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 Chale Jenson [VALIDEE] [MAJ le 16/07/10]

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Chale Jenson
Loup: modérateur
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Messages : 339
Date d'inscription : 28/04/2009
Age : 29
Localisation : Forks

Carte d'identité
Condition: Loup garou
Don: (progressif) Peux parler par la pensée aux Cullenet seulement sous forme animale.

MessageSujet: Chale Jenson [VALIDEE] [MAJ le 16/07/10]   Mar 28 Avr - 21:15

- MOI -

Votre âge réel : 18 ans (sept 2010)
Votre expérience en RPG : - J’ai quelques RPG à mon actif.

- VOTRE PERSONNAGE -

Nom : Jenson
Prénoms : Chale Melyssa
Surnom : Chalounette, petite louve…
Sexe : Féminin
Age actuel : 18 ans
Age lors de la transformation (si vampire ou loup-garou) : 14 ans
Lieu de résidence : un studio au-dessus du magasin des Newton, à Forks
Date et lieu de naissance : Los Angeles, 6 avril 1987
Alimentation : Normale
Don : Je découvre petit à petit la capacité de parler par l’esprit avec les Cullen. Mais cela m’épuise énormément, et ne fonctionne que lorsque je suis sous ma forme lupine.

- Caractère

Un morceau de musique contemporaine… Telle est la description qu’Edward fait de moi. Il faut croire que je suis une fille compliquée. Je suis altruiste, peut être trop, mais qu’y puis-je ? Je m’oublie si facilement… Je pense d’abord aux autres avant de me dire que j’existe. On peut compter sur moi en toute circonstance, je fais toujours du mieux que je peux, même si je ne peux pas faire grand-chose. Mon côté louve solitaire est contrebalancé par mon envie d’être, et de rester près de ceux que j’aime. Bella, Edward, Carlisle, Esmée… Je ne me vois pas les abandonner. Par contre, n’essayez pas de me faire tomber amoureuse, ça n’a jamais vraiment réussi… Je défends aussi ceux qui comptent pour moi. D’où le fait qu’on puisse dire que je suis la louve aux vampires, puisque je ne fréquente pas la meute Quileutes, mais la famille Cullen !
Autre trait de caractère, mon petit aspect rebelle. J’ai dû garder ça de mon adolescence, ou bien je l’ai récupéré avec le Loup. J’aime bien taquiner les adultes, les policiers, les gens que je déteste. Je ne me venge jamais méchamment…enfin jamais vraiment.
Mais intérieurement, au fond de moi, quelque chose trouble le peu d’harmonie que je peux posséder. Un passé effrayant, qui n’a de cesse de me courir après, sous la forme d’un gros loup brun aux yeux vert…Et j’ai toujours en tête le crime que j’ai commis…un si terrible crime…


- Description physique

Chale n'est pas spécialement grande, 1m70 pour ses 17 ans. Elle a une démarche légère mais lente, sauf quand les circonstances l'obligent à accélérer... Elle a des cheveux noirs de jais qui tombent, ondulés, jusque sur es épaules, une peau légèrement marquée par le soleil. Son immense regard azur alourdi d'épais traits noirs est surmonté par de fins sourcils noirs et encadre un petit nez fin et légèrement recourbé. Sa bouche est assez large et ses lèvres fines. Au niveau des vêtements, elle porte un jean gris foncé taille basse et droit, retenu par une ceinture de cuir noir et dont les passants de ceintures soutiennent des chaînes de pantalons. Elle porte des Convers’ noires. Plus haut, elle enfile un corsage noir sans ou avec des manches courtes qu’elle accompagne d’une veste de cuir noir. Sa coiffure favorite consiste à garder ses cheveux libres et onduler gentiment sur ses épaules...

Changée en louve, Chale est moins imposante que les siens mais ses capacités ne sont pas moindres. Elle court assez vite par exemple…Son pelage est d’un noir très profond et, rutilant sur cette fourrure couleur de nuit, ses deux yeux bleus azur.
Si mon odeur naturelle a pour habitude de repousser les vampires, elle a le don d’en attirer deux : Eli et Carlisle. Voyez avec Eli pour plus d’informations, quant à Carlisle, et bien, mon sang chante et chantera à jamais pour lui…


- Histoire -

1987-1999

Chale est née et a passé une partie de sa vie à Los Angeles, dans l’est de la ville. Venu au monde en 1987, elle habitait la banlieue de la ville avec sa famille, au 2344 Westcott Avenue, un endroit calme, et pas surpeuplé avec quelques coins de verdures. Comme tous les petits enfants de son quartier, elle étudiait à la l’école élémentaire Robert Hill Lane.
Son père était un homme mystérieux. On ne savait pas tellement quelles étaient ses occupations en-dehors de son travail dans l’industrie technologique. Homme très croyant et pratiquant, il se rendait très souvent à l’église la plus proche. Bien que très pris par son travail et sa foi, c’était un homme respectable.
Sa mère, Chale a du en hériter beaucoup. Elle était infirmière dans l’hôpital même où la petite fille a vu le jour. Altruiste, elle mettait beaucoup d’attention dans les soins qu’elle prodiguait aux autres, mais restait le plus possible avec sa fille qu’elle aimait par-dessus tout. On ne compte plus le nombre de fois ou on a vu la petite Chale courir dans les couloirs du Prado Center ? Et souvent, partout ou la petite fille faisait sa première apparition, on demandait : « Chale ? Etrange comme prénom. Ca vient d’où ? », alors sa mère répondait : « on hésitait entre Chelsea et Nicole alors on a mélangé les deux. Ca rend plutôt bien, non ? ». Tous répondaient par la positive, généralement.

Chale grandissait dans la petite bulle que formait le quartier de la Ville des Anges, un petit univers, assez grand pour elle. Même si son père se fait de plus en plus absent. Etrange, et pas de question possible. Chale ne voyait pas, trop préoccupée par ses rêves de petite fille de huit ans, que sa vie allait basculer.

6 janvier 1996 :

Papa me regardait à table, un sourire aux lèvres. Je ne comprenais pas trop ce qui le faisait sourire comme ça. Mais c’était pas le sourire que faisaient les gens quand ils se moquaient des autres, non. C’était le sourire d’un papa qui rêvait. Mais je ne pus pas retenir ma langue :

- Qu’est-ce qu’il y a, papa ?

Il me prit sur ses genoux et passa ses doigts dans mes cheveux.

- Je réfléchis, mon ange. Je me dis que demain soir on pourrait sortir, qu’en dis-tu ? Je te montrerai un endroit secret !

Ma mère s’était alors tournée vers nous, l’air en colère.

- Ah non, William ! Tu ne vas pas l’emmener au Centre technique !
- Mais non, chérie ! J’ai découvert un endroit sympa qui plairait surement à Chale, un parc avec pas mal de forêt.
Le lendemain soir, papa attacha la ceinture de mon réhausseur et nous partîmes pour…pour… l’église du quartier ? Je ne comprenais pas, il avait dit que c’était un parc avec plein d’arbres !

- Papa, pourquoi on va à l’église ?
- T’inquiète pas, ma puce, papa va te montrer des choses plus intéressantes que le parc !

Effectivement, ce que je vis était fascinant, même si je n’en gardais que des souvenirs flous. L’intérieur de l’église avait été changé. On avait ajouté de grands draps blancs. Un d’entre eux était suspendu au-dessus du chœur et pendait sans bouger. On voyait, brodé dessus avec du fil noir, une croix au centre d’une étoile à huit branches dorée. En-dessous, il y avait une phrase, mais ce n’était pas de l’anglais. Je ne savais pas le lire. Mon père m’avait installé sur un banc de l’église et avait disparu, me laissant contempler avec mes grands yeux azur, le décor. L’église était plongée dans la pénombre, seuls des cierges éclairaient les grands draps et l’espèce de table qui servait pour l’office. Trois autres hommes étaient regroupés au centre, penchés sur des tas de papiers. Mon père reparut après plusieurs minutes d’absence, habillé avec une robe blanche, et une ceinture rouge qui supportait un lourd fourreau doré. Il se mit à genoux devant les trois autres hommes, dont l’un était bien mieux habillé que les autres. Il lui dit de se relever et ils commencèrent à parler tous ensemble, en parlant de date et d’évènements violents. Un murmure attira mon attention. On prononçait mon nom. Papa vint me chercher.

- Viens, je vais te présenter à des amis à moi.

Il me prit par la main et m’amena jusqu’à la table. Je laissai échapper un long bâillement avant de m’intéresser à ce que j’avais sous les yeux.

- Chale, je te présente William, Johnny et Peter. Ce sont des amis secrets !
- 'Soir... Des amis secrets ? Pourquoi ?

Il ne me répondit pas vraiment.

- Parce qu’on fait une mission.
- Une mission ?
- Oui, mon ange. Une mission top secrète ! Peut être même que tu pourras la continuer après moi, un jour. C’est très important et interessant et c’est pour ça que je t’ai amenée ici ! Mais maman ne doit pas savoir ! Qui sait ce qu’elle peut dire… Promets-moi de ne rien répéter ! Il en va de la vie du monde entier !

Je ne comprenais pas vraiment ce qu’était cette mission, je jurais de me taire, croix de bois, croix de fer ! Mon père me laissa assister à leur réunion de chevaliers, je les écoutais sans rien dire. Ils semblaient s’accorder, monter un plan. Nous rentrâmes tard. Dans la voiture, il me fit encore jurer de ne jamais rien dire. Ce ne fut pas difficile, il dut me porter pour rentrer, car je m’étais endormie…


1999 – 2001

Ses années passées au deuxième niveau d’études sont marquées par l’arrivée d’une personne qu’elle n’oubliera jamais : Adrian Wilson. Il était nouveau dans la classe et était arrivé en cours d’année, tout droit de New York. Chale, dans sa grande bonté d’âme, s’était montrée volontaire pour lui faire visiter le coin qu’il finit par connaître mieux qu’elle, puisqu’elle avait moins de courage que lui pour explorer la ville. Arrivée à sa deuxième année au Middle School (2000), elle et Adrian était, qui avait bonne réputation dans l’établissement qu’ils fréquentaient, étaient de bons amis. Ses notes restaient élevées grâce au sérieux qu’ils avaient en commun. Une relation solide s’était nouée entre eux.

Mais du côté familial, c’était la décadence. Peu après le 6 avril 2000, le divorce fut annoncé, comme une sentence qui tombée du ciel sans comprendre d’où ça venait. Bien sûr, Chale se doutait de la raison de ce divorce : son père était trop occupé par son travail et un hobby, qu’il gardait mystérieux mais qui ne semblait pas innocent. Oui, ce qu’il se passait dehors – et surtout la nuit - semblait plus important que sa famille, et Chale se sentit très vite seule. Sa mère, elle, devait vivre selon les horaires que lui imposait l’hôpital. Il y avait les urgences, les maladies graves… Elle se donnait tant. Mais il y avait Adrian aussi, et ils passaient énormément de temps ensemble. Pendant leurs interminables promenades, elle oubliait sa solitude, le fanatisme de son père qui prenait de plus en plus le pas sur le reste, les obligations de sa mère...
Mais un divorce n’était jamais sans conséquences. Et bien qu’Adrian ait été là pour la réconforter, le sourire de Chale s’effaçait. Ses notes suivaient les courbes de ses lèvres : du haut, elles passaient en bas. Rien ne semblait freiner la chute du moral de la jeune fille. Son père se faisait de plus en plus exaspérant avec sa foi aveugle, il voulait entraîner Chale à l’église, lui rappelait sans cesse qu’un jour elle avait accepté de venir. Mais l’adolescente contre-attaquait toujours en rappelant qu’elle n’avait que six ans et qu’elle ne s’en souvenait pas. Obligés de vivre toujours sous le même toit, ses parents se disputaient de plus en plus. Chale n’avait que sa chambre pour refuge, mal isolée, elle entendait tout de même les éclats de voix et les poings qui frappaient la table de la cuisine. Alors elle mettait son casque et montait le son de sa musique, du rock, pour se couper de tout. Et elle rêvait d’Adrian…

2001 :

Le juge avait tranché. La garde de Chale avait été confiée à sa mère. Celle-ci s’était installée dans une petite maison, bien loin de leur première résidence, mais toujours dans Los Angeles. Avec l’aide de Francis, un homme dont Mary, la mère de Chale, était tombée amoureuse peu de temps après la séparation. Chale passait le plus clair de son temps dans l’habitation de cet homme qu’elle appréciait, même si elle savait que ce n’était pas son père. Il était aussi gentil et aimant, mais l’absence de lien de parenté gênait toujours un peu la jeune fille.
Le 18 février, Chale vit sa mère partir précipitamment à l’hôpital, accompagnée de Francis. Ce n’était pas pour le travail, mais pour un accouchement. Quelques heures après leur départ, Francis appela pour annoncer à Chale l’arrivée d’un petit frère !

Ronny, c’était le nom du petit blondinet né quelques mois plus tôt, était le rayon de soleil qu’il manquait dans la vie de la jeune fille. Son petit frère, elle l’adorait. Elle le couvait, le suivait partout pour être sûre qu’il ne se blesse pas. Lui et Adrian, qu’elle n’avait jamais quitté, étaient les deux hommes de sa vie. Elle retrouvait le sourire malgré la violence qui secouait Los Angeles et le harcèlement de son père. Chaque fois que Francis ramenait le journal, les gros titres faisaient toujours état de plusieurs morts violentes dans des parcs ou sur des parcours de golfs. Parfois même en pleine rue ou dans des entrepôts.

Les meurtres en série se poursuivent.
La police est dépassée par les évènements, l’enquête piétine.

Mais Chale se sentait un peu à part de tout ça, rien ne semblait pouvoir percer sa bulle.

Pourtant si.
Il le fallait bien, un jour où l’autre.

7 avril 2001 :

Le parc forestier était désert. Adrian et moi étions seuls. Il tenait vraiment à m’offrir son cadeau d’anniversaire ici. Je l’avais suivi sans broncher, un sourire aux lèvres. Il m’arrêta dans une pente douce et m’obligea à fermer les yeux. J’obtempérai, pressée de voir ce qu’il me réservait. Quelque chose glissa sur mon annulaire droit. Je pus ouvrir les yeux pour admirer une bague en argent, sertie de trois pierres bleues. J’étais époustouflée.

- Adrian, mais…

Je n’eus pas le temps de dire autre chose que ça. Ses bras avaient cerné mes épaules et m’avaient doucement attirés contre lui. Je me laissai, plus vraiment capable de protester.

- Chale, je voudrais que tu sois heureuse, me dit-il à l’oreille. Mais je ne sais pas comment faire, autrement que comme ça.

J’enroulai mes bras autour de son cou et me serrai contre lui. Je ne pouvais répondre que ça, lui dire qu’il faudrait réunir mes parents et faire en sorte qu’ils s’aiment comme avant était idiot, et hors de sa portée. Mais je le connaissais, il était capable d’essayer…
Je me rendis compte que on corps était chaud, bouillant même …Je m’écartai légèrement, surprise, mais il faisait la même tête que moi.

- Adrian, ça va ? T’as l’air fiévreux !
- Toi aussi ! me dit-il.

Effectivement, je mourrais de chaud aussi. Mais je ne comprenais pas pourquoi, était-ce le câlin ? Surement pas, on s’était enlacé des centaines de fois et jamais nous n’avions eu cette réaction. Des bruits de pas se firent entendre, un bon nombre. Tout autour de nous.

- Tiens, des tourtereaux égarés ! chantonna une voix masculine.
- Ils sont trop chou ! ajouta une femme.

Cinq personnes surgirent de nulle part, nous encerclant. Le soleil sur leur peau très blanche semblait ruisseler en des milliers d’éclats de diamant. Ils ne semblaient même pas vouloir les dissimuler. Mais plus effrayant que ça, ils nous fixaient avec des yeux rouges sang. Ils avaient l’air…affamés. Qui étaient-ils ?

- Qu…Qu’est-ce que vous voulez ? lança courageusement Adrian.
- Juste prendre vos vies ! Votre sang plus précisément ! répondit la première voix.

Ca ressemblait à une mauvaise blague. Des personnes qui se seraient toutes peinte le corps en blanc et mise des lentilles pour faire peur… Mais leurs paroles ne me faisaient pas rire, leurs regards non plus. Ils nous dévoraient des yeux. La peur me tordait le ventre tandis qu’Adrian faisait courageusement face. Quelque chose, tapi au fond de moi, semblait vouloir sortir. Une évidence, une urgence. Quelque chose qui appelait à la liberté. Une langue de feu lécha mes reins et mon dos. Une douleur s’empara de ma tête et de ma poitrine, quelque chose d’infernal qui semblait briser mon corps pour le rebâtir autrement. Je tombai à genoux en hurlant.

- C’est quoi ce bordel ?! entendis-je.

Je ne vis qu’Adrian tomber au sol, se tordant de douleur. Puis plus rien.

* * *

Je me réveillai sur le bord d’une route, nue. Adrian n’était pas là. Autour de moi, des lumières clignotaient, mais ça ressemblaient à des centaines de flash d’appareils photographiques. Des voix, des bourdonnements assourdissant. J’avais peur, j’étais terrifiée. Etais-je en enfer ? Ca y ressemblait. Des odeurs aussi, il y avait plein d’odeurs. Parfum, médicament, détergents, déodorant… j’arrivais à sentir tout ça comme si j’avais le nez dans les flacons. Et le mélange me donnait envie de vomir. Je fermis vite les yeux, me bouchai rapidement les oreilles et me recroquevillai sous la couverture qu’on avait posé sur moi. J’étais en enfer, j’étais en enfer…

Et puis il y eut ce parfum, il y eut ces pleurs et ces cris. Chale, Chale ! On m’appelait, ou pleurait… Ce parfum fruité…Maman !


Quelques jours plus tard, Après de nombreux tests médicaux et interrogatoires de la police, Chale pu rentrer chez elle, retrouver sa mère, Francis et Ronny. Mais il était devenu impossible de contacter Adrian. Son téléphone ne semblait même plus en état de marche.

« Désolée, ce numéro n’est pas attribué. Veuillez vérifier la numérotation… »

Plus rien n’allait depuis la disparition d’Adrian. Les jours était gris, les meurtres à Los Angeles se poursuivaient, moins nombreux. L’enfer elle l’avait découvert. Elle était seule dans un monde défiguré par l’absence de son meilleur ami. Et ses trous de mémoires l’exaspéraient. Bien qu’elle en mima une partie. Qui l’aurait cru si elle parlait de personnes aussi pâles que des cadavres mais qui brillaient au soleil et avaient des yeux rouges ? On l’aurait vite enfermée…
Elle se posa de plus en plus de questions à propos de ce jour-là qui restait flou au final. Avait-elle halluciné ? Pourtant elle se rappelait de la bague, bague qu’elle n’avait plus… Elle commença à interroger sa mère sur des choses plus terre-à-terre : le divorce. Que savait-elle de son père ? Pourquoi ses absences, où se rendait-il ?... Mais elle ne savait rien. Son père était un coffre-fort blindé. Aucun secret n’en sortait, il était trop malin.

Elle rencontra son père, par hasard, une nuit. Alors qu’elle errait dans les rues de son quartier, en tee-shirt (la fièvre qu’on lui avait détectée ne s’apaisait pas, bien que tous les signes vitaux soient normaux, voire meilleurs), elle tomba sur un groupe d’une vingtaine d’homme, près du South Park, une petite forêt. L’un d’entre eux lui ouvrit ses bras. Son père.

« Miracle ! Ma fille qui vient me voir ! Oh, merci Seigneur ! »

Il la serra longuement dans ses bras. Elle lui posa des questions, auxquelles il ne répondit que vaguement. Il était en mission avec ses coéquipiers. D’ailleurs tous la regardaient avec un sourire, trois d’entre eux la saluèrent d’un signe de mains, peut être la connaissaient-ils. Elle leur répondit par un petit sourire. Elle continua de questionner son père, mais rien à faire. Il restait dans son « trip ». Il éliminait les démons que Satan avaient envoyé sur terre pour faucher les âmes des innocents, tels que Chale.

« Mais, chérie ! Tu es brûlante, nom de Dieu ! Retourne chez toi et vas te mettre au lit ! »

Elle lui sourit et obtempéra. Mais au moment de se retourner pour partir, elle aperçut quelque chose briller sur la veste – militaire ?! – de son père. Un symbole cousu de fils doré. Une croix au centre d’une étoile à huit branches. Le même symbole était cousu sur tous les uniformes de ses coéquipiers. Sur les manches droites, une phrase en latin…

«
Ad majorem Dei gloriam. »

Rentrant chez elle, Chale s’empara de l’ordinateur pour vérifier la traduction de cette phrase…

«
Pour une plus grande gloire de Dieu » lui afficha l’écran. Elle déglutit avec difficulté, comprenant maintenant beaucoup de choses.

L’envie de parler à Adrian se faisait de plus en plus pressante. Elle essaya tous les numéros qu’elle avait et dont elle se rappelait. Le type avec qui il traînait habituellement ne l’avait pas revu depuis ce jour-là, ses parents placardaient sa photo dans les rues sans relâche…

Et puis elle appela son grand-père. C’était idiot, mais elle le fit. Que pouvait-elle y perdre ? Ca décrocha et la voix du vieillard tremblait un peu sous le poids de l’âge. Elle lui demanda s’il était chez lui. Abraham, le grand-père, lui répondit que oui. Mais il était impossible de le voir, il était devenu dangereux.

« Il a perdu les pédales. » avait-il dit.

Chale insista pour le voir, elle rechercha son adresse pendant un long moment, abandonnant les cours, oubliant ses leçons. C’était difficile avec seulement ce numéro… Elle finit par trouver où il se cachant. Loin d’ici, à Sierra Madre. Elle prit le train et le bus pour arriver pour elle voulait : le 1702 Winding Way. C’était une grande propriété qui donnait sur l’Angeles International Forest. Autant parler d’une vaste réserve juste à côté du jardin ! Elle sonna à la porte. Abraham Wilson la laissa entrer, résigné. Il la mit néanmoins en garde : Adrian était fou à lier, il ne la reconnaîtrait peut être même pas !
Qu’importe, Chale tenta sa chance. Elle entra dans la chambre d’Adrian, tenta de lui parler mais rien à faire. Le garçon hurlait comme un possédé, il ne semblait pas se maîtriser, il était en conflit avec lui-même. Une âme qui se déchirait…C’était très douloureux. Chale quitta la chambre, avec une odeur désagréable dans le nez. Immonde en fait. Ca sentait la pourriture, la chair morte. Le sang aussi. Elle demanda à Abraham de la maintenir informée de l’évolution de son état, et d’appeler des médecins.

« Ce n’est pas de ça dont il a besoin… » avait murmuré le grand-père avant de claquer la porte.

Chale rentra chez elle. La tête toujours plus lourde de questions. Au moins Adrian n’avait plus disparu. Mais pourquoi son grand-père l’avait-il coupé du monde ? Pourquoi ne pas avoir prévenu sa famille ? Chale le fit à sa place. Elle avertit les parents d’Adrian et donna l’adresse de son refuge.


17 Novembre 2001

- Allô, Chale ? C’est Abraham, le grand-père d’Adrian.

Il avait l’air affolé. Je serrais mon téléphone dans ma main.

- Oui, qu’y a–t-il ? Adrian va bien ?
- Je…Je ne crois pas…
- Quoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ?
- Il s’est enfui de la chambre…



Les meurtres sauvages reprennent à Los Angeles.
19 morts à South Park. La police rouvre des dossiers.

L’article stipulait que le modus operandi
était différent des autres qui s’étaient produits ces dernières années. Les victimes n’avaient pas été vidées de leur sang, mais simplement massacrées à coups de crocs et de griffes. On supposait qu’un groupe de chiens enragés errait dans les rues, genre rottweilers. Ca faisait peur.

Mais le pire restait que le père de Chale, Henry, faisait partie des victimes. La police était venue interroger toute la famille. Chale parla de tout ce qu’elle savait, mais personne n’avait d’information sur « Ad majorem Dei gloriam ». Ce devait être un petit groupe d’adeptes. Bref, cela ne semblait pas avoir d’importance. Les jours qui suivirent, Chale n’allait plus à l’école, elle restait cloitrée dans sa chambre. Lorsque le périmètre de South Park fut nettoyé et dégagé, elle s’y rendit, mener sa petite enquête. Elle ne savait pas trop quoi chercher, jusqu’à ce qu’elle ne tombe sur une branche ou du sang était encore visible, et une mèche pendait au bout. Ou plutôt une touffe de poils. Châtains, assez long…Ce n’était pas du poil de chien, surtout à cette hauteur !

Chale rentra chez elle. En proie au doute, elle alla directement dans sa chambre, sans dîner. Elle fit tourner la touffe de poils entre ses doigts pendant de longues heures, sans comprendre pourquoi la couleur lui rappelait les cheveux d’Adrian. Elle pouvait les détailler un à un. Elle s’était habituée à ces sens plus développés qu’avant, une vue bien plus pointue, un odorat bien plus sensible – qui lui permettait même de savoir quand et comment allait changer la météo - et une ouïe beaucoup plus fine. D’ailleurs cette dernière l’informait, à travers les notes de guitare électriques que crachaient ses écouteurs, qu’il y avait du remue-ménage au rez-de-chaussée.
Mais elle s’était à peine approché de la porte que celle-ci vola en éclat et qu’un gigantesque loup brun se tenait dans l’embrasure de sa porte, babines retroussées et oreilles couchées en arrière. Il allait attaquer. Chale ne vit rien arriver et elle muta, d’un coup. Un loup noir prit sa place, emprisonnant sa raison au fond de son être. Chale pouvait tout voir, tout entendre mais elle ne retenait rien, ne contrôlait rien. Les deux loups entrèrent violement en contact, se mordirent, se griffèrent… Puis le loup brun sembla battre en retraite, s’enfuit au rez-de-chaussée. Le loup noir le suivit, il n’en avait pas fini avec lui !
La bataille continua dans la cuisine, sous les yeux terrifiés de Mary, Francis et Ronny.

Mais la tête de Chale semblait sur le point d’exploser. Des mots, des phrases, des cris sauvages venaient se répercuter contre les parois de son esprit. Comme une musique infernale, une symphonie de fausses notes, les pensées d’Adrian, le loup brun, la rendaient folle. Le Loup perdait son propre contrôle, il détruisait tout ce qu’il voyait, en espérant que ça stopperait l’afflux de pensées. Le loup brun, lui, avait disparu, mais on sentait encore son odeur sucrée dans les parages, il était tapi dans l’ombre, prêt à bondir au cas où. Dans la maison, les murs blancs se repeignaient de rouge. D’abord Francis qui voulut faire face à ce loup noir bien plus gros que la normale, armé d’une chaise et d’un couteau. Puis Mary, qui tentait de s’enfuir en appelant à l’aide. Ne restait plus que Ronny, caché dans un coin de la cuisine, mais qui pleurait de façon insupportable…

Du sang... Il y en avait partout…


Un affreux mal de crâne me tira de mon sommeil de plomb en même temps que les images du cauchemar inimaginable que j’avais fait. Je m’arrachai au sommeil en me relevant d’un coup, les yeux trempés de larmes, ma voix ayant laissé échapper un cri perçant. Mon corps entier tremblait, pas de froid, pas de colère. Juste de peur. J’avais peur de ce que j’étais devenue.

Un monstre…Juste un monstre… Je ne comprenais rien à ce qui se produisait. J’étais perdue, seule…terriblement seule. J’allais cacher mon visage dans mes mains pour pleurer lorsqu’une forte odeur de sang m’en dissuada. Je les regardai, hébétée. Mes mains étaient couvertes de sang. Non pas comme si je venais de les tremper dedans, mais le liquide finissait de coaguler sur ma peau, en une fine pellicule rosâtre, mes ongles, eux étaient rouge du sang qui s’était logé dessous. Je sentis juste après ça un goût écœurant dans ma bouche. Le genre de goût qui vous donnait envie de vomir tout ce que vous aviez. Je crachai, je crachai plusieurs fois avant de me ressaisir.

#Ne te laisse pas avoir par ces sensations. Allez, on se lève !#

Je me mis debout et constatai seulement à cet instant que j’étais nue comme un ver. La situation n’était pas à mon avantage, certes, je devais…je devais… je devais…trouver des vêtements avant tout. Oui mais à part des magasins, qui en fournissait ?... Je commençai à marcher droit devant moi en réfléchissant à ça. Mes neurones semblaient se remettre un à un du choc et profitai du fait que j’avançais pour se remettre doucement en marche. Les images cauchemardesques ne me quittaient pas, mais je parvenais à penser à autre chose. Trouver une maison avec un jardin, et du fil à linge plein de vêtements secs. Les yeux rivés sur le sol, comme un fantôme, j’avançais. J’errais. Veillant à chaque bruit, prête malgré mon manque d’énergie à me cacher rapidement. Heureusement, je n’avais pas froid, et je ne tomberais pas malade.
Bientôt, j’entendis un faible bruit de moteur, éphémère, comme une voiture qui passait sur une route. Je virai à gauche et aboutis à un jardin après quelques minutes. Là, miracle : juste ce que je cherchai. J’approchai furtivement, sans un bruit – autre petit avantage que j’avais découvert – et me dissimulai dans la haie. J’observai discrètement les mouvements dans la maison : femme s’attelai à la vaisselle tandis qu’à l’étage, des enfants courraient dans tous les sens. Mon regard passait de la fenêtre à la corde.des dizaines de vêtements pendaient là, secs, prêts à être récupérés. Je visais un ensemble de sous-vêtements, un jean et un tee-shirt gris assez moulant.

Je guettai patiemment l’occasion de m’introduire dans le jardin pour dérober ce que je lorgnais. Mes yeux surveillaient avec une attention surhumaine les mouvements dans la maison. Après une bonne demi-heure, quelque chose se cassa au premier étage. La femme quitta son poste dans la cuisine. Je ne pouvais rêver mieux. Dès qu’elle ne fut plus dans mon champ de vision, je me faufilai dans le jardin, attrapai sans geste brusque les vêtements et retournai dans la forêt par mon premier chemin. Une fois à l’abri complet des regards, je me pressais d’enfiler les sous-vêtements, le jean et le haut qui, heureusement était un petit peu trop grand, soit plus pratique pour bouger. Je me sentais bien plus à l’aise, même si j’avais l’impression de souiller chaque chose que je touchai avec mes mains. Je devais impérativement les laver. Et me laver la bouche !


Chale, se relevant du choc qu’elle venait de subir, cherchai à survivre du mieux qu’elle pouvait. Après quelques chapardages, elle put s’acheter de quoi se chausser et de quoi se nourrir. Mais tout autour d’elle, le monde était agressif, hostile. Elle ne pouvait se montrer à personne. Sa tête était dans tous les journaux. Les gros titres criaient de leurs caractères noirs :

Meurtre sauvage dans un quartier tranquille de banlieue.
La fille ainée de la famille, suspectée du meurtre, est introuvable.

Une urgence se fit sentir. L’urgence de quitter cette ville maudite. L’urgence de fuir et d’aller voir ailleurs. A chaque personne qu’elle voyait dans la rue, elle voulait tout raconter, elle voulait se jeter à ses pieds et lui raconter tout ce qu’elle avait sur le cœur. Mais c’était impossible. La taille du secret l’empêchait de parler. L’anormalité de ce qu’elle avait vécu l’emprisonnait dans le silence. Pire, dans l’invisibilité. C’était le visage caché qu’elle devait sortir, tous ceux qui avaient vu sa photo étaient capables de reconnaître ses grands yeux azurs.

2001 à 2005 :

Chale commença une vie vagabonde, l’âme déchirée en deux. Une partie d’elle s’accablait du meurtre de sa famille, culpabilisait jusqu’à l’empêcher de dormir. Cette partie voulait disparaître définitivement, se trouvant dangereuse, trop dangereuse. Tout ce qu’elle toucherait tomberait en lambeaux, elle en était convaincue. Mais une autre, peut être la Bête qui la possédait, voulait vivre malgré tout. La force du désespoir… Cette partie voulait comprendre pourquoi et comment tout ceci s’était passé. Elle voulait retrouver Adrian, le raisonner. Lui demander pourquoi il était comme ça. Savoir si lui connaissait plus de choses…
Ce fut probablement cette partie qui lui permit de voyager vers le nord et de chercher, petit à petit à maîtriser la louve noire. Après plusieurs jours d’errance dans les rues de Los Angeles, Chale parvint à quitter la ville par le bus. Elle voyageait toujours léger, le visage couvert et avec l’argent qu’il lui fallait pour survivre. Ne pas se charger, cela ne servait à rien…

Elle passa trois ans sur les routes entre Los Angeles et l’Etat de Washington, vivant de petits boulots pour se payer de quoi vivre et le moyen d’aller le plus rapidement vers le nord. Elle travaillait au noir dans un petit restoroute, comme serveuse. Le 20 mai 2003, alors qu’elle finissait son service, elle était sortie de la salle et s’était approchée des toilettes. Une odeur nauséabonde s’en dégageait…Elle entra en suivant l’odeur – chose assez facile même sous forme humaine puisque le sang empestait assez fort – et repéra une toilette entrouverte. Elle l’ouvrit pour finalement découvrir un cadavre gisant sur le siège des toilettes, vidé de son sang. Les autres portes étant fermées, elle tourna, inquiète jusqu’à tomber face à un placard qui se révéla vide. Une porte claqua dans son dos alors qu’une autre odeur, pire encore que celle de la viande froide, montait dans l’air. C’était évidement le…enfin, la vampire qui s’échappait. Elle la suivit jusqu’à l’extérieur, hors de portée de la vue des autres employés, dans une région complètement déserte. Après quoi se transforma-t-elle pour y faire face, laissant le loup prendre le contrôle. Elle se battit avec acharnement mais perdit rapidement l’avantage. Etrangement, ce fut Adrian qui lui sauva la vie. Il surgit de nulle part et démembra la vampire en un rien de temps pour ensuite la brûler. Il ne s’en prit pas à elle étrangement et repartit dans la nuit noire. Chale, elle, rassembla ses affaires et revint vers la ville. Elle fut interrogée en temps que témoin par la police pendant de longues heures, s’exprimant assez mal après sa sinistre escapade. L’avantage, c’était qu’avec le temps, les gens oubliaient même la plus horrible des choses, et le visage de la jeune fille était retombé dans l’oubli depuis un moment. Elle démissionna le lendemain avec l’accord du patron et reprit la route vers le nord…

Février 2005, Chale arrive à Forks avec un sac léger et seulement quelques dollars en poche. La ville et ses habitants lui sont inconnus…


Dernière édition par Chale Jenson le Sam 17 Juil - 0:34, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Chale Jenson [VALIDEE] [MAJ le 16/07/10]   Mer 29 Avr - 18:32

La fiche est bonne =D

Il ne te manque plus qu'un avatar et c'est bon.

Je te valide quand même chez les loups garoux

Bon jeu =D
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MessageSujet: Okay   Ven 1 Mai - 17:02

Merci merci de m'avoir validé !!!! rougi:

Je vais essayer de me trouver un avatar le plus vite possible, sinon ben euh... j'irais mourir de honte dans un coin de ma chambre :hiii::

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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MessageSujet: Re: Chale Jenson [VALIDEE] [MAJ le 16/07/10]   Mer 6 Mai - 1:07

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MessageSujet: Re: Chale Jenson [VALIDEE] [MAJ le 16/07/10]   Dim 7 Juin - 17:20

Bon ça fait un bout de temps que j'ai ce truc dans la tête et je me dis qu'éditer n'avancerait à rien puisqu'on le verrait pas...

Alors voila je voulais ajouter : Mon odeur de loup cache également un fin fumet de sang seché. Vous aurez tous remarqué la réaction de Carlisle face à ça dans la forêt (pour ceux qui ont suivie l'exploration de la forêt)...

Voilà, avis aux prédateurs et aux vampires !( Même aux Quileutes, comment réagiraient Quil, Jacob et Daniel ?)

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MessageSujet: Re: Chale Jenson [VALIDEE] [MAJ le 16/07/10]   

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Chale Jenson [VALIDEE] [MAJ le 16/07/10]
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