusieurs autres femmes afin de se constituer une sorte de harem qui ne voulait pas vraiment sire son nom. Bien qu’il soit assez difficile de dire ce qui réveille précisément la mémoire défunte d’un vampire, il est en soi logique de penser que cette trahison ressentie par Marie se soit vu inconsciemment assimilée à la rupture qui l’avait conduite là ou elle en était en ce jour. Plusieurs sentiments naquirent alors en elle… Outre la rancœur ressurgissant des abîmes de son esprit vis-à-vis de son amour de jeunesse, il y eu aussi celui de la vengeance… Car dans son esprit, c’était entièrement de sa faute si elle avait été faite vampire et elle imagina très rapidement de se venger de lui.

Mais, il y avait un obstacle de taille à ce nouveau but dans sa non vie, il s’agissait de ce vampire dominant. Elle le savait, jamais il ne la laisserait partir loin de lui, peu importait qu’il ai d’autres femmes vampires auprès de lui. Il voulait les posséder entièrement, en faire ses objets propres… De cela aussi, Marie en fit le reproche à son ancien amant… Il avait non seulement brisé leur couple, mais en plus ils avait complètement gâché sa vie. Oui… Si elle était devenue une vampire, c’était entièrement de sa faute à lui et à lui seul. Lentement mais sûrement, Marie insuffla ses velléités de liberté et d’indépendance aux autres femmes vampires du groupe et, moins de deux ans plus tard elles fomentèrent un simulacre de coup d’état qui vit la mort définitive du vampire mâle dominant. Contrairement à ce qu’il avait laissé croire à ses femmes, il était loin d’être aussi puissant qu’il voulait bien le laisser entendre. Son pouvoir véritable ne reposait principalement que sur son charisme indéniable, mais qui ne lui suffit pourtant pas face à la vindicte bestiale de s es nombreuses vampires.

Il fut exécuté dans les règles, proprement… Enfin, façon de parler, car il n’y avait pas vraiment de propreté à se faire décapiter et démembrer, avant de subir le courroux implacables d’un brasier qui consuma définitivement celui qui s’était autorisé à s’octroyer un statut de seigneur et maître tout puissant. Une fois libre, les femmes vampires se séparèrent… Certaines prirent la route seule, tandis que d’autres, encore peu confiante en cette liberté désormais acquise, préférèrent rester ensemble pour le moment. Pour sa part, Marie, avec une entêtante obsession telle que la vengeance, n’hésita pas un seul instant, aidé en cela par la résurgence des bribes de sa vie passé. Certes, elle ne se souvenait pas de tout, mais cela lui avait suffit pour concevoir ce désir dévorant de vengeance à l’égard de celui qu’elle jugeait responsable de tout.

Après avoir fait des recherches en partant de son ancienne université, Marie remonta assez rapidement la piste de sa victime. Elle loua les confréries et leurs anciens, si prompte à garder le contact avec leurs période étudiante. La vampire apprit des tas de choses, mais plus que tous ce fut la nouvelle du mariage de son ancien amant et de celle qui avait été l’objet de la destruction de son existence, qui renforça sa haine et sa détermination à faire payer cet homme. Pire encore, il avait osé lui faire un enfant alors que de son côté il lui avait définitivement interdit. Cet homme, se prénommait Dewey… Alistair Dewey, pour être plus précis. Fils d’un riche fermier de la Nouvelle Orléans, ses ancêtres ayant fait une heureuse fortune grâce à la culture des champs de coton. C’était donc presque tout naturellement qu’il avait reprit l’exploitation familiale après le décès de son père, six ou sept ans auparavant. Mais en arrivant sur place, La vampire vengeresse eu une amère surprise…

En effet, elle vit sa vengeance lui échapper cruellement lorsqu’elle apprit que Alistair était décédé depuis trois ou quatre ans. Le malheureux, ou le bien heureux, tout dépendait du point de vue duquel on se plaçait, avait succombé à un tragique accident cérébral. Cette nouvelle rendit Marie Furieuse. Elle injuria de tous les noms possible et imaginable, ce lâche qui avait osé lui voler jusqu’à sa vengeance… Elle ne l’en détesta que plus encore et sa haine envers lui s’en trouva alors décuplée. Néanmoins, sa vengeance réclamait une victime en sacrifice. Après avoir acceptée cet échec de sa vengeance initiale, la vampire se mit à songer à comment rendre celle-ci tout de même possible. Certes, ce misérable était mort et enterré, mais il restait encore cette garce qui avait osé lui voler son amant, ainsi que leur méprisable progéniture, une écœurante et pathétique gamine de douze ans.

Marie pensa tout d’abord à tuer sa mère, afin d’en faire une orpheline. Mais elle pensa aussi qu’il serait tout aussi cruel, si ce n’était plus, de laisser cette femme méprisante souffrir mille morts en apprenant le massacre sauvage du corps de sa fille. mais cette souffrance avait un énorme défaut au yeux de la vampire, elle s’atténuait avec le temps et finissait pas s’endormir définitivement… Non, cela ne lui suffisait pas, Marie voulait plus, elle souhaitait que la souffrance qu’elle infligerait, soit aussi éternelle qu’elle pouvait l’être elle-même, pas moins. Ressassant sans cesse cette nouvelle version de sa vengeance, une idée naquit soudain dans son esprit pervertie… Que pouvait-il y avoir de pire que de savoir, si ce n’était l’ignorance.. ? Faire disparaître l’enfant sans laisser la moindre trace indiquant qu’elle était encore en vie, ou bien morte… Voilà qui, selon la vampire au sourire rempli de satisfaction, procurerait une éternelle souffrance à celle qui avait commis l’erreur de se rendre complice de celui qui avait détruit sa vie plusieurs années auparavant. Oui, voilà, elle tenait sa vengeance… Tout au moins, sa première partie car, par la suite, elle ferait aussi payer chèrement la fillette pour ne pas avoir été sienne…

Parlons maintenant un peu de cette petite fille innocente qui allait subir une vengeance dont elle devint, par défaut, l’héritière… Petit bout de femme plutôt jolie, Janet Dewey paraissait avoir un peu plus que son âge. D’une taille légèrement supérieure à la moyenne, sa féminité naissante était, elle aussi, plutôt en avance par rapport à ses petites camarades de classe. Elle avait vu le jours douze ans plus tôt, faisant ainsi le bonheur d’un couple déjà bien comblé. Enfant unique, elle a rapidement adopté un comportement gentil mais assez égoïste concernant l’affection que l’on pouvait lui porter. N’hésitant pas à déclarer haut et fort qu’elle ne voulait pas que ses parents aient d’autres enfants qu’elle, nul ne sait si ces derniers ont pris en compte ce critère affreusement nombriliste mais toujours est-il qu’il n’y eu jamais d’autres enfants dans la ferme familiale des Dewey. Mis à part ce petit parfum d’égoïsme, Janet à toujours été une petite fille serviable et sympathique qui a grandit sans la moindre histoire, prête à aider quiconque le lui demandait sans trop rechigner. De fait, sa désagréable particularité lui était bien souvent pardonnée par la plupart des gens.

Sans que jamais elle ne s’en aperçoive, Marie la suivit durant des jours et des jours. Traquer serait en fait un terme plus adéquate, la vampire cherchant l’occasion de l’enlever afin que sa disparition soit aussi soudaine que mystérieuse. Elle ne voulait laisser aucun espoir ou aucun désespoir à sa mère, autrement cette partie de sa vengeance serait assurément sans le moindre intérêt. Une occasion s’offrit à la vampire, lors d’une fin d’après midi… Il faisait beau et Janet avait préféré revenir de l’école à pied, plutôt que de prendre le bus scolaire habituellement employé. Ce n’était pas la première fois qu’elle faisait ce genre de chose, même si sa mère lui faisait le reproche de ne pas s’inquiéter de ce qui pouvait arriver à une petite fille seule sur la route. Mais Janet était confiante et, comme tous les enfants, elle pensait que rien ne lui arriverait. Pourtant, ce jour là… Arrivée au passage à niveau qui traversait son chemin de retour, les barrières s’affaissèrent afin d’interdire aux passant de s’aventurer plus en avant. Seule de son côté, Janet fit un signe amical de la main au couple de personnes âgées qui se trouvaient à son opposé. Ces derniers, des gens qui avait connu la fillette depuis sa naissance, lui rendirent son salut d’un même signe de la main . Puis, le train se fit entendre au loin et, en l’espace de quelques secondes seulement, il traversa le passage à niveau, faisant ainsi disparaître Janet du regard attendrit du couple de retraités. Le passage du dit train ne dura que le temps d’un ou deux battements de paupière, mais lorsqu’il disparut enfin Janet n’était définitivement plus là…

Faisons maintenant preuve d’un respect certain pour la peine et l’inquiétude d’une mère en proie au doute et qui ne pourra jamais compter sur les forces de l’ordre pour lui fournir le moindre indice sur la disparition inexplicable de son unique enfant… Eloignons nous d’elle à pas feutrés et voyons un peu ce qu’il est advenu de Janet…

Pour la dernière fois de son existence, Janet Dewey s’éveilla d’un sommeil profond. Elle se sentit assez étrange en vérité, un peu comme si quelque chose avait changé sans qu’elle ne puisse définir quoi avec précision. Allongée, elle se redressa et constata qu’elle se trouvait sur un lit inconnu, dans une maison qui lui était tout aussi peu reconnaissable. Mais ou était sa maison d’ailleurs.. ? Etrangement, elle ne s’en souvenait pas. Pourtant, elle savait qui elle était… Enfin, elle le pensait tandis qu’elle recherchait activement son prénom… Janet… Oui, elle se prénommait Janet, voilà… Janet Dewey… Et elle habitait… Ici.. ? Peut-être, tout lui paraissait tellement confus dans son esprit… Troublée mais étonnement en pleine forme, la fillette bondit sur ses deux pieds en un mouvement puissant et atterrit sur le tapis recouvrant le sol qui étouffa son pas, étrangement silencieux. Elle se dirigea ensuite en direction de la porte de la chambre, et quitta celle-ci afin de partir à la découverte de cet endroit qui ne lui rappelait vraiment rien. Elle traversa un long couloir sans rencontrer âme qui vive, avant d’arriver en haut d’un escalier qui lui offrit une magnifique vue sur un hall gigantesque dont le sol était carrelé de losange noir et blanc. Cette vision étourdissante lui fit alors prendre conscience qu’elle se trouvait, sans l’ombre d’un doute, dans une très grande maison… Et puis…

Alors que Janet avait commencé à descendre lentement le grand escalier afin de rejoindre le rez-de-chaussée, elle stoppa net sa marche en apercevant une femme apparut en bas des marches sans qu’elle ne se soit aperçu de sa présence auparavant. Elle regarda alors en silence l’inconnue qui, à son tour, la contempla avec un large sourire au lèvres. Elles se fixèrent sans sourciller durant plusieurs secondes qui parurent une éternité à la fillette et, soudain, la voix de la femme déchira le silence de son écho empli de douceur…

‘’Tu es enfin réveillée Janet, j’en suis ravie.’’

Le ton était agréablement mélodieux, le visage non dénué d’une certaine tendresse…

‘’Maman.. ?’’

Osa alors Janet qui, sans trop savoir pourquoi, avait pensé que cette femme qui n’éveillait en elle absolument aucun souvenir, pouvait-être sa mère. En retour, la femme ouvrit ses bras de manière généreuse et les tendit en direction de Janet à qui elle dit encore :

‘’Bien sur que je suis ta mère Janet, quelle sotte question que voilà… Viens dans mes bras maintenant, que je te fasse un énorme câlin, veux-tu.. ?’’

A son tour, les lèvres de la fillette s’illuminèrent d’un sourire de contentement joyeux, tandis qu’elle dévala la seconde moitié du grand l’escalier avant de s’écraser mollement contre la personne de la vampire qui referma immédiatement son étreinte chaleureuse sur le petit corps d’apparence si fragile, mais pourtant bien plus puissant qu’elle en vérité… Même si la principale intéressée l’ignorait encore. Marie lui caressa doucement les cheveux, puis elle ajouta dans un demi murmure :

‘’Tout va bien aller maintenant Janet, ne t’inquiète pas… Tu as été gravement malade, mais maintenant tout va rentrer dans l’ordre, je te le promets.’’


La fillette fut étrangement rassurée par ces quelques mots et elle osa à nouveau une question…

‘’Pourquoi je ne me souviens de rien.. ? C’est à cause de ma maladie, c’est ça.. ?’’

Une interrogation, somme tout légitime, qui eu comme unique réponse cette nouvelle parole de celle qui se prétendait sa mère…

‘’Tout à fait, mais ne t’en fais pas Janet, je vais te dire tout ce que tu dois savoir et tu va rapidement te souvenir de tout.’’

Quelque peu soulagée, la fillette n’insista pas plus sur le sujet. Après tout, si sa mère lui disait que tout allait bien, c’était certainement la vérité puisque sa mère ne mentait jamais. De cela au moins, elle s’en souvenait. Sans trop en avoir conscience là encore, Janet ne s’interrogea pas plus en avant sur cette maladie qui lui avait fait perdre la mémoire. Pourquoi se fatiguer à comprendre, puisque tout allait revenir comme avant.. ?

Janet n’avait, de toute façon, pas le moindre souci à se faire. Cette vampire allait effectivement bien prendre soin d’elle… Elle allait lui apprendre petit à petit à assumer son nouvel état, elle allait en faire une parfaite petite vampire délicieusement cruelle, au point d’en effrayer les plus matures des buveurs de sang… Elle allait en faire un monstre, comme jamais encore les vampires n’en avait jamais vu jusqu’ici… Tout au moins, depuis que les enfants immortels avaient été formellement interdit sous peine de se voir purement et simplement, éliminer avec sa progéniture maudite. Oui, la vampire allait faire de Janet une adorable petite vampire totalement autonome et puis… La seconde partie de sa vengeance pourrait enfin commencer et cela lui arracha un nouveau sourire de satisfaction dont Janet cru être l’objet… Quelque part, on pouvait dire qu’elle n’avait pas vraiment tort…

‘’J’ai faim maman, je pourrais dévorer un bœuf…’’

Dit encore Janet, dont le ventre criait étrangement famine avec une véhémence dont, jamais encore, elle n’avait eu le goût. La vampire mature lui caressa une nouvelle fois les cheveux tandis que leurs regards de sang se croisèrent à nouveau mais désormais dénué de toute ambiguïté et crainte et lui répondit :

‘’Je sais trésor, je t’ai déjà préparé un délicieux repas… Viens avec moi, veux-tu.. ?’’

La prenant par la main, elle entraîna la fillette à sa suite en direction d’une pièce chichement meublée, mais non sans charme. Une pièce peu usitée visiblement, ou se trouvait, allongé sur un canapé, un jeune homme. Sans trop savoir pourquoi, Janet saliva vigoureusement en l’apercevant ainsi immobile. Elle regarda alors sa mère, qui lui dit tout simplement :

‘’régales toi trésor, il n’est que pour toi’’

Janet s’en approcha alors doucement, comme intimidée. Puis, peu à peu, son instinct de vampire et sa faim grandissante lui firent tout naturellement comprendre la manière de faire. Le sang, le sang l’appelait, la fillette le savait, tout comme elle savait que c’était là une chose naturelle… On avait faim et on mangeait, voilà tout. De plus en plus impatiente et dans l’incapacité de résister plus longtemps à ce spectacle alléchant, elle se précipita alors comme une petite sauvage sur l’homme et le mordit d’instinct à la gorge. Celui-ci eu un faible soubresaut, puis, alors qu’il paraissait être à nouveau immobile, il commença à se débattre comme un beau diable et il finit par se dégager de l’étreinte buccale et meurtrière de Janet qu’il repoussa lourdement en la faisant tomber au sol. L’homme se redressa sur le canapé, mais avant qu’il ne puisse aller plus loin la vampire vint se placer derrière lui afin de l’immobiliser à nouveau, sans espoir pour lui de se dégager une seconde fois. Elle s’adressa alors à Janet qui était demeurée au sol de stupeur et lui dit en une leçon improvisée :

‘’Il faut mordre avec plus de force trésor, autrement ils se débattront toujours… Ce n’est pas grave, recommence, je vais t’aider pour cette fois-ci’’

Un peu confuse, la petite vampire se releva très vite, avec l’amer sentiment d’avoir quelque peu déçue sa mère qui lui avait amoureusement préparé ce premier repas depuis sa guérison. Mais cette fois-ci, elle ferait cela bien, surtout si sa mère l’aidait. Pleine de bonne volonté, Janet se précipita à nouveau sur l’homme et, lors de cette seconde tentative, elle enfonça avec une rage certaine ses mâchoires dans le cou du malheureux qui se raidit alors de manière foudroyante. Il remua encore une poignée de seconde et plus… Plus rien… L’assaut de la fillette avait fait trembler le canapé, pour le plus grand plaisir de la vampire qui ressenti un plaisir immense devant cette voracité alors que Janet venait à peine de s’éveiller à sa condition de vampire. Désormais, Marie n’en doutait plus un seul instant, la fillette ferait une merveilleuse et meurtrière vampire. Elle regarda Janet s’abreuver comme une petite gloutonne du sang de sa victime, lui prodiguant dans le même temps des caresses sur la tête en un signe évident de satisfaction maternelle qui parurent augmenter l’engouement de la fillette pour son repas.

Une fois son repas fini, Janet leva son regard écarlate en direction de sa mère. Des filets de sang coulaient de ses lèvres rougies, tombant en cascade sur son menton. Alors, avec une attention tendre, Marie lui essuya la bouche avec un mouchoir, tandis que Janet se laissa faire sans bouger. Mieux même, elle lui souriait comme pour lui démontrer combien elle était heureuse en cet instant présent Tout en la nettoyant, la vampire lui dit encore :

‘’Je suis contente Janet, tu as tout avaler sans en laisser une seule goutte. Mais il va falloir manger plus proprement à l’avenir, tu me le promet.. ?’’

Sans un mot, la fillette acquiesça d’un hochement de tête tandis que le mouchoir, à l’origine d’un blanc immaculé, continuait de se pervertir du reliquat de vie du malheureux qui avait eu l’insigne honneur de servir de premier repas à la nouvelle petite vampire… Ou plutôt, à la nouvelle enfant immortelle car, comme le lui apprendra un peu plus tard sa mère, elle n’était pas une vampire contrairement à elle… Elle était une enfant immortelle. On pourrais penser que Janet était un peu naïve, voire même sans doute un peu stupide d’avoir cru à ce mensonge, Mais après tout… Les mamans ne savent-elle pas toujours mieux que nous, les choses après tout.. ?

Ainsi, débuta la vie de vampire de Janet. De mémoire d’enfant immortelle, ce fut le début d’une existence heureuse et comblée, que Janet s’imaginait alors à l’époque, sans fin. Bien entendu, tout n’alla pas toujours de manière aussi simple… Par exemple, la fillette voulu aller à l’école avec les autres enfants, mais elle en fut interdit. Marie la persuada qu’elle n’avait plus besoin d’étudier et que si jamais elle allait à l’école, les autres enfants seraient jaloux d’elle car elle n’était pas comme eux, elle, était spéciale, elle était unique… Elle était supérieure à eux tous, sans l’ombre d’un doute. Janet en fut contrariée, mais avec le temps elle accepta finalement la situation. D’autant plus qu’elle avait tout ce qu’elle pouvait vouloir comme livres, afin de s’instruire par elle-même. De plus, les deux vampires changeaient régulièrement de lieu de vie, allant de ville en ville, de pays en pays, louant à chaque fois de somptueuses demeures isolées. Pourtant, cette vie de nomade ne dérangea pas Janet qui, au contraire, appréciait assez de pouvoir rester si souvent avec sa mère.


Dernière édition par Janet Dewey le Ven 1 Oct - 15:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Janet Dewey
Vampire
avatar

Messages : 18
Date d'inscription : 30/09/2010

Carte d'identité
Condition: Vampire
Don: Manipulation des ombres

MessageSujet: Re: Janet Dewey   Jeu 30 Sep - 2:04

Son éducation de vampire fut parfaite, à défaut d’être complète. Elle apprit à se nourrir proprement, à choisir ses proies, à les attaquer au moment le plus favorable et jamais, elle ne fut limité dans son appétit insatiable par la vampire qui l’avait créée. Elle pouvait se nourrir autant de fois qu’elle le désirait et à l’endroit ou elle le désirait, en tenant cependant compte des impératifs de sécurité de base. Marie lui apprit aussi à se méfier de tous les autres vampires qui, selon elle, lui ferait du mal si jamais elle se retrouvait seule avec l’un d’entres eux.. Pourquoi.. ? Ma foi, cela est plutôt évident, n’est-ce pas.. ? Ils étaient jaloux, jaloux du fait que Janet était unique au monde. Elle expliqua à la fillette que les vampires n’aimaient pas les enfants immortels et que à chaque fois qu’ils en avaient rencontré un ils l’avait exterminé sans la moindre pitié, lui et ses parents vampires. Pour donner plus de poids à sa réalité des faits, Marie joua sur l’absence d’un père et d’un époux dans leurs vies, prétextant une mort héroïque afin qu’elle et sa mère puisse s’enfuir au loin… Cette histoire, purement issue de l’imaginaire de la vampire, avait fait frissonner Janet qui se mit alors à détester tous les autres vampires. Les rares fois ou elles en avait rencontré un par le plus grand des hasards, la fillette s’était retranché tout contre sa mère afin de bénéficier de son immense protection.

Au final, Janet avait une liberté quasiment illimitée dans son attitude vampirique, bien que lorsqu’elle allait un peu trop loin, Marie était là pour la réfréner intelligemment car le moment de se faire connaître n’était pas encore venu.

Comme dit un peu plus haut, l’éducation vampirique de Janet fut parfaite sur le plan pratique, mais sur le plan théorique il en fut tout autrement. Bien entendu elle lui enseigna l’art et la manière de se fondre parmi les mortels, mais toujours sous son contrôle et il était difficile de dire si la fillette vampire serait capable de faire preuve d’autant de prudence livrée à elle-même.. Une faille, sur laquelle Marie comptait tout particulièrement en vérité. Elle lui apprit à craindre les autres vampires et à les fuir, afin qu’elle ne puisse faire confiance à qui que ce soit lorsque le moment viendrait de mettre la seconde partie de sa vengeance en place. En revanche, la vampire ne lui enseigna pas le moins du monde les dangers autre que les mortels, qui pouvait guetter la fillette dans ce vaste monde. Elle omis volontairement de lui parler des quileutes qui n’avaient pas forcément des relations très saines avec les vampires, mais plus que tout elle ne lui parla pas un seul instant de la plus puissante et dangereuse famille de vampire… Les Volturi. Ceux-là même, qui les extermineraient toutes les deux de manière implacable, si par malheur l’existence de la petite fille immortelle venait à atteindre leurs oreilles.

Bien qu’elle fut une bonne mère en dépit des conditions de cette maternité provoquée, Marie ne désirait qu’une chose après avoir puni la génitrice originelle de Janet. La souffrance éternelle de celle-ci la réjouissait plus que tous, mais il était hors de question que le fruit des entrailles de l’homme tant haït puisse bénéficier d’une vie sans fin et sécurisé. Non, en réalité la vampire voulait et avait toujours voulu, la mort définitive de Janet afin que, à son tour elle soit puni de la faute de son père… Mais bien qu’elle aurait pu la tuer au moment de son kidnapping, Marie avait décidé que cela ne devrait pas être aussi simple, aussi rapide… Non, la fillette aussi devait souffrir, c’était une condition définitivement non négociable de sa vengeance. Cependant, abandonner Janet juste après en avoir fait une vampire n’aurait pas été très satisfaisant… Sans la moindre expérience vampirique elle se serait certainement fait repérer des les premiers jours par les mortels, ce qui aurait aussi attiré l’attention de Volturi qui l’aurait sans doute détruite dans la semaine qui s’en serait suivi… Il se devait d’en être ainsi, mais pas comme cela, pas de manière aussi abrupte.

La vampire voulait que Janet souffre, qu’elle ressente la peur, l’inquiétude, le désespoir d’être seule et coupée du monde… Elle voulait que la fillette perde tout et, seulement, elle pourrait commettre l’erreur fatale qui conduirait les Volturi à elle. A ce moment, uniquement, sa vengeance alors serait pleinement consommée. Ce simulacre de vie de famille dura trois ans. Trois longues années, au cours desquelles Janet fut insidieusement confortée dans cette fausse image d’une relation mère/fille, ainsi que dans la justesse de ses actes abominables qui causèrent un nombre important de victimes innocentes. De repas en expérimentations de vie vampirique, la fillette fut probablement responsable de plus de la moitié de toutes les disparitions ayant eu lieu à chaque endroit ou elle et la vampire manipulatrice résidèrent, au cours de ces trois années qui ne furent, aux yeux écarlates de Janet, que du pur concentré de bonheur.

Mais il en va du bonheur comme de toute chose… Il cesse un jour d’être, ne laissant plus alors que l’incompréhension et la solitude dans les cœurs même si, pour continuer à avancer encore et encore, il reste toujours un relent d’espoir de voir ce dernier revenir un jour en nôtre sein le plus intime.

Pour Janet, tout bascula le jour ou sa mère vampirique disparu inexplicablement et sans laisser la moindre trace derrière elle. Cela se passa lors d’un voyage, qui devait conduire les deux vampires à leur prochaine destination de résidence. Elles revenaient aux Etats-Unis après avoir séjourné quelques semaines en Europe et, juste après avoir quitté l’aéroport, Marie laissa la foule la séparer rapidement de Janet qui ne s’en aperçu pas tout de suite, bien trop confiante en celle qu’elle pensait être sa véritable mère. Une fois hors de sa vue, la vampire mature disparut définitivement de la vie de la petite vampire, désormais seule avec sa valise qu’elle traînait derrière elle grâce à ses roulettes. Lorsqu’elle se rendit compte de cette disparition, Janet ne su tout d’abord pas vraiment comment réagir, puis elle commença à s’inquiéter. Elle appela sa mère en refaisant son parcours en sens inverse, mais n’obtenant pas de réponse elle retourna dans l’aéroport afin de le parcourir de fond en comble dans l’espoir, vain, de la retrouver.

Après plusieurs heures à courir dans tous les sens, Janet commença véritablement à avoir peur. Sans sa mère, elle était à la merci du premier vampire venu, même si elle pouvait tout au moins se défendre suffisamment afin de pouvoir espérer prendre la fuite. Ne sachant plus que faire, la fillette se dissimula dans l’ombre avec sa valise afin de réfléchir tranquillement à la situation. Elle le savait, sa mère devait sans doute la chercher elle aussi. Mais la ville était grande et peut-être qu’elle penserait qu’elle-même ne resterait pas au milieu de tous ces mortels en partance. Soudain, ce fut l’illumination, la bonne idée qui résolvait bien souvent ce genre de cas difficile… Un sourire éclaira alors les lèvres de Janet, qui ne doutait pas d’avoir eu une très bonne idée. Elle se dit que même si sa mère ne la retrouvait pas, elle finirait par retourner chez eux, dans la maison qu’elle avait loué avant leur départ d’Europe. Il lui suffisait donc de s’y rendre et de l’attendre là-bas… C’était d’une telle logique, que Janet se trouva un peu bête d’avoir paniqué de cette manière.

Ragaillardie par cette brillante idée, la petite vampire quitta la rassurante pénombre de sa cachette et traîna sa valise à travers tout l’aéroport afin d’atteindre la sortie et de se diriger en direction des taxi stationné non loin de là. Elle grimpa dans l’un d’entres eux et lui indiqua l’adresse de sa nouvelle maison, mais le chauffeur la regarda avec un regard légèrement suspicieux. Il lui demanda ou était sa mère, il la prit pour une sombre petite idiote en lui précisant qu’un taxi ce n’était pas gratuit, ce qui rendit Janet furieuse d’être, en quelque sorte, considérée comme une vulgaire voleuse totalement inconsciente de ses actes. Pourtant, elle se retint, avec difficulté cependant, de lui sauter dessus pour le punir. Ce vilain monsieur pouvait remercier sa mère, car c’était bien pour elle que Janet ne lui arrachait pas la gorge sur place. Pour toute réponse, elle lui rétorqua que ce n’était pas ses affaires et qu’elle avait de quoi lui payer la course, tout en sortant une petite liasse de billets de la poche de son pantalon… Une sécurité financière pour qu’elle puisse se débrouiller toute seule, au cas ou, lui avait dit sa mère, lors du commencement de leur errance entre les continents, trois années auparavant. Devant tant d’aplomb, le chauffeur de taxi resta sans voix avant de finalement dévoiler sa nature peu regardante sur la personne de ses clients.

Le transport en taxi dura l’espace d’une petite demi-heure, avant que celui-ci ne stoppe sa course devant une magnifique maison située derrière une grille en fer forgé. Janet quitta le véhicule après avoir régler son transport et une fois le taxi parti, elle pénétra à l’intérieur de la propriété. Bien que celle-ci paraissait déserte, le son d’une télévision parvint cependant aux oreilles aiguisés de la petite vampire qui sourit alors en se précipitant, valise à la main pour plus de rapidité, à l’intérieur de la maison. Elle le savait, sa mère avait pensé exactement com… La valise de Janet tomba sur le sol dans un bruit sourd, lorsqu’elle pénétra dans le salon. Qui était cette femme.. ? Mais qui était cette femme ?!! Et qu’est-ce qu’elle faisait chez elle, à se languir comme une pauvre larve sur son canapé.. ?! La femme en question parut surprise en constatant qu’une fillette venait de pénétrer chez elle, car elle se redressa de façon un peu plus digne lorsqu’elle s’autorisa le droit de l’interroger sur qui elle était et sur la raison de sa présence. Janet serra ses petits poings, vraiment furieuse du sans gène de cette femme qui osait lui dire qu’elle était chez elle et lui cria presque dessus que c’était chez elle et qu’elle n’avait rien à faire ici… Et qu’elle avait vraiment intérêt à ficher rapidement le camp avant que sa mère n’arrive et qu’elle ne se mette vraiment, mais vraiment en colère.

Abasourdie, la femme ne trouva rien à répliquer sur le moment, mais très rapidement elle se ressaisi et commença à expliquer à Janet qu’elle faisait erreur, que ici c’était chez elle depuis très longtemps, que c’était elle qui s’était trompé. La petite vampire n’en fut que plus furieuse encore… Pourquoi, est-ce que tout le monde prenaient les enfants pour des idiots.. ? Lorsque la femme commit l’erreur de la prendre par les épaules afin de la diriger vers le téléphone situé près de l’entrée afin d’appeler ses parents, Janet la repoussa avec force contre le mur et l’assomma presque sur le coup. Pour la fillette, c’était chez elle ici et si cette femme ne voulait pas partir, alors elle lui ferait regretter… Ce que Janet ne tarda d’ailleurs pas à faire, en se jetant comme une petite sauvageonne sur la malheureuse à moitié dans le brouillard afin de la mordre sans l’ombre d’une hésitation… Cela tombait d’ailleurs fort à propos, car le voyage en avion lui avait sacrément ouvert l’appétit. Après son repas, elle laissa là le cadavre, préférant attendre le retour de sa mère afin qu’elle lui dise ou ils devaient se débarrasser des cadavres maintenant qu’elles habitaient ici. S’essuyant la bouche sur la chemise de la femme, Janet s’installa ensuite sur le canapé et commença à regarder la télévision en attendant le retour de sa mère qui, elle le savait, ne tarderait pas.

Les heures passèrent, mais Marie ne vint naturellement pas. En revanche, elle eu droit à deux autres visites : une adolescente d’une quinzaines d’années, suivi par un homme d’âge mûr une petite heures plus tard. Pour la première, Janet n’eu pas vraiment le choix lorsqu’elle cria sa frayeur en voyant le cadavre de le femme adossé contre le mur du salon. Usant de sa vitesse phénoménale, Janet la tua avant qu’elle ne puisse s’enfuir. De toute façon, c’était de sa faute, elle n’avait qu’à ne pas entrer chez elle sans permission. Cette seconde intrusion l’irrita fortement, mais ce ne fut encore rien en comparaison de ce qu’elle ressentit lorsque le troisième malotru rentra lui aussi dans sa maison comme s’il avait été chez lui. Janet n’avait plus vraiment faim, mais sa mère lui avait toujours appris à ne pas gâcher la nourriture, alors… De toute façon, elle était incapable de résister à ce si délicieux parfum de sang qui émanait des mortels et puis, encore une fois c’était de leur faute, elle ne les avaient pas invité, ils était venu de leur propre gré ces parasites…

Les heures passèrent…Le journal télévisé indiqua le début de la soirée, puis ce fut le programme du soir. Un film d’action bourré d’effets spéciaux et d’hémoglobine, qui ne passionna pourtant pas Janet qui ne cessa de faire des aller et retours du canapé à la fenêtre et de la fenêtre au canapé. Bien qu’elle ne voulait pas le reconnaître, la petite vampire était très inquiète. Elle ne comprenait pas pourquoi sa mère n’était pas encore arrivé ici, alors que s’était désormais leur maison. La soirée laissa ensuite la place à la nuit et Janet demeura dans les ténèbres du salon, le silence ayant remplacé le son de la télévision. Recroquevillée sur le canapé, la petite fille jeta parfois des regards en direction des trois cadavres qu’elle avait pris soin d’aligner contre le mur du salon dans l’attente de savoir ou s’en débarrasser. C’était sa mère qui s’en occupait habituellement, alors elle ne savait pas vraiment quelle initiative elle devait prendre. La nuit s’écoula, lentement… Et plus le jour envahissait l’horizon et plus Janet se sentait totalement désemparée.

Bien qu’elle n’aimait vraiment pas cette idée, la petite vampire dû se résoudre à affronter la terrible réalité qui lui faisait face. Pour une raison ou bien une autre, sa mère n’était pas encore arrivée et elle doutait qu’elle n’arrive jamais après plus de vingt quatre heures à l’attendre. Une inquiétude sourde naquit alors en elle… Elle n’osait le penser de manière consciente, mais …Peut-être que sa mère avait rencontré un autre vampire qui lui avait fait du mal, parce qu’elle avait refusé de lui donner Janet… Ou alors, peut-être était elle tombé nez à nez avec l’un de ces vampires intolérants, qui n’acceptait pas qu’une enfant immortelle puisse exister… Oui, c’était sûrement cela. Mais sa mère était forte, très forte même. Elle n’était pas du genre à se laisser tuer par un autre vampire, surtout qu’elle savait que sa fille avait besoin d’elle. Janet ne savait pas ce qu’il s’était passé, ni même pourquoi sa mère n’était pas revenu chez eux, mais elle savait cependant qu’elle était quelque part. Cette seule pensée redonna du courage à la fillette, qui décida alors de partir elle-même à sa recherche. Revigorée par cette décision, Janet retrouva un semblant de sourire. Même si la ville était grande elle retrouverait sa mère, c’était un fait certain. Fort heureusement pour elle, cette nouvelle journée était sombre. Le ciel s’assombrissait de minute en minute de par l’accumulation de nuages épais et d’un très joli gris souris, selon Janet qui avait une vision assez poétique, certes assez personnelle il était vrai, de la chose. Ne sachant trop que faire des cadavres, elle décida alors de les laisser là en ne doutant pas un seul instant qu’elle retrouverait sa mère avant la soirée suivante, puis elle quitta la maison telle une ombre silencieuse.

Janet parcouru la ville de long en large, du matin jusqu’au soir. Elle interrogea les passants qui croisaient son chemin, se gardant bien toutefois de leur préciser qu’elle avait perdue sa mère. Elle le savait, si elle l’avouait les gens voudraient appeler la police en se disant qu’une petite fille ne devait pas rechercher sa mère toute seule. Mais Janet, elle, ne voulait pas que la police s’en mêle. Sa mère lui avait formellement interdit de mêler les mortels à leurs affaires, car ils ne comprendrait pas et surtout, ils l’enfermerait dans un laboratoire afin de lui faire des tas d’expériences douloureuses afin de comprendre pourquoi elle était tellement unique. Les mortels seraient jaloux d’elle, ils chercheraient à la rendre comme tout le monde… C’était ce que sa mère lui avait dit, alors Janet ne voulait surtout pas que cela arrive, car si jamais cela devait être, alors elle ne pourrait jamais plus vivre avec sa mère. Une pensée, définitivement à bannir pour la petite vampire. D’heure en heure, Janet rencontra des tas de gens mais n’obtint cependant aucune indice utile dans sa recherche. Il semblait que personne n’ai rencontré sa mère depuis hier et cela tourmentait de plus en plus profondément la fillette.

En début de soirée, Janet se laissa choir sur un banc public. Elle avait marché toute la journée, sans aucun résultat… Et en plus, elle en avait même oublié de manger, c’était dire combien elle était inquiète pour sa mère. Mais la fillette ne se décourageait pas pour autant. Elle allait trouver quelqu’un pour se remplir l’estomac et puis elle reprendrait ses recherches. Les jambes battant nonchalamment l’air, Janet laissa son regard se perdre sur l’horizon. Les gens se pressaient de rentrer chez eux avant que la nuit ne tombe, ce qui rendait sa chasse des plus compliquée. Heureusement, apparu la cible idéale… Petite, encore maladroite… Elle ne se débattrait pas trop longtemps avant qu’elle ne la maîtrise… Elle était accompagnée de sa mère, mais ce n’était pas un problème pour Janet qui avait l’habitude de ce genre de situation. D’un bond, elle se projeta en avant et atterrit sur ses deux pieds. Elle ramassa ensuite une pierre qui traînait sur le sol et, dans un geste ample et puissant, elle la projeta avec force en direction du crâne de la femme qui s’écroula aussitôt le projectile reçu. Sans connaissance, la jeune femme fut rapidement auréolée d’une mare de sang qui s’écoula de sa blessure mortelle à la tête. Janet souri alors… Elle était fière de son tir, elle s’améliorait vraiment de jour en jour, sans l’ombre d’un doute. Qu’elle vive ou qu’elle meure, la fillette s’en moquait bien en vérité. Tout ce qui l’intéressait c‘était sa cible qui était désormais sans défense et, dans une rapidité propre aux vampires, elle se précipita sur le petit garçonnet d’à peine cinq ans et l’emporta rapidement loin de tous éventuels regards indiscret. La petite vampire le but avec une gourmandise d’autant plus forte, qu’elle était véritablement affamée. Elle le serra tellement fort contre elle, que le sang juvénile paraissait jaillir du cou potelé sans même avoir à l’aspirer. Une fois qu’elle en eu terminé avec son repas, Janet rejeta le corps sur le côté avec un dédain affiché. Elle s’était régalé, mais ce n’était pas assez, elle avait encore faim. C’est le principal problème avec les enfants, ils ne nourrissaient pas autant qu’un adulte…

Janet laissa donc le corps sans vie derrière elle, se contentant de le dissimuler là ou elle l’avait emmené pour le boire. Un endroit discret, mais qui finirait sans l’ombre d’un doute par voir quelqu’un passer. N’ayant pas retrouvé sa mère, elle poursuivit donc ses recherches en dépit de la nuit tombée. Elle se dirigea donc en direction des quartiers qu’elle n’avait pas encore exploré, les quartiers dits malfamés ou elle savait ne pas pouvoir aller en pleine journée, sans se voir gentiment conseillé de rentrer chez elle parce que ‘’ce n’était pas un endroit pour une petite fille…’’

Ici, plus que nul part ailleurs dans cette ville nouvelle, Janet pénétrait dans le territoire des véritables prédateurs urbains. Bien quelle savait ne rien avoir à craindre d’eux, Janet n’aimait pas se nourrir de ces derniers. Elle les trouvait repoussant, de mauvais goût, sans doute à cause de toutes ces drogues, légales ou non, que les adultes avaient l’habitude de consommer. La petite vampire n’aimait pas les prédateurs mortels, mais… Ils étaient toutefois les plus facile à approcher, les plus aisés à tenter et à manipuler… Elle les considéraient d’un regard des plus pathétique, mais lorsque l’on avait faim il ne fallait pas faire la fine bouche après tout. Janet passa une grande partie de la nuit dans ces quartiers à tenter de retrouver la moindre trace concernant sa mère. Elle ne découvrit malheureusement rien la concernant, mais cette nuit fut des plus sanglante comme en témoigna les nombreux corps qu’elle laissa dans son sillage. Ces gens faisaient des mauvais repas, mais Janet avait cependant appris que personne ne s’inquièterait outre mesure de leur mort. La plupart des gens les considéraient comme des rebuts de la société, des parasites après tout et les voir disparaître ne chagrinait pas vraiment qui que ce soit. Janet se disait même que, quelque part, elle devrait être félicité pour rendre ainsi service aux mortels… Tout était dans la manière de voir les choses en fin de compte… Bien que repue très rapidement, la fillette vampire avait continué à se nourrir afin de combler son inquiétude grandissante au fur et à mesure de l’absence de piste pouvant l’aider à retrouver sa mère. Lorsqu’elle décida de retourner à l’endroit qu’elle considérait comme étant chez elle, ce fut donc avec dépit.

Mais Janet ne se découragea pas pour autant. Elle allait donc rentrer, puis dans quelques heures elle reprendrait ses recherches. Malheureusement, tout ne se déroula pas exactement comme elle l’avait pensé. En approchant de ce qu’elle pensait être sa maison, elle vit un attroupement devant la grille de l’entrée. Il y avait des badauds curieux, mais il y avait surtout des voitures de police dont les agents se trouvaient à l’intérieur de la propriété. Janet stoppa alors son pas et ne su trop quoi faire. Ou plutôt, elle se dit que si sa mère avait était là, elle, saurait quoi faire. La fillette ne comprenait pas ce que des policiers faisaient chez elle… Comment diable, avaient-ils pu venir chez elle de la sorte… Est-ce que quelqu’un les auraient appelé.. ? Mais qui.. ? Qui diable, pouvait bien se mêler ainsi de la vie privée des gens.. ? Janet, après un instant de panique bien légitime, fulmina intérieurement contre celui ou celle qui avait eu le mauvais goût de se croire autoriser à regarder ce qu’il se passait chez elle.

Ce que la fillette, bien entendu, ignorait, c’était le fait que la famille qui vivait véritablement dans cette maison ne se composait pas de trois personnes, mais de quatre. En l’occurrence, une jeune fille étudiante qui était justement passé chez elle en milieu de soirée, afin de récupérer quelque chose. Elle avait découverte, horrifiée, les corps de ses parents et de sa jeune sœur dans le salon, adossé de manière macabre au mur tel des poupées de chiffons. Elle avait appelé la police après avoir surmonté le choc qui avait résulté de cette horrible découverte, ce qui expliquait donc tout le brouhaha que Janet ne parvenait pas à expliquer. Quoi qu’il en soit, la petite fille vampire compris qu’elle ne pourrait pas retourner dans cette maison, mais pourtant elle devait au moins récupérer sa valise. Bien que très anxieuse, Janet décida de le faire immédiatement car, plus que ses vêtements, elle voulait avant tout éviter que les policiers ne découvrent des éléments compromettant dans le contenu de sa valise.. Des photos, des souvenirs divers, des petits secrets de fille, comme ceux contenu dans son journal intime ou elle parlait d’elle, de sa mère et ouvertement des vampires…

Prenant son courage à deux mains, la fillette usa de sa vitesse au maximum afin de se faufiler en toute discrétion dans la propriété. Elle tenta de se dissimuler dans les recoins afin d’éviter les forces de l’ordre et, des que l’occasion se présenta elle s’empara de sa petite valise. Malheureusement, dans son empressement elle fit preuve d’un manque certain de prudence et une voix forte, celle d’un homme, l’interpella. Il lui demanda qui elle était, ce qu’elle faisait ici… Janet analysa rapidement la situation… Il était seul, les autres étant disséminés dans toute la maison afin de récolter d’éventuelles indices. S’en débarrasser ferait du bruit, mais… Elle avait sa vitesse pour elle et elle le savait parfaitement bien. Il lui suffisait donc d’agir bien et surtout… Très vite… En détaillant l’homme, Janet compris rapidement qu’il ne s’agissait pas d’une personne banale mais d’un policier. Pour mettre toutes les chances de son côté, Janet s’approcha doucement de ce dernier, nanti de son air le plus innocent, puis, une fois à porté de valise, elle souleva celle-ci avec toute ses force et l’utilisa afin de fracasser sans pitié le crâne de l’homme de loi. Celui-ci s’effondra au sol sans avoir eu le temps de comprendre ce qu’il venait de lui arriver, juste après avoir fait un majestueux vol plané par dessus le canapé du salon. La chute du corps sans vie fut bruyante, mais avant que quiconque n’arrive dans le salon la petite vampire avait déjà quitté les lieux en utilisant sa grande vitesse et sa discrète morphologie préadolescente.

Après cet évènement, débuta l’errance solitaire de l’enfant vampire qui allait la mener aux quatre coins du pays au cours des années suivantes… Rapidement, Janet su qu’elle devait quitter cette ville ou, de toute façon, sa mère ne se trouvait visiblement plus. Il fallait ajouter à cela les trois victimes de sa soif et de sa sauvagerie, sans oublier non plus les quelques victimes qui avaient parsemée sa recherche maternelle. L’un dans l’autre cela faisait beaucoup de morts sanglantes en seulement deux jours et elle savait que sa situation deviendrait des plus compliqué si elle choisissait de rester sur place. Au cours de ses premiers mois d’errance, Janet compris qu’une petite fille avec une valise sempiternellement traînée derrière elle, cela rendait les gens un peu trop curieux. C’est pourquoi, très vite elle décida, à contre-cœur, de se débarrasser de la majorité de ses vêtements qu’elle brûla afin de ne pas laisser la moindre trace derrière elle et de mettre ses souvenirs, son argent et de quoi se changer pour quelques jours, dans un sac à dos qui était bien plus passe-partout dans la vie de tous les jours. Durant ses allées et venues dans le pays, Elle conservait l’espoir de retrouver, un jour, la trace de sa mère. Mais l’espoir, contrairement aux doux accents poétiques dont on l’affublait parfois ne réchauffait pas les cœurs, furent-ils définitivement mort, c’est pourquoi, à chaque ville ou bourgade visité, Janet s’attachait à une mortelle qu’elle jugeait apte à être une sorte de maman de substitution. Janet avait un talent certain pour se faire aimé des femmes mortelles et bien souvent elle réussissait à atteindre son but. Malheureusement, la fillette vampire changeait de mère de substitution de très nombreuses fois car, à un moment donné de ces relations, elle devait avouer sa nature d’enfant immortelle… Et là, c’était l’arrêt de mort de ladite maman de remplacement qui, bien évidemment, la repoussait en la traitant de monstre.

Janet croyait sincèrement en ces relations mère-fille, à chaque fois tristement éphémère. Pour elle ces mères par défaut n’avait absolument rien à craindre de sa part car, par nature, elle les aimaient vraiment et jamais elle ne ferait le moindre mal à sa mère. Malheureusement, cela se finissait invariablement de la même manière à chaque fois : Janet repérait une mère potentielle et, le cas échéant, elle se débarrassait de la concurrence en tuant le ou les éventuels enfants que celle-ci pouvait déjà avoir. Même si pour elle cela n’était rien de malsain, Janet provoquait le malheur de ces femmes afin de pouvoir ensuite venir combler un vide et un manque qui ne tardait généralement pas à apparaître. Même si cela différait de son mode de vie profond, c’était aussi une autre sorte de prédation… Celle de l’âme et de l’esprit, celle du désir maternel qui habitait chacune de ces femmes… Même si la mort tardait à venir, elle restait toutefois la finalité de cette autre forme de prédation.

La plupart du temps, Janet restait en un endroit donné selon la durée de cette macabre filiation. Chaque nouvelle mère la remplissait de joie, mais, comme pour souligner son innocence morbide, chaque mort de ces dernières lui causait un terrible chagrin. Qui n’en ressentait pas, suite au triste décès sa mère après tout.. ?

Au début très bref, la durée de ces étranges simulacres de famille s’allongèrent peu à peu dans le temps à mesure que la soif de sang de la fillette paraissait se faire moins pressante, un peu comme si, curieusement, elle s’autorégulait sans même en avoir conscience. Certes, la soif était toujours aussi irrépressible, mais Janet arrivait de plus en plus à se retenir de sauter sauvagement au cou du premier mortel venu. De fait, son chemin sanglant se dilua lentement mais sûrement, passant d’un véritable massacre dans chaque ville ou elle se rendait, à une suite de morts étranges un peu trop nombreuse pour passer totalement inaperçue. Ces morts étranges donnèrent naissance à un tueur en série, une hypothèse propagé par les médias, qui commencèrent alors à créer un véritable monstre barbare et sans âme. A leur décharge, il fallait bien avouer que penser que toutes ces morts étaient le fruits d’une adorable petite fille, était une idée absolument inconcevable. Voilà peut-être bien pourquoi, outre son impossible existence au yeux des vampires, Janet à sans doute pu toujours échapper aux mortels, comme aux immortels, en dépit de son plus que flagrant manque de discrétion lors de ses repas.

Pour se vêtir, Janet employait plusieurs moyens. Ne pouvant compter que sur l’argent qu’elle récupérait parfois sur les adultes qu’elle tuait afin de se nourrir, il était évident que se les offrir était un luxe qu’elle ne pouvait se permettre que très rarement. En général, lorsqu’elle voyait une autre petite fille plus ou moins de son âge et de sa taille portant des vêtements qui lui plaisait, elle en faisait tout simplement sa proie et ensuite elle la délestait du dit vêtement avant de l’abandonner à moitié dévêtu. Elle savait que les gens attribueraient cela à un quelconque pédophile et Janet pensait que cela était une chose des plus pratique en vérité. Bien loin d’être une survivante aguerrie se fondant dans la masse, la fillette vampire avait, en vérité, la chance de voir son existence de monstre absolument inimaginable pour la grande majorité des gens et des vampires. Parfois aussi, elle volait… S’introduisant dans les boutiques de vêtements un peu avant la fermeture, elle s’y laissait enfermé jusqu’au petit matin ou, pour se remettre de cette longue nuit sans manger, elle se nourrissait du propriétaire ou des employées venues faire l’ouverture. Assurément, Janet était une petite fille à l’esprit des plus pratique.

Lorsqu’elle voulait se reposer sans attirer l’attention sur elle, la petite vampire se réfugiait soit dans des immeubles abandonnés, soit dans des maisons en ruines et éloignées, soit dans des entrepôts désert, soit… Dans la rue, lorsqu’elle n’avait pas d’autre solution. Ces endroit insalubre étaient devenu ses petits chez elle, aussi fugace qu’éphémère, un semblant de foyer ou elle se construisait à chaque fois un petit intérieur personnalisé. Quelque fois, Janet emportait un repas à consommer à domicile… Il s’agissait généralement d’un tout jeune enfant, bien plus manipulable que des enfants de son âge qui se montrait bien plus méfiant. Même si Janet n’avait pas de cible de prédilection dans le choix de ses proies, elle consommaient énormément de fugueurs. Des enfants dont tous le monde se désintéressait et qui étaient bien plus enclin à la suivre jusqu’à son antre ou elle leur promettait alors chaleur et nourriture. En y songeant, elle ne leur mentait pas vraiment, si ce n’était sur le bénéficiaire de ce bien être précieux et tant désiré.

Bien que son errance et ce mode de vie ne durait guère plus de deux ou trois ans depuis la disparition de sa mère, Janet avait le sentiment que cela faisait une éternité et elle en éprouvait une lassitude certaine. La petite vampire était fondamentalement malheureuse de cette vie, et elle ne trouvait désespérément aucune maman capable de répondre à ses très nombreuses attentes tellement particulières. Parfois, elle doutait de retrouver un jour sa véritable mère. Elle en arrivait même à penser qu’elle était morte, mais très vite elle se vidait l’esprit de cette vilaine pensée. Si cela s’avérait un jour être la vérité, alors Janet n’aurait plus aucune raison de vouloir continuer à vivre cette existence misérable qui était devenue la sienne.

Afin de se déplacer de ville en ville, Janet utilisait principalement les transports ferroviaires. elle se glissait avec aisance dans les wagons des trains de marchandises et, avec un peu de chance, elle avait même droit à un repas en la personne d’un contrôleur qui la surprenait… Ou bien, qu’elle laissait la surprendre… Tentant de garder une apparence propre, il fallait bien admettre que ses vêtement finissaient par porter la trace de sa vie nomade et des plus incertaine. Un jour, un homme l’avait gentiment nommé la jolie petite vagabonde. Janet avait été contente de cela, car elle aimait beaucoup lorsque les gens lui disait qu’elle était belle. Pour le remercier, elle avait était très douce avec lui, prenant grand soin de ne pas le faire souffrir et pour cela Janet s’était abreuvé de son sang au cours de son sommeil. Un véritable petit ange de miséricorde, à n’en pas douter. Une fois en ville, la fillette se déplaçait exclusivement à pied, elle se refusait à dépenser son peu d’argent dans des transports en commun qu’elle savait lui être parfaitement inutile. Parfois, lorsqu elle marchait sur le bord de la route, des gens lui offrait de monter à bord de leur voiture. Janet inventait alors des histoires aussi abracadabrante que curieusement crédible, afin de répondre à la curiosité légitime des gens à son égard. Il fallait bien admettre que la petite vampire savait se montrer des plus sympathique lorsqu’elle le désirait et son air candide et innocent l’aidait beaucoup en cela.

Voyageant bien souvent au gré du hasard et de ses envies, Janet se retrouva un jour Sur une route encore inconnue. Pas tout à fait une route de ville, ni vraiment une route de campagne… Une route menant visiblement en direction d’une petite ville, à première vue sans grand intérêt et dont, habituellement, Janet se serait rapidement écarté. Mais, allez savoir pourquoi, la petite vampire hésita. Elle songea que finalement elle se laisserait bien aller à y demeurer quelques jours, le temps de voir si… Eventuellement… Qui sait… Une nouvelle maman l’attendait peut-être là-bas, sans que cette dernière ne sache encore qu’elle allait avoir une adorable et gentille petite fille, mignonne comme un petit cœur…

Sa mère, sa véritable mère, elle, lui disait souvent qu’elle était son délicieux petit cœur…

Dans un soupir, Janet réajusta son sac à dos sur ses épaules avant de prendre le chemin de cette bourgade dont elle ignorait encore le nom… Après tout, elle ne le saurait pas avant d’avoir personnellement vérifier la chose par elle-même, n’est-ce pas.. ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Esmée Cullen
Famille Cullen: Admin
avatar

Messages : 251
Date d'inscription : 10/09/2009
Age : 122
Localisation : Forks

Carte d'identité
Condition: Vampire
Don: Amour inconditionnel et passionnel des membres de sa famille.

MessageSujet: Re: Janet Dewey   Jeu 30 Sep - 3:23

Bienvenue parmi nous! (Même si j'ai le pressentiment que tu n'es pas vraiment nouvelle, je me trompe?)
D'abord, je voudrais te féliciter pour ton histoire. Je l'ai vraiment adoré.
Tellement plus qu'une simple description; elle était un véritable délice à lire.
Bravo! Au plaisir de jouer avec toi, même si j'ai bien un doute que la petite ne sera pas de tout repos!

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carlisle Cullen
Famille Cullen: Admin
avatar

Messages : 976
Date d'inscription : 12/04/2009
Age : 377
Localisation : Forks

Carte d'identité
Condition: Vampire
Don: Résistance à l'attrait du sang et compassion

MessageSujet: Re: Janet Dewey   Jeu 30 Sep - 16:33

Enfin je découvre cette adorable démone ! Je ne l'attendais plus mdr !
Que dire d'autre que superbe fiche.
Tu es validée bien sur, et j'ai même peut être une idée pour t'intégrer... A voir ^^

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
†•´*¤*' •†Carlisle's fascination †•´*¤*' •† †•´*¤*' •†Peter Facinelli France †•´*¤*' •†
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://univers.twilight-vampire.com
Janet Dewey
Vampire
avatar

Messages : 18
Date d'inscription : 30/09/2010

Carte d'identité
Condition: Vampire
Don: Manipulation des ombres

MessageSujet: Re: Janet Dewey   Jeu 30 Sep - 17:20

Le fait est que j'ai trois ou quatre fiches en attente d'être fini, alors forcément je jongle parfois avec l'une ou l'autre, sans oublier non plus la vie et tout et tout... ^^

Mais en effet, la voilà cette petite merveille qui va "éclipser" tous les autres. Wink

Pour l'intégration j'attends ta proposition et je ferais un premier post bientôt.

@Esmée... Tu as vu juste, c'est une autre adorable petite vampire rouquine qui se dissimule derrière Janet. ^^

Bien, merci pour la validation,le groupe et tout et tout... M'en vais faire ma demande de don moi... happy:
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jacob Black
Quileutes
avatar

Messages : 136
Date d'inscription : 29/05/2010
Localisation : La Push

Carte d'identité
Condition:
Don:

MessageSujet: Re: Janet Dewey   Ven 1 Oct - 2:54

Et bien ! Bienvenue à toi Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Janet Dewey
Vampire
avatar

Messages : 18
Date d'inscription : 30/09/2010

Carte d'identité
Condition: Vampire
Don: Manipulation des ombres

MessageSujet: Re: Janet Dewey   Ven 1 Oct - 8:44

Merci la peluche ! ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Alex McAlistair
Vampire
avatar

Messages : 9
Date d'inscription : 20/03/2010
Age : 22
Localisation : Là où tu ne devrais pas être. Alors que fais-tu ici?

Carte d'identité
Condition: Vampire
Don: Aucun

MessageSujet: Re: Janet Dewey   Sam 2 Oct - 0:27

Bienvenue Wink
Jolie fiche en tout cas! Bravo ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Jacob Black
Quileutes
avatar

Messages : 136
Date d'inscription : 29/05/2010
Localisation : La Push

Carte d'identité
Condition:
Don:

MessageSujet: Re: Janet Dewey   Lun 4 Oct - 3:08

De rien la vampirette Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Janet Dewey   

Revenir en haut Aller en bas
 
Janet Dewey
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Janet Jameson
» Quartiers de Janet FRASIER
» IRL Mission Stargate
» Viens dans ma cabane, on est bien tu verras. (Janet&Sarah) (terminé)
» Maison de Janet Frasier

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Univers Twilight :: Accueil :: Le secrétariat :: Fiches de personnages :: Fiches validées-
Sauter vers: