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 Septembre 1971 Une nouvelle vie.[Cullen]

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Carlisle Cullen
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MessageSujet: Septembre 1971 Une nouvelle vie.[Cullen]   Dim 18 Déc - 0:49

Septembre 1971 Cascade - Montana

Un faible rayon de soleil passa à travers les arbres de la forêt nationale de Lewis et Clark avant d’atteindre les fenêtres de mon bureau. Je laissais mon regard aller sur ce nouveau paysage auquel je devrais m’habituer. Nous étions dans cette maison depuis à peine une semaine. Le déménagement se terminait à peine, et Esmée découvrait en Alice une précieuse alliée en décoration. Alice et Jasper, les deux derniers membres de la famille, étaient parmi nous depuis un an et demi. C’était donc notre premier nouveau départ avec eux.

Nous venions de quitter Filer City dans le Michigan et comme d’habitude avions traversé le pays pour cette fois, nous retrouver dans le Montana, dans la petite ville de Cascade. L’avenir semblait paisible. J’allais enfin retrouver en milieu hospitalier, ce qui m’avait manqué puisque faute d’hôpital proche, j’avais dû ouvrir un petit cabinet à Filer City. Ici, Great Falls n’étant qu’à une trentaine de minutes en voiture, j’avais été embauché au Benefis Health System West Campus. J’étais enthousiaste de pouvoir de nouveau pratiquer dans un environnement où je sauverais réellement des vies. Médecin généraliste c’était bien. Urgentiste, c’était mieux.

Les « enfants » aussi allaient changer de vie. Nous en avions souvent parlé et il devenait évident aujourd’hui que c’était le bon moment pour mettre l’idée en place. Ils allaient pouvoir aller au lycée. En année junior (11th grade).
L’idée pouvait paraître folle, mais je comprenais les enfants à vouloir vivre le plus normalement possible. Les faire commencer si tôt dans la scolarité nous permettrait de rester plus longtemps dans une même ville. Deux ans en High School puis quatre en udergraduate et enfin trois dernières en postgraduate. Une dizaine d’années, ce qui correspondait au nombre de printemps dans lequel je pouvais rester dans un hôpital sans soulever des soupçons quant à mon âge.
Les idées les plus folles étaient souvent les plus idéales… Cependant, je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter. Y arriveraient-ils ? Pourraient-ils côtoyer autant de monde sans ressentir les affres de la soif ? En trouvant la force de résister jour après jour ? Pour la plupart d’entre eux, je ne m’inquiétais pas vraiment. Par contre, j’étais plus soucieux à propos de mes deux derniers garçons… Voire d’Alice… Après tout je ne connaissais Alice et Jasper que depuis peu de temps. Alice semblait s’être vite accoutumée à la condition de vampire végétarien. Jasper, lui, éprouvait encore de réelles difficultés. Je savais qu’il y arriverait, j’avais confiance en lui et Alice m’avait assuré, grâce à son don, que tout se passerait bien. Cependant, mon côté paternel et inquiet de nature ne parvenait pas à s’apaiser.

Et la première rentrée était demain. Pour nous tous.

Je baissais les yeux sur les livres encore dans leurs cartons. Pour la plupart, ils avaient une valeur inestimable que ce soit sentimentale ou pécuniaire. Je terminais de les ranger rapidement mais précautionneusement et redescendis dans le salon, les bras chargés des restes cartonnés. Je les posais sur le tas de ses comparses et regardais autour de moi. Nous avions pris une maison un peu plus grande cette fois pour que chacun ait son espace personnel.
Je ne pus m’empêcher de sourire en observant ma grande famille à présent. Savaient-ils à quel point chacun d’eux m’était cher ? Mon cœur se remplit de joie et de paix en les voyant. Ils étaient tout ce que j’avais…

Mon regard croisa celui d’Esmée et son sourire m’acheva, me décidant à me remettre au travail au lieu de cogiter. Soudain, le son d’une voiture attira mon attention. Enfin, Jasper et Alice revenaient de leur dernière course pour meubler leur chambre. Je trouvais que trois jours de shopping et plusieurs aller retour pour cela étaient peut être exagéré. Mais soit. Je vis
Edward lever légèrement les sourcils, et je sus qu’il venait d’entendre les pensées de sa sœur adoptive… Seigneur…

Avec un léger sourire, m’attendant à tout, je sortis et les rejoignis alors que la voiture s’arrêtait tout juste. Le coffre ouvert, retenu par une corde, la voiture était bondée. Je cherchais Alice dans l’habitacle et la trouvais allongée sous un immense meuble. Mon regard alla ensuite à la place qu’elle aurait dû occuper à côté de Jasper et remarquais qu’elle était encombrée de deux tables de chevets en bois précieux. Je rejoignis le coffre avec un petit sourire et murmurais :

- C’est la quatrième voiture remplie comme ça… Alice… Tu sais qu’on ne peut pas pousser les murs n’est ce pas ?

Je soupirais faussement en retirant sans effort une armoire complète. Je l’emportais aussitôt et la montais dans leur chambre. Jasper me rejoignit et nous retournâmes vers la voiture en entendant Alice chanter à Esmée leur péripéties.
Une fois dehors, je m’adossais à la voiture, le visage soudain grave. J’attendais une occasion d’être seul avec Jasper depuis quelques jours. C’était le moment.

- Comment tu te sens Jasper ?

Je souris légèrement en imaginant le pauvre homme en train d’être baladé par monts et pas vaux par sa petite lutine de femme. Puis, mon regard se fit plus sérieux et je lançais un regard vers la maison avant de revenir sur ses prunelles. D’un caramel doux.

- Tu te sens prêt pour demain ?

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Dernière édition par Carlisle Cullen le Ven 23 Déc - 17:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Septembre 1971 Une nouvelle vie.[Cullen]   Dim 18 Déc - 22:01

Notre dernière journée à courir les boutiques était presque terminée. Cela faisait bien une semaine que nous avions emménagée dans cette nouvelle ville et la décoration de la maison s’achevait bientôt, au grand bonheur de Jasper qui avait dû me suivre au quatre coins de la régions pour trouver les éléments parfaits qui décorerait notre chambre. Depuis un an et demi nous nous étions installés chez Carlisle et Esmée, nous acclimatant tant bien que mal à notre nouveau régime végétarien qui colorait à présent nos prunelles d’un or éclatant. Jasper avait plus de misère que moi à contrôler ses impulsions et la rentré scolaire du lendemain le rendait des plus anxieux.

- Ne t’inquiète pas, tu ne feras de mal à personne, lui avais-je alors dit pour le rassurer.

C’était la toute première fois que nous allions fréquenter un édifice scolaire et l’idée de vivre une vie ‘’normal’’ comme tout adolescents ‘’normaux’’ me réjouissait au plus haut point. Mais c’était aussi la première fois que Jasper et mois allions être enfermé dans une petite salle remplie de jeunes adolescents dont le sang si frais et si jeune coule dans leurs veines de manière si vive qu’il en est alléchant rien que de l’imaginer. Allais-je être capable de le supporter? Il le fallait, tout le monde avait confiance en moi. Il le fallait aussi pour Jasper, pour lui montrer le droit chemin et le supporter lorsque ce sera si difficile qu’il faudrait sortir respirer un peu d’air frais.

Mais pour l’instant, nous avions un problème beaucoup plus important à régler. Debout sur le stationnement de notre dernier arrêt, devant la voiture pleine à craquer, je regardais tour à tour la voiture, Jasper, et l’énorme meuble qui nous séparait.

- Je suis certaine que ça peut entrer.

En fait, je n’en étais pas certaine du tout, mais je ne pouvais absolument pas laisser ce magnifique bureau tout seul sur le bord de la route, ca aurait été insensé.

- Tu crois que le monde vont me regarder bizarre si je pars à courir jusqu’à la maison avec ce meuble dans mes bras?

Je fus pris d’un fou rire instantané, essayant de m’imaginer courir sur le bord de la route avec un meuble deux fois ma grosseur. Bien sûr je rigolais, mais l’image me paraissait vraiment trop tordante. Peut-être pourrions-nous le fixer sur le toit de la voiture? Cela me paraissait peu probable que ça tienne la route.

- Si nous déplaçons ces tables de chevet et cette chaise, peut-être pourrions nous entrer le meuble sur la banquette arrière?

On ne perdait rien à essayer. Quelques instants plus tard, les deux tables de chevets et la chaise se trouvait sur le parking et à deux le gros meuble pu être posé sur la banquette arrière. Un problème de résolu… mais il restait encore trois objets à placer. La chaise pu être rangé, avec beaucoup de logiques, parmi tout ce qui était déjà entassé dans le coffre arrière et maintenue par une corde. Les deux tables de chevet ont fini par être posé à l’avant du côté passager.

- Je savais qu’on y arriverait. On forme une équipe du tonnerre!

Il ne restait plus qu’à revenir à notre nouvelle demeure et je trépignais sur place, impatiente de montrer mes découvertes à Esmée. Je m’apprêtais à entrer dans la voiture, mais m’arrêtais soudain. Un ultime problème nous faisait face. Comment allais-je entrer dans la voiture avec ces tables de chevet à ma place?

- Ce serait trop bizarre si je me perche sur le toit?

Encore une fois, nous nous retrouvions sur le parking à trouver une place pour moi cette fois.

- C’est horrible de se sentir comme un meuble à qui on ne trouve pas de place, dis-je d’une moue sarcastique.

Je passais le voyage jusqu’à la maison en dessous du meuble que nous avions mis sur la banquette arrière. Arrivé sur place, c’est Carlisle qui arriva en premier, lançant une remarque que j’avais déjà vu quelques secondes plus tôt.

- C’est la quatrième voiture remplie comme ça… Alice… Tu sais qu’on ne peut pas pousser les murs n’est ce pas ?

Je ne pu retenir un petit rire joyeux en tentant de sortir de mon racoin.

- Attend de voir comment sera notre chambre. Tu vas être jaloux!

Puis, j’entendis Esmée s’approcher et quand enfin elle m’aida à me relever, je lui racontais tous les détails de notre journée, en lui montrant le moindre article que nous avions pu trouver et les lieux où je les avais dénichés.
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Jasper Hale Cullen
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MessageSujet: Re: Septembre 1971 Une nouvelle vie.[Cullen]   Mar 20 Déc - 21:51

- Ne t’inquiète pas, tu ne feras de mal à personne, m’avait chanté ma dulcinée pour me rassurer.

La rentrée qui arrivait demain me nouait l’estomac d’un stress que je ne connaissais pas. Un an et demi déjà que nous avions rejoins la famille de Carlisle et d’Esmée, j’entamais doucement le nouveau régime alimentaire et m’efforçais ne plus penser aux humains. Quel ne fut pas mon soulagement lorsque mes bras s’étaient refermés sur ma première proie et que la vague noire de terreur et de fascination ne m’avait pas submergée ! Alice avait été avec moi, me suivant comme une ombre – lumineuse ! – et me demandant souvent si cela allait.

Aujourd’hui, mes prunelles n’étaient plus rouge sang mais dorées, et je me regardai plus facilement dans une glace. Lentement, j’avais pu me fondre dans la masse, commencé à m’habituer à la présence des humains, ces poches de sang ambulantes qu’il m’avait suffi de désirer autrefois pour les voir mort dans mes bras et la brûlure de ma gorge apaisée. J’y avais été lentement, accompagné de tous les miens, d’Alice et d’Edward, principalement, qui étaient les seuls à pouvoir prévoir et deviner mes réactions, Puis de Carlisle et d’Emmett pour me retenir. Aujourd’hui, rester dans un lieu public ne me gênait plus vraiment. Je m’entraînais à occulter les battements de cœur pétillant des passants.

- Je suis certaine que ça peut entrer.

Alice et moi étions, pour la quatrième fois consécutive, allés remplir la voiture dans un magasin de meubles et de décoration. L’emménagement dans notre nouvelle demeure avait émoustillé l’inspiration et l’imagination – sans oublier la gourmandise – de ma dulcinée et la voiture en souffrait un peu. Moi aussi, mais dans une moindre mesure.

Cette fois-ci, c’était un bureau qu’il s’agissait de caser dans une voiture déjà pleine.

- Je le suis déjà moins, dis-je un peu perplexe, devant le meuble posé sur l’asphalte. Il n’y a clairement plus de place !

- Tu crois que tout le monde va me regarder bizarrement si je pars à courir jusqu’à avec ce meuble dans mes bras ?

La seconde suivante, une vague de joie et de bonne humeur s’immisça en moi et m’arracha un sourire, ma dulcinée s’esclaffait de sa propre remarque. Je laissai échapper un rire sincère.

- Sûrement, dis-je avec un sourire en coin. Mais ce sera sûrement parce qu’ils n’auront jamais vu plus belle et gracieuse jeune femme de toute leur existence !

Je la couvais d’un regard protecteur et amoureux, jusqu’à ce que l’écho du tintement de son rire ne meure dans les airs. Après quoi je me reconcentrai sur notre casse-tête.

- Bon, puisque tu tiens tant à ce bureau, trouvons lui une place.

Je me penchai vers le véhicule qui croulait déjà sous le poids de milliers d’autres choses. Je tentai de bouger certains objets mais sentais l’équilibre d’autres vaciller. Je me reculai.

- Si nous déplaçons ces tables de chevet et cette chaise, peut être pourrions-nous entrer le meuble sur la banquette arrière ?

- Bien trouvé ! acquiesai-je.

Je sortis les deux tables de chevet et les posai près de la portière avant. L’absence de badaud me permettait de concentrer ma force et de déplacer les meubles plus rapidement et aisément que si je devais y mettre la peine d’humain. D’ailleurs je n’étais pas encore très doué pour cela ! Alice était déjà plus douée. Je posai la chaise sur le toit du véhicule. Puis, avec l’aide de ma Douce, nous rentrâmes sans trop d’effort le bureau massif sur la plage arrière. Je mis ensuite les tables de chevet au dernier endroit où il y avait de la place : la place passager, à côté de moi. Alice casa la chaise entre les pieds du bureau. Nous claquâmes ensuite les portes. Ma Belle m’offrit un nouveau sourire triomphal auquel je répondis.

- Je savais qu’on y arriverait. On forme une équipe du tonnerre !

Je ris à sa remarque, ma façon de répondre. Elle était impatiente de rentrer ! Après tout c’était normal : Esmée et elle formaient la paire de décoratrices de la demeure ! Carlisle devait également céder aux envies de sa femme, comme je le faisais avec la mienne. L’Amour ! Ca coûtait cher, surtout avec mon Ange. Je gardai le ticket de caisse enfoncé dans une des poches de mon jean. En rentrant, je ferais mes excuses à Carlisle. Alice m’emplissait tellement de joie que lorsque je l’avais vu papillonner dans les rayons, il m’avait été impossible de la raisonner et de l’empêcher de répondre à chacune de ses lubies. A croire que son bien-être me rendait totalement impuissant !

Qui plus est, Esmée nous avait donné une liste d’objets manquants pour le salon.

Alice se dirigea vers l’avant de la voiture, mais elle dut constater que sa gourmandise avait même prit la place qu’elle aurait du occuper à côté de moi ! Sacrée elle…

- Ce serait trop bizarre si je me perchais sur le toit ?
- Je crois bien oui ! répondis-je dubitatif. Je pense que le seul espace qu’il te reste, c’est… Sur le bureau, à l’arrière.

J’ouvris la porte pour la laisser se glisser sur la planche de bois vernis. Une fois installée Je lui lançai un sourire et claquai la portière pour aller m’installer au volant.

- C’est horrible de se sentir comme un meuble à qui on trouve pas de place, bougonna-t-elle.

Je ne pus que sourire.
La Ferrari T cabriolet démarra et nous quittâmes le parking. Je plaçai toute mon attention dans mes sens, puisque le rétroviseur était inutile…enfin occupé par le visage de l’Ange couchée sur le meuble à l’arrière.

- Je compte sur toi pour nous éviter les ennuis ! dis-je en tournant sur la droite pour reprendre la freeway.

Je lui adressais fréquemment un sourire dans le rétroviseur, alors que la Ferrari bordeaux filait en ronronnant vers la maison.

Lorsque nous fûmes arrivés, Carlisle ouvrit la porte arrière pour faire sortir Alice.

- C’est la quatrième voiture remplie comme ça… Alice… Tu sais qu’on ne peut pas pousser les murs n’est-ce pas ?

Elle était déjà dehors lorsque je descendis. L’effervescence retombait.

- Attend de voir comment sera notre chambre. Tu vas être jaloux !

La fragrance d’Esmée se fit sentir et Alice se précipita, plusieurs sacs en main pour montrer tout ses trésors. Ses airs de petite fille me fascinaient.

Carlisle soulagea la voiture d’une armoire et l’emporta à l’étage. Moi, j’ouvris la porte passager et extirpai les deux tables de nuit en veillant à ne pas entrechoquer les bois laqués. Je les posais dans le salon et Emmett me sourit avant de les emmener à leur tour à l’étage. Esmée et Alice étaient en fascination devant des objets décoratifs, vases et autres babiole. Je retournai au coffre et posai les mains sur la porte. Je fermai les yeux et me permis une profonde inspiration, comme si j’avais retenu mon souffle pendant tout le périple. Les parfums de la forêt et ceux de ma famille me parvenaient et ma rassuraient. Détendaient mes muscles, m’assuraient que j’avais terminé et réussi l’épreuve de rester longtemps – je ne savais même pas combien d’heures nous avions tournés dans les magasins ! – parmi les mortels.

Comme ayant deviné mon humeur, Carlisle s’adossa à la voiture. Son visage avait reprit tout son sérieux et m’observait.

- Comment tu te sens, Jasper ?

Je lâchai le coffre, heureux de pouvoir parler un peu avec mon père adoptif.

- Ma foi… J’ai réussi à tenir aujourd’hui. Pas si mal, je suppose. Mais sans la présence d’Alice, je doute que j’arriverai à tenir longtemps, comme ça. J’ai du retenir mon souffle deux minutes après être rentré dans le magasin…

Je le regardai, presque comme si je venais de décevoir ses attentes. Ou bien était-ce les miennes ?

- Tu te sens prêt pour demain ?

Je réfléchis une seconde. Peut être que si j’allais chasser intensément en début de journée, peut être que si je restai collé à Alice toute la journée…

- Je n’en sais rien, Carlisle. J’appréhende déjà un combat qui n’a pas commencé. Il faudra que je chasse tôt demain matin. Je ne veux prendre aucun risque. A ce propos, je te suis infiniment reconnaissant d’avoir pu nous mettre dans la même classe, Alice et moi. Sans elle, je ne sais pas ce que je ferai…

Je tournai la tête vers le salon, vers Esmée et Alice, les deux choses qui nous maintenaient en vie, Carlisle et moi. Nous avions ça en commun avec Carlisle que nos vies ne tenaient qu’au fil des leurs. Elles prolongeaient nos existences, et savoir que l’autre ressentait comme nous nous faisait chaud au cœur. J’admirai ma Vie sourire et chantonner avant de regarder dans le vide, les sourcils froncés.

- Demain la Bête sera féroce et hurlera sa soif, soufflai-je pour conclure. J’ignore si je serai assez fort pour l’enchainer…

Je m’imaginai au milieu d’une petite pièce, avec Alice, assis à une table. Partout autour de nous, ces jeunes gens qui ignoraient que leur vie ne tenaient qu’à mon contrôle de moi-même. Autant de visages et de cris qui iraient se graver dans ma mémoire si j’échouais. Autant de vagues qui m’entraîneraient vers le fond, et le récif des souvenirs. Je devais résister, au moins pour ne plus me retrouver au fond de cet abime obscur et froid de la dépression, au moins pour Alice, et pour les autres, prouver de quoi je suis capable. Je redressai la tête.

- Si tu y tiens, je pourrai te téléphoner pendant la journée depuis le téléphone du lycée. Mais je ne serais pas trop bavard. Penses-tu que les humains le remarqueront si je ne respire plus ?
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MessageSujet: Re: Septembre 1971 Une nouvelle vie.[Cullen]   Ven 23 Déc - 16:57

- Ma foi… J’ai réussi à tenir aujourd’hui. Pas si mal, je suppose. Mais sans la présence d’Alice, je doute que j’arriverai à tenir longtemps, comme ça. J’ai du retenir mon souffle deux minutes après être rentré dans le magasin…

Je lui souris doucement. Je connaissais la difficulté de se sevrer du sang humain. Si je ne l’avais pas expérimenté personnellement, je connaissais au moins deux personnes que j’avais aidé. J’avais échoué pour la première… Mais j’avais bien plus d’expérience maintenant…
Il réfléchit quelques secondes pour répondre à ma question. Comme à mon habitude, je laissais prendre tout le temps qu’il fallait.

- Je n’en sais rien, Carlisle. J’appréhende déjà un combat qui n’a pas commencé. Il faudra que je chasse tôt demain matin. Je ne veux prendre aucun risque. A ce propos, je te suis infiniment reconnaissant d’avoir pu nous mettre dans la même classe, Alice et moi. Sans elle, je ne sais pas ce que je ferai…
- Je t’en prie. C’est plus sûr pour tout le monde…

Je lui souris de nouveau et suivit son regard jusqu’au salon où discutaient nos deux femmes. En le rencontrant, je m’étais demandé quel lien j’allais avoir avec Jasper.
Edward et moi étions plus proches que tout de par notre passé commun, Emmett était si attachant, qu’on ne pouvait se permettre de ne pas l’aimer. Jasper lui, était plus comme moi. Plus réservé. Difficile à cerner. J’avais cru que cela ne nous rapprocherait pas vraiment.
Et pourtant… On pouvait rester plusieurs heures à lire en silence. Ou bien, comme aujourd’hui, simplement à regarder celles qui nous avaient sauvé échanger, le tout dans un silence respectueux. Emmett ne pouvait pas s’empêcher de commenter, ou d’aller rejoindre Rosalie. Edward, lui, n’avait malheureusement personne…
Avec Jasper, nous partagions en silence ce que la vie nous avait offert de plus beau. Et parfois je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elles devaient se savoir admirées… Elle était si parfaite…
Sa voix me sortit de ma rêverie.

- Demain la Bête sera féroce et hurlera sa soif. J’ignore si je serai assez fort pour l’enchainer…
- Tu peux compter sur Alice et sur tes frères pour t’empêcher, tu sais…
- Si tu y tiens, je pourrai te téléphoner pendant la journée depuis le téléphone du lycée. Mais je ne serais pas trop bavard. Penses-tu que les humains le remarqueront si je ne respire plus ?
- Tu n’es pas obligé de m’appeler si tout va bien. Je vous fais assez confiance pour ne pas vous surveiller. Et puis, n’oublie pas qu’Edward et Alice pourront prévoir tes réactions. Edward est avec toi aussi. Emmett et Rose sont dans l’autre classe mais bon, il entendra si jamais… Et aussi… Surtout, il ne faut pas que tu hésites à sortir à la moindre pensée. J’ai prévenu que tu étais de santé fragile et que tu avais des crises d’épilepsie fréquentes. Que l’air frais te calmait donc qu’il ne faillait pas s’alarmer si tu sortais précipitamment de cours. Pour la respiration... Un sourire moqueur se dessina sur mes lèvres. Les humains seront bien trop occupé à t'admirer pour regarder ta respiration. J'ai passé des journées entières en apnées sans que personne ne remarque rien...

J’avais parlé sans lâcher Esmée des yeux. Je m’inquiétais un peu pour elle. Ses journées allaient être longues, toute seule. Peut être allait-elle pouvoir mettre sur pied le projet dont elle me parlait depuis un certain temps… Je l’espérais.
Je tournais la tête pour le regarder. Dans mon regard, aucun doute. Je savais qu’ils y arriveraient parce qu’ils seraient tous ensemble. Ce ne serait pas facile. Mais cette première journée serait décisive. Si tout se passait bien, alors les risques seraient ensuite divisés par deux.

- Le plus dur ce sont les premières semaines. Ensuite les odeurs te sont plus familières alors c’est plus facile de résister… Cela étant, ce sera difficile.

J’avais conscience que le début allait être une torture pour tous. Je me souvenais de mes premières semaines en tant que médecin comme d’un enfer personnel et choisi… Mais ma pugnacité avait vaincu. Pour moi tout était question de volonté… Et je savais qu’ils l’avaient. Tous. Cependant, je renouvelais la question déjà maintes fois posée à chacun.

- Tu sais que tu peux rester à la maison n’est ce pas ? Si tu doutes… Ne prends pas de risques de détruire tout ce que tu as construit cette année… Parfois il faut prendre le temps pour bien faire les choses…

Sans compter, détruire une vie…

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