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 Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]

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Selen Donahue
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MessageSujet: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Dim 29 Mai - 15:14

Je l’admettais, je n’avais pas fais assez attention à la météo. Et maintenant j’étais bloquée ! Je ne pouvais pas me promener dans les rues de Forks alors que le soleil avait décidé de briller depuis deux bonnes heures ! De toute façon il fallait que je chasse. Ma gorge commençait à me faire réellement souffrir et mes yeux d’habitude violets avaient viré au noir d’encre depuis trois jours. Je n’aimais vraiment pas ça… Tuer d’autres êtres pour vivre… Le simple fait de frapper quelqu’un me répugnait, mais là… Bien évidement je ne chassais pas d’humain, mais détruire une vie sous prétexte que je devais me nourrir, ça m’était difficilement supportable.

Je soupirai avant d’abandonner mon sac contre un rocher, sous les denses ramures des pins. Le soleil forçait le passage entre les épaisses branches vertes et ses rayons venaient s’écraser sur le tapis de feuilles mortes. Pas un bruit aux alentours, bien. Je pouvais commencer mon affreuse chasse ! Je nouai mes cheveux en queue-de-cheval, la plus serrée possible, puis commençai à avancer un peu au hasard dans les profondeurs de la forêt de Forks. Je gambadai plus que je ne cherchais de la nourriture en fait, mais chaque fois que je poussais la chansonnette, ma gorge me rappelait que j’avais extrêmement faim.

Et puis il y eut cette odeur caractéristique. Celle d’un troupeau de daims. Immédiatement, tous mes sens se focalisèrent ces traces. Mon corps sembla se mouvoir comme une panthère entre la végétation. Sans que je ne le commande. Comme si la Bête en moi prenait le dessus, trop affamée pour patienter plus longtemps. Je cédai donc et lui laissai le contrôle de mon corps. Mes instincts en éveil me guidèrent jusqu’au troupeau, qui paissait tranquillement au milieu des bois, plus au nord. Je m’y rendis, en silence, comme un ombre. Je veillai à dissimuler mon odeur, en utilisant le sens du vent. Mes yeux noirs se braquaient sur les animaux insouciants du danger qui les guettaient. Si j’avais pu, si les circonstances me l’avaient permis, je me serais trahie, pour qu’ils puissent s’échapper. Mais la brûlure dans ma gorge devenait insoutenable, ce qui rendait la mort de ces animaux indispensable à la survie de beaucoup d’autres humains…

Puis comme le prédateur surgissant des fourrés, mes jambes de fléchirent puis se détendirent brusquement. J’effectuai un saut de plusieurs mètres hors des buissons pour atterrir directement sur le daim le plus proche. Dans le même mouvement je lui brisai la nuque. Les autres commencèrent à fuir. Mais pas assez vite.

J’étais là. Prédateur terrible de la vie de ces êtres. Et j’étais plus rapide qu’eux. Je les rattrapai sans trop de difficulté. Je sais les deux bêtes les plus proches par les cornes et les fis chuter. Mes jambe se nouèrent autour du ventre de l’un alors que j’exécutai l’autre d’un en faisant violemment pivoter son cou, comme pour le premier… Et le troisième. J’avais développé cette petite technique de chasse assez récemment, à force de voir mes proies s’enfuir, sans doute. Mais je détestais cela, faire du mal à des animaux qui n’avaient rien fait… Je n’aimais pas cette partie barbare de moi. Mais si je m’efforçai de l’oublier, elle revenait toujours à la charge et savait très bien me rappeler qu’elle existait.
Sans attendre plus longtemps je plongeais mes crocs dans la gorge de l’un des cadavres encore chaud.

Au moins ils ne sentent plus rien… me dis-je tandis que le sang coulait abondamment dans ma gorge.

Le premier vidé, je repoussai la carcasse avec un certain dégoût. N’en restait plus que deux… Je n’avais vraiment pas envie… Mais ma gorge était à peine moins douloureuse. Je fermais les yeux et vidai de leur sang les deux derniers cadavres. Lorsque je me relevai, enfin rassasiée, je soupirai de soulagement. La sale besogne était enfin terminée.

Je sais les trois corps sans vie et les dissimulai dans les buissons d’où j’avais surgi. Les chairs iraient à la terre et aux autres charognards. Je voyais déjà des corbeaux dans les arbres, surveiller mon départ pour se jeter sur les morts.

Je repartis vers mes affaires en courant comme j’aimais le faire : plus vite, bien plus vite que n’importe quel humain, le vent dans les cheveux et l’air qui passait sur ma peau, sous mes vêtements. D’ailleurs, lorsque je revins vers le rocher, je retirai mon gilet, que j’avais encore taché de terre et sur lequel s’étaient déposées quelques gouttes de sang. J’allais encore devoir le laver !
Je soupirai et le roulai en boule avant de le mettre dans mon sac. J’allais rester en débardeur… Un sourire se dessina sur mes lèvres. Tant mieux ! J’allais me réchauffer au soleil !

Je fermais tous mes sacs et les portais jusqu’à un tertre, pourvu de rochers sur lesquels je pouvais m’asseoir. Je déposai mon sac à dos et un sac plastique rempli de bandages et d’antis-douleurs, dont je ne savais vraiment pas quoi faire.

'Va falloir que je trouve une pharmacie ou un magasin qui reprendra tout ça… J’en ai marre de les trimballer ! songeai-je.

Je n’avais pas le cœur à les jeter. Ca pouvait toujours servir pour d’autres personnes, je ne voulais pas gâcher tous ces produits en les jetant comme ça dans une poubelle ! Je soupirai encore une fois et me laissant tomber sur le rocher. Puis je relevais la tête en regardais vers le soleil, quelques nuages passaient de temps à autres, mais pour le coup, il faisait vraiment beau ! J’attendrais sans doute la nuit pour me rendre dans la ville. De toute façon, il était quasiment certain que ce serait couvert ! J’attrapai un petit miroir de poche et me regardai dedans en riant, amusé par les reflets nacrés que faisaient les rayons du soleil sur ma peau. Je tournai la tête de gauche à droite, jouant avec les reflets, écartai mes cheveux…

Est-ce qu’un vampire peut bronzer ?

J’allais tenter l’expérience ! Pour m’occuper, je pris un de mes carnets à dessin et un crayon puis commençai à esquisser le paysage. Je prenais bien soin de placer les objets comme il fallait, à la place qu’il occupait à cet instant. Puis je rajoutai la présence d’un petit garçon assis sur un rocher ascendant à moi. Je traçai sa casquette puis ses yeux illuminés, fascinés par… le vide. Je détestais le vide ! Je savais ce qu’il regardait, par quoi ses yeux étaient éclairés. Mais je n’arrivais pas à les dessiner.

Ces petites sphères lumineuses multicolores.

Je relevai la tête et inspirai, laissant mon imagination se promener sur les pierres, se projeter dans l’espace. Je fermai les yeux pour mieux voir mon dessin. Petit à petit apparurent les fameuses sphères auxquelles je pensais, tout à fait comme je les imaginais. Je les laissais voleter dans l’espace comme elles le voulaient et me concentrai sur mon dessin. Je traçais les esquisse de la plupart d’entre elles, les positionnant un peu partout et laissai derrières elles une petite trainée blanches, symbolisant leurs mouvements dans l’espace.

Puis, sans trop faire attention, je fis danser les petites hallucinations et reposai carnet et crayon. Combien pouvais-je en faire danser ainsi ? Je me concentrai encore un peu pour en créer d’autres. L’espace fut bientôt rempli de petits globes lumineux aux éclats changeants. Ils dansaient harmonieusement dans les airs, sur le rythme d’une musique délicate et tranquille qui n’existait pas. J’appuyais mon coude sur mes genoux et mon menton sur ce dernier pour me laisser à aller à la contemplation de ce spectacle tout droit sorti de mon esprit. Et dire que personne d’autre ne pouvait voir ça ! Un sourire rêveur s’égara sur mes lèvres et j’en oubliais les reflets nacrés sur ma peau.
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Carlisle Cullen
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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Dim 26 Juin - 19:14

Le soleil se levait à peine quand je rentrais dans l'hôpital. Je ne fis pas attention aux quelques regards abasourdis dont je faisais l'objet. Pour la plupart mon heure d'arrivée matinale n'étonnait plus personne. Pour les autres, des stagiaires, ils allaient apprendre à ne plus y faire attention même lorsque je ne prenais que quelques heures de repos entre deux gardes comme c'était le cas ce matin.
J'avais, en effet terminé ma garde précédente aux alentours de 23h la veille, et je pouvais un peu comprendre l'étonnement de certains collègues. Cependant, j'avais une patiente qui me tenait à cœur et je voulais être là pour elle.

Cette petite fille avait tout juste quelques heures. J'avais aidé à sa naissance la veille au matin mais malheureusement, depuis, elle présentait de graves troubles respiratoires. Chaque nouvelle vie était une bénédiction, aussi j'employais tous mes efforts à la lui sauver. Je disparus à leurs yeux en entrant dans la cage d'escalier où je montais les marches presque quatre à quatre. S'il n'y avait eu que moi, je serais resté toute la nuit, mais son état était stationnaire et j'avais été exhorté de partir.
Je me mis à marcher moins vite en arrivant près de sa chambre. Devant la porte, je découvris ses parents endormis l'un contre l'autre. Il ne fallait pas passer trop de temps avec elle, du moins sans protection, pour éviter d'apporter des germes à ce petit corps si fragile. Silencieusement j'enfilais une blouse et entrais dans la pièce. Je voulais ausculter la petite avant de parler aux parents.

---------
- Je suis désolé...
- Non ! Non !!!!!

La femme voulut sauter sur moi, mais son mari la retint alors qu'une première larme coulait sur sa joue. La petite Eden, venait de lâcher son dernier souffle. Quelques jours après sa naissance, j'avais dû annoncer la triste nouvelle. Elle avait une malformation des artères pulmonaires. Un opération a cet âge n'était pas envisageable et il faudrait attendre qu'elle ait au moins trois mois. Elle n'avait pas tenu... Et j'étais à présent en train de regarder deux parents dont la vie s'effondrait parce qu'ils venaient de perdre leur petite fille. Je n'y étais pour rien, et pourtant l'échec de n'avoir put la sauver me tordait le ventre.

- Si je peux vous aider en quoi que ce soit, n'hésitez surtout pas...
- Partez ! Je ne veux plus vous voir !!!

Les cris de la femme résonnèrent dans le couloir. J'hochais la tête et les laissais seuls alors que l'infirmière les faisait entrer dans la dernière demeure de leur enfant. Je n'en voulais pas à la femme de crier ainsi. Je ne pouvais qu'imaginer la douleur que l'on pouvait ressentir en perdant la chair de sa chair.
Quant à moi je ressentais soudain un besoin urgent de prendre l'air. Il fallait que je sorte de l'hôpital. Ayant comme l'impression d'étouffer, je pris fébrilement l'ascenseur, et murmurais à l'infirmière d'accueil de me biper s'il y avait une urgence. Puis, dans un soupir, je sortis... Sous le soleil !

- Flûte !

D'un bond, je me collais contre le mur de l'hôpital, à l'ombre. Je ne pouvais pas rester ici, j'avais besoin de courir. Alors je longeais prudemment le bâtiment en prenant garde de rester loin du soleil jusqu'à me retrouver face à la forêt. Un océan de lumière me séparait de ma destination. La route n'étais pas si large mais pleinement ensoleillé et quelques fenêtres donnaient sur cette vue. Au diable.
Je m'élançais, disparaissant presque sous la vitesse pour qui n'était pas très attentif. J'espérais être passé inaperçu quand les arbres m'enveloppèrent et que je pus accélérer encore un peu. Qu'il était bon de courir. De sentir le vent chatouiller votre peau, le soleil la chauffer par endroit, l'air aux milles senteurs enivrer votre odorat. Je laissais toutes ces informations prendre possession de moi pour oublier le reste. Je savais que je pourrais revenir dans une demie heure, calme et maître de moi comme habituellement. Mais là, je saturais.

Soudain, je m'arrêtais. L'odeur du sang venait d'attirer mon attention. Du sang de cervidés. Ce n'était pas encore la saison de la chasse, alors comment ? Les enfants étaient au lycée, donc ne chassaient pas. Serait-ce Esmée ? Elle chassait rarement sans moi, c'était notre petit moment à deux... Alors qui ?
Intrigué, je suivis l'odeur et arrivais bien vite à des buissons où je repérais trois corps récemment tué. Des corbeaux s'enfuirent à mon approche mais je n'y fis pas attention. Les daims avaient été vidés de leur sang, prouvant la présence d'un vampire à l'odeur inconnue. Mais maintenant, j'avais une nouvelle piste à suivre. Ravi à l'idée de rencontrer un nouveau vampire "végétarien", je m'élançais en suivant son parfum.

Quelques minutes plus tard, j'arrivais en vue d'un endroit où l'essence d'arbre dominante était le pin. Nous étions un peu dans les montagnes et la végétation commençait à changer.
Je me cachais derrière un arbre, le vent face à moi pour dissimuler mon odeur. A quelques mètre se trouvait une vampire, d'apparence jeune, qui se regardait dans un miroir. La manière dont le soleil jouait avec les reflets de sa peau était étonnant. Sur la mienne, l'effet était semblable à des milliers de diamant. Sur la sienne, le soleil réagissait en créant des effets de nacre comme sur certains coquillages.
Je la vis reposer le miroir pour sortir un carnet de dessin et se perdre dans son imagination. Je ne pouvais pas voir ce qu'elle était en train de dessiner mais elle semblait absorbée.
Et puis au bout d'un moment, elle sembla s'en lasser et son regard partit dans le vide, regardant quelque chose que je ne pouvais pas voir.

J'hésitais. Devais-je aller la voir ? La curiosité et l'envie de rencontrer de nouveaux vampires comme nous m'y encourageaient. De plus, elle n'avait pas l'air bien dangereuse. Elle ressemblait plus à une adolescente perdue qu'à une vampire. Dans un petit sourire, je me redressais et fis craquer intentionnellement une branche pour indiquer mon arrivée. Je décidais de jouer le surpris car je n'aurais pas apprécié que l'on m'observe aussi longtemps sans se montrer.

- Oh, bonjour !

Je passais dans la lumière du soleil, laissant les multiples diamants exploser sur ma peau. Il m'était toujours dérangeant de me voir ainsi tant j'étais habitué à fuir le soleil. J'avais l'impression de n'être plus en sécurité. Que tout le monde savait soudain qui j'étais réellement. Et je n'aimais pas cette sensation. Mais je refoulais mes ressentis. Elle devait savoir elle, que j'étais comme elle.

- Je suis désolé, je ne voulais pas vous déranger... J'ai été surpris de votre présence ici. Peu de gens viennent...

Je lui souris doucement. Les "gens" c'était les vampires. Ils évitaient les environs de notre territoire en général pour éviter tout conflit avec nous. Les odeurs de sept vampires au même endroit faisait réfléchir n'importe quel casse-cou qui chercherait la bagarre. Nous avait-elle senti ?

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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Mar 28 Juin - 21:47

Je ne fis pas attention au craquement d’une branche dans mon dos. Après tout, peut être qu’un animal passait par là ! Je restai concentrée sur les petites sphères multicolores qui flottaient autour de moi et au petit enfant irréel qui les admirait, perché sur son rocher.

J’agrémentai la scène avec quelques fleurs multicolores que je fis pousser en un rien de temps. Je savais que j’avais tendance à fatiguer si je faisais trop d’hallucination d’un coup mais je trouvais ça tellement amusant !

- Oh, bonjour ! entendis-je brusquement.

Je fis un bon en avant puis volte-face. Mon regard surpris et subitement apeuré se fixa sur un homme blond, à la démarche tranquille. Vêtu de blanc et de bleu clair, il s’était avancé pour me saluer visiblement.
Je remarquai l’ambre dans ses prunelles. Etrange… Pourquoi avait-il de tels yeux ? Ou plutôt comment ?

Je ne répondis pas à ses salutations, subjuguée par son étrangeté et les milliers de reflets sur sa peau. Comme si des diamants y étaient incrustés. J’avais, à deux ou trois reprises, pu apercevoir de tels reflets sur les vampires qui me chassaient de leur territoire. Mais bizarrement, sur cet homme, ils avaient un effet différent. C’était l’impression que j’avais, peut être à cause de la couleur des yeux.

Je restais comme paralysée, ne sachant que faire face à un vampire qui me disait bonjour, et qui avaient de tels yeux, qui plus est…

- Je suis désolé, je ne voulais pas vous déranger… (Il s’excusait en plus !?) J’ai été surpris de votre présence ici. Peu de gens viennent…

Le vent tourna pour amener l’odeur de cet homme vers mes narines. Chèvrefeuille et sel… Etrange mélange ! Je préférais quand même la mienne : fraise et cerise, relevé d’une pointe florale !
En le regardant de manière plus détaillé, j’eus l’impression de le connaître. Ses traits me disaient quelque chose malgré les rayons du soleil qui faisaient briller sa peau.

Mais qu’est-ce que je faisais ? Il devait s’attendre à ce que je déguerpisse, il devait être juste plus poli !

- Euh…Sa…Salut !

Je savais un tantinet de quoi j’étais capable, alors lui ! Je ne voulais même pas savoir ! Je me rapprochai prestement du rocher et ramassai mes affaires. Mon carnet tomba dans mon sac, le crayon avec, en vrac.

- Je… Je vais partir rapidement, vous savez ! Je ne comptais pas rester ! dis-je, un peu affolée, certaine qu’il allait me brusquer.

Je fermais mon sac à dos d’un geste brusque et maladroit. J’enfilai mon gilet taché de quelques gouttes de sang et ramassai ce fichu sac de médicaments. Si j’avais su qu’ils me seraient inutiles, je ne les aurais jamais pris !
Je me relevai avec mon attirail sur le dos et dans les mains. Je le regardai une dernière fois. Comme pour imprimer son image dans ma mémoire. Je n’arrivais pas à savoir qui il était, mais j’avais l’intuition de le connaître, même un peu. J’étais certaine que ces yeux dorés m’avaient déjà regardé et qu’il m’avait déjà parlé. Mais quand ? Et pourquoi ?

Je n’arrivai pas à me rappeler. Et ça m’énervait. Le pire était qu’il y avait beaucoup de choses dont je n’arrivai pas à me rappeler !

Je pris une profonde inspiration, remontai les épaule, prête à me faire crier dessus pour cette indiscrétion et me lançai.

- Vous…Vous vivez près de Forks ?

Forks, c’était là que j’avais grandi, et ça ne pouvait être que là que je l’avais vu. Pourquoi n’arrivais-je pas à me rappeler de ça ? Je supposai qu’il habitait près de Forks car jusqu’à maintenant, je n’avais jamais vu de vampires domiciliés et ayant une vie légale, officielle.
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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Sam 16 Juil - 10:26

Je me figeais alors que la jeune vampire sursautait à mes mots. Je fus surpris qu'elle ne prenne pas plus garde à qui pouvait arriver. Mais bon, que craignait-elle vraiment ? Et puis... Elle semblait si prise dans ses pensées...

Nous nous observâmes plusieurs minutes sans bouger. D'être face à elle, je pouvais détailler les différents reflets de sa peau et je découvrais avec étonnement la couleur de ses yeux. Tout au long de ma longue vie, j'avais toujours cru que les yeux de vampires devaient être soit rouge, soit doré, et ce dépendant de l'alimentation.
Mais cette jeune femme présentait des yeux violets dans lequel se reflétaient les mêmes reflets nacrés que sur sa peau. C'était fascinant. Apparemment elle était végétarienne puisque j'avais trouvé des cadavres de cervidés portant son odeur... Peut être était ce son don...
Quant à son odeur, elle était sucrée, donnant l'impression d'une personne plein d'énergie et de joie. Je lui souris doucement pour l'encourager à me répondre.

- Euh…Sa…Salut ! Je… Je vais partir rapidement, vous savez ! Je ne comptais pas rester !

Je levais la main devant moi pour l'arrêter, gardant mes lèvres étirées en un sourire apaisant.

- Ne vous en faîtes pas, je ne vous demande pas de partir...

Son visage avait quelque chose de familier. Comme si je l'avais déjà vu auparavant. Mais j'avais rencontré tellement de personnes...
Je détaillais ses vêtements et ses sacs. Elle vivait probablement dans la forêt depuis un sacré bout de temps, et je ne pus m'empêcher de me demander ce qu'elle faisait avec un sac de médicament. Avait-elle peur de tomber malade ?
Cela signifiait en tout cas, qu'elle n'était pas vampire depuis très longtemps...
Je détaillais alors son visage avec plus de précaution cherchant dans ma mémoire de vampire la raison de cette impression de déjà vu... Des images me revinrent. Un poignet fracturé... Un coude démit. Une jeune fille qui s'inquiétait plus pour son petit ami que pour elle même... Une mère paniquée. Et cette fillette à l'époque s'appelait... Selen...

- Vous…Vous vivez près de Forks ?
- Oui... Mademoiselle Donahue, c'est bien cela ? J'y travaille... Et je me souviens de vous...

Incroyable ! Je restais figé sous le choc. Excepté par ma propre initiative, c'était la première fois que je retrouvais un de mes patients en tant que vampire. Maintenant que j'y pensais, je me souvenais qu'elle avait disparut il y avait deux ans. Un peu avant l'arrivée de Bella à Forks. Je me rappelais les avis de recherches. J'avais plus pensé à un kidnapping qu'à une tragédie due à l'un des nôtres.
Une vague de tristesse me submergea. Je n'y étais pour rien, bien entendu, mais j'étais si désolé pour elle... Si triste...

Autant, pour l'encourager à parler que pour cacher mon trouble, je continuais à poser des questions.

- Vous transportez des... Médicaments ? Avez-vous besoin... D'aide ?

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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Dim 31 Juil - 15:59

- Oui… répondit-il, comme perturbé par quelque chose. Mademoiselle Donahue, c’est bien cela ? J’y travaille… Et je me souviens de vous.

Mes yeux s’écarquillèrent. Je ne compris pas tout de suite. Je mis une secondes, peut être deux, à passer la phrase dans ma tête et à saisir le sens des mots.
Cet homme se rappelait de moi, du temps ou j’étais humaine.

Quelqu’un qui se rappelait de moi ici, et qui venait à moi. Ca devenait rare… En fait c’était la première personne à me parler de moi depuis ma transformation. J’eus un haut-le-cœur, je me retins de toute réaction, gardais ça pour moi.

- Vous me… connaissez ? Comment ça se fait ? demandai-je, plus pour moi-même qu’autre chose.

Mais l’homme en face de moi resta figé pendant plusieurs secondes. Son regard semblait ahuri, je ne comprenais pas. On ne se comprenait pas, apparemment…

- Vous transportez des… Médicaments ? Avez-vous besoin…D’aide ?

Je ne captai pas vraiment cette dernière phrase, encore perdue par les révélations de la précédente. Cet homme me connaissait donc ? Ca voulait dire que je l’avais vu, auparavant. Donc j’avais raison de suivre mon instinct. Son visage m’était familier…

- Ah, c’est dingue ! Quelqu’un, ici, qui me connaît !

Je m’appuyai sur le rocher où j’étais assise quelques minutes plus tôt. J’avais comme un vertige, un vertige d’espoir. Je me rappelai soudainement ces questions.

- Euh oui. Quand je ne comprenais pas encore très bien qui j’étais devenue, j’en ai pris pas mal, par précaution…

Je le regardais, penaude.
A vrai dire je n’avais pas mis beaucoup de temps avant de comprendre que je ne risquais plus rien… Je savais que je ne me casserais plus rien après avoir glissé dans une pente, dans la forêt, j’avais roulé et percuté un tronc. Et puis le fait de ne plus manger de nourriture humaine me « sauvait » de bien des maladies, avais-je pensé.

- Mais maintenant, je ne sais plus quoi en faire ! Ils sont neufs et pas abîmés, je ne veux pas les jeter…

Je n’arrêtais pas de fixer cet homme. Je sentais son nom remonter de ma mémoire. Il avait une certaine musicalité, un rythme. Je l’avais retenu pendant longtemps ! Je pestai intérieurement.

Allez, Selen, rappelle-toi, bon sang ! Ca commençait par un K… ou un C ?

Son nom et son prénom commençaient par la même lettre. J’en étais sûre. Et il avait un lien avec ces médicaments… Avec les médicaments en général…

Je déteste ces fichus trous de mémoires !

Je me levai et lui montrais le sac plastique rempli de bandages, aspirines, anti-douleurs et autres produits que j’avais pu acheter.

- Voila… Si vous savez quoi en faire, ça me soulagerait vraiment !

Le soleil continuait de briller malgré l’exode massif de nuages qui le cachait fréquemment. A chacune de ses réapparitions, je jetai rapidement un coup d’œil aux éclats peu discret sur sa peau. Quoique je n’avais pas non plus un teint très discret au soleil, la nacre sur ma peau brillait assez fort, par rapport à celle des coquillages…
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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Lun 1 Aoû - 14:50

- Vous me… connaissez ? Comment ça se fait ?

Des flash-back me revinrent, de plus en plus nombreux. Je revis cette journée, cette première rencontre comme si j’y étais. Comme si maintenant que la porte était ouverte, je pouvais me souvenir de chaque détail. C’était une journée calme. Une de ces journées qui vous donne à penser que vous seriez mieux chez vous. Cependant, l’humeur était joyeuse dans l’hôpital et les gens étaient détendus, parlant tranquillement entre deux soins. Je n’étais pas en reste, bavardant de ci de là avec quiconque. Et puis après avoir fini de soigner la brûlure d’un homme trahi par le retour de flamme de son barbecue, j’allais prendre un nouveau dossier. C’était celui d’une jeune adolescente avec une blessure au bras pour avoir voulu escalader un arbre.
Je souris, les circonstances me rappelaient quelqu’un.
Je me souvenais de la terreur sur le visage de sa mère, comme si sa fille allait mourir dans la minute. Je me rappelais l’expression dépitée du jeune homme près d’elle. A son expression il n’y avait pas de doute qu’il était impliqué.
Cela étant la blessure était loin d’être grave. Je n’avais posé qu’une attelle et prescrit des anti-douleurs. Un mois plus tard, j’avais pu constater la complète guérison de son bras.

- Ah, c’est dingue ! Quelqu’un, ici, qui me connaît !

Je revins à la réalité par ses mots. Pourquoi semblait-elle si surprise ? Tout le monde à Forks pourrait la reconnaître. Du moins ceux qui avaient connu ses parents. Et puis je la vis défaillir à moitié et ma surprise se changea en inquiétude. Je fis un pas en avant malgré moi comme prêt à la retenir si elle tombait. Et puis elle semblant reprendre contenance et répondit à ma question sur les médicaments.

- Voila… Si vous savez quoi en faire, ça me soulagerait vraiment !

- Je pense que je pourrais leur trouver une utilité. Ne serait-ce que dans quelques associations de ma connaissance. Mais…

J’hésitais à poser ma question. Après tout cela ne me concernait pas. Mais ma curiosité était plus forte.

- Pourquoi êtes-vous si surprise de rencontrer quelqu’un qui vous connaît ? Vous avez vécu pas mal de temps à Forks il me semble…

Et puis, devant son air incrédule, un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Il était vrai que j’avais une mémoire de vampire, et elle devait avoir le trou de mémoire inhérent à la transformation. Je tendis alors une main en me rapprochant lentement d’elle.

- Je suis impardonnable, je ne me suis même pas présenté. Je m’appelle Carlisle Cullen. Je suis médecin et je vous ai soigné un jour, alors que vous vous étiez blessée au bras. Vous souvenez-vous ?

C’était tout de même plus que troublant de retrouver une ancienne patiente en tant que vampire. Je la détaillais et l’image de l’humaine se superposait à sa nouvelle image de vampire. C’était juste triste. Triste qu’elle n’ait pas eu une vie normale comme tout humain méritait. Triste qu’elle doive subir tout cela…

- Si je puis me permettre… Vous vous rappelez de… Votre transmutation ?

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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Mar 8 Nov - 20:09

- Je pense que je pourrais leur trouver une utilité. Ne serait-ce que dans quelques associations de ma connaissance. Mais…

- Han, merci !

Il hésita un instant. Je le regardai sans mot dire, ne voulant pas interrompre son élan ni sa réflexion. Il me demanda finalement :

- Pourquoi êtes-vous si surprise de rencontrer quelqu’un qui vous connaît ? Vous avez vécu pas mal de temps à Forks il me semble…

- Euh… Oui, sans doute… dis-je d’un air un peu dubitatif.

Mon trou de mémoire s’imposait encore à moi, et ça m’enquiquinait au plus haut point ! Il semblait que je ne pouvais pas faire un pas dans cette ville sans que ma mémoire me rappelle ce manque crucial de souvenirs.
Il fit un léger un pas en avant, mon instinct le remarqua à peine. Il me tendit un main en signe de salut et mon sourire s’en trouva étiré, faisant jouer des reflet de nacre sur mes joue rondes.

- Je suis impardonnable, je ne me suis même pas présenté. Je m’appelle Carlisle Cullen. Je suis médecin et je vous ai soigné un jour, alors que vous vous étiez blessée au bras. Vous souvenez-vous ?

Il y eut comme un tilt dans mon esprit. Carlisle Cullen, Carlisle Cullen ! Ce nom faisait une sorte de rythme particulier, une sorte de musique qui faisait que je ne m’en rappelais que partiellement, mais j’avais gardé le souvenir qu’il était assez court. Comme quoi…

- Carlisle Cullen ! C’est ça ! Oui je me rappelle que la blouse blanche allait bien avec votre teint ! laissai-je échapper, sans trop le vouloir.

Je laissai couler quelques secondes, le temps de faire tomber l’embarras qui aurait d’ordinaire fait brûler mes joues et de laisser le docteur digérer l’information…

- Désolée, l’enthousiasme… souris-je, les dents serrées, mes mains dans le dos et la tête enfoncée entre les épaules.

- Si je puis me permettre… ajouta-t-il, vous vous rappelez de… Votre transmutation ?

- Ma transmutation… soufflai-je, alors que mes yeux couleur d’améthyste se voulaient quelque peu. Euh… pas trop. Je me rappelle juste que j’ai eu la peur de ma vie et que mon agresseur était un homme…

C’est vrai, je n’avais presque aucun souvenir de ma transformation. Je me rappelle que je prenais des photos et que j’avais été poursuivie puis abordé par le pire des énergumènes. La pire des roses : à la beauté des plus éclatantes, mais aux épines les plus acérées. Un frisson me parcourut. J’aimais jamais vraiment m’en rappeler, d’une parce que la peur avait tendance à revenir un peu, de deux parce que mon trou de mémoire rendait la chose plus effrayante. Ne pas savoir : la pire des choses qui puisse arriver à un être humain. Je me rappelai également d’une chose :

- Il faisait beau ce jour-là, c’est pour ça que j’étais sortie...

Tandis que je prononçais ces mots, je revoyais l’image flou de diamants rutiler sous un faisceau de lumière solaire.

Puis je me resaisis et regardais le docteur avec un nouveau sourire.

- On ne pourrait pas parler de trucs plus marrants que le passé ? Comment ça va depuis la dernière fois que je vous ai rencontré ? souris-je. Je crois que vous avez des enfants… Ils vont bien ? et votre femme ? le harcelais-je, tout sourire.

Je commençai, tout en parlant à escalader des rochers sur lesquels je m’étais posée pour dessiner. Sans que le médecin ne le voie, je commençai à faire apparaître des oiseaux sur les rochers, et des animaux de la forêt autour de nous. Ca avait le pouvoir de me détendre et me mettre à l’aise, surtout après qu’on ait abordé cette question de ma transformation. Certain traversaient Carlisle en marchant d’autre disparaissaient de ma vue et ne revenaient pas… Mais j’arrivais quand même à écouter Carlisle !




[HRP : Désolée pour le temps de réponse ! >< Faculté oblige… Ohlala… j’espère faire mieux la prochaine fois !]
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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Jeu 24 Nov - 22:47

- Carlisle Cullen ! C’est ça ! Oui je me rappelle que la blouse blanche allait bien avec votre teint !

J'eus un petit rire de surprise. Il n'étais pas inhabituel voire même plutôt le contraire que mes patientes craquent sur moi, mais peu d'entre elles osaient se l'avouer et encore moins me le dire. Cette remarque, fait en toute innocence, était juste adorable. Et puis on ne m'avait jamais dit que la blouse allait bien avec mon teint !

- Désolée, l’enthousiasme…
- Rassurez-vous... Ce n'est rien. Cependant, je ne pouvais m'empêcher de rire un peu plus devant sa gêne. Ah, spontanéité quand tu nous tiens... Ce n'est pas comme si je n'étais pas habitué à des remarques de ce genre, bien que ce soit moins bien formulé d'ordinaire.

Et puis mon rire s'étouffa dans ma gorge alors que le sujet redevenait sérieux. Sa transmutation... Je ne me souvenais même plus pourquoi j'avais posé cette question très intime. Peut être parce que le phénomène qui créait un nouveau vampire me passionnait. J'avais plusieurs fois tenté d'étudier le venin de vampire sans comprendre pourquoi et comment cette substance parvenait à transformer entièrement un être humain. Cela restait un mystère pour moi mais je ne perdais pas espoir... Dans le futur peut être dans les moyens de la science auront encore avancé.

- Ma transmutation… Euh… pas trop. Je me rappelle juste que j’ai eu la peur de ma vie et que mon agresseur était un homme…

Je remarquais son frisson et m'en voulu d'avoir posé la question. J'étais souvent trop curieux... La transmutation était un souvenir qu'aucun d'entre nous n'aimait se rappeler. Et c'était bien naturel. Qui aimait refaire un tour en enfer ?
Elle essaya de nouveau de faire appel à ses souvenirs, mais abandonna en me souriant. Soit cela était trop douloureux (ce que je pouvais parfaitement comprendre) soit, elle ne s'en souvenait pas assez pour le raconter, soit elle ne le voulait tout simplement pas (ce dont je doutais vu comme elle semblait à l'aise en ma présence).

- On ne pourrait pas parler de trucs plus marrants que le passé ? Comment ça va depuis la dernière fois que je vous ai rencontré ? Je crois que vous avez des enfants… Ils vont bien ? Et votre femme ?

Elle arborait un sourire éclatant qui en fit naître un sur mes lèvres. Le genre de sourire fier qui apparaissait toujours quand on me parlait de mes enfants et surtout de d'Esmée. Un jour un collègue m'avait dit que je me transformais dès qu'on mentionnait son nom. Il était très proche de la vérité. Elle était toute ma vie.

- Et bien, la routine. La routine. Oui vraiment, des attaques de vampires, de loups, une humaine dans la famille, un mariage, c'était la routine... Mes enfants vont bien, l'un d'entre eux s'est marié le week end dernier. Il est en noce actuellement. Et Esmée va bien, elle est transportée de bonheur depuis le mariage.

Je l'observais escalader les rochers où elle était posée plus tôt. Sur son visage je voyais qu'elle était concentré mais je ne comprenais pas la raison. Un sourire s'agrandit sur ses lèvres et au début je le pris pour moi? Cependant, je voyais nettement ses yeux suivre quelque chose que je ne voyais pas. Je fronçais les sourcils en cherchant du regard ce qui pouvait attirer son attention et la rendre joyeuse ainsi. Mais je n'apercevais rien, ne sentais rien et rien dans l'air ne montrait la présence d'une quelconque créature.

- Qu'est ce qui vous fait sourire ainsi ? Je regardais de nouveau autour de moi. J'ai beau regarder, je ne vois rien... Il y a quelque chose ?

Je me rapprochais doucement et montais d'un bond près d'elle pour avoir la même hauteur de vision. Les arbres semblaient toujours aussi calme. Je vis déguerpir un lapin, et pus le suivre à la trace pendant trois bonnes minutes rien qu'au son de ses pas. J'observais les feuilles tomber lentement avant de s'écraser au sol dans un chuintement. Et je sentais la présence de Selen près de moi. Joyeuse, apaisante. Cette jeune fille semblait profiter de la vie comme j'avais rarement vu un vampire le faire. Elle semblait heureuse.

Je me souvenais de mon premier siècle.... C'était plus proche de la torture insoutenable et de la dépression que d'une jolie balade en forêt, apaisante et revigorante. Et pourtant, elle devait avoir vécu plus ou moins la même chose que moi... Malgré la couleur de ses yeux qui ne m'aidait pas à savoir son régime alimentaire (quelle étrange couleur d'ailleurs...) j'étais certain qu'elle était végétarienne. Ainsi, elle avait connu la douleur, l'envie de sang humain et le combat contre soi-même pour se tourner vers une autre source de nourriture. Comment avait-elle fait ?

- Comment faites-vous ? Comment pouvez-vous être aussi joyeuse ? Aussi sereine ? Vous êtes une énigme pour moi Selen... Et dieu sait si j'en ai rencontré des gens...

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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Ven 25 Nov - 23:45

- Et bien, la routine. La routine. Mes enfants vont bien, l'un d'entre eux s'est marié le week-end dernier. Il est en noce actuellement. Et Esmée va bien, elle est transportée de bonheur depuis le mariage.

Du haut de mon rocher, je m’indignai :

- Tu m’étonnes ! Un mariage, une routine ? [/color] m’exclamai-je, ayant l’impression qu’il en voyait passer tous les jours. Mes meilleurs vœux aux mariés ! [/color] chantai-je avec un sourire plus que large.

J’écartai les bras pour mieux sentir la brise passer sur mon corps. Mes bracelets brésiliens au milles couleurs claquaient silencieusement contre ma peau de marbre, mes cheveux voletaient au vent. Autour de Carlisle, les animaux irréels se promenaient encore partout et le traversaient à maintes reprises. Mon sourire déjà bien large finit par se changer en rire, tandis qu’il ne voyait rien de tout le spectacle qui se déroulaient sous mes seuls yeux.

- Qu’est-ce qui vous fait sourire ainsi ? craqua-t-il. J’ai beau regarder, je ne vois rien… il y a quelque chose ?

Je ne répondis pas, emporté par un rire léger et innocent. Quand tout ce petit monde m’entourait, je me sentais invincible. Mais sans que j’eus à fournir à de réponse, Monsieur Cullen gravit le rocher en un bon et se posta juste à côté de moi. Je le regardai avec un sourire amusé. Je rabaissai mes bras, de toute façon le vent s’était arrêté. Il paraissait dubitatif, je devais une étrangeté à ses yeux. Après tout, je n’avais jamais rencontré de personnes avec des yeux comme les miens. Il observa les alentour et nous vîmes et suivîmes du regard un lapin qui fila à toute vitesse à travers les herbes hautes. Lorsqu’il comprit que rien de spécial ne se produisait réellement, le médecin se tourna vers moi, comme désespéré de trouver une cause à mon sourire.

- Comment faites-vous ? Comment pouvez-vous être aussi joyeuse ? Aussi sereine ? Vous êtes une énigme pour moi, Selen… Et Dieu sait si j’en ai rencontré des gens…

Je le regardai, plus étonnée que jamais, même si mon sourire ne me quittait pas. J’étais donc une énigme ? Un mystère ? Je ne m’en étais pas rendu compte… Pour moi, malgré toutes les tentations que j’avais pu ressentir pour le sang des Hommes, c’avait été facile d’orienter mon alimentation vers les animaux… Enfin plus malgré moi qu’autre chose. Parce que si je le pouvais, je ne me nourrirai jamais.

Le décor autour de moi changea, les animaux que j’avais créés disparaissaient petits à petits, alors que le ciel se recouvrait et s’assombrissait. La pluie serait bientôt de retour, égale à elle-même. J’avisai Carlisle en silence, comme si ma réponse se faisait dans ma tête. Bien sûr que j’avais mes moments de déprime, mes moments « raz-le-bol », mais je savais comment y remédier. En fait, je le faisais sans vraiment le vouloir. Comme diraient d’autre, je me berçai d’illusion, mais des vraies !

- Ce n’est pas très compliqué, dis-je, l’air malicieux et énigmatique. J’ai un secret ! Avez-vous déjà courus avec des daims ? Pas après, avec !

Je lui tendis une main, l’invitant à un voyage dont j’étais sûr qu’il ne reviendrait pas totalement, et qui répondrait sans doute à ses interrogations. Voyant le doute sur son visage, ce que je pouvais comprendre puisqu’il ne savait rien de moi, je renforçai mon invitation d’un geste de la main en disant :

- Croyez-vous en la magie, docteur ?

Perchés sur notre rocher, nos regards se croisaient sans se séparer. Comme une confrontation amicale. Je sentais le doute planer sur son esprit. J’espérai tout de même qu’il n’eut pas craint que je sois dangereuse.
Comment pouvais-je l’être ? Les hallucinations que je créais étaient généralement pour moi seule, ne servaient qu’à me rassurer. Jamais je ne l’avais utilisé pour attaquer quelqu’un, jamais je n’avais attaqué personne, je ne me voyais vraiment pas faire peur, ou tenir quelqu’un sous mon joug par le biais de mes créations. Je préférais de loin fasciner et faire rêver, mais les vampires que j’avais rencontrés au cours de mon exil forcé avaient toujours eu peur de ce que je pouvais faire. J’espérais que lui non.

Après tout il était différent des autres, pas agressif, voire même paternel. Protecteur et ouvert, en tout cas. Mon bras tendu l’invitait à voir ce que je pouvais voir, mais libre à lui de refuser, même si je savais que son refus ne ferait que renforcer mon impressions d’être une étrangère parmi des gens qui me ressemblaient pourtant beaucoup.

Autour de moi, les épais nuages cachaient de nouveau le soleil et l’atmosphère était parfaite pour faire mes créations favorites, les seuls choses qui n’appartenaient pas au monde réel que je pouvais me permettre de « dessiner ». Tout autour de nous, des centaines de petits orbes de lumières dansaient en faisant varier les couleurs de leur lumière, et en contrebas passaient des daims à l’infini, courant s’égarer quelque part hors de ma vue. Carlisle ne savait pas ce qu’il ratait, là !



[J’espère que ça ira niveau action… =/ Si tu te décides de te lancer dans la course, tu peux me faire courir avec toi ! ^^]
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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Lun 28 Nov - 22:24

- Tu m’étonnes ! Un mariage, une routine !

Je souris. Il était vrai que le mot m'avait échappé. Mais les mariages devenaient fréquent entre nous. Le premier était souvent très fêté, et puis les enfants se remariaient régulièrement à mesure qu'ils prenaient de l'âge dans la ville où nous habitions. Mais nous le fêtions moins. Pour ma part, je prévoyais déjà un énorme événement pour mes cent ans avec Esmée, dans une dizaine d'années.
Mais pour le moment, son comportement m'intriguait. Je voulais comprendre la raison d'une telle joie de vivre.

- Ce n’est pas très compliqué. J’ai un secret ! Avez-vous déjà courus avec des daims ? Pas après, avec !

Son air énigmatique attisait ma curiosité encore davantage. Et ses mots... Pourquoi aurais-je déjà courus avec des daims ? Après eux c'était bien plus stimulant.
Cependant, l'idée me tentait. En effet, pourquoi ne pas changer ses habitudes. Mais... Saurais-je retenir mon instinct de chasseur si nous courrions parmi des animaux ? Et eux-mêmes, allaient-ils accepter de courir avec nous ? Je ne comprenais pas.
Elle me tendit la main et je la regardais avec incrédulité. Fallait-il que nous nous tenions par la main pour courir ?

- Croyez-vous en la magie, docteur ?

J'eus un petit sourire. Le temps m'avait rendu très terre à terre et étonnement même si j'étais un vampire et que je fréquentais des loups, je ne croyais pas vraiment à la magie, dans le sens premier du terme.
Cependant, quelque chose dans ses yeux me fit comprendre qu'elle savait des choses que j'ignorais. Ou en tout cas, qu'elle expérimentait certaines choses. J'étais assez habitué aux visions d'Alice pour reconnaître les yeux rêveur de celui qui voit quelque chose que les autres ne peuvent appréhender.

Et j'étais curieux. Depuis toujours. Alors je posais doucement ma main sur la sienne.

Aussitôt, un monde s'ouvrit à moi. En effet, je ne savais pas ce qu'était la magie avant de voir cela.
Mes yeux semblaient soudain s'être ouvert à de nouvelles perceptions. Je voyais des animaux tout autour de nous qui gambadaient comme si nous n'étions pas là. Epoustouflant de réalisme, ils nous frôlaient en jouant entre eux.
Je lâchais la main de Selen en voulant en toucher un qui s'approchait de nous. Instantanément il disparut, s'évanouissant comme si on avait éteint ma perception. Je ne m'étais pas rendu compte que j'avais délaissé sa main. Je la repris avec un petit regard d'excuse et je continuais à découvrir la scène qu'elle m'offrait. Des globes de lumières flottaient tout autour de nous, illuminant certains animaux, accentuant les ombres sur d'autres, rendant une impression irréaliste à la scène.

- Magnifique...

De nouveau je tentais d'approcher ma main de l'un des daims avant de me stopper, et de tourner la tête vers Selen.

- Puis-je les toucher ou ne sont-elles que des illusions ? Tu peux créer d'autres choses ?

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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Lun 5 Déc - 9:04

Il sourit, en proie au doute. J’espérai de tout cœur qu’il attrape ma main et que je puisse enfin lui faire partager mes visions. Mais je pouvais comprendre, ça pouvait effrayer n’importe qui.

Finalement, après quelques secondes de silence et de réflexion, la main du médecin se posa doucement sur la mienne et je pus lui montrer ce qui m’environnait. Enfin quelqu’un ! Enfin quelqu’un pour voir ! Qui acceptait ce que je lui proposais ! C’était un réel soulagement et dans mon coin, je lâchai un petit soupir heureux et soulagé. Les yeux de Carlisle, eux, étaient grands ouverts sur ce qui s’offrait à lui. Et j’étais contente de voir que je pouvais faire retomber un adulte en enfance, car je reconnaissais bien là la lueur qui illuminait ses yeux : celle, ni plus ni moins, qui faisait briller le regard des enfants émerveillé par un rien.

J’eus un large sourire. Il tenta d’approcher un des daims que j’avais fais s’immobiliser devant lui. Mais le lien se rompit entre nous et il se stoppa un instant, sans visiblement comprendre où était le truc de ce tour de magie. Il se retourna vers moi et m’envoya un regard désolé par lequel je répondis par un sourire. Puis il reprit ma main pour observer tout ce qu’il n’avait pas encore découvert. Je le regardai s’émerveiller à nouveau, bouche bée. Puis, dans un souffle, il dit :

- Magnifique…

J’eus un petit rire nerveux, content. C’était rare d’accepter de voir ce que je voyais, et les compliments l’étaient encore moins ! Ca faisait du bien ! Je m’en trouvais rassurée, acceptée. Un peu plus vivante qu’avant même si je me savais bel et bien animée de vie ! Je suivais les gestes de Carlisle lorsque celui-ci s’approcha d’un nouvel animal. Mais avant qu’il ne soit désabusé par l’absence de matérialité de mes créations, il se tourna vers moi.

- Puis-je les toucher ou ne sont-elles que des illusions ? Tu peux créer d’autres choses ?
- Non, bougonnai-je, je n’arrive pas à créer des sensations tactiles pour le moment… dis-je, déçue de mon propre don. Mais j’y arriverai bien un jour ! me repris-je avec un nouveau sourire. Par contre oui je peux créer plein d’autres choses ! Mais les sphères lumineuses restent mes créations favorites… regardez !

Je me concentrai à nouveau puis les sphères lumineuses se dispersèrent, le troupeau infini de daim finit par s’évanouir entre les arbres. Doucement je fis arriver un petit oiseau de nulle part, une grive. Son plumage était accordé avec la saison. Elle se posa sur une pierre aux pieds de Carlisle et je la fis chanter. Son chant résonna avec le timbre le plus naturel qui soit. Puis je déformais volontairement les notes qui sortaient de son bec pour l’accorder avec un air de violon qui s’élevait progressivement dans les airs. Là par contre, je peinais déjà plus. Je devais garder le rythme entre les deux mélodies et ne pas faire de fausse note, c’est presque comme si je jouais moi-même du violon en chantant.

Je tins, deux minutes, peut être trois ! En faisant dépasser le bout de ma langue, sans trop le voir, tant j’étais concentrée. Ce temps écoulé, l’air de violon commença partir en cacahuète et la grive se mit à chanter bizarrement. Avant que cela ne devienne ridicule, je fis envoler l’oiseau et s’évanouir l’air de violon.

Je regardai Carlisle, penaude.

- Euh… Ouais. Je manque un peu d’entrainement… Mais ce n’est pas tellement ça que je cherche véritablement à faire !

Je lâchai sa main et me laissai tomber des rochers pour arriver à mon sac. Je l’ouvris et en sortis un carnet à dessin dont la couverture était rouge, je l’ouvris sur le croquis d’un oiseau qui n’existait pas, que j’avais détaillé et coloré avec toute mon attention. Je le tendis à Carlisle.

- J’aimerais pouvoir faire des trucs comme ça, des créatures qui n’existent pas dans le monde réel. Je me demande si je ne pourrais réussir à combiner plusieurs sensations que j’ai eues pour en faire ressortir un être comme celui-là. Ca doit bien pouvoir se faire ! Qu’en pensez-vous ?

Je laissais quelques secondes en suspend, durant lesquelles je réfléchissais à ce que je venais de dire. Puis tout haut :

- Enfin… Si je ne suis déjà pas capable de faire durer une musique d’orchestre, alors créer des sensations extraordinaires me sera impossible ! Je dois m’entraîner !

Je le regardai comme une gamine qui venait de prendre une nouvelle résolution, les yeux brillants, la bouche étirée en un sourire infantile.
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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Lun 12 Déc - 0:39

- Non, je n’arrive pas à créer des sensations tactiles pour le moment… Mais j’y arriverai bien un jour ! Par contre oui je peux créer plein d’autres choses ! Mais les sphères lumineuses restent mes créations favorites… regardez !

Je sentais ses changements d'humeurs à chaque trémolo de sa voix. Elle était si expressive que j'en étais un peu déboussolé. C'était mon exact contraire, moi qui ne montrait que peu mes sentiments.
Sur elle, on pouvait lire chacune des émotions qui la parcouraient. C'était assez passionnant. Cependant mon attention fut attirée par un petit oiseau qui s'approcha de nous, plus réel que jamais. Il se posa près de moi, alors que je n'osais bouger de peur de le voir s'envoler. Enfin, à mes oreilles résonna une musique magnifique, semblant provenir des profondeurs du ciel.
D'ailleurs, le chant de l'oiseau se fondit progressivement dans une véritable musique qui venait de nulle part. Mon regard remonta vers la jeune vampire, et je l'observais, concentrée, les yeux fermés et la langue un peu sortie sous la concentration. J'esquissais un doux sourire avant de me laisser bercer par les musiques relaxantes.
Au bout de quelques minutes, elle sembla perdre le contrôle et la magie s'évapora en même temps que la mélodie. Un doux sourire de bien être resta cependant permanent sur mes lèvres.

- Euh… Ouais. Je manque un peu d’entrainement… Mais ce n’est pas tellement ça que je cherche véritablement à faire !
- C'est pourtant magnifique jeune fille...

Se rendait-elle compte du don merveilleux qu'elle possédait ? Il y avait des tas d'applications possibles ! Réfléchissant à cela, je mis une demie seconde à me rendre compte qu'elle me tendait un carnet de dessin.

- J’aimerais pouvoir faire des trucs comme ça, des créatures qui n’existent pas dans le monde réel. Je me demande si je ne pourrais réussir à combiner plusieurs sensations que j’ai eues pour en faire ressortir un être comme celui-là. Ca doit bien pouvoir se faire ! Qu’en pensez-vous ?

Je regardais le dessin en détail et repérais des caractéristiques que je n'avais, en effet, jamais vu. J'allais répondre, quand elle reprit la parole, plus rapidement que moi.

- Enfin… Si je ne suis déjà pas capable de faire durer une musique d’orchestre, alors créer des sensations extraordinaires me sera impossible ! Je dois m’entraîner !
- C'est ce que j'allais dire. L'entraînement du don est primordiale à ce que j'en sais... Bon, je n'en ai pas donc je ne pourrais pas vraiment t'aider sur l'entraînement en soi, mais je sais que le don se développe avec le temps.

Son sourire résolu fit augmenter le mien. Cette fille était définitivement une source de bonheur immense. Il me semblait ne pas avoir autant sourit de bon cœur depuis des mois...

- Par contre... Tu es obligé de toucher les gens pour qu'ils voient ce que tu fais, c'est bien cela ? Cela marche t-il si une personne te touche et qu'elle touche une autre personne ?

Je me rendis compte que je réfléchissais à toutes les implications de son don, sans même m'en rendre compte...

- Désolé... J'ai l'habitude de tout analyser et je suis parfois trop curieux.

Il m'apparut soudain clair qu'elle devait venir à la maison. Esmée serait ravie de voir son don, Alice aussi. Et puis, Jasper serait soulagé d'avoir enfin des émotions positives, surtout depuis ces quelques semaines et Emmett aurait une nouvelle protégée. Peut être même qu'elle parviendrait à faire sourire Rosalie.

- Est-ce que cela vous dirait de venir rencontrer ma famille ? Je crois que nous avons tous besoin de votre bonne humeur...

Je lui tendis son carnet à dessin et sautais souplement du rocher avant de me retourner vers elle.

- Du fond du coeur, merci pour cette expérience magique, Selen.

Avec un sourire, je lui tendis la main. J'avais bien l'intention de profiter encore un peu de ses illusions dans la forêt avant de devoir les partager.

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MessageSujet: Re: Eclats de nacre entre deux nuages ou Retour aux sources [Libre]   Mer 21 Déc - 0:23

- C’est ce que j’allais dire. L’entraînement du don est primodiale à ce que j’en sais… Bon, je n’en ai pas donc je ne pourrais pas vraiment t’aider sur l’entrapinement en soi, mais je sais que le don se développe avec le temps.

Son sourire s’étira encore.

- Par contre… tu es obligée de toucher les gens pour qu’ils voient ce que tu fais, c’est bien cela ? Cela marche-t-il si une personne te touche et qu’elle touche une autre personne ?

Il me perdait dans ses questions ! Il avait l’air bien curieux ce médecin ! Peut être qu’il cachait quelque chose ! Ah,ce que j’étais idiote ! Je le regardai, l’air penaud, je n’avais aucune réponse à ses questions. Je ne rencontrai jamais beaucoup plus d’une personne et il s’agissait rarement d’humains.

-Désolé… j’ai l’habitude de tout analyser et je suis parfois trop curieux.
- Non non ! C’est bien d’être curieux ! rétorquai-je. C’est juste que je ne sais rien du tout de mon don, mis à part ce que je vous ai montré…

Il s’écoula quelques secondes de silence. Je ne savais pas trop quoi dire. Lui non plus, ou alors il était plongé dans ses réfléxions. Il releva soudainement la tête et me regarda dans les yeux, son sourire élargit par l’idée qu’il avait derrière la tête.

- Est-ce que cela vous dirait de venir rencontrer ma famille ? Je crois que nous avons tous besoin de votre bonne humeur…

Mes yeux s’agrandirent. Je le regardai, comme si je venais de sortir d’un manège à sensation et que la tête me tournait. Il avait bien dit « rencontrer » et « famille » ? Je n’en revenais pas ! Miracle, ô miracle ! Enfin quelqu’un qui m’acceptait totalement et qui voulait même me faire rencontrer les siens ! Je serrai les mâchoire mais ma bonne humeur étirait mes lèvres sans que je ne puisse rien y faire. Je le regardai pendant, quoi, une longue minute ? Encore sous le « choc » de sa proposition, je repris mon carnet et le regardai descendre du rocher.

Je n’étais donc pas aussi bizarre que le disait tout le monde ! J’allais peut être rencontrer des gens aussi originaux que moi ? Des étoiles plein les yeux, le regardai me tendre la main.

- Du fond du cœur, merci pour cette expérience magique, Selen.

Bouffée de joie. Le bonheur pétillait dans mes yeux améthystes. Je souris de toute mes dents en réprimant difficilement des cris de joie. Puis soudain, en réponse à sa main tendue, je sautai du rocher directement dans ses bras ! Je le serrai contre moi comme si j’avais eu entre mes mains la plus mignonne des peluche ou le Père Noël en personne. Partout autour de moi, les globes lumineux qui ne me quittaient jamais se multiplière et adoptèrent un blanc avueglant et dansaient joyeusement autour de moi avec des oiseau et des papillons. Immergée dans son parfum aux notes salées, j’expirai bruyamment, collée à lui. J’avais l’impression qu’un poids venait de s’envoler de mes épaules. Puis je relevai la tête et lui souris encore, et encore, aux Anges.

- Merci, merci, merci ! m’exclamai-je.

Je finis par le lâcher après quelques secondes, histoire de le laisser respirer. J’étais impatiente, très impatiente, trop impatiente ! Ma joie devait irradier, par trop sans doute ! Mais je m’en fichai, je voulais voir sa femme et ses enfants ! Je voulais m’amuser et leur montrer plein de choses !

Je rangeai mes affaire à vitesse grand V, fourrai mon carnet à dessin dans mon sac puis cherchai à le fermer avant de comprendre qu’un autre, celui à la couverture couleur argile dans lequel je mettais tous mes croquis sur les vampires et ce que j’en pensais, bloquait la fermeture éclaire. Je le renfonçai négligemment et fermai la poche. Je mettai mon sac à dos sur mon épaule et attrapai le sac de médicaments joyeusement. Sur mon chemin fleurissaient des miliers de fleurs aux couleurs éclatantes. J’attrapai sa main en riant et commençai à courir à toute jambe vers les bois. Les papillons, globes, oiseaux et autres plantes multicolores nous suivaient à la trace et dansaient toujours autour de nous.

- C’est vraiment gentil à vous, ris-je. J’espère que je dérangerai pas !

Hallelujah ! Le vent était doux, mon nouvel ami était super sympa, et j’allais en rencontrer plein d’autres si ça se trouvait ! J’allais enfin me faire des amis ! Ne plus me faire chasser par des idiots qui me trouvaient trop bizarre pour eux…

Nous courûmes pendant de longues minutes, des minutes trop longues justement ! J’étais pressée. Je voulais les voir, tous !

Sauf qu’il pouvait y avoir un problème. Un problème qui me fit ralentir le rythme. Une question, ma joie se ternit très peu, je me regardai Carlisle.

- Euh… Vous habitez en ville ? Parce que je ne vais que très peu en ville. Presque jamais en fait. Je veux pas tomber sur les humains, j’ai peur de les blesser… Vous n’habitez pas là-bas, hein ?

Je le suivais, mon envie de voir les sien trop attisée pour être étouffée. Mais je devais être prudente.



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