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 Selen Donahue ~ The little sunlight

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Selen Donahue
Vampire végétarien
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Messages : 19
Date d'inscription : 26/03/2011
Age : 32
Localisation : Forks

Carte d'identité
Condition: Vampire
Don: Hallucinations

MessageSujet: Selen Donahue ~ The little sunlight   Sam 26 Mar - 14:54






    Selen Donahue


    Surnom : Aucun
    Sexe : Femme
    Condition : Vampire
    Age actuel : 21 ans
    Age lors de transformation :16 ans
    Date et lieu de naissance :18 mars 1985 à Tacoma
    Alimentation: Végétarienne (à tendance à manger peu)
    Don : Oui

    Don : Prédisposition: Rêveuse
    Pouvoir créer des représentations d’objets, de personnes ou d’animaux qui n’existent pas en réalité et faire apparaître une forme (mais une seule !) qui n’existe pas sur Terre : des petites sphères de lumières (aux couleurs variées) pouvant se mouvoir dans l’espace. Mais ces créations sont soumises à un certains nombres de règles :

    - Elles respectent les lois physiques (exceptions faites des orbes, un vase en suspension dans l’espace tombera au sol et disparaitra).

    - Limitation à l’espace qui environne le vampire qui a ce pouvoir (un dessinateur peut-il dessiner une figure hors de l’espace qu’il peut utiliser ?) Le vampire doit percevoir aussi ses créations.

    - Les « hallucinations » produites ne sont perceptibles que visuellement et auditivement (sachant de les deux perceptions sont produites indépendamment l’une de l’autre, comme pour le doublage d’un film). Ce qui veut aussi dire que si quelqu’un tente d’en toucher une, sa main passera au travers et brisera le lien d’unité de la figure, la faisant disparaitre.

    - Puisqu’elles ne sont que des perceptions, les figures ne peuvent pas blesser réellement les gens.

    - Pour que quelqu’un les perçoive, le vampire doit toucher cette personne, au niveau de la peau, sauf en cas d’extrême urgence, ou l’instinct de défense, additionné à la volonté peut parfois faire surgir ces production sans besoin de contact.

    - Le vampire ne peut pas changer d’apparence ou faire croire à quelqu’un qu’il a changé radicalement d’apparence ( faire croire à Rosalie qu’elle est devenue une punk brune par exemple). Il ne pourra jamais modifier quoi que ce soit dans son apparence propre, puisqu'il ne se perçoit pas directement, et quand bien même pourrait-il se voir dans un miroir et tenter de modifier quelque chose, c’est le reflet qu’elle changerait et non son physique.

    - Pour pouvoir produire un objet, un animal ou une personne, le vampire a besoin de le voir, de l’entendre et de le toucher (au moins) pour collecter des informations et pouvoir les reproduire. Ses créations peuvent aussi avoir une odeur, mais il s’agit alors de superposer et mouvoir trois hallucinations à la fois, et c’est rarement faisable.

    - Ces hallucination peuvent se créer séparément (une musique venu de nulle part par exemple, mais qu’elle ne reproduira parfaitement que si elle la travaille et l’écoute beaucoup) et peuvent toucher tous les sens à certaines conditions près… (voir plus haut).

    - Pour en revenir aux sphères de lumières, elles ne sont pas dangereuses du tout, sauf en cas de danger imminent où elles peuvent prendre une intensité lumineuse aveuglante. Néanmoins, la lumière, aussi forte soit-elle, n’abimera jamais l’œil d’un humain ou d’un animal.


    Caractère :

    Selen est une fille au regard plein de malice. Elle aime beaucoup plaisanter et rire avec les autres, leur faire quelques farces ou bien simplement discuter avec eux sur de sujets anodins pour savoir. Savoir. Selen adore savoir des choses sur les autres et sur le monde. Elle est facilement impressionnée par des éléments que tout le monde prend pour anodin, comme un enfant en fascination devant son premier arc-en-ciel, Selen peut rester longtemps à regarder et écouter des oiseaux chanter, à les dessiner et à tenter de les approcher. Elle est rêveuse et adore utiliser son don pour s’offrir une parcelle de rêve. C’est pour elle aussi vitale que manger, ça remplace le sommeil qu’elle ne peut plus atteindre. Malgré tous les inconvénients qu’elle a pu remarquer à sa nature de vampires, elle a su en tirer des idées plutôt positives et réfléchie beaucoup sur le temps et la soi-disante invincibilité des vampires.

    Une philosophie innocente, mais néanmoins témoin d’une pensée mûre et réfléchie qui ne veut que croitre encore et toujours. Selen peut paraître enfantine parfois mais toute sa réflexions peut se révéler au cours d’une conversation, ses yeux peuvent se mettre à briller et son esprit à réfléchir beaucoup pour trouver des questions et des réponses. Selen est une fille curieuse de toute connaissance, rêveuse et espiègle. Gentiment, elle sait qu’on ne doit pas en faire trop. Elle n’a plus seize ans après tout ! Enfin façon de parler…

    Elle est aussi une demoiselle franche, qui ne mentira que si vraiment nécessaire, si un ami le lui demande, ou si cela peut la protéger. Dans ce sens, elle ne dévoile pas tellement ses problèmes et préfère combattre ses adversaires seule. Et quel combat ! Selen est assez radical en la matière. Elle respecte énormément la vie et sacralise presque les liens d’amitié et familiaux. Mais ces adversaires, elle sait qu’elle peut les haïr et s’ils représentent un danger ou ont commis l’irréparable (qui peut se manifester sous bien des formes pour elle), elle peut aller le chercher pour lui donner une leçon, une sacrée déculottée dont l’intéressé se souviendra longtemps. Et lorsqu’elle a cette intention en tête, c’est dur de la lui retirer. Même si pour l’instant ce genre de phénomène ne fut observé qu’en primaire, le jour ou Bryan Simons avait traité son ami Michael (pas Newton, hein !) de pleurnicheur après l’avoir frappé. Selen était allé voir ledit Bryan pour ne lui porter qu’un seul coup de pied dans le ventre. Bien sûr, ce fut Selen qui, malgré toutes les protestations et les justifications avait été punie, mais elle s’en fichait. Et de toute façon, Bryan n’avait plus jamais embêté ni Michael ni Selen.
    Selen n’a jamais aimé faire du mal. Et elle ne frappe qui si c’est justifié. En découle le fait qu’elle n’accepte généralement de se nourrir que lorsque la faim est trop douloureuse pour être dépassé par le dessin ou les hallucinations. Mais alors, elle est complètement guidée par cette bête qui vient du fin fond de son esprit et de son corps froid, et elle ne réussi généralement à se maîtriser qu’une fois rassasiée. Néanmoins, le sang humain ne l’a jamais attiré et elle ne prendrait jamais le risque de s’approcher de la ville lorsqu’elle a très faim.

    Sinon le noir de ses prunelles en temps de faim, Selen ne porte jamais de noir. Ni de couleur triste, ou en tout cas jamais sans qu’elles ne soient compensées par des tons abricot, vert, bleu ou violet. Selen aime toutes les couleurs les endroits lumineux très colorés, les fleurs… Bref tout ce qui peut avoir une belle couleur ! Avec ça s’ajoute aussi une passion pour le dessin et une minutie du trait qu’on pourrait trouver fastidieuse. Mais Selen à l’œil plus perçant que jamais et une dextérité inégalée, ses dessins sont depuis sa transformation de meilleure qualité. Elle adorerait travailler dans l’art, pouvoir peindre une toile et la voir accrochée quelque part. Mais où peut-on travailler dans la grande forêt de Forks ? Comment se procurer le matériel sans argent ? Elle ne perd pas espoir. Un jours viendra bien où elle pourra accomplir son rêve !



    Description physique :

    31 aout 2004, quelque part sur le mont Olympie :

    Rencontre

    Une brise légère et fraiche soufflait les senteurs naturelles au quatre coins de la région. Daniel effectuait son tour de garde habituel sur les bords du territoire qu’il s’était formé à coup de crocs et de menace. Il sentait depuis quelques minutes l’odeur fruitée d’une étrangère qui ne savait visiblement pas qu’elle était en territoire adverse, et il comptait bien la faire partir, peu importait comment. Il suivit la trace jusqu’à sa source, en utilisant sa vitesse surnaturelle. Dans sa tête défilait les différents scénarii qui pouvaient se produire, depuis le plus simple - elle s’enfuyait dès qu’elle le voyait – au plus complexe – ils devraient en venir aux mains. Il dut s’avouer qu’il préfèrerait qu’elle fasse, de la résistance, l’exercice lui manquait, même s’il ne doutait pas du tout de ses capacités. Il marcha le long d’un chemin invisible, sans faire le moindre bruit. Il comptait la surprendre.

    Et ben ça, si je m’y attendais ! pensa-t-il.

    En effet, l’intruse était assise sur un rocher, au milieu d’une étendue d’herbe. Vulnérable, occupée à regarder Dieu-sait-quoi. C’était visiblement une jeune, elle n’avait pas l’air consciente de ce qu’elle faisait et semblait encore moins dangereuse, mais jolie comme tout. Il la détailla.

    Elle n’était pas très grande, pas plus d’un mètre soixante-cinq sans doute, elle siégeait dans une posture élégante, ses vêtements légers et colorés mettant en valeurs sa silhouette gracile. Son gilet blanc s’ouvrait sur des épaules fines et gracieusement sculptées. Sa peau blanche et lisse ne trahissait aucun défaut et relevait le ton vermeil de ses lèvres étirées en un sourire enfantin. La jeune vampire semblait fixer un point mouvant dans le ciel et ses yeux brillaient d’une lueur de malice. Des yeux d’une teinte bien anormale pour ce qu’elle était. En effet les faibles rayons du soleil qui perçaient les nuages les coloraient d’un violet translucide, comme si deux améthystes avaient été incrustées dans ses iris. Le prédateur resta quelques temps sans bouger, comme subjugué par cet étrange bien étrange. Puis il se reprit, elle était quand même sur son territoire et le déjeuner commençait à approcher, en bas.

    - Hé, toi ! lança-t-il d’un ton rageur, casse-toi d’ici !

    La jeune fille se tourna vers lui, complètement surprise. Le soleil commençait à crever la masse nuageuse et des rais de lumière touchaient parfois le sol de façon aléatoire. Selen se leva et pris son sac.

    - C’est mon territoire ici, OK ? T’as pas intérêt à ce que je te revoie sinon je t’arrache un bras !

    Daniel s’approcha d’un pas lent mais menaçant. Ses yeux noircis par la faim luisaient d’une lueur malsaine. Selen avait peur… Ca lui rappelait quelque chose…Le soleil passa sur lui, faisant briller sa peau de mille éclats diamantins. Si, c’était ça, le cauchemar de Selen, cette nuit-là, c’était comme ça que ça avait commencé. Les yeux noirs et la peau qui brillait…

    - Oh ! Je… Excusez-moi, je ne savais pas…

    Elle se pressa. Daniel détailla ses gestes gracieux et innocent, maladroits. Il semblait que quelque chose la dérangeait. Etait-ce lui ? Dans ce cas son effet avait réussi. Alors qu’elle se relevait, le soleil passa fugacement sur le visage et les épaules dévêtues de Selen. Daniel n’en crut pas ses yeux.

    C’est qui cette fille ?

    En effet, Selen était peut être la seule vampire à qui le soleil prêtait ce jeu de lumière si particulier sur sa peau. A la place de milliers de diamants rutilants sus le soleil, la peau de Selen copiait à la perfection, si ce n’est mieux, les reflets si spéciaux et magnifiques de la nacre. Elle n’avait pas l’air d’en avoir conscience. Daniel ne put dire aucun autre mot sans s’étrangler devant cette fille si spéciale. Mais déjà celle-ci prenait le large dans des gestes dansant et gracieux. Pouvait-on oublier cette image ? Il l’ignorait…



    Histoire :


    Depuis plusieurs années, Les parents de Selen tentent de concevoir un enfant. Après de nombreuses tentatives infructueuses, les médecins leur proposent la fécondation in vitro qui avait beaucoup plus de chances de fonctionner. Ils refusèrent, cet enfant, ils voulaient qu’il soit d’eux, et non pas à moitié de quelqu’un d’autre. Mais les tests qu’ils passaient presque en continu restaient toujours négatifs, aucun enfant ne semblait concevable pour ce couple au revenu modeste.
    Maria Donahue et Philippe, son mari, leurs espoirs s’estomper de mois en mois. Autour d’eux, le monde semblait s’écrouler, leur monde, celui qu’il voulait construire avec cet enfant qu’ils désiraient plus que tout et qu’il symbolisaient comme un union indestructible entre eux. La famille était derrière eux, les soutenant du peu qu’ils pouvaient. Maria tomba bientôt en dépression, Philippe perdit son travail d’ingénieur suite à la fermeture de l’entreprise qui l’embauchait.

    Rien ne souriait aux Donahue…


    1985 : 23 mars :

    Naissance

    …Sauf ce petit miracle aux yeux bleus, qui naquit dans la nuit du 22 au 23 mars 1985. A 2h14 précise, à la clinique de Tacoma, dans de Washington, Maria eu les premières contractions annonçant la volonté du petit être qu’elle portait depuis neuf mois, avec bonheur malgré les nausées et tous les autres petits problèmes engendrés par la croissance de l’enfant. Ils n’avaient jamais voulu connaître le sexe de l’enfant qu’à la naissance. Et tout deux furent heureux, même si pour eux cela n’avait pas grande importance, de savoir que leur premier enfant était une petite fille.

    Comment ce miracle était possible ? Allez savoir. Au hasard d’une nuit, les parents de Selen avaient tenté encore une fois de concevoir, sans avoir de grands espoirs de résultats. Ce n’est que trois jours après que le test de grossesse se révéla positif.
    Jamais personne n’aurait vu de couple plus heureux que celui-là, admirant la petite fille qui venait de naître, par un miracle dont seul Dieu semblait capable. Ils couvraient leur enfant de baisers et de caresses, soulagé et heureux de cette naissance, alors que la petite devait seulement se demander seulement ce qu’elle faisait là et où se trouvait le sein de sa mère. La sage-femme dut leur rappeler qu’il fallait donner un nom à cette petite fille. Maria regarda le petit ange qu’elle avait dans les bras et prononça le prénom de Selen. Et à jamais, leur fille devint leur Lune, autour de laquelle ils purent bâtir leur monde.

    La petite Selen quitta l’hôpital dans les bras de sa mère, la dévisageant innocemment de ses grands yeux bleus. Les mois s’écoulèrent rapidement, la vie recommença à sourire aux Donahue à partir de ce jour…


    1985 : 21 aout :

    Philippe Donahue rentra le plus vite possible qu’il put, manquant de faire un excès de vitesse dans le centre-ville, et se précipita dans le salon de leur petite maison. Il était 11h et Maria commençait tout juste à donner son biberon à Selen, qui avait bien grandi et faisait l’objet d’un suivi médical régulier.

    - On déménage ! lança Philippe en passant la porte.
    - Quoi ? s’exclama Maria. Comment ça ?

    Elle vint voir son mari qui embrassa le front de sa fille puis les lèvres de sa douce femme.

    - J’ai décroché un emploi ! sourit-il, mais c’est loin.
    - Où ça ? Et que devient le mien d’emploi, protesta Maria.
    - Dans une petite ville, loin du brouhaha de Tacoma. Forks ! Et je pense bien que là-bas tu trouveras un emploi ! La ville est petite, il n’y a pas beaucoup d’habitants…
    - Attends, je dois vérifier une chose… Peut être que je peux être mutée là-bas, il me semble qu’on a quelques bureaux dans ce coin…

    Elle se dirigea vers l’ordinateur et chercha la position de chaque agence de presse du journal pour lequel elle travaillait en temps que secrétaire.

    - Ce sera peut être pas facile mais je peux demander ma mutation, il y a bien un bureau à Port Angeles, à quelques kilomètres de Forks. J’envoie un mail à mon patron demain !

    Mais Philippe était déjà en train de parler à sa petite fille en lui donnant le biberon. Maria se retourna, surprise de ne pas obtenir de réponse, elle sourit en trouvant son mari en plein élan d’affection paternelle.

    Deux mois plus tard, tout était réglé, le déménagement leur coûtait beaucoup mais ce n’était pas si grave pour eux, qui pensaient bien refaire leur vie dans cette région pluvieuse des Etats-Unis.

    Philippe fit le plus gros du déménagement, pour permettre à sa femme de se reposer et de s’occuper de Selen. Ils furent bientôt installés dans une petite maison dans la périphérie de la ville. La petite Selen fut inscrite dans l’école la plus proche, puis dans un établissement du second degré à Port Angeles, ou elle se fit quelques amis qui la suivirent plusieurs années, et un premier amour qui fut avec elle…jusqu’à la fin.


    16 mai 1999 :

    Premier Amour…

    Megan et Phil’ venait de quitter la cantine, Jessica harcelait Selen pour qu’elle se dépêche de débarrasser son plateau afin de les rejoindre. Les cours allaient reprendre et Selen les avait encore mis en retard, Non pas que ça les dérangeait mais les absences dans ce collège était particulièrement surveillées, les retards sanctionnés.

    Selen attrapa son plateau sur lequel se trouvait un reste de purée et de une salade non-entamée. Elle se pressa vers les chariots qui accueillaient les plateaux des élèves qui avaient terminés de déjeuner. Personne devant elle, elle pressa le pas. Mais lorsqu’elle vit John sortir de derrière un mur, John Fitzgerald, le jeune gardien de l’équipe de Hockey, elle ne put ralentir. Un bruit assourdissant secoua toute la cafétéria. Si rien de son assiette et de son plat à salade n’était cassé, leur contenu s’était par contre retrouvé étalé en de grandes taches multicolores sur la chemise noire de John qui ne remarqua Selen qu’au moment fatal.

    - Oh ! Je suis vraiment désolée ! s’excusa Selen, son visage prenant empourpré.
    - Ma chemise ! s’exclama John, Fait attention !

    Et il passa devant elle, sans la regarder, les yeux seulement fixé sur sa précieuse chemise noire colorée de purée. Jessica fit remarquer à Selen à qui elle venait de s’en prendre avant qu’elles ne retournent toutes deux en cours de science.

    - ‘Faut que je m’excuse ! chuchota Selen à Jessica. Il doit m’en vouloir à mort !
    - Et quelles sont tes chances de le revoir ? Sérieusement, tu penses qu’un mec comme lui accepterait tes excuses ? Ils sont trop snobs pour se rabaisser à ceux qui n’ont pas de biscoteaux à la place de la matière grise ma grande !
    - Tu abuses ! rit Selen, il m’a quand même enguirlandé !
    - Tu as raison !

    Le prof réprimanda les rires d’un bref éclat de voix et le cours reprit normalement.

    L’après-midi, Selen s’attarda devant le gymnase, se privant de toute activité de dessin dont elle raffolait pour être sûre de ne pas rater John qui sortirait bientôt de son cours de sport. Elle avait fini depuis un moment et surveillait les alentours pour ne pas le rater. Lorsque la cloche teinta, les élèves sortirent en trombe du gymnase, sans doute exténués de subir l’écho des voix énervée de leurs professeurs. John parut bientôt entouré de trois autres joueurs de son équipe. Ils avaient l’air de rigoler.

    Je fais quoi, j’y vais ou pas ?

    Selen inspira un grand coup avant de se lever de son banc et de se diriger droit vers le quatuor. Les garçons la dévisagèrent et John prit un air las, comme si l’avoir vu une seule fois avait suffit pour une vie entière.

    - Qu’est-ce que tu veux ? demanda-t-il, ennuyé.
    - Je veux me faire pardonner pour ta chemise ! répondit directement Selen. Allez, je t’emmène boire un coup au café du coin, je te l’offre ! Et si tu veux je te repaye ta chemise !

    John leva un sourcil et accepta. Par politesse, il ne lui demanda de lui offrir une autre chemise, pour lui le coup à boire lui suffisait ! Et cette fille l’intriguait, pour ne pas dire qu’elle l’intéressait. Il s’étonnait de ne pas avoir déjà croisé son regard bleu clair. Ils se rendirent donc café-restaurant le plus proche et elle lui paya un généreux demi-litre de soda qu’il accepta de partager. Quelle était cette pointe de charme dans ses yeux ? Cette malice sur ses lèvres ? Il n’arrivait pas à déceler ce qui lui plaisait en elle. Sa générosité ? Son humour, sa légèreté ? Son côté enfant naïve peut être… Ou bien tout à la fois.

    Toujours est-il que plusieurs semaines après cette rencontre, Selen se retrouvait dans les bras de John, qui était, à n’en pas douter, franchement amoureux d’elle. Le grand sportif aux yeux verts et aux cheveux noirs avaient trouvé sa belle, et tout le monde semblait content. Tout le monde sauf l’ancienne copine de John, Sally Reavers. La pimbêche à lunettes en voulait vraiment à Selen de lui « avoir piqué » John. Des querelles d’amour comme on en voit partout ! La vérité restant que John avait laissé Sally non pas pour Selen mais parce que cette chipie avait un caractère invivable et était possessive comme peu le sont… « Un manque d’air » disait le jeune homme…

    Selen, toujours aussi pétillante de vie et férue de dessin menait toujours sa petite barque, anonyme parmi les milliers de gens qui habitaient la région. John était une raison de plus pour elle de vivre pleinement. Elle restait souvent avec lui durant l’entrainement, à dessiner son corps musclé, à figer sur papier ses postures athlétiques. Et ce toujours avec autant d’adresse ! Les blocs de dessins avaient une durée de vie relativement courte et quand Selen ne dessinait pas, elle rêvait. En fait elle passait la moitié de son temps à rêver et l’autre à dessiner. Son esprit semblait intenable et se dispersait partout où il pouvait trouver un peu de rêve à travailler.


    2001 :

    Entrée au Lycée de Forks

    Selen entra au lycée de Forks qui était son lycée par défaut. N’ayant pas d’ambition particulière, elle avait choisi cet établissement parce qu’il était près de chez elle. Gain de temps au niveau du trajet et du temps de loisir ! John l’avait suivi, ainsi que Megan et Phil’ qui étaient devenus tout aussi inséparables que Selen et son amoureux. La vie s’écoulait, toujours aussi tranquille sous ce ciel gris et souvent enclin à pleuvoir. Il ne se passait pas grand-chose dans l’Etat de Washington, le calme plat. John continuait de mener une équipe de hockey et à s’entrainer dur pour gagner des championnats. Selen elle, profitait de la proximité de la forêt pour faire de longues excursions et dessiner des animaux ou des paysages, avec un coup de crayon qui ne faisait que s’améliorer. De temps à autres, elle emmenait John avec elle, qui trouvait à son goût ces longues marches en forêt. Ils se posaient de temps à autres sur un rocher, dans une prairie, et les doigts de Selen s’emparaient du crayon qu’elle utilisait pour dessiner son Aimé, le profil au vent, les cheveux en bataille.

    Mais au lycée, aussi, il y avait aussi ces élèves étranges. Ceux à côté de qui on ne s’asseyait généralement pas. Un groupe de cinq garçons et filles qui étaient toujours ensemble. Selen les avait vaguement observé et elle avait pu constater qu’ils restaient entre eux, ces êtres étrangement attirants et à la fois inquiétant. Ce qui dérangeait, généralement, c’était leur regard. Il semblait changer de couleur, mais le plus inquiétant c’était qu’il vous dévorait, comme s’ils allaient vous sauter dessus pour vous manger tout cru. Selen avait bravé les préjugés et franchi la barrière que le temps avait établie entre les Cullen et le reste du monde. Pour un jour tenter de leur parler…Sans grand succès. Visiblement ils préféraient rester dans leur coin. Mais elle devait aussi s’avouer quelque peu attirée par l’un d’entre eux, mais il était déjà avec Alice !

    Selen s’aventurait dans la forêt depuis un moment déjà, et elle avait repéré un gros conifère qu’elle avait déjà dessiné plusieurs fois, sous des angles différents, choisissant l’éclairage le plus agréable à dessiner.

    L’excursion qu’elle faisait aujourd’hui dans la forêt, avec John, avait pour but de grimper dans l’arbre et de rester une heure ou deux, là-haut à tenter de dessiner des oiseaux qui avaient fait leur nid non loin de là. Lorsqu’elle lui en avait parlé, le jeune homme avait d’abord refusé catégoriquement qu’elle y aille. Mais après quelques tendres baisers, un sourire et un regard irrésistibles, il avait accepté….de la suivre. Ils avaient alors enfilés de vieilles affaires qui ne risquaient plus rien contre la mousse, la terre et les rochers. Chaussés de chaussures de randonnée, les deux tourtereaux s’étaient au final avancés entre les arbres. Selen avait insisté pour prendre le sac dans lequel se trouvaient son carnet à dessin et sa trousse. John, impuissant face à sa mimique, avait encore cédé. Ils étaient à présent sous ledit pin.

    - Comment on fait, je monte et tu me suis ou tu ouvres la marche ? demanda Selen.
    - Et si tu passais d’abord ? Laisse-moi le sac, il ne serait qu’une entrave pour toi. Et je pourrais te rattraper si jamais tu tombes !

    Selen maugréa un peu mais accepta la proposition de John qui prit le sac sur ses épaules et l’aide à atteindre la première branche. Arrivés à trois bons mètres du sol, John juste en-dessous d’elle, Selen s’apprêtait à saisir la branche sur laquelle elle comptait s’asseoir lorsque ses chaussures glissèrent sur une plaque de mousse humide. Son déséquilibre s’accompagna d’un petit cri de surprise avant qu’elle ne chute en avant.

    - Selen !! hurla John.

    Il ne vérifia même pas sa prise et se pencha en avant pour attraper de justesse Selen par le poignet.

    - AÏAH !!! hurla cette dernière, mon bras !

    Stoppée de justesse dans sa chute, Selen sentait néanmoins son bras et son poignet lui faire un mal atroce et elle ne se retenait pas de l’exprimer !

    - Je te sauve d’une chute mortelle et tu te plains que ton bras te fait mal ? rétorqua John.
    - Mais ça me fait vraiment mal, John ! commença-t-elle à pleurer, lâche-moi, c’est hyper douloureux !!!

    La main du jeune joueur de hockey s’ouvrit d’elle-même. Il n’avait pas tout de suite réalisé. Il s’en voulait. Mais la laisser tomber aurait-il été moins dangereux. Il ne voulait pas savoir…
    Au sol, Selen se rattrapa sans trop de problème, s’affaissa contre le tronc du conifère en se tenant le bras. Elle jura durant une seconde avant que je John ne la rejoigne en souplesse.

    - Je suis désolé, Selen. Ca va ? demanda-t-il, inquiet.
    - J’ai l’impression que c’est tout tordu, dit-elle entre deux jurons. Tu as une de ces poignes ! rit-elle enfin comme si le mal était passé. Allez, on va aux urgences…

    John caressa sa joue d’un air désolé, remarquant qu’une branche avait laissé une petite entaille rouge sur sa peau.

    - On peut appeler les urgences aussi !
    - Non, ma mère habite plus près, elle nous y emmènera ! et j’ai pas le bras cassé !
    - Selen… Bon d’accord… Qu’est-ce que tu as contre les urgences ?
    - Rien du tout ! sourit-elle.
    - Tu es illogique et inconsciente, répondit-il avant de saisir son téléphone.

    La mère de Selen arriva en trombes quelques minutes après le coup de téléphone passé par John. Les adolescents avant rejoint la lisière de la forêt, puis la route la plus proche. Ils furent à l’hôpital en l’espace de 10 minutes.

    - Lorsque ma mère est inquiète pour sa fille, elle est plus efficace qu’une ambulance, glissa Selen à John. Aïe…

    Les urgences semblaient vides en cette journée, à un point que les ambulanciers prenaient du bon temps près de leur véhicule. John et Maria accompagnèrent Selen jusqu’aux urgences, un infirmière les invita dans un couloir presque désert. Une fois assis, elle s’éloigna.

    - Le Docteur Cullen va bientôt vous recevoir, renseigna-t-elle avant de disparaitre.




    12 Juillet 2001 :

    Disparition inexpliquée

    La journée avait pourtant bien commencé pour Selen. Elle s’était réveillé après une bonne nuit et un beau rêve, avait contemplé un instant les quelques rayons de soleil de début de journée et avait préparé son sac pour retourner marcher en forêt et faire des photos. Elle enfila un débardeur couleur abricot, brodé de fleurs, un jean et un gilet très léger blanc. Elle passa la pochette de l’appareil photo en bandoulière et piocha un petit paquet de gâteaux qui devait lui servir d’encas dans l’après-midi. Elle quitta la maison et marcha un long moment sur les trottoirs de la petite ville avant de sautiller vers la lisière de la forêt.

    Elle passa entre les arbres centenaires et s’enfonça dans les bois. La lumière filtrait de moins en moins à mesure que les ramages des arbres s’épaississaient. La verdure l’environna rapidement et les sentiers battus disparurent. Bientôt, elle ne trouva pratiquement plus aucune trace de l’homme dans cet univers qui semblait complètement à part. Elle marcha encore, un peu au hasard, pris plusieurs dizaine de photos d’oiseaux et d’animaux fugitifs. Les odeurs de la petite ville avaient laissé place à une sorte de senteurs pure, un peu humide, légèrement relevé d’une odeur de terre et d’herbe. Le vert des feuilles envahissaient son champ de vision, la densité des arbres était incroyable. Au sol, un tapis de feuilles mortes brun, parsemé de rochers gris, partout autour d’elle, les oiseaux chantaient d’une étrange manière, c’était presque magique, irréel…

    - Il y a quelqu’un ?

    Selen venait d’entendre une branche craquer, ça la sortit de ses rêveries. Les oiseaux se turent presque immédiatement. Une boule d’inquiétude naquit dans son ventre. Ses doigts se resserrèrent autour de son appareil photo. Aucune réponse ne lui parvint, un silence plat se fit au milieu des bois, un silence inquiétant, comme un calme avant la tempête.
    Le regard de Selen se promenait frénétiquement autour d’elle, sur le décor, les arbres. Tout semblait d’un coup dangereux, inquiétant. Une autre branche craqua…

    - Il y a quelqu’un ? répéta-t-elle, Ohoh ?

    Toujours pas de réponse. Quelque chose brilla dans la périphérie de son champ de vision. Elle se tourna vers la lumière qui s’était déjà évanouie. Un parfum délicieux monta dans l’air, un mélange de fleur, tout un bouquet en fait… Un autre éclat surgit sur sa gauche. Qu’est-ce qu’il se passait ? Ce n’était pas normal. L’angoisse fit battre son cœur plus fort, l’adrénaline grimpait dans ses vaines. Des sueurs froides s’écoulaient dans son dos et son front. Son cœur réclamait à s’échapper, à partit loin d’ici. Elle allait ranger son appareil photo et prendre la fuite, ce qui la suivait allait bien se montrer à un moment, ou bien peut être voulait-elle qu’elle quitte son territoire ?

    Je m’en vais c’est trop flippant…

    Elle prit une direction au hasard. La mauvaise. C’eut été trop beau. Le décor ne ressemblait plus à quelque chose de connu. Ce qui la suivait semblait rendre les alentours sombres et inquiétants, ou bien le soleil avait disparu ? Non, elle pouvait voir de temps à autre la lumière solaire former un cercle au sol. Elle marcha tout droit en regardant partout autour d’elle, elle n’entendait rien, plus d’oiseau, plus de branche qui craque. Ce qui la suivait semblait invisible, et il y avait cette délicieuse odeur florale…

    Mince… Je… Ce n’est pas normal que je sois encore dans la forêt, j’aurais du voir la lisière depuis bien longtemps…

    Son cœur battait la chamade alors qu’elle sentait toujours la senteur de fleurs la suivre. Toujours aucun bruit dans la forêt, tout semblait retenir son souffle. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il se passait ? Le cœur de Selen ne cessait de marteler sa poitrine.

    - Salut.

    Elle poussa un cri perçant en faisant volte-face. Haletante, elle regarda l’homme qui venait d’apparaître devant elle. Il semblait avoir une trentaine d’années, ses cheveux bruns roux étaient coiffés en bataille, et son visage, carré, adoptait une sorte de rictus dérangeant. Mais le plus troublant, et aussi le plus inquiétant, c’était ses yeux. Deux yeux noirs la fixaient sans ciller, la dévoraient. Elle remarqua que l’homme, plutôt musclé, avait une peau très pâle, comme…comme…

    Les morts.

    - Je… C’est vous qui me suivez depuis tout à l’heure ? Qu’est-ce que vous me voulez ?

    Selen n’arrivait pas à se détacher de ses yeux noirs, inquiétants, malsains… Elle avait un mauvais pressentiment. Une lourde ambiance pesait sur eux, une tension palpable.

    - Je veux…manger.

    Il fit un pas vers elle. Selen sortit son encas de son sac.

    - Je peux vous donner ça si vous voulez, je n’ai pas faim.

    L’inconnu eut un rire cristallin, mais moqueur. C’était lui qui avait ce parfum floral ? Selen avait du mal à croire que cet homme soit réel… Malgré tout son côté inquiétant, effrayant, il était d’une divine beauté, les fossettes de ses joues s’accentuaient lorsqu’il souriait, sa veste en daim usée s’ouvrait sur un torse musclé, sculptural. Il dégageait une oppressante puissance physique. C’était, dérangeant.

    Il est beau…

    - Ahah ! Je ne me nourris pas de ça…

    Il s’avança vers elle, réduisant lentement la distance qui les séparait, la jeune fille reculait jusqu’à être acculée à un tronc. Les yeux grands ouverts, fixant les prunelles noires de son interlocuteur, elle remarquait une flamme danser dans ses yeux, une flamme sauvage, animale… Celle d’un prédateur. Il passa dans un halo de lumière.

    Le soleil frappa sa peau de ses rayons et sembla révéler les millions de diamants qu’elle recelait. C’était d’une extraordinaire beauté. Selen était subjuguée. C’était irréelle, elle rêvait, ce ne pouvait être autrement… L’astre diurne faisait couler ses rayons en une cascade d’éclats sur son corps musclé, sans défaut aucun.

    Elle ne remarqua qu’il était tout près d’elle que lorsqu’il toucha son poignet droit, encore sensible après sa chute. Sa prise était douce. Elle le fixait toujours dans les yeux, mais quelque chose persistait à la déranger. Ce côté animal qui était à la fois parfait et incongru dans son apparence.

    - Tu sens bon…murmura-t-il à son oreille.

    Un déclic se fit dans sa tête. Mais trop tard. L’homme avait déjà posé ses mains sur ses épaules et il la bloquait définitivement.

    - Que…Qu’est-ce que… souffla Selen.

    Elle sentit le visage de l’homme effleurer sa peau, son souffle froid dans son cou.

    - Dommage… Tu es mignonne…

    Et puis il y eu la douleur. Abominable. Terrifiante. La sensation des dents s’enfonçant dans la peau, traversant la chair et perçant la jugulaire. Pire que la douleur, la panique, le sentiment de se sentir bloqué, impuissant face au destin qui s’accomplit. Qui était cet homme ? Qu’était-il ? Que se passait-il ? Selen tenta de se dégager, remua comme elle pu, mais la douleur était tellement atroce. Dans son cou et dans son épaule.
    Elle avait peur, elle était terrifiée et martyrisée par la souffrance que lui provoquait cet homme. Rien ne pouvait la souver. Rien.

    Elle hurlait, atrocement, elle hurlait de toutes ses forces. De désespoir. Elle voulait que ça se termine. Rapidement.

    Mais ça ne faisait que commencer.

    Quelque chose sembla la libérer un genre de violent courant d’air. La présence de l’homme étrange disparut. La douleur de ses dents dans la chair de Selen s’évanouit mais laissa place a une sorte de brulure. La vue de Selen se brouillait progressivement et elle pouvait voir, de manière floue, deux silhouettes blanches s’agiter sur le décor vert et brun. Mais pour Selen, le tout n’avait plus que l’aspect de grosses taches colorées mouvantes. Les deux hommes, qui n’étaient d’autres que des vampires, semblaient se battre au milieu des feuilles mortes. Ils faisaient des gestes bien trop rapides pour être suivis, se déplaçaient de la même manière.

    Selen ne se préoccupait plus d’eux, elle sentait le destin s’accomplir et jamais elle n’aurait imaginé que ce serait comme ça, pas même dans ses pires cauchemars. La douleur la possédait toujours. Pire, elle se répandait dans son corps, consumant ses veines, brûlant sa chair. La douleur incommensurable annihila ses forces. Alors qu’elle tentait de s’enfuir, elle ne resta pas plus de deux secondes debout. Elle sentit ses jambes se dérober sous elle. Ses muscles se contractaient comme manipulés par la douleur. Cette douleur, cette souffrance insupportable, ce feu dans son corps… Sa gorge libérait des cris atroces. Sa respiration, elle avait l’impression de respirer des braises, comme si l’air qui entrait dans ses poumons la brûlait.

    Du feu, partout du feu.

    Dedans. Dehors.

    Tout brûlait.

    Les sons semblaient atténués étouffés puis imperceptibles. Ses yeux la brûlaient aussi, les images étaient floues pour ne pas dire complètement informes. Elle hurlait, elle hurlait comme jamais elle n’avait pu hurler, la douleur était si atroce ! Et au fond d’elle, tout au fond, elle sentait petit à petit la vie la quitter, lentement, dans le feu et le mal. Qui était ce type ? Pourquoi il avait fait ça ? Sa gorge la brûlait, ses poumons, son ventre, sa tête…Tout. Elle ne sentait plus rien, plus rien du tout et n’avait dans la bouche qu’une sensation de brûlûre.

    Arrêtez ça…

    Selen qui aimait tant la vie, qui la vivait touts les jours comme si demain ne viendrait jamais, elle qui attendait tellement de l’avenir, oui elle, Selen Donahue, réclama qu’on l’achève. Ce n’était pas une tourmente, ni une tempête de feu qu’elle traversait. Non, c’était pire que ça, c’était l’enfer entier qui s’ouvrait en elle, avec son cortège de mal et de souffrances indescriptible. Elle supplia Dieu de lui venir en aide, avant de comprendre qu’il ne viendrait pas, elle hurla qu’on l’achève, qu’on mette fin à tout ça. Elle supplia …

    Le venin la transformait petit à petit son corps d’humain de Selen en celui de vampire. Alors qu’elle aurait du mourir ce jour-là, le destin avait placé sur sa route deux individus au lieu d’un, car celui qui la suivait dans les fourrés n’était pas celui qui l’avait mordu mais l’autre, qui avait attaqué le premier.


    15 Juillet 2001 :

    Réveil

    Enfin.

    Le feu cessa,

    Selen put reprendre le contrôle de son corps. Et elle s’étonna d’en avoir encore un. Le feu ne l’avait donc pas consumé ? Elle était allongée au milieu de la forêt, ses perceptions revinrent petit à petit. Mais aussi trop fort. Avait-elle déjà entendu un oiseau aussi distinctement ? Entendu des battements d’ailes comme s’ils étaient juste à côté d’elle ? Avait-elle déjà pu détailler les branches des arbres aussi facilement ? Ou bien sentir encore cette odeur florale dans les airs, en plus de centaines d’autres qu’elle n’avait jamais senties avant ?
    Une douleur persistait, une brûlure en fait. C’était peu de chose pour l’instant.
    Où était-elle ? Qu’est-ce qu’il s’était passé hier ? Depuis combien de temps elle s’était endormie ?

    Elle se leva, toute tremblante. Elle ne reconnaissait pas les lieux. Ses sens ne faisaient que la désorienter, en percevant beaucoup plus de choses qu’ils ne le faisaient habituellement. Elle s’attendait à avoir un sacré mal de crâne d’ici quelques minutes. Un pic vert semblait frapper sa tête tellement elle percevait bien le bruit qu’il faisait. Une odeur de plastique attira son attention. A ses pieds trainait une pochette d’appareil photo, l’engin se trouvant à l’intérieur. A qui était-ce ? A elle ? Elle le ramassa, extirpa l’appareil et trouva rapidement le bouton de mise en route. Elle regarda l’écran mais dès que l’image jaillit elle dut reculer ses yeux et même les fermer, la lueur étant bien trop aveuglante. Elle prit le temps de s’habituer puis commença à faire défiler les différents clichés. Des oiseaux, des animaux en pleine fuite, des plantes, des paysages… Au fur et à mesure que les images défilaient Selen comprenait que c’était elle qui avait pris les photos. Ses yeux détaillait chaque images, enregistrait chaque teinte et trouvait tout les détails des plumages ou des feuilles. Jusqu’à ce qu’elle remarque la date de prise de la photo.

    Le 12/07/2005… soit trois jours avant.

    - Qu’est-ce que… Ca fait trois jours que je dors ? Je ne comprends rien…

    Plus de repère, plus de souvenirs, juste cet appareil et une date. Selen était perdue. Elle s’assit contre un tronc d’arbre, replia ses jambes contre son tronc et les entoura de ses bras. Ce monde devenait si effrayant, si inquiétant… Elle ne se rappelait pas ce qui c’était passé, son ventre se nouait sa gorge la brûlait de plus fort, qu’est-ce que qu’il se passait ? Elle ne maitrisait rien ne savait pas comment s’en sortir…

    Allez Selen, essaie de te rappeler, qu’est-ce qui s’est passé avant ? Allez !

    Et les premières images lui apparurent. Un jeune homme brun aux yeux verts. Grand, athlétique, beau, qui la suivait pour monter dans un arbre. Elle chutait de l’arbre et il l’avait rattrapé. C’est le jour ou elle s’était tordu l’épaule et le poignet et où elle était allée aux urgences. Mais c’était….le mois dernier. Trop loin des évènements présents. Les seuls choses dont elle se rappelait étaient des sensations de douleurs atroces, de brûlures, mais c’était son cauchemar n’est-ce pas ? Ce cauchemar ou elle rêvait qu’elle mourrait… Elle frissonna et posa son front sur ses genoux. Ses parents savaient-ils qu’elle était ici ? Et ce garçon dont elle se rappelait le visage, qui la suivait comme son ombre et lui souriait ? Comment s’appelait-il ?
    Jason…Joseph…Non…C’était un prénom en Jo-…Joe ? John !
    John Fitzgerald, capitaine de l’équipe de hockey du collège.

    Elle devait retourner en ville, à Forks et dire à John et à ses parents que tout allait bien. Mais comment allait-elle faire pour s’orienter ? Elle ne savait pas ou elle était. La forêt près de Forks, certes, mais où exactement ? Elle se tassa et commença à sangloter, angoissée de ne jamais sortir de cet endroit qui lui faisait peur.
    Après quelques minutes, elle perçut un jeu de lumière autour d’elle. Elle releva lentement la tête avant d’ouvrir de grands yeux. Autour d’elle dansaient dans les airs quatre ou cinq sphères lumineuses, aux couleurs vairées et changeantes. Leur mouvement était rassurant, leur lumières tamisée sécurisante. Elle posa le menton sur ses genoux et se laissa un peu bercer par ses lumières…Sans s’endormir. Selen contempla ces orbes magiques virevolter avant de disparaître peu à peu. D’où venaient-ils ? Est-ce qu’elle hallucinait ?

    Selen se remit debout. Elle devait retrouver la ville et ne pas trainer ici. Les quelques sanglots qu’elle avait étouffés, elle les essuya d’un revers de manche, sauf qu’il n’y avait aucune larme. Juste quelques traces de maquillage. Et sa main, sa peau en fait, était étrangement blanche, elle qui avait l’habitude d’avoir une peau un peu bronzée… Même si à Forks c’était bien difficile ! Son corps semblait avoir changé, sa peau était vraiment très pâle. Elle devait sortir, aller voir un médecin et savoir ce qui lui arrivait.

    La bûlure dans sa gorge enflait encore, continuellement, elle se demandait si elle pourrait parler à voix à quelqu’un sans que ça ne lui fasse mal ! Mais là ça devenait vraiment dérangeant ! En fait c’était surtout douloureux. Ce n’était pas un mal de gorge. Et puis elle sentait qu’elle avait faim. Son ventre ne gargouillait pas, non, mais elle avait faim, très faim, c’était une intuition très forte. Elle devait se nourrir. Elle commença à marcher dans une direction complètement aléatoire, emportant l’appareil photo. Mais au fil des minutes qu’elle cheminait entre les arbres, la brûlure dans sa gorge se faisait plus intense, plus prenante, la faim plus pressante. Dieu, elle devait trouver quelque chose avant que ça ne la tue !
    Au détour d’un bosquet elle sentit une bonne odeur de fraise parmi tout un panel de senteurs florales et minérales. Elle suivit l’odeur jusqu’à trouver le fraisier qui produisait les jolies petits fruits rouges dont elle raffolait. Elle en cueillit deux ou trois qu’elle mit directement dans sa bouche.

    Elle les recracha violemment avec une grimace et une exclamation de dégoût. La seule saveur qu’elle avait pu sentir sur sa langue n’était que celle de la terre. Elle délaissa les fruits, la brulure emplissant un peu plus son corps, la faim devenait insupportable, n’importe quoi suffirait, elle le savait. Soudain une odeur délicieuse titilla ses narines, meilleure que la fraise, meilleure que toutes les autres. Sa tête se tourna d’instinct vers l’est. Le vent charriait la délicieuse odeur d’une nourriture qu’elle ne connaissait pas encore.

    Selen se fléchit en une posture animale et avança, face au vent vers l’origine de l’odeur. La brûlure dans sa gorge amplifiait, amplifiait comme pour l’encourager à continuer. Elle se laissa guider par ses instincts, ces voix plus intenses qu’avant qui lui disaient quoi faire. Une bête au fond d’elle qui remontait, affamée. Ses yeux devinrent beaucoup plus sensible, son ouïe plus fine encore. Elle ne perdait pas la trace de son repas. Rapidement elle repéra un vieux cerf qui broutait tranquillement dans une clairière. Ses bois ne le rendaient plus aussi fier, son pelage se ternissait. Il était seul.

    Selen se cacha derrière un buisson, surveillant d’un œil fixe les mouvements de l’animal. Soudain, avec des gestes félins, elle bondit du buisson et se jeta sur le cerf qui brama une dernière fois avant de chuter sous la force et la vitesse incroyable de Selen. Capacité dont elle ne s’aperçut même pas. Pas avant d’avoir vidé l’animal de son sang.

    La bête lui laissa de nouveau le contrôle lorsqu’elle eut fini de boire. Elle reprit conscience devant le cadavre, la bouche et les vêtements maculés de sang. Elle fit un bond en arrière pour s’écarter de la scène. Un bond extraordinaire, inhumain. Qui l’impressionna tellement qu’elle perdit l’équilibre et fini les fesses dans l’herbe.

    - C’est quoi ce délire… dit-elle horrifiée. Je cours vite, j’arrive à faire tuer un cerf à mains nues, j’ai la peau toute blanche, je vois et j’entends bizarrement, je ne peux pas manger de la nourriture normale sans que ça soit dégoûtant, je bois du sang … Je suis devenue complètement tarée !

    Néanmoins la brûlure s’était atténuée. Ca faisait encore mal mais bien moins que tout à l’heure. Peut être qu’en buvant le sang d’un autre…

    Ben et puis quoi encore ? Comme si tuer des animaux était quelque chose d’amusant ! Je ne tuerais pas ! Pas pour ça !

    Elle se leva et partit. A force de tourner elle put rejoindre au soir une route qui la mena à Forks. En suivant des traces olfactives, tout en restant à la périphérie de la ville, elle retrouva sa maison. Mais elle avait quand même conscience que se présenter comme ça serait un choc pour tout le monde. Qu’arriver avec cette allure, les vêtements souillés de sang, la peau blafarde et probablement les traits tirés, n’arrangerait rien. D’autant qu’elle avait du sang sur les lèvres et juste sa manche pour se nettoyer. Elle passa par derrière la maison. La porte du jardin était ouverte. Elle se glissa dans la maison. Alors qu’elle traversait le salon à pas de loup, se cachant derrière les meubles, elle perçut une conversation.

    - Madame Donahue, j’ai… on a du nouveau à propos de votre fille. Mais ce n’est pas très encourageant.

    Une voix grave venait de s’exprimer sur un ton de deuil. Cette voix, Selen la reconnut rapidement, ce n’était personne d’autre que leur voisin, mais aussi le chef de la police : Charlie Swan.

    - On a retrouvé son appareil photo, la sang s’était cassé, à côté d’un animal mort… probablement tué par une bête sauvage.

    Maria Donahue hoqueta. Une bête sauvage aurait attaqué sa fille ! Elle se réfugia dans les bras de Philippe. L’ambiance était lourde, et l’odeur salée des larmes emplissait la maison.
    Selen se glissa à l’étage et rejoignit sa chambre. Elle ouvrit doucement la porte qu’elle referma derrière elle. Tout avait été en l’état, comme si elle allait rentrer d’un moment à l’autre. Son bureau était toujours en bazar, sa penderie entrouverte. Elle s’empara de son sac de cours qu’elle vida silencieusement, elle cacha ses affaires rapidement sous son matelas et dans son armoire, et attrapa des affaires qu’elle fourra pêle-mêle dans le sac, vêtements de rechanges, sous-vêtements… Elle passa à la salle de bain pour se nettoyer un peu le visage.

    Et elle tomba face à son reflet. Blafarde, avec deux yeux couleur améthyste qui brillaient sous la lumière de la pièce. Elle passa sa main sur sa joue. Qu’est-ce qu’elle était devenue ? Ce n’était plus elle, Selen la joyeuse fille un peu bronzée qui croquait la vie à pleine dents, là elle était…elle était…morte.

    Pas de larmes…Et je ne sens pas mon cœur battre…Mon Dieu que m’est-il arrivé ? Je bois du sang… Je suis… Je suis…vampire ?!

    Elle se pressa de se débarbouiller, se répétant que ça ne pouvait pas être possible, qu’on ne pouvait pas devenir vampire (déjà être un vampire !) après une nuit où on a rêvé qu’on mourrait ! C’était absurde, il devait bien y avoir une explication !

    Selen pris une brosse à dent neuve et un tube de dentifrice, en plus de pansements et bandages, au cas où elle se blesserait. Elle ne comptait pas rester. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas prendre le risque de tuer des humains pour le prendre leur sang, pour calmer une douleur qui reviendrait éternellement…
    D’ailleurs combien de temps allait-elle passer comme ça ? Quelques jours ? Des années ? Dans les films qu’elle avait vu, les vampires étaient éternels… Est-ce qu’elle allait grandir ? Dépérir ? Un pieu dans le cœur suffisait-il à la tuer ? Pouvait-elle brûler sous le soleil ?

    Elle sortit de ses pensées, termina son sac et quitta la salle de bain, prenant dans un sac plastique à part les vêtements et la serviette souillés de sang. Laisser ça chez elle ne ferait que compliquer les choses, choquer ses parents, elle irait s’en débarrasser ailleurs. Elle se stoppa devant son bureau. Des feuilles de papiers… Peut être pouvait-elle…juste une lettre… un mot leur disant qu’elle allait bien…Ou alors devait-elle se faire oublier ? Faire croire à sa mort ? Que ses parents fassent leur deuil ? Qu’est-ce qui était le pire ? Qu’ils sachent qu’elle était en « vie » mais qu’ils ne pourraient jamais la revoir ou bien qu’elle était morte et qu’ils devaient continuer seuls ?

    Selen ouvrit la fenêtre et se laissa tomber dans le jardin. Elle était morte aux yeux de tous, c’était mieux ainsi.

    Quelques mois après la disparition de la jeune fille, les autorités durent abandonner les recherches, par manque d’indices, les pistes que les chiens auraient pu suivre avaient été effacées par la pluie et les chances de retrouver Selen vivante étaient quasi nulles.

    Les parents de l’adolescente déménagèrent à la fin de l’année 2001.


    2006 :

    Retour

    Selen est restée de longues années à passer de la ville à la forêt et de la forêt à la ville. Elle s’est néanmoins limité à la forêt et au mont Olympic et les quelques petites villes qui environnaient cet immense parc elle s’était par exemple rendue à Fariholme, Quilcene et Neilton. Là-bas, comment de vie ? L’argent lui manquait pour subvenir aux basiques besoins matériels, le chapardage restait la meilleure option qu’elle avait trouvée. Oh vraiment pas grand-chose par jour, un ou deux dollars à une dizaine de personnes par jour…
    Selen ne retournait en forêt que pour se nourrir lorsque la brûlure était insoutenable. Sinon elle s’abritait dans des maisons inhabitées, des bâtiments abandonnés… Sans vraiment s’y installer, elle savait pertinemment qu’elle ne pouvait rester longtemps au même endroit. Ses affaires se limitaient à quelques vêtements propres, de quoi se nettoyer et surtout, surtout, des morceaux de papier et un ou deux crayons.
    Pour poser quelques rêves sur des parcelles d’existence. Retrouver les siens, peut être vivre comme avant…

    Selen dut laisser couler plusieurs années avant de se décider. Sa situation, elle la maîtrisait assez pour pouvoir faire face à des humains, elle n’avait jamais craqué devant une odeur de sang humain. Jamais. Pouvait-elle tenter de rentrer chez elle ? L’idée était si tentante : serrer ses parents dans ses bras, les embrasser, prévenir John qu’elle était en vie et allait bien, retrouver Megan et Phil’ se faire un cinéma et leur montrer ensuite ce qu’elle avait appris à faire après cette nuit de cauchemar, cette si terrible nuit…
    Selen avait décidé de faire son grand retour à Forks, persuadée que les siens ne risquaient rien. Elle avait pris toute ses affaires dans son sac et était partie en bus depuis Port Angeles, sa dernières escale, jusqu’à Forks. La petite ville n’avait pas changé. Selen descendit du bus tout sourire et dut retenir ses jambes pour marcher anonymement jusqu’à sa maison.

    Chez elle.

    Elle passa devant le lycée. Les élèves étaient en pause, occupaient le parking. Elle se cacha derrière une voiture pour les observer. Elle avait hâte de retourner au lycée et de retrouver ses amis ! Sur le parking, elle aperçut Phil’ blotti contre une porte de voiture, en train d’écouter de la musique, Megan n’était pas là…

    Bizarre… Où est-ce qu’elle est ?

    Ses yeux se tournèrent vers deux grandes silhouettes. L’une lui était familière.

    - John… souffla-t-elle pour elle.

    Le garçon était acculé au capot d’une voiture grise, ses cheveux avaient légèrement poussé depuis le temps. Il ne portait plus sa veste de capitaine de l’équipe de hockey. Il était avec une autre fille, une jeune brune qui appuyait sa tête contre son épaule. Le bras de John passait dans son dos, mais quelque chose changeait de d’habitude.
    John n’avait plus cette lueur si spéciale dans ses yeux, son regard vert intense s’était terni, laissant afficher une lassitude et une tristesse que seule Selen pouvait lire. Combien d’années s’était écoulées depuis qu’elle était partie ? De 2001 à 2006… Cinq ans… Cela avait laissé le temps à Megan et Sally d’avoir leur diplôme. John avait du redoubler, Phil’ aussi. C’est vrai qu’ils n’étaient pas très studieux tout deux…
    Le cœur de Selen se serra. Une douleur s’empara de tout son corps. Le temps, ce temps si précieux… Elle l’avait oublié. John avait l’air de souffrir tellement. Elle voulait aller le voir, mais quelque chose lui disait qu’il ne fallait pas, un instinct. Etrangement, le regard de John lui laissait présager d’autres évènements qui ne lui plairaient sans doute pas. Selen fila discrètement vers le centre-ville passa le commissariat et se dirigea vers la maison du sherif Swan. Une délicieuse inhabituelle s’en dégageait. Une humaine, nouvelle venue dans la ville. Mais Selen s’en fichait, elle n’avait ni soif ni envie de sang humain, elle voulait juste rentrer chez elle.
    Le reste elle s’en fichait.

    Sa condition de vampire.
    Sa nuit de cauchemar.
    Rien ne comptait plus que de pouvoir serrer ses parents dans ses bras et leur sourire.

    Mais aux abords de la maison voisine à celle du chef Swann, quelque chose la stoppa. Pourtant la voiture garée devant était la même, la maison était la même… C’était quoi ? Une odeur… Une senteur étrangère dont elle n’avait aucun souvenir. Elle avança à pas prudents.

    L’odeur qu’elle flairait était différente, ce n’était pas le parfum de sa mère, ni l’aftershave de son père. Une odeur de moderne et de plastic. Et une subtilité qu’elle n’arrivait pas à identifier. Elle voulut avoir le cœur net. Elle fit le tour de la maison et arriva dans le jardin. Elle s’aida de sa force et de sa vitesse pour atteindre la fenêtre de sa chambre. Il lui fallut un regard à l’intérieur.

    Un vert clair, des meubles neufs et une décoration pour enfant en bas âge. La porte ouverte de la chambre donnait sur un couloir repeint en abricot. Selen n’y crut pas, Elle tomba à la renverse dans l’herbe du jardin. Et elle resta allongée là, pendant plusieurs minutes, longues minutes pendant lesquelles elle pensait qu’elle était toujours endormie et que le cauchemar qu’elle croyait fini était en fait toujours en train de se jouer. De longues minutes à se convaincre que tout ça n’était qu’un rêve, peut être qu’elle dormait toujours dans la forêt, que le temps ne s’était pas écoulé si vite ! Dieu qu’était-il arrivé ?
    Elle se releva lentement.

    La résignation.

    Selen marcha lentement jusqu’à la forêt, acceptant peu à peu la réalité. Ces parents étaient partis, loin, loin très loin. Elle ne pourrait pas retrouver leur trace, qui sait où ils étaient allés ?

    Elle se pensait capable d’encaisser beaucoup, elle avait tort. Ses parents partis, Selen avait perdue ses points d’ancrage. Forks était devenue une ville étrangère, Selen ne pensait s’en approcher avant un moment…



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    Comment vous avez découvert le forum ?Du bouche à oreille ! ^^
    Avez vous lu les livres ? Si oui, jusqu'à quel tome ?J’ai lu jusqu’au tome trois (Hésitation) et les films passent en boucle ! ^^


Dernière édition par Selen Donahue le Lun 28 Mar - 8:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Selen Donahue ~ The little sunlight   Sam 26 Mar - 20:00

Bienvenue !!!

Oh ! Une petite que j'ai soigné, arrivant dans notre monde... Jolie fiche !!! Par contre qu'est ce qui lui arrive depuis ? Jusqu'a ce qu'elle retourne a Forks ? Pourquoi y retourne t-elle ?

A part ca, c'est parfait ! Un vrai délice de lecture !
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MessageSujet: Re: Selen Donahue ~ The little sunlight   Dim 27 Mar - 0:09

Bienvenue Smile
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MessageSujet: Re: Selen Donahue ~ The little sunlight   Dim 27 Mar - 12:55

Merci pour cet accueil ! ^^

Ouap c'est vrai que j'ai pas trop écrit là-dessus... =/
Je vais arranger ça !

Mais dans ma description physique est faite à partir d'un évènement qui m'arrive bien après ma disparition.
Normalement j'erre un peu entre la forêt et les villes qui l'environne. Je reviens à Forks pour voir si ma famille est toujours là, sauf que ben... je tombe face à leur absence ! En me baladant peut être près du lycée je remarque que mes anciens amis ont disparus et que John s'est trouvé une autre fille, mais qu'il n'est plus vraiment le même...

Ouah en fait j'ai zappé un bon bout ! OO

EDIT :
Voila j'ai posté la fin ! C'est à lire à partir de 2006 - Retour ! ^^
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MessageSujet: Re: Selen Donahue ~ The little sunlight   Mer 30 Mar - 10:32

Bienvenue !!

Le coin va être infesté de vampires à force !!!

Pour moi cette fiche est correcte ! même si on ne sait pas grand-chose de ce qui se passe entre 2001 et 2006, hormis l'évènement en 2004...^^"

†•´*¤*' •††•´*¤*' •†
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MessageSujet: Re: Selen Donahue ~ The little sunlight   Sam 9 Avr - 16:12

Je suis désolé, je n'avais pas vu que tu avais répondu Selen ! ça me va pour ta fiche !

Bienvenue parmi les vampires végétariens !
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Selen Donahue
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MessageSujet: Re: Selen Donahue ~ The little sunlight   Jeu 26 Mai - 21:30

Après une longue absence due à de stressant examens, je viens juste finir ce sujet par...

YOOOUUUUUUUPIIIIIIIII !!!!!! Very Happy
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MessageSujet: Re: Selen Donahue ~ The little sunlight   

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Selen Donahue ~ The little sunlight
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